Thales et Airbus vendent un satellite de télécoms militaires à l'Egypte

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Après discussions entre les présidents français et égyptien et entre les ministres de la Défense, le contrat sur le satellite de communication avec l'Egypte est bouclé, a déclaré l'Elysée
"Après discussions entre les présidents français et égyptien et entre les ministres de la Défense, le contrat sur le satellite de communication avec l'Egypte est bouclé", a déclaré l'Elysée
Un contrat portant sur la vente à l'Egypte d'un satellite de télécoms militaires par Airbus Space Systems et Thales Alenia Space a été conclu lundi en marge de la visite de François Hollande au Caire, a annoncé l'Elysée. Le contrat est estimé à 600 millions d'euros.

Un contrat portant sur la vente à l'Egypte d'un satellite de télécoms militaires par Airbus Space Systems et Thales Alenia Space a été conclu lundi en marge de la visite de François Hollande au Caire, a annoncé l'Elysée. "Après discussions entre les présidents français et égyptien et entre les ministres de la Défense, le contrat sur le satellite de communication avec l'Egypte est bouclé", a déclaré l'Elysée.

Pourquoi tant de discrétion? La présidence française n'a pas souhaité pour cette visite d'Etat de François Hollande en Egypte, mettre l'accent sur de nouveaux contrats d'armement. Au Caire, François Hollande a plutôt voulu souligner l'impératif des droits de l'Homme. "Les droits de l'Homme ne sont pas une contrainte, c'est aussi une façon de lutter contre le terrorisme dès lors que la sécurité est assurée", a-t-il expliqué.

Un satellite de télécoms militaires pour l'Egypte

Seuls Airbus Space Systems et Thales Alenia Space, désigné comme maître d'oeuvre, avaient finalisé les négociations portant sur la vente du satellite de télécoms militaires estimé à environ 600 millions d'euros. Initialement, Paris proposait au Caire deux satellites (un de télécoms et un autre d'observation) mais les Égyptiens avaient trouvé la facture trop salée. Le satellite d'observation est remis à plus tard. Mais les Russes et les sud-Coréens auraient proposé moins cher, assure-t-on à La Tribune.

Par ailleurs, les négociations se poursuivaient encore entre DCNS et le ministère de la Défense égyptien sur la vente de quatre navires de guerre, dont deux nouvelles corvettes Gowind de 2.400 tonnes fabriquées à Lorient, le patrouilleur hauturier Adroit (un OPV de la classe Gowind), et, enfin, un patrouilleur de 54 mètres de type P400 fourni par le chantier naval Piriou.

2 milliards d'euros de contrats

L'Elysée a seulement déclaré que la somme totale des contrats conclus durant la visite de François Hollande s'élevait à plus de deux milliards d'euros, dont celui signé par le consortium Vinci-Bouygues. Les deux industriels du BTP ont conclu un accord commercial de 1,2 milliard d'euros en vue de la réalisation de la phase 3 de la ligne 3 du métro cairote : 15 stations sur 17,7 km. Les deux chefs d'Etat - François Hollande et Abdel Fattah Al-Sissi - ont assisté dimanche à la signature de 18 contrats et protocoles d'ententes.

"Entre l'Egypte et la France, il y a donc une vision commune, une stratégie de long terme, il y a aussi une volonté qui est de partager la technologie, a expliqué François Hollande. La France considère que la technologie est l'atout premier pour le développement d'un pays, que la technologie doit bien sûr être protégée, mais être également partagée. Nous sommes toujours prêts, à travers des coopérations, des partenariats, à mettre la technologie en commun".

"Ce qui est en jeu, ce sont bien sûr les échanges, la croissance, le commerce, l'investissement, mais aussi la stabilité, la sécurité, le développement, non seulement de l'Egypte, mais de toute la région. C'est le sens que je veux donner à cette rencontre", a affirmé François Hollande en inaugurant avec Abdel Fattah Al-Sissi un forum d'entreprises au deuxième jour de sa première visite d'Etat en Egypte. "La France est le 6e investisseur étranger en Egypte" et "nous avons l'intention de gravir encore quelques marches", a précisé le chef de l'Etat français. Le président Sissi a de son côté fait valoir que son pays "œuvrait sérieusement pour instaurer un climat d'investissement attractif pour les entreprises étrangères".

Abdel Fattah Al-Sissi a rappelé que "les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint près de 2,58 milliards d'euros en 2015" et souligné que la France était "l'un des dix pays qui investissent le plus en Egypte", à hauteur de 4,3 milliards d'euros.

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Commentaires
a écrit le 21/04/2016 à 9:07 :
Cocorico .
au fait ,mr Cabirol , pourriez vous aussi nous parler ...du lancement de ce satellite ?
a écrit le 19/04/2016 à 19:20 :
Faites nous profiter de vos lumières, vous avez certainement des faits, argumentés et étayés à nous proposer pour expliquer vos propos?
Jusqu'à présent, il s'agit plutôt de l'argent des pays producteurs de pétrole que de celui du contribuable français. Il est bien connu que le gouvernement Egyptien actuel est socialo trotskyste comme le notre, au moins à vos yeux.
a écrit le 19/04/2016 à 15:20 :
Encore un cadeau de l'Etat socialiste à l'Egypte avec l'argent des derniers contribuables français ?

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