Sous-marins : les cinq clés du succès de DCNS en Australie

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L'offre de DCNS était imbattable sur le plan technologique et industriel.
A la surprise générale, le groupe naval a été sélectionné par Canberra pour entrer en négociations exclusives pour signer le contrat du siècle fin 2016, début 2017 en Australie. DCNS doit fournir 12 sous-marins Shortfin Barracuda dans le cadre d'une compétition évaluée à 34,5 milliards d'euros.

Le succès de DCNS en Australie est à la fois surprenant et logique. Surprenant parce que gagner chez les Wallabies pour un groupe français de défense est une véritable gageure tant ce pays partage des intérêts stratégiques intimes avec les États-Unis, puis dans un second temps avec les pays du Pacifique comme le Japon. Logique également car l'offre de DCNS était imbattable sur le plan technologique et industriel. N'en déplaise à tous les adeptes du french-bashing, le groupe naval avait le meilleur sous-marin de la compétition en Australie, loin devant le sous-marin japonais et celui proposé sur le papier par l'allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS).

Encore fallait-il en convaincre les Australiens ainsi que les Américains, qui n'étaient pas franchement pro-DCNS selon les médias australiens, et, surtout, être capable de le démontrer au sein d'une équipe de France soudée. Sur ce dernier point, ce ne fût pas toujours le cas en coulisse... mais le succès effacera tout. En dépit de ces parasites, la France a toutefois montré officiellement à l'Australie une équipe œuvrant sur la même longueur d'ondes. Comme savent le faire les Allemands à chaque compétition.

Le réalisme à la française a donc payé dans une compétition qui était imperdable sur le plan technique pour DCNS mais que le groupe naval aurait pu perdre. Car l'histoire des négociations de très grands contrats d'armement montre que très souvent la balance a penché plus sur des critères politiques qu'opérationnels. C'est donc tout à l'honneur de l'Australie, qui s'engage pour 50 ans avec DCNS, d'avoir choisi le meilleur sous-marin pour ces marins dans le cadre d'une consultation qui a été "menée de façon très rigoureuse", indique-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense, jean-Yves Le Drian.

"L'offre française présentait les meilleures capacités pour répondre aux besoins uniques de l'Australie", a assuré le Premier ministre australien Malcolm Turnbull à Adélaïde, où les sous-marins seront construits. Les 12 sous-marins, a-t-il expliqué, seront "les vaisseaux les plus sophistiqués construits dans le monde".

1/ Le Shortfin Barracuda, le nec plus ultra de la compétition

Face à ses deux rivaux japonais et allemand, DCNS a mis en compétition un sous-marin océanique de plus de 95 mètres de long pour plus de 4.000 tonnes de déplacement en plongée, un navire dérivé du sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Barracuda, le Shortfin Barracuda Block 1A qui dispose d'une propulsion hybride (diesel et électrique). Dans sa version nucléarisée, le Barracuda existe bel et bien. Les premiers essais à la mer sont d'ailleurs programmés en 2017. C'est la première fois que DCNS proposait de partager avec un pays étranger les technologies mises au point pour le Barracuda, qualifiées de joyaux de la couronne par la Direction générale de l'armement (DGA).

Selon le gouvernement australien, le sous-marin proposé par DCNS offre "des performances supérieures en matière de senseurs et de furtivité, ainsi que des capacités de projection et d'endurance similaires à celles des sous-marins de la classe Collins", les sous-marins actuellement en service dans la marine australienne.

Le bâtiment est doté d'un système de propulsion avec des pompes-hélices plutôt que d'hélices classiques afin de réduire son empreinte sonore. En outre, selon la directrice générale en charge du développement de DCNS, Marie-Pierre de Bailliencourt, le Shortfin Barracuda offre les "meilleures capacités opérationnelles" en termes d'architecture et de technologies. Notamment il offre une "supériorité acoustique, la meilleure discrétion et va garantir aux Australiens la meilleure autonomie et la meilleure endurance à la mer, c'est-à-dire sa capacité à mener de longues patrouilles", a-t-elle précisé.

