Le marché sanctionne les prévisions prudentes de Renault

Pour son premier trimestre 2010, le fabricant automobile français Renault rapporte une hausse de 28,4% sur un an de son chiffre d'affaires notamment grâce aux ventes en Europe et en France. Mais il table toujours à des conditions économiques difficiles en 2010. En Bourse, le titre perd 4,01% à la clôture.
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

Renault a réalisé un chiffre d'affaires de 9,07 milliards d'euros au premier trimestre, signant une hausse de 28,4% sur un an (à périmètre comparable). Ce chiffre d'affaires dépasse les attentes des analystes qui tabalient sur 8,8 milliards d'euros. L'activité automobile y a contribué à hauteur de 8,64 milliards d'euros affichant un bond de 30,3% sur un an.

En Europe, les ventes globales du groupe (Véhicules particuliers et utilitaires) ont augmenté de 37,7% dans un marché en hausse de 9,7%. En France, cette hausse est du même ordre (32,7%). Dans son communiqué, le groupe précise y atteindre une part de marché de 10,8% après un gain de 2,2 points.

C'est en France que Renault enregistre la plus forte pénétration (+3,1 points). Le groupe y voit notamment le renouvellement réussi de la famille Mégane dont les volumes ont augmenté de 58,5% par rapport au premier trimestre 2009.

Malgré ce premier trimestre en hausse, le groupe s'attend toujours à des conditions économiques difficiles en 2010. Il anticipe toujours une baisse de 10% du marché européen cette année tout en étant en ligne avec ses objectifs de "free cash-flow" positif et de gains de parts de marché en 2010.

En Bourse, le titre perd 4,01% à 34,75 euros à la clôture. Selon des rumeurs, Renault aurait confié à trois banques (Lazard, BNP Paribas et Crédit Suisse) un mandat pour trouver un acquéreur pour sa participation de 20% dans Volvo. Un accord pourrait même être annoncé rapidement.

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Commentaire 1
à écrit le 28/04/2010 à 7:20
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Les marchés ont bien compris que des PERTES arrivent à grand pas avec une gestion catastrophique orientée vers les produits bas de gamme, a très faible valeur ajoutée, qui ne peut conduire qu'à des pertes récurrrentes et une décroissance industrielle...

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