Pourquoi le lait bout entre l'Allemagne et la France

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Quelque 24,6 milliards de litres de lait ont été collectés en France l’an dernier contre 30,6 milliards en Allemagne.
Quelque 24,6 milliards de litres de lait ont été collectés en France l’an dernier contre 30,6 milliards en Allemagne. (Crédits : reuters.com)
D'un côté, les industriels du lait allemand se plaignent à Bruxelles des mesures françaises de soutien aux agriculteurs. De l'autre, Paris défend son droit de valoriser sa production et justifier un prix plus élevé. Entre les deux pays, une compétition féroce que jamais pour exporter leur production laitière.

Berlin hausse le ton. Le ministre allemand de l'Agriculture Christian Schmidt a dénoncé à la radio allemande les barrages à la frontière.Une réunion téléphonique serait prévue le 30 juillet avec son homologue français.

 De son côté, interrogé par La Tribune, Eckard Heuser, le patron du syndicat MIV, qui représentant les industries laitières allemandes, fulmine:

"Nous soutenons les aides pour les éleveurs français. A condition qu'elles prennent la forme d'allègements fiscaux, de crédits, de soutien aux revenus ou autres. Mais si un ministre s'assoit à une table et dit: "n'achetez pas de produits allemands mais seulement des produits français, il enfreint la loi. Si le même ministre appelle-lui même des distributeurs en France pour leur demander la même chose: il enfreint la loi!"

"Favoriser la production française"

Des récriminations adressées deux jours plus tôt à Bruxelles et qui restent pour l'instant sans réponse de la part de la Commission, "ce qui nous a beaucoup surpris", ajoute le responsable.

 En cause: l'appel à "favoriser la production française", lancée par Stéphane Le Foll, le ministre français, à l'issue d'une réunion entre représentants des éleveurs, transformateurs et distributeurs à propos du lait, et interprété comme une demande de boycott. Un sous-entendu réfuté au ministère où l'on affirme que cet appel consistait à "uniquement mettre en avant les produits français afin de répondre à une demande du consommateur". Une mise en avant qui passe par "la valorisation du logo sur le lait et la viande".

Le 27 juillet, le ministre français, s'exprimant surtout à propos de la viande et des difficultés rencontrées à la frontière espagnole,défendait ainsi la mise en avant d'un "label" français:

"Valoriser des produits d'origine française, aujourd'hui dans le contexte, c'est nécessaire pour pouvoir tenir l'objectif d'une revalorisation des prix pour les producteurs. (...) Nous essayons aussi de mobiliser le consommateur."

340 euros les 100 litres

Dans le cas du lait, la promesse faite aux éleveurs consiste à maintenir le prix moyen à 340 euros la tonne au moins jusqu'à la fin de l'année. "Les laiteries n'arriveront pas à tenir ce prix car l'offre est plus élevée que la demande. Dans les rayons des supermarchés, même le lait UHT dont les dates de péremption devraient être de 3 mois sont réduites à 1 mois. Tout le monde veut vendre son lait", juge Jean-Luc Pruvot, agriculteur dans l'Aisne et responsable au sein de l'Association des producteurs laitiers indépendants d'une initiative visant à promouvoir le "lait équitable", initiative qui existe également en Allemagne du reste.

Car chez nos voisins d'outre-Rhin aussi, le prix du lait à la production s'effondre. Il est descendu à 280 euros pour 1000 litres, contre 320 euros les 1000 livres en France, selon des données standards européennes  - c'est-à-dire prenant en compte le même pourcentage de matières grasses. Des chiffres qui peuvent différer selon les opérateurs, soulignant l'enjeu que représente cette teneur en matière grasse et plus généralement la qualité des produits laitiers dans ces discussions.

Embargo russe et ralentissement chinois

En cause ? Le marché laitier européen, qui, s'étant mondialisé depuis la fin des années 1990, est beaucoup plus sensible aux variations de la demande dans les pays partenaires. Parmi lesquels figure notamment la Russie. L'embargo imposé par le Kremlin depuis l'an dernier sur une série de produits frais se fait donc ressentir. Mais en Allemagne, c'était déjà le cas en 2013, un premier embargo amputant ses exportations laitières vers ce pays de 30%.

Surtout, ralentissement des achats par la Chine qui ponctionne davantage sur ses stocks. Entre janvier et mai 2015, la Chine a même réduit ses importations des poudres de lait.

Ce prix plus bas en Allemagne le rend en partie plus compétitif dans les échanges avec des pays tiers. Et de fait, depuis 2009, l'Allemagne a détrôné la France comme principal producteur et exportateur européen de produits laitiers.

Production totale de lait par pays membre

Rachats de quotas

Les raisons d'une telle avance? La filière laitière allemande a considéré la fin des quotas laitiers comme une opportunité pour exporter ses produits a l'étranger. Elle l'a anticipée en dépassant ces quotas, même avant leur levée progressive depuis 2003, sous la pression de l'Organisation mondiale du commerce, et surtout leur suppression définitive, votée en 2008 et effective depuis le 1er avril 2015. Avec d'autres Etats comme les Pays-Bas, l'Irlande, la Pologne ou le Danemark, elle devait ainsi s'acquitter de plus de 400 millions d'euros de pénalités en 2013/2014 pour avoir dépassé les quotas.

Un système de revente des quotas d'abord entre Länder puis entre l'Est et l'Ouest, a contribué à modifier la géographie laitière allemande. Dans l'ancienne RDA, les exploitations sont généralement plus grandes. En 2008 déjà, 94% du lait produit provenait d'exploitation comptant au moins 75 vaches.

Un lait moins coûteux à produire

Produire du lait y donc moins coûteux par effet d'échelle. Sans compter raison d'un coût du travail et du capital moins élevé que dans les autres régions. Parmi les sujets qui fâchent : le fait que les exploitations allemandes aient pu avoir recours à des travailleurs détachés - ces employés payés au prix du marché dans leur pays d'origine, la Pologne par exemple, mais travaillant dans des exploitations situées dans un pays où le salaire moyen est plus élevé. Un "dumping" social dénoncé par des collectifs dans d'autres productions, notamment les abattoirs.

>> A lire aussi: Dans le cochon allemand, tout n'est pas bon

En outre, des subventions pour les bio-énergies ont incité des agriculteurs à se tourner vers la méthanisation, processus de production d'énergie par dégradation de matières organiques qui suppose la concentration dans un même lieu d'un large cheptel.

Moins de lait en France

Par opposition, "La production en France reste inférieure à celle qu'elle enregistrait avant la mise en place des quotas il y a trente ans", note Pierre Bégoc, spécialiste du lait au sein de la société de gestion de risque de marché Agritel.

"La France laitière était plus timorée avec une politique plus attentiste", juge ce dernier,  "elle était moins prête à accepter cette révolution silencieuse qu'elle subit un peu. Cela demande du temps et génère les tensions que l'on connaît actuellement."

Outre les craintes de faillites qu'une médiation doit juguler, nombre d'exploitations laitière y diminue fortement depuis la fin des années 1990.

Diminution du nombre d'exploitation laitières en France Depuis 1995

Tout un fromage

Malgré tout, un processus de modernisation de l'appareil productif a bel et bien été tenté afin d'exporter davantage les produits. Ce qui passe par exemple par le construction de tours de séchage du lait, afin de le transformer en poudre. "Pendant un temps, il n'y avait pas une semaine sans que l'on entendre parler de projet de tour", relève un agriculteur.

 Mais c'est surtout sur "sur sa capacité à chercher de la valeur ajoutée", que la filière française pourrait jouer, note Pierre Bégoc. C'est notamment le cas pour le fromage qui rapporte à la filière la moitié de son excédent commercial et qu'elle exporte massivement... vers l'Allemagne. Pour un kilo de fromage allemand atterrissant en France, dix se retrouvent sur les étals de nos voisins d'outre-Rhin. Plus généralement, dans quasiment toutes les catégories de produits issus du lait, l'avantage est à la France dans les échanges bilatéraux. Mais sur le plan mondial, et même si ce produit reste difficile à exporter sur de longues distances, les fromages allemands et néerlandais, "davantage d'entrée de gamme" se vendent relativement mieux dans les pays émergents.

