Naval Group/Fincantieri, "un projet de long terme", selon Bruno Le Maire

 |   |  308  mots
Naval Group et Fincantieri attendront avant de se rapprocher
Naval Group et Fincantieri attendront avant de se rapprocher (Crédits : Fincantieri)
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire souhaite trouver un accord avec l'Italie sur STX. En revanche, un accord pour rapprocher Naval Group et Fincantieri est plus lointain.

La France espère un accord sur l'avenir des chantiers navals STX lors du sommet franco-italien de mercredi prochain mais estime qu'un éventuel rapprochement entre Naval Group (ex-DCNS) et l'italien Fincantieri sera plus long à négocier, a déclaré jeudi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. "Je souhaite que nous trouvions un accord entre les gouvernements français et italien pour le sommet du 27 septembre, sur STX", a-t-il à une question de La Tribune à l'issue d'un réunion à Paris avec des fournisseurs du secteur aéronautique. C'est la priorité du sommet franco-italien du 27 septembre. En revanche, "sur Naval Group et Fincantieri, là on est sur des projets de beaucoup plus long terme", a expliqué Bruno Le Maire. Sous-entendu, il n'y aura pas d'accord annoncé le 27 septembre.

Comme le révélait La Tribune, l'Etat français a compris que le dossier militaire prendrait du temps et que lier les deux dossiers (STX/Fincantieri et Naval Group/Fincantieri) ne marcherait pas, avait expliqué un bon connaisseur du sujet. Les deux dossiers pourraient donc vivre des calendriers différents, l'un de court terme, STX/Fincantieri, qui devrait être réglé pour le sommet franco-italien le 27 septembre, et l'autre de long terme (Fincantieri/Naval Group).

Agacement de l'Italie

La remise en cause de l'accord de cession de STX au groupe Fincantieri, qui avait été trouvé entre la France et l'Italie à la fin du quinquennat Hollande, a beaucoup irrité les pouvoirs publics italiens et suscité la polémique sur les investissements français dans les entreprises italiennes. Dans le cadre du règlement du dossier STX, la France a proposé à l'Italie d'étendre la coopération à la défense navale, dont Naval Group est un acteur important.

Rome et Paris se sont donné jusqu'au 27 septembre, date de leur sommet bilatéral à Lyon, pour tenter de trouver un compromis sur le dossier STX.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/09/2017 à 10:32 :
Personnellement, je l'ai déjà dit, je n'accepterais pas de signer des contrats avec la France qui n'est plus crédible. C'est pas seulement STX, mais aussi les Mistral et probablement d'autres contrats qu'on ne connaît pas :-)
a écrit le 22/09/2017 à 10:11 :
L'évocation du long terme semble à présent préparer la sortie insatisfaisante pour la France du projet.......
a écrit le 22/09/2017 à 8:28 :
"En revanche, un accord pour rapprocher Naval Group et Naval Group est plus lointain."
En revanche, un accord pour rapprocher Naval Group et Fincantieri est plus lointain.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :