Le débris du Boeing 777 est-il celui du MH370  ? Réponse mercredi

 |   |  682  mots
(Crédits : © Stringer France / Reuters)
Le fragment d'aile d'avion retrouvé à La Réunion sera examiné à Toulouse mercredi. Quand bien même il appartenait au B777 de Malaysia Airlines disparu il y a 16 mois, il sera extrêmement difficile de trouver l'explication de l'accident.

Le fragment d'aile d'avion retrouvé à La Réunion était en route samedi vers un laboratoire de  la DGA TA - Délégation générale de l'armement Techniques aéronautiques -, à Toulouse, où il doit être analysé pour déterminer s'il appartient au Boeing 777 de Malaysia Airlines qui a disparu au début du mois de mars 2014 peu après son décollage de Kuala Lumpur avec 239 personnes à bord.

Trois jours après sa découverte sur une plage de l'île française à l'ouest de l'océan Indien, le débris long de deux mètres, emballé dans une caisse, est arrivé samedi matin en métropole à 04H17 GMT à l'aéroport parisien d'Orly par un vol régulier d'Air France. Un convoi escorté par la gendarmerie a ensuite pris la route à 06H00 GMT en direction de la banlieue de Toulouse, où il sera expertisé dans ce laboratoire dépendant du ministère de la Défense.

Durée des examens non précisée

Les investigations sur ce flaperon, volet bordant l'aile d'un avion que les pilotes actionnent au décollage ou à l'atterrissage, débuteront mercredi après-midi. Leur durée n'a pas été précisée. Pour autant, le directeur de l'aviation civile Azharuddin Abdul Rahman espère bien avoir la réponse définitive dès mercredi. "Nous nous rendrons à Toulouse d'ici deux jours. Nous espérons vérifier mercredi si le flaperon provient du MH370 ou pas", a-t-il déclaré à l'AFP.

Il fait partie des quatre responsables malaisiens qui participeront lundi, avec un représentant de la justice malaisienne, à une réunion à huis clos aux côtés de l'un des trois magistrats français chargés de l'enquête, d'un membre du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) et de gendarmes français.

Boeing envoie une équipe

 L'avionneur américain Boeing va également dépêcher une équipe "technique" pour participer à l'expertise de cette pièce marquée de l'inscription "657BB", qui correspond à celle d'un flaperon de B777. Aucun autre accident aérien n'a impliqué ce type d'appareil dans cette région du monde.

Des morceaux d'une valise retrouvée sur la même plage au lendemain de la découverte du morceau d'avion doivent eux être analysés dans un laboratoire de la gendarmerie, en région parisienne.

Seize mois de recherches

Depuis seize mois, plusieurs pays oeuvrent de concert pour retrouver la trace de l'appareil: la Chine, dont 153 ressortissants étaient à bord, la Malaisie, dont Malaysian Airlines est la compagnie nationale, les Etats-Unis, où est construit l'avion, et l'Australie, au large de laquelle des satellites ont "accroché" pour la dernière fois les systèmes de communication de l'appareil.

Peut-on vraiment trouver l'épave?

La découverte du débris est un "premier signe positif", a estimé la ministre australienne des Affaires étrangères Julie Bishop, dont le pays a coordonné d'intenses mais vaines recherches en mer au printemps 2014. "Les experts vont devoir analyser s'il s'agit d'une pièce du MH370, les courants, comment elle est arrivée là et ce que cela a comme conséquence pour les recherches".

A Saint-André de La Réunion, où a été retrouvé le débris, un policier a inspecté samedi matin la plage à la recherche d'éventuelles nouvelles pièces rejetées par la mer, ont indiqué des habitants.

 Selon l'océanographe français Joël Sudre, des débris de l'appareil ont pu dériver de l'ouest de l'Australie jusqu'à La Réunion au gré du Courant équatorial sud (SEC). Dans un tel scénario, des images satellite de ce courant maritime peu profond pourraient permettre de localiser "en quelques jours" la zone du crash.

Mais le ministre des Transports australien Warren Truss a jugé "presque impossible" de retrouver l'épave principale à partir de cet élément.

 Si elle l'était, encore faudrait-il trouver les boîtes noires et surtout que celles-ci soient exploitables, pour élucider le mystère de ce crash. Si l'examen des différentes parties de l'avion peut donner des indications sur l'accident, il ne permet pas en effet d'en fournir les causes.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/08/2015 à 11:45 :
Quel suspens ! Vivement le prochain épisode.
a écrit le 02/08/2015 à 10:20 :
Entre la dernière position connue de l'avion et la Réunion, une ligne droite passe au-dessus des iles Chagos et des Iles Salomon, pas loin de Diego Garcia.
De là à dire que les débris de l'avion sont ceux du MH370, et qu'ils ont pu arriver tout seul sur les plages de la Réunionil y a un gouffre. Mais il faut bien clore le dossier pour que les familles fassent leur deuil et qu'on classe définitivement un dossier "explosif".
a écrit le 02/08/2015 à 10:20 :
Entre la dernière position connue de l'avion et la Réunion, une ligne droite passe au-dessus des iles Chagos et des Iles Salomon, pas loin de Diego Garcia.
De là à dire que les débris de l'avion sont ceux du MH370, et qu'ils ont pu arriver tout seul sur les plages de la Réunionil y a un gouffre. Mais il faut bien clore le dossier pour que les familles fassent leur deuil et qu'on classe définitivement un dossier "explosif".
a écrit le 02/08/2015 à 9:42 :
je trouve nos hommes politiques bien silencieux pour le coup et ca ne leur ressemble guère ...
Réponse de le 02/08/2015 à 12:57 :
les "repus" sont en vacances dans leurs datchas Corses de luxe,donc pas de commentaires de leur part..pendant ce temps Cazeneuve et Le Drian s'activent,mais gardent le silence par précaution
a écrit le 01/08/2015 à 16:53 :
Voulez vous mon opinion là dessus? Eh bien je m'en fous complètement ^_^

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :