Le fabricant de meubles Parisot placé en procédure de sauvegarde

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Capture décran du site de Parisot
Capture décran du site de Parisot (Crédits : Capture décran du site de Parisot)
Victime du retournement du marché, Parisot, qui emploie 2.000 salariés et constitue le deuxième employeur de Haute-Saône, a été placé mercredi en procédure de sauvegarde.

Une "bouffée d?oxygène". Voici comment un porte-parole du groupe Parisot a accueilli mercredi le placement en procédure de sauvegarde du groupe par le tribunal de commerce de Vesoul. Cela va permettre au spécialiste du meuble en kit basé à Saint-Loup-sur-Semouse, en Haute-Saône, de voir ses dettes gelées. Et de pouvoir renégocier les conditions de son financement. Plus précisément, la procédure de sauvegarde concerne la société Groupe Parisot et deux de ses filiales, SAS Parisot (anciennement Parisot meubles) et Compagnie Française du Panneau (CFP). Une période d'observation de six mois, renouvelable une fois, est également prévue.

Depuis plusieurs mois, le groupe avait vu ses commandes dégringoler, dans le sillage du retournement du marché du meuble. De plus, Parisot avait perdu en Castorama un de ses principaux clients. "Le recul de notre chiffre d'affaires, 15% à 20% en 2012 par rapport à 2011, et l'obligation de produire en plus petites séries ont affaibli notre structure financière et perturbé la qualité de notre service", a expliqué laconiquement un porte-parole de la direction à l?AFP.

"De nouveaux moyens financiers"

Sachant qu?en parallèle, "nous avons également été confrontés à des difficultés pour trouver de nouveaux financements bancaires depuis le début de l'année, affaiblissant ainsi notre trésorerie", enchaîne-t-il. D?après lui, la sauvegarde doit permettre au groupe "de disposer de nouveaux moyens financiers".

L?enjeu est de taille, puisque Parisot emploie plus de 2.000 salariés. Il constitue ainsi le deuxième employeur de Haute-Saône après PSA Peugeot-Citroën.

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Commentaires
a écrit le 08/11/2012 à 15:07 :
quasiment aucun mot dans la presse et les médias de masse, alors que PSA à aulnay et Rennes ça a fait tout un tohu-bohu.La mise sous silence d'une procédure de sauvegarde d'une boite de 2000 salariés prouve que la situation est grave. Mykonos, l'Acropole et le Parthénon sont bientot en Gaule...Préparons nous
a écrit le 08/11/2012 à 14:24 :
c'est identique pour la socopa (ecommoy) qui ferme après avoir été déférencée chez castorama pour les meubles et dont la fabrication de panneaux a bloqué avec l'impossibilité de financer l'achat d'un four pour les fabriquer à un prix compétitif.
La on est dans un cas de figure anormale, du matériel moderne ,la situation ,Ecommoy est dans une région boisée de dizaines de milliers d'hectares , l'autoroute à quelques km ,l'impact amont et aval sera considérable.
L'exemple typique d'une entreprise à relancer avec une autre direction car viable sur du long terme.
Comme dans toutes ces boîtes monter un service de maintenance et (R&D) à la hauteur.
Une boîte sur deux coule quand on néglige ces deux services.
On n'est pas toujours obligé d'acheter des machines ,on peut les construire tous seuls et elle seront totalement orientées production interne.
Réponse de le 08/11/2012 à 15:20 :
scusez-moi , lapsus ,c'est la bélipa qui ferme,la socopa ça marche bien et pour longtemps.
désolé.






a écrit le 08/11/2012 à 5:25 :
Pourquoi a -t-on modifié le choc en pacte compétitivité qui sera mis en place lentement, tranquillement ? Parce que le choc arrive ...Les entreprises industrielles et de services voyant leur chiffre d'affaires baisser fortement, le choc va être brutal. Les as de la palabre de ce gouvernement ne veulent pas mettre des vrais mots face aux réalités ! Certains se réjouissent d'un redressement d'une entreprise. Attention, tout le monde va être concerné même ceux qui travaillent dans la fonction publique et assimilé ! Car lorsqu'il n'y aura plus de sous à prendre parce qu'ils auront carbonisé l'esprit d'entreprendre, parce qu'ils n'auront pas mis en place les mesures d'économie, parce qu'ils n'auront pas facilité le travail des entreprises,c'est la France toute entière qui va se soulever.
Réponse de le 08/11/2012 à 18:12 :
A craindre Hélas que vous ayez mille fois raison...
a écrit le 07/11/2012 à 18:50 :
Si mme Laurence Parisot s'était occupée de l'entreprise familiale au lieu de blablater dans les médias ... et Saint-Loup-sur-Semouse neserait pas devenue Saint-Loup-sur-SemouLe
a écrit le 07/11/2012 à 18:50 :
Si je me souviens bien, Parisot produit aussi en Roumanie. Conforama importe désormais de Chine, la mondialisation produit ses effets, la boucle est bouclée.
a écrit le 07/11/2012 à 18:36 :
Il n'y aura pas de redressement de la compétitivité de la France tant que nous serons dans l'Euro et cette Europe "totalitaire " telle qu'elle est aujourd'hui
(voir Contitution Européenne = Traité de Lisbonne = concurrence libre et non faussée !)
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/leurope-cest-la-paie
Réponse de le 08/11/2012 à 11:16 :
Vous vous êtes trompé de site. Vous vouliez sûrement aller sur le site minute.fr ou bloc. identitaire.com ?
Réponse de le 16/10/2013 à 15:54 :
L'entreprise Parisot est, je crois, en pleine débâcle, à la veille d'une liquidation après
application d'une procédure de sauvegarde qui, comme trop souvent hélas, ne sert à
rien d'autre qu'à enfoncer davantage... Il semblerait que ce naufrage puisse avoir au moins
deux explications : d'une part, la persistance d'une conjoncture maussade pour le secteur,
et d'autre part, le fait que l'entreprise ait été prise en main par des financiers quelque peu intrépides et surtout ignorant tout ou presque du secteur. En fait, ce ne sont pas des "gens de métier" qui ont été à la tête de cette entreprise. Le résultat ne s'est pas trop longtemps fait attendre... D'abord déclenchement de la procédure de sauvegarde.
Et dans les prochains jours, l'anéantissement sinon de 2.000 emplois, du moins de plusieurs centaines. Triste bilan et le fait que les propriétaires puissent tout de même finir par subir quelques pertes financières significatives (et que les créanciers perdent
beaucoup d'argent, de l'ordre de plusieurs dizaines de millions d'euros apparemment) n'arrangera rien à l'affaire.

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