Drones militaires : un marché à 10 milliards de dollars en 2024

 |   |  542  mots
En 2015, les États-Unis devraient représenter 57 % des exportations de drones et les deux tiers au cours des cinq prochaines années
En 2015, les États-Unis devraient représenter 57 % des exportations de drones et les deux tiers au cours des cinq prochaines années (Crédits : General Atomics)
Le marché des drones militaires et de sécurité devrait presque doubler d'ici à 2024 et dépasser les 10 milliards de dollars, selon une étude de IHS-Jane's.

Le marché des drones militaires et de sécurité devrait presque doubler d'ici à 2024 et dépasser les 10 milliards de dollars, selon une étude de IHS-Jane's publiée vendredi. "Le marché global de défense et de sécurité pour les UAV (Unmanned Aerial Vehicles, ndlr), également connus sous le nom de +drones+, va croître de 5,5% par an au cours de la décennie, pour passer de 6,4 milliards de dollars actuellement à 10,4 milliards d'ici 2024", selon cette étude.

"Les drones sont là pour durer", a estimé Derrick Maple, analyste spécialiste des drones à la publication spécialisée Jane's. "Ces systèmes sont bien établis, éprouvés au combat et sont un élément essentiel et en développement pour les futures opérations autour de la planète", a-t-il par ailleurs estimé. Selon Huw Williams, spécialiste des drones à Jane's International Defence Review, les drones "ont fait la preuve de leur utilité au cours de la décennie écoulée, principalement en Afghanistan".

Les États-Unis devant Israël

Selon la Jane's, les États-Unis vont reprendre leur place de leader du marché à l'export en 2015, devant Israël qui s'y était hissé en 2014. A eux deux, les deux pays représentaient 71% des exportations en 2014. En 2015, les États-Unis devraient représenter 57 % des exportations de drones et les deux tiers au cours des cinq prochaines années. "Cette année et dans un futur prévisible, la prévision est que les États-Unis vont reprendre une position significative de leader" avec les ventes du Predator de General Atomics, qui a notamment fourni la France, l'Italie et la Grande-Bretagne, ou du Global Hawk de Northrop Grumman.

L'industrie du drone en Europe occidentale, dont les ventes devraient s'établir à 1,3 milliard de dollars d'ici à 2024, continue d'augmenter ses capacités avec l'objectif d'établir une base solide et de réduire sa dépendance aux drones américains et israéliens. D'autres, comme la Chine, la Russie, l'Inde, la Corée du Sud ou le Japon, augmentent leurs investissements et leurs ventes devraient atteindre les 3,4 milliards de dollars d'ici à 2024.

Les pays de l'OTAN ainsi que les pays européens ont été les principaux clients des constructeurs de drones, passant de 2014 à 2015 à plus de 60% des importations totales. Ces pays resteront au cours des cinq prochaines années les principaux importateurs de  ces systèmes d'armes. La Corée du Sud, le Japon, l'Inde et l'Australie représenteront de leurs côtés plus de 35% du total des importations au cours de cette période.

De nouvelles missions

"Les opérateurs tendent à présent à étendre les types de missions au-delà de la surveillance et la reconnaissance, et introduisent des systèmes d'armes électroniques et de renseignement sophistiqués, ainsi qu'une variété plus large de munitions", a constaté Huw Williams. "Avec la maturation des technologies, nous allons voir des drones de combat (Unmanned Combat Air Vehicles, UCAV, ndlr) entrer en service", avec des "capacités furtives, d'emport et d'armement améliorées".

"Ils opèreront aux côtés d'avions pilotés et pourront même les remplacer dans de nombreuses tâches", a-t-il relevé, en estimant que ce type d'opération avec des aéronefs pilotés à bord aux côtés de drones seront de plus en plus cruciales et nécessaires.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 05/10/2015 à 18:08 :
alors il faut investir rapidement dans du matèriel anti-drones

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :