Kronenbourg annonce un plan de relance et 214 suppressions d'emplois

Par Sophie Lécluse  |   |  211  mots
L'entreprise, rachetée au printemps dernier par Carlsberg, souffre de la désaffection des Français pour la bière.

Arrivé depuis seulement quelques semaines, Thomas Anstutz, le nouveau patron des brasseries Kronenbourg, a annoncé hier en comité central d'entreprise les grandes lignes de son plan de relance. Il implique la suppression de 214 emplois sur deux ans, dont la moitié en production et le reste en administration. « Nous avons connus sept plans sociaux en sept ans et aucun n'a donné de résultat », grogne Daniel Muller, le secrétaire général de Force Ouvrière.

Depuis de nombreuses années, l'entreprise, rachetée au printemps dernier par Carlsberg, souffre de la désaffection des Français pour la bière. Le marché a chuté de 30% en 30 ans et baissent encore de 8% cette année. Et les marques populaires comme Kronenbourg (qui représente toujours 70 % des 800 millions de chiffre d'affaires du brasseur) sont particulièrement touchées.

Mais l'organisation de l'entreprise alsacienne est aussi en cause. « Nous avons perdu le fil qui nous relie aux consommateurs et aux clients», déclarait hier le patron pour mieux justifier son plan. Il prévoit notamment une refonte des organigrammes pour tourner les équipes vers les clients. Les niveaux hiérarchiques passeront en moyenne de sept à quatre et un vaste plan de relance des marques coeur de marché (Kronembourg et 1664) sera annoncé début 2009.