Pour l'heure, une autre crise pourrait se profiler : celles des céréales. Car si la production laitière européenne est vouée à diminuer dans les prochains mois, le fourrage nécessaire pourrait suivre. Sans compter que la vague de chaleur constitue un risque pour les récoltes.

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Quatre fois plus de lait frais exporté

Le commerce de certains produits laitiers depuis l'Europe vers le reste du monde a explosé en dix ans. Ainsi entre 2004 et 2014, les volumes de protéine de lait exportés ont crû de 75% pour atteindre plus de 500 tonnes, ceux de lactosérum ont été multipliés par quatre, d'après des chiffres d'Eurostat. Mais le lait frais, pourtant plus difficile à transporter, a vu ses volumes exportés hors de l'UE tripler.

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Commentaires
a écrit le 14/08/2015 à 15:48 :
L’Europe les français commence à en avoir la haine ,pourquoi les allemands par des pratiques de dumping social ,en construisant de nouveaux camps mais pour les vaches cette fois ,essayent encore une fois de nous affaiblir de nous prendre des parts de marché ,il faut taper du poing sur la table à Bruxelles et se faire respecter ou aller à la crise au lieu de faire des risettes aux journalistes et signer n'importe quoi ,si on avait écouté le peuple en 2005 on n'en serait pas là !
a écrit le 01/08/2015 à 15:07 :
Il s'agit de 340 euros la tonne.
a écrit le 01/08/2015 à 14:02 :
J'ignore si le lait allemand est moins bon ? .... Le problème agricole est tout simplement au niveau de de fiscalité .......... mais ça chutttttttt ! personne ne veut en parler ... et dans tous les domaines !
a écrit le 01/08/2015 à 12:08 :
""Favoriser la production française"... mais ce n'est pas un gage de qualité !!! hélas !
a écrit le 31/07/2015 à 19:26 :
Attention monsieur le journaliste à vos informations !
Merci de noter qu'une tonne c'est équivalent à 1000l sans parler a quelle température !
a écrit le 31/07/2015 à 15:25 :
Le lait bout parce que la vache pas folle se laisse traire pour pas cher.
a écrit le 31/07/2015 à 12:40 :
Question : les agriculteurs français n'achètent-ils que du matériel Made in France ?

Permettez-moi d'en douter...
Réponse de le 31/07/2015 à 15:39 :
Faudrait déjà que l'on en fabrique!!!
Réponse de le 01/08/2015 à 9:25 :
@DerRichter: 1) on achète ce qu'il y a sur l'étagère. 2) les gens en général achète ce qui est moins cher, sans se dire qu'en incluant le manque à gagner des taxes, impôts, cotisations sociales, etc., ce n'est pas souvent moins cher. Cela conduit néanmoins à ne plus trouver de produits français sur l'étagère et voilà pourquoi, même si on le veut, on a du mal à acheter français :-) Si on arrêtait le dumping social (emploi de travailleurs à des conditions dégradées), on aurait certainement tous les produits sur l'étagère :-)
a écrit le 30/07/2015 à 21:46 :
Lecture un peu pénible en raison des fautes : vous n'avez pas de relecteurs, au journal ???
a écrit le 30/07/2015 à 17:06 :
comme quoi , quelque soit le domaine ...rester accroché à ses " privilèges " c'est la mort assurée ...
et , bien sur : c'est la faute des autres ( en ce moment , les allemands c'est à la mode ) !
Réponse de le 30/07/2015 à 18:18 :
La belle-mère d'un ex-collègue de mon voisin Freddy se demande toujours comment qu'une telle "Union Européenne" peut encore se tenir debout…
a écrit le 30/07/2015 à 17:06 :
comme quoi , quelque soit le domaine ...rester accroché à ses " privilèges " c'est la mort assurée ...
et , bien sur : c'est la faute des autres ( en ce moment , les allemands c'est à la mode ) !
a écrit le 30/07/2015 à 17:01 :
et en fait savez vous comment il faut fait pour que le lait chauffé dans une casserole ne déborde pas? Fastoche: mettre une grosse bille en verre dedans et çà ne déborde jamais. Foi d'un Sioux de la Creuse...^_^...
Réponse de le 31/07/2015 à 8:31 :
ou bien ...
poser un doigt sur le rebord de la casserole ...
( c'a matche aussi avec 2 doigts , mais ...soyez économe ) .
a écrit le 30/07/2015 à 16:13 :
Les agriculteurs, laitiers, viandes etc, tous, doivent DENONCER publiquement, tous les jours, l'esclavagisme nouveau pratiqué par les Allemands, les Anglais aussi.

Avec l'esclavagisme allemand, ils ont un CENTRE d'intérêt commun à dénoncer TOUS ENSEMBLES.

Les agriculteurs doivent comprendre qu'ils ont un ANGLE MAJEUR de CONTESTATION qui leur est totalement COMMUN,

plus ils seront nombreux, plus leurs protestations et leurs actions seront soutenues MASSIVEMENT par les Peuples Français et européens.
Réponse de le 30/07/2015 à 19:28 :
N'est ce pas plutôt l'Europe et l'Euro qui sont à dénoncer ?
a écrit le 30/07/2015 à 13:20 :
ll faut insister sur le fait que cette guerre des prix est AUSSI une conséquence indirecte des traités européens et comme le rappelle l'UPR. Car ce sont ces traités qui sont principalement responsables de la baisse du pouvoir d’achat des Français, laquelle résulte du chômage dû aux délocalisations tous azimuts autorisées par l’Union Européenne (article 63 du TFUE).

Les grandes enseignes cherchent à s’adapter à cette baisse globale du pouvoir d’achat en pesant sur les prix payés aux producteurs.
Réponse de le 30/07/2015 à 17:08 :
il faudrait savoir ...si c'est ...à cause de l'Europe ...et quelle est l'influence de l'embargo Russe ...!
a écrit le 30/07/2015 à 12:32 :
C'est donc un ajustement du marché (baisse de la demande) et c'est là que l'on voit les économies les mieux préparés à la concurrence.
l'Etat ne peut rien faire si la demande diminue...
Réponse de le 31/07/2015 à 17:56 :
Mais si ! L'Etat peu acheter à un prix garanti , puis détruire la production. C'est l'ancien système de la PAC, inventé par les Français et payé par les Allemands et dont rêvent tous les souverainistes français !
a écrit le 30/07/2015 à 12:29 :
Clémence au ou De Gaulle doivent se retourner dans leurs tombes en voyant notre pays ne pas réagir aux attaques régulières de l'Allemagne : Politique, Économique. On est en guerre économique et l'on ne fait rien en raison de la sacro sainte amitié franco allemande qui n'est plus valable depuis la réunification allemande. Qu'attendent nos politiques pour réagir et renverser cette alliance nocive pour notre pays ?!
Qui dénoncera le dumping fiscal et social de l'Allemagne? L'Euro-mark?
N
Réponse de le 30/07/2015 à 14:36 :
+1...
a écrit le 30/07/2015 à 11:33 :
Constat : dans mon département (région Charentes/Poitou)... Tradition du goût ! (Ancienne pub) : le litre de lait est payé 30 centimes au producteur, il sort a 42 centimes de la laiterie et il est vendu entre 70 centimes et un euro en grande surface (journal Centre Presse du 29 juillet, "La terre ne les nourrit plus", de Baptiste Bise). La grande distribution qui en fait gère de la laiterie au client un produit fini (donc achat, stockage, mise en rayon et vente) se fait une marge bien plus importante que la production du produit lui même(soit de 28 à 58 centimes direct). Cherchez l'erreur ! Allez donc chercher votre produit ou l'enseigne est par ex la moins chère... Mais dans tous les cas c'est elle qui "fait son beurre" et se fiche du client que vous êtes. Moi je préfère aller ailleurs.
a écrit le 30/07/2015 à 10:26 :
Ils sont gonflés les allemands (cf. Le livre de Guillaume Durand "Made in Germany) car ils pratiquent un vrai patriotisme économique. Utilisation des pays de leur hinterland où il n'y a pas de smic pour faire du dumping économique à l'intérieur de la zone euro et de l'Europe (Roumanie, Pologne, etc..).
Sans compter l'Euro Deutsch-Mark trop cher pour les économies des pays du Sud et pour la France qui ne profite qu'Allemagne et au pays d'Europe du Nord. Alors oui, je boycotte tout ce qui est allemand !
On les voit à l'œuvre avec le pillage de la Grèce pour renflouer les banques allemandes, françaises et américaines.

