Année faste pour le groupe agricole InVivo

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Le groupe InVivo - première union de coopératives agricoles, également le premier exportateur de céréales du pays - a engrangé pour l'année 2010-2011 un chiffre d'affaires historiquement élevé : 6,1 milliards d'euros, en hausse de 38,6% par rapport à l'année précédente.

L?exercice 2010-2011, clos au 30 juin, restera dans la mémoire du groupe agricole InVivo, la première union de coopératives agricoles françaises. Le groupe a engrangé un chiffre d?affaires dépassant toutes ses prévisions, de 6,1 milliards d?euros, en hausse de 38,6% par rapport à l?année précédente.

Le résultat net part du groupe s?élève à 35 millions d?euros, contre 27,4 millions en 2009-2010. Les "ristournes" ? part du résultat redistribuées aux 270 coopératives adhérentes, en cash, avant clôture des comptes ? ont atteint le niveau inégalé de 62,4 millions d?euros, soit une hausse de 13,7% par rapport à l?exercice précédent et 25 millions de plus qu?il y a quatre ans.

Envolée des prix des matières premières

La bonne fortune du groupe en 2010-2011 tient largement à l?envolée des prix des matières premières agricoles, qui a tiré l?activité de son activité InVivo Marchés des grains. Chargée de mettre en marché les céréales des coopératives adhérentes et de gérer les risques liés à la volatilité des cours, cette dernière a vu son chiffre d?affaires s?envoler de 85%, à 2,79 milliards d?euros. Le groupe a ainsi exporté 11 millions de tonnes de grains, "contre 7-8 millions habituellement", souligne le directeur général d?InVivo, Patrice Gollier. Le groupe réalise désormais 34% des exportations françaises de blé sur pays tiers et 20% sur l?Union européenne.

Autre pôle d?activité, InVivo Agro (centrale d?achats en semences et agrofournitures végétale) a réalisé un chiffre d?affaires de 1,5 milliard d?euros (+14,3%), en lien avec la forte hausse du prix des intrants, notamment des fertilisants.

InVivo NSA (nutrition et santé animales) a réalisé un chiffre d?affaires de 1,34 milliard d?euros (+12,5%), inférieur aux prévisions. Le groupe a eu des difficultés à répercuter les hausses des prix des matières premières sur les aliments du bétail dans un contexte économique difficile pour les éleveurs européens. Face à un marché « mature, voire en baisse » dans les pays développés, selon Patrice Gollier, InVivo NSA, qui réalise déjà 52% de son chiffre d?affaires à l?international, cherche à y accroître ses positions. Les chiffres d?affaires de ses filiales mexicaine (MaltaCleyton) et brésilienne (Vitagri) sont en hausse de 25% et 12,5%.

Perte d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2011-2012

Enfin, l?activité "grand public" d?InVivo, le réseau de distribution Gamm Vert (162 magasins), a réalisé un chiffre d?affaires de 348 millions d?euros, en progression de 4,6%.

Après cette avalanche de bonnes nouvelles, les perspectives pour l?exercice 2011-2012 sont bien plus moroses. InVivo anticipe la perte d'un milliard d?euros de chiffre d?affaires, lié au marché des grains. "Le retour des Russes et des Ukrainiens est attendu sur nos zones communes de vente, comme l?Egypte", explique Patrice Gollier. A cela s?ajoute "la totale illisibilité des marchés physiques et financiers. Les grands fondamentaux comme l?offre et la demande ne suffisent plus à expliquer les prix."

"Entre le moment où l?on commence à discuter d?un appel d?offres et celui où l?on finit, on peut avoir entre 5% et 10% de variation des prix, explique Didier Nédelec, directeur d?InVivo Marchés des grains. Il n?y a pas de solutions au problème si ce n?est produire plus et, bien sûr, rétablir la confiance économique."

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