Du côté de ses rivaux, TKMS n'avait aucun sous-marin à proposer de la taille des 4.000 tonnes, le plus gros qu'il ait construit étant le sous-marin d'attaque de 2.200 tonnes, le Dolphins II en service en Israël. Dans ce cadre, TKMS, qui a par ailleurs déjà deux ans de retard dans le programme de sous-marins singapouriens, proposait pour satisfaire au cahier des charges du programme "SEA 1000" le programme Type 216, un bâtiment basé sur les sous-marins 212/214. Avec l'AIP, il aurait eu un rayon d'action de 4.815 km (2.600 nautiques). Mais ce n'était encore qu'un projet contrairement au Shortfin Barracuda. "TKMS a promis la lune en sur-vendant leurs technologies et ont été très bruyants en termes de communication sur la partie industrielle", analyse une source proche du dossier. Trop peut-être, ce qui a déplu en Australie...

Le consortium japonais, composé de l'État, de Mitsubishi Heavy Industries et de Kawasaki Heavy Industries proposait quant à lui à la marine australienne le sous-marins de type Soryu, long de 84 mètres et déplaçant 4.200 tonnes en plongée. Toutefois, il était moins performant en plongée en eau très profonde, le Barracuda allant beaucoup plus profondément. Le Soryu avait également des problèmes techniques sur la double-coque. Enfin, les industriels japonais, qui sont engagés dans un important programme de renouvellement des sous-marins de la marine japonaise, n'avaient pas non plus les forces nécessaires pour réaliser les bâtiments australiens.

2/ Une équipe de France soudée officiellement

En dépit des sourires qui illuminent aujourd'hui le visage des industriels et des étatiques français, cela n'a pas été facile de mener une équipe de France soudée au succès en Australie. Très clairement, de nombreuses questions se sont posées dans le milieu de la défense sur la façon dont DCNS menait les discussions avec l'Australie. Ces critiques sont restées dans "la famille" de la défense ou presque...Le dossier français a été amélioré au fur et à mesure des discussions qu'a eu le groupe naval avec les Australiens dans le cadre du dialogue compétitif. Notamment le volet industriel a bien été renforcé de façon à réduire l'écart avec les Allemands dont ce volet était le point fort.

Pour autant, le PDG de DCNS, Hervé Guillou, avec sa foi de charbonnier, a cru très tôt à un possible succès dès son arrivée à l'été 2014 à la barre du groupe naval. A l'issue de sa visite le 1er novembre 2014 à Albany en Australie pour le centenaire en hommage des soldats australiens et néo-zélandais (ANZAC) morts en Europe au cours de la Première Guerre Mondiale, Jean-Yves Le Drian y croit aussi. Tant mieux. Car personne n'imagine alors un succès de DCNS en Australie tant les Japonais sont archi-favoris. Ils sont déjà quasi-choisis par le gouvernement précédent.

Pour Jean-Yves Le Drian, DCNS doit arriver au moins en deuxième position derrière les Japonais, qui, juge-t-on en France, ont fait une offre incertaine. Ce qui a été in fine le cas. Canberra a estimé selon la presse que l'offre japonaise posait "un risque considérable" compte tenu du manque d'expérience de Tokyo dans la construction navale à l'étranger. Le ministère de la Défense se met alors en ordre de marche de la même manière que pour les campagnes Rafale. Tous les quinze jours, il organise dès la fin de l'année 2014 une réunion de suivi très détaillée de la campagne en présence d'Hervé Guillou, de responsables de Thales, de la DGA, de l'état-major des armées et du chef d'état-major de la marine ainsi que d'un représentant du ministère des Affaires étrangères. "Il y a eu une très forte intégration des équipes étatiques et industrielles autour de Jean-Yves Le Drian", assure-t-on dans l'entourage du ministre.

Des entreprises telles que Total, Schneider Electric, Vivendi, Technip et même Airbus... donnent de temps en temps des coups de main à l'équipe France. Bref, la fibre patriotique française joue à fond. En tant que représentant spécial pour les relations avec l'Australie, le franco-australien Ross McInnes, président du conseil d'administration de Safran, a également œuvré pour le dossier français. Parallèlement, des délégations australiennes viennent à plusieurs reprises à Cherbourg en toute discrétion pour mieux comprendre l'offre française. "Il a fallu leur expliquer comment nous avions construit le coût du programme, quel était le niveau de risques, comment nous comptions gérer les approvisionnements..., précise-t-on à la Tribune. Il a également fallu leur expliquer les écarts de prix selon le lieu de fabrication des sous-marins : en France, en Australie ou un mixte".

Jean-Yves Le Drian continue de son côté à se démener discrètement pour DCNS. Lors d'un voyage à Washington le 6 juillet, il interroge le ministre de la Défense Ashton Carter, sur la position des États-Unis sur ce dossier. On lui assure alors la neutralité des Américains. En février 2016, le ministre de la Défense retourne en Australie à Sydney, Canberra et Adélaïde, où seront fabriqués les sous-marins australiens dans le chantier navals publics australiens ASC. Il présente à nouveau au Premier ministre australien les arguments de l'offre française. Courant avril, la France apprend que le dossier s'accélère. La semaine dernière, François Hollande écrit à Malcolm Turnbull pour lui rappeler la volonté de la France d'entretenir une coopération stratégique sur le long terme avec l'Australie.

3/ Une relation stratégique de haut niveau

"Nous n'avons pas fait une offre sur un produit mais une offre sur un partenariat sur 50 ans avec l'Australie", explique-t-on chez DCNS à La Tribune. Car au vu du fiasco de la coopération sur les Collins entre le chantier naval suédois Kockums et l'Australie, qui a traumatisé Canberra, les Australiens ne souhaitaient pas se tromper une nouvelle fois. "Ils cherchaient un allié fiable", explique-t-on chez DCNS. Ainsi, l'accord de gouvernement à gouvernement (G to G) a fait partie intégrante des 21 points de l'offre française. L'Australie a pu être rassurée également par la capacité de la France à garder une industrie sous-marinière sur une très longue durée pour fournir à la Marine nationale - notamment des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) jusqu'en 2085 - et à accompagner et qualifier des programmes complexes grâce à la DGA.  "Il ont été rassurés par la stabilité et la pérennité du partenariat qu'on leur proposait", affirme-t-on dans l'entourage du ministre.

"Notre capacité opérationnelle est sans comparaison avec les deux autres pays, assure-t-on en outre dans l'entourage du ministre. A l'image de l'Australie, nous avons une marine océanique capable de mener des missions de longue durée à travers tous les océans". Ce qui n'est pas le cas de l'Allemagne, qui reste essentiellement en mer Baltique et en Mer du Nord, et du Japon, dont la zone de navigation est également restreinte que celle de la France. "Les Australiens ont beaucoup insisté sur ce volet", précise-t-on au ministère. C'est dans ce cadre que la marine française a apporté son soutien au projet de DCNS. Le groupe aéronaval (GAN) français parti en fin d'année dernière dans le golfe persique pour lutter contre Daech a accueilli dans son escorte la frégate australienne HMAS Melbourne.

Au-delà du soutien de Canberra à la France dans le cadre de la lutte contre le djihadisme international (escorte du porte-avions Charles-de-Gaulle et ravitaillement des avions de combat français par des tankers australiens dans le cadre de l'opération Chammal en Irak), la France et l'Australie partagent "une grande proximité d'analyse" dans leurs réflexions stratégiques au regard de leur livre blanc sur la défense, observe-t-on dans l'entourage du ministre. Tout comme la France, l'Australie a identifié trois grandes menaces : un pays qui menace la souveraineté (Chine), la menace du terrorisme transnational (combattants australiens au sein de Daech) et, enfin, le risque de déstabilisation d'une région par des Etats faillis comme les Fidji après le putsch de  décembre 2006 .

Par ailleurs, la non-livraison des Mistral à la Russie en 2014 a permis à la France de présenter une offre, assure-t-on dans l'entourage du ministre. L'Australie a été l'un des pays qui a le plus interrogé la France sur le dossier des Mistral. Enfin, Paris aurait continué son partenariat stratégique avec Canberra même en cas d'échec.

4/ Une proposition industrielle attractive

Face à la soi-disant "Deutsche Qualität" de l'Allemagne, la France a mis les bouchées doubles pour présenter une offre industrielle attractive et séduisante pour l'Australie. La France a très vite compris qu'elle devait aider Canberra à développer des capacités industrielles de souveraineté nationale pour compenser une dépense de plus de 34 milliards d'euros. Les transferts de technologies (ToT) étaient donc l'une des clés majeures de la compétition. D'autant plus que les Australiens, très déçus par les faibles retours industriels du programme Collins, ont toute la capacité à absorber les ToT.

DCNS possède une longue expérience de coopération au niveau international avec les succès du Scorpène au Brésil, en Malaisie et en Inde où à chaque fois le groupe naval a transféré de la technologie. En revanche, TKMS voulait industrialiser l'Australie en emmenant dans ses bagages sa supply chain et les Japonais n'avaient aucune expérience en ToT pour un programme de cette envergure. Contrairement à DCNS et ses partenaires, qui ont préféré s'appuyer sur l'industrie australienne pour développer cette fameuse industrie de souveraineté nationale. DCNS a signé des accords d'exclusivité avec les huit principales universités australiennes, dont l'hydrodynamisme (dynamisme des fluides), les matériaux composites, les fluides anti-corrosion... En outre, DCNS a audité 250 entreprises australiennes pour expertiser leur solidité sur le long terme.

Thales, un atout pour DCNS en Australie

"Thales est un industriel de confiance en Australie, a résumé le PDG de Thales, Patrice Caine. Cela a aidé DCNS a faire le break face aux Allemands". En tant que sous-systémier du groupe américain qui sera retenu pour le cerveau des sous-marins (CMS ou systèmes de gestion de combat) -Lockheed Martin ou Raytheon -, le groupe d'électronique vise "potentiellement" 1 milliard de prises de commandes comme la fourniture de sonars et d'équipements de communications, de guerre électronique et d'optronique pour les sous-marins que doit fournir DCNS à l'Australie. Thales, qui emploie quelque 3.200 personnes en Australie, a déjà fourni au pays les sonars et des équipements d'optronique et de communications pour ses sous-marins, a-t-il rappelé.

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Commentaires
a écrit le 30/04/2016 à 15:21 :
Mr Cabirol pourriez vous nous en dire plus sur la part qui revient aux USA. Le système d'arme, les armements , ... Etc. Merci
Réponse de le 01/05/2016 à 14:36 :
Bonjour, cela reste encore à affiner sur un programme de 34,5 milliards d'euros, divisé en deux contrats (construction des sous-marins et fourniture du système de gestion de combat (CMS). Mais grosso modo, le CMS représenterait un tiers du contrat, dont la négociation se poursuit entre Lockheed Martin et Raytheon en compétition et le gouvernement australien. Mais le vainqueur devra choisir des sous-systémiers pour fabriquer le CMS. Thales, très bien implanté en Australie, vise 1 milliard d'euros de commandes auprès du groupe américain qui sera sélectionné. Notamment le groupe français a développé les meilleurs sonars de sous-marin au monde. Au final, on saura ou pas à la fin des négociations. Mais le grand bénéficiaire de ce contrat reste l'industrie australienne, puis DCNS. Cordialement. Michel Cabirol
a écrit le 29/04/2016 à 8:43 :
bon : cocorico ! et ce n'est pas très souvent . ceci dit si j'ai bien lu , heureusement que ...l'on a annulé les Mistrals et le contrat russe ..., heureusement que l'on a nommé un nouveau p.d.g. à la DCNS ( en 2014 , merci F.Hollande ) ; je crois que ce contrat est une excellente chose , mais je crois aussi que l'on nous " vend une salade politique " qui est assez loin de la réalité...mais au fait : quand et combien pour le 1 er accompte ?
a écrit le 28/04/2016 à 9:20 :
Le grand champion c'est Mr le Drian l'une des rare ministre performant sous ce gouvernement à 75% impôt
Réponse de le 29/04/2016 à 10:07 :
Oui, le Drian (avec Cazeneuve dans un autre registre), est un bon ministre de la défense, sans idéologie ni dogmatisme outrancier, plein de pragmatisme, et sachant lier des liens de confiance avec ses interlocuteurs. Mais dans ce genre de contrat, ce n'est pas un ministre qui fait la différence: c'est le produit d'abord, la confiance qu'un Etat peut inspirer sur le long terme dans le domaine concerné, et la solidité des points communs en matière géo-politique.
a écrit le 28/04/2016 à 0:24 :
C'est très bien ça! On a vendu un tube silencieux grace à la haute technologie du caoutchouc et ce sont les americains qui vont faire le plus gros de la marge, la plus value résidant dans les systemes de combat.
J'espère qu'il restera de quoi nourir nos politiques avec des retro commissions pour le prochain demi siecle, on comprends leur joie du coup...
Réponse de le 29/04/2016 à 10:09 :
Encore un qui n'est jamais content!
a écrit le 27/04/2016 à 18:46 :
La France possède des territoires importants et voisins de l'Australie, avantage considérable dans cette zone Pacifique , ravitaillement, bases, développons les synergies avec ce peuple ami, servons-nous de nos atouts..
a écrit le 27/04/2016 à 17:28 :
Il faut noter le fait , que les états susceptibles d' acheter des sous marins regarderont DCNS avec un oeil différent ....et que ses deux concurrents en ont pris un coup financièrement .
a écrit le 27/04/2016 à 17:13 :
Il y a un facteur que vous ne mettez pas en exergue et qui j'en suis sûr a pesé lourd dans la balance: c'est la crédibilité de la France en matière de développement technologique en armements. D'où vient cette crédibilité? De la dissuasion nucléaire elle même que tout gouvernement depuis le général de Gaulle, de gauche ou de droite, n'a pas cessé de soutenir, et que l'opinion publique en France soutient aussi. Cela apporte une garantie d'efforts R&D incessants pour moderniser cette force de frappe, que ce soit les armes elles-mêmes (bombes nucléaires) ou les vecteurs sensés porter ces armes contre l'ennemi (avions, missiles, moyens de détection et communication, sous-marins, porte avions, etc...). La technologie pour ce qui touche aux armes elles mêmes ne fera bien sûr pas partie de ce contrat, mais ce qui touche par exemple aux sous-marins (sauf la technologie du réacteur nucléaire) le sera. L'Australie aura avec la France une garantie d'accès à ce qui se fait de mieux en matière technologique, et ce sur le très long terme si elle le souhaite. Ni l'Allemagne ni le Japon ne pouvait apporter cette garantie.
a écrit le 27/04/2016 à 16:29 :
OK pour les sous-marins, ....mais la France/DCNS a loupé l'autre grand contrat de la
Marine Australienne RAN, celui des frégates ! Il y a dix jours, les Australiens ont publié
la "Short-list" des trois fournisseurs potentiels restants pour ses nouvelles frégates: Ce sont les Britanniques de BAE, les Italiens de Fincantieri et les Espagnols de Navantia.
Pas de FREMM's ou de Gowind de DCNS. Les Espagnols sont bien placés du fait qu'ils ont livré les BPC's de la classe Melbourne, sur lesquels les Australiens pourraient embarquer des F-35B.
Réponse de le 29/04/2016 à 15:24 :
Il s'agit d'un contrat bien moins important d'environ 2 milliards pour deux navires de support logistique. Les espagnols se fournissent habituellement en France pour les équipement électroniques et autres techniques qui constituent plus de la moitié de la marge captable possible.
Réponse de le 29/04/2016 à 17:29 :
A Corso
Vous confondez tout., il ne s'agit pas des bâtiments de soutien logistique ou des BPC du type "Adélaïde", mais du programme SEA 5000 de 9 nouvelles frégates pour remplacer les Anzac. Marché de 30 milliards de $.
Sont qualifiés:
* Les Britanniques avec le nouveau Type 26
" Les Italiens avec la FREMM modèle Virginio Fasan
* Les Espagnols avec le modèle F100 ( dérivé des Hobart ).
DCNS est éliminé..
a écrit le 27/04/2016 à 13:56 :
On peut se réjouir mais RAISONNABLEMENT .les créations d'emplois sont en AUSTRALIE soit 2900 postes.En France c'est tout de m^me le maintien des emplois en place !. Il reste le volet financier toujours en discussion et les transferts de technologie.Ce pays sera un nouveau compétiteur dans ce secteur !Pour l'Australie le choix de sous marins dièsel ! lorsque le pays est entouré par les plus grands océans du monde ! est ce judicieux en terme stratégiques ?.Au global la FRANCE brille par ses armements dont les programmes ont souvent été lancés par la droite .Mais ces ventes d'armes représentent du CAPITAL MORT ! car ne générant pas de richesses comme des investissements civils par exemple.Bon espérons que ces 16Milliards de ventes d'arme en 2015 boosteront les techno de pointes françaises et européennes car notre avenir est le cumul des talents EUROPEENS (financement des projets) .
a écrit le 27/04/2016 à 13:14 :
Bel exposé ... il correspond encore une fois à l'écume de choses. La réalité est que l'offre japonaise se fait dans le cadre d'une dérive financière du Japon dont on ne peut prédire le futur proche sauf celui d'un écroulement annoncé. D'autre part ce pays est à la fois un allié mais aussi un concurrent stratégique de l'Australie. S'agissant des allemands, les conventions internationales obligent à ne pas sur-pondérer les commandes à un pays, surtout s'agissant de l'Europe, la France y veille activement. L'Allemagne est déjà un fort prestataire de l'Australie. Mais, ce n'est pas la seule raison : ThyssenKrupp est en pleine restructuration. le groupe tente de quitter l'acier, segment en perte qui représente encore 25% de son chiffre. Il tente de quitter aussi l'automobile en vendant sa filiale Presta et des discussions continuelles évoquent la vente de sa division Marine à Thalès-DCNS suite à celle du français Nexter aux allemands. Des points qui ne peuvent être cachés. D'ailleurs la filiale Marine de l'allemand qui se dépouille régulièrement d'actifs, n'appartient que partiellement à ThyssenKrupp qui la partage avec un acteur financier américain proche de JP Morgan Chase. Un autre point notable est que la France a des intérêts territoriaux et stratégiques dans la zone... dont la surveillance pourrait en partie être sous-traitéé. L'Australie slalome donc entre différentes bornes pour tenter de garder une certaine indépendance en effectuant des choix réalistes et pragmatiques. Le tapage français comme celui australien sur ce contrat qui ne sera signé que dans plus d'un an soulignent surtout ce fait.
a écrit le 27/04/2016 à 11:33 :
Gros travail d'équipe des français pour mener à bien ce succès. Excellent article M. Cabirol.
a écrit le 27/04/2016 à 8:51 :
mais à quelles conditions ces négociations ont-elles eu lieu, je dis bien négociations, le contrat n'étant pas encore signé, nous avons connu des antécédents se terminant au panier
Réponse de le 27/04/2016 à 11:48 :
DCNS a remporté l'appel d'offres qui le mettait en compétition, sur ce programme, à TKMS et MHI. Désormais, DCNS entre en négociation exclusive avec la marine australienne pour aboutir rapidement à la signature d'un premier contrat. L'interlocuteur australien étant très rigoureux et ayant les idées très claires sur son besoin, cette affaire ne devrait pas terminer à la poubelle.
a écrit le 27/04/2016 à 8:21 :
Bon article avec pas mal d'informations détaillées qui explique bien pourquoi l'Australie a choisi la France. C'est bien mieux que les articles du Monde, du Figaro ou autres journaux.

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