Traité de l’Union Européenne (TUE)
Article 50 : Tout état membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles de se retirer de l’Union. L’état membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil Européen. A la lumière, des orientations du conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet état un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 188 N, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.
Réponse de le 30/07/2015 à 10:57 :
Parfaitement analysé, l'UPR ne dit rien d'autre et j'ai adhéré derechef à ce parti et à l'idée d'une sortie sans plus de tergiversations ..
Réponse de le 30/07/2015 à 11:13 :
Ce "petit" parti mériterait beaucoup plus de pub, et serait je pense effectivement une alternative possible aux partis europeistes (droite, gauche et même FN) dont on constate la nocivité tous les jours. +1.
Réponse de le 30/07/2015 à 13:14 :
entièrement d'accord avec vous et je fais pareil.
a écrit le 30/07/2015 à 9:55 :
moi je regarde mon porte monnaie j'achète le moins cher, c'est de toute façon la même daube. Ce qui était marrant les agriculteurs français qui manifestaient buvaient de l'eau qu'ils avaient acheté chers Lidl? Ils avaient oublié qu'ils existaient des marque
françaises alors tout ce tapage pour rien, tous vont vers les prix les plus bas, belles paroles mais les actes sont différents.
a écrit le 30/07/2015 à 9:54 :
à 340 € les 100 litres les eleveurs vont être heureux lol (cf le titre de paragraphe)
a écrit le 30/07/2015 à 8:54 :
cela fait longtemps que les consommateurs, l'Etat et les industriels allemands favorisent leurs propres produits allemands aux produits importés. Pour les allemands, c'est logique de favoriser le patriotisme économique.
Faudrait se réveiller en France, et faire pareil, à savoir acheter français dès que c'est possible. Comme Montebourg disait: "Mais tous les jours avec sa carte bleue, on peut décider de voter chinois, on peut décider de voter européen, on peut décider de voter avec sa carte bleue pour la PME d'à côté."
Réponse de le 30/07/2015 à 9:57 :
votre tele, votre frigo, votre téléphone, vous achetez français, j'en doute, que du blabla pour faire bien dans le marécage.
Réponse de le 30/07/2015 à 12:40 :
Déjà, rien que les produits ménagers (liquide vaisselle, lessive, produit sol, etc.): une petite boite du Vaucluse dont le nom se termine par « Vert » fabrique tout ça.

Ne cherchez pas une autre marque chez moi, je n'achète que ça.

« Nos achats sont nos emplois », et j'ajouterais, « notre balance commerciale », donc aussi notre puissance nationale, nos achats énergétiques et notre dette.
Réponse de le 31/07/2015 à 23:43 :
votre tele, votre frigo, votre téléphone, vous achetez français, j'en doute
= si le made in france n'existe plus pour ces produits, il est difficile de l'acheter, cher monsieur blablabla
Réponse de le 01/08/2015 à 7:49 :
Vous me faites rigoler les gens regardent leur porte monnaie.
a écrit le 30/07/2015 à 8:00 :
Que chacun consomme le lait qu'il produit et le problème sera réglé
Réponse de le 30/07/2015 à 16:15 :
Vade retro satana ! Le protectionnisme est le Satan des européistes, ils adorent leurs dieux euro et libre-échange, donnent les pleins pouvoirs à la CE et à la BCE, les gardiennes du temple sacré de cette nouvelle religion.

Et si, par malheur, une de leurs ouailles tentent de faire émerger un schisme de l'euro, comme on a pu le voir avec la crise grecque, elle est aussitôt menacée d'apostasie, torturée par l'assèchement des liquidités et jugée sur la place européenne par les euroquisiteurs.

Il y a eu l'obscurantisme.
Il y a eu le siècle des Lumières.
Nous vivons à présent dans l'eurobscurantisme !
a écrit le 30/07/2015 à 7:58 :
Le retour a des décisions souveraines ne serai pas un mal, plutôt que de se fier a une instance dogmatique et irresponsable!

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