Jean-Christophe Lambert, l'ascension verticale d'un passionné d'avions
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Jean-Christophe Lambert
Ascendance
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Jean-Christophe Lambert
Ascendance
C'est une décision regrettable qui a provoqué la naissance d'Ascendance. Fondée en 2018, cette start-up installée en région toulousaine a pour ambition de faire voler un VTOL hybride dans les prochains mois, - ce petit aéronef à décollage et atterrissage verticaux. Un projet pour participer à la décarbonation du transport aérien incarné par Jean-Christophe Lambert, le PDG de l'entreprise, ingénieur de formation. « Il est difficile de tuer l'ingénieur en moi, mais l'entrepreneur que je suis devenu a évolué au fil du temps (...) Notre travail, c'est de résoudre des problèmes au quotidien. Si tu prends la mesure de tous les enjeux, tu ne te lances pas dans ce genre de projet », retrace pour La Tribune le dirigeant.
Fonder une startup, la financer en convainquant des investisseurs et des clients, faire voler un engin et le certifier dans un environnement à la réglementation très contraignante, tout en constituant une équipe et en assurant une montée en puissance industrielle. Autant d'étapes qui auraient pu être fatales à Ascendance, à l'image de son concurrent allemand Lilium, à court de cash, qui a stoppé ses activités en février dernier. Pour autant, ce diplômé de HEC n'a jamais semblé aussi proche de l'objectif. « Le premier vol se fera au cours de l'année 2026 », fait savoir Jean-Christophe Lambert, qui gère au quotidien 103 collaborateurs.
Ce n'est pas la première fois que l'homme de 39 ans se retrouve à la tête d'une équipe étoffée. Il débute sa carrière au sein d'Airbus, en 2010, au sein de sa branche défense. « J'y ai évolué jusqu'à devenir le bras droit d'un directeur de l'ingénierie », se souvient celui qui y a passé quatre années. Mais c'est une autre expérience qui a marqué son passage chez l'avionneur européen et influencé par la suite son parcours professionnel.
Au milieu de la décennie, il est nommé chef du projet d'E-Fan, ce prototype d'avion biplace équipé d'une propulsion totalement électrique, porté par Airbus et des partenaires technologiques. Jugé prometteur, ce petit aéronef, qui a traversé la Manche avec succès en 2015, est pourtant mis au placard deux années plus tard. Une décision qui intervient en pleine application du plan Gemini, un plan de réduction des coûts au sein du groupe Airbus. À l'époque, la CGT Métallurgie parle d'une « hérésie historique ». Quand l'arrêt du projet est évoqué avec Jean-Christophe Lambert, il reste peu expressif, encore dominé par l'amertume et les regrets de cette décision.
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