Fiat ne veut pas abandonner l'Italie, mais...

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Sergio Marchionne, administrateur délégué du groupe, essaye de rassurer le parlement italien, lors d'une audition ce mardi. Mais, pour que Fiat conserve son siège en Italie, il pose un certain nombre de conditions.

Sergio Marchionne ne compte pas abandonner l'Italie. Mais... Bref, l'administrateur délégué de Fiat, qui ne recule devant aucune provocation, connaît son affaire. Un pas en avant pour mettre en garde, exercer une manière de chantage, puis un autre en arrière, tout en laissant planer le doute !  "Personne ne peut accuser Fiat de comportement incorrect, de vivre aux frais de l'Etat, de vouloir abandonner le pays", a martelé ce mardi le dirigeant, devant le parlement transalpin. Seulement voilà :  la décision du maintien du siège transalpin d'une nouvelle entité formée par Fiat et Chrysler dépendra de  "l'accès aux marchés financiers" et d'un "environnement favorable" aux investissements. 

Sergio Marchionne avait laissé entendre début février qu'il pourrait transférer aux Etats-Unis le siège social du futur groupe Fiat-Chrysler. Des propos qui ont déclenché un tollé en Italie, où les syndicats reprochent déjà à l'administrateur délégué de faire du chantage à la fermeture des usines s'ils n'acceptent pas davantage de flexibilité et des conditions de travail plus dures.

Le patron opérationnel de Fiat a néanmoins assuré mardi que Fiat aurait, de toutes façons, plusieurs "têtes", une à Turin pour les activités européennes, une à Auburn Hills (Detroit), siège de Chrysler, une au Brésil et une en Asie. Le groupe italien, qui a pris le contrôle de Chrysler en 2009, a accrû sa participation de 20 à 25% en janvier dernier. Et le piémontais envisage d'exercer son option pour grimper à 51%, avant le retour en Bourse de l'américain prévu à la fin 2011.
Les deux groupes se sont fixé pour objectif de  produire 6 millions de véhicules en 2014. Sergio Marchionne a  toutefois précisé ce mardi qu'il n'était "pas nécessaire" de fusionner les deux entités" avant 2014.

Le président du Conseil, Silvio Berlusconi, avait convoqué Sergio Marchionne et le président de Fiat, John Elkann, samedi dernier. Sergio Marchionne avait alors affirmé son intention d'investir 20 milliards d'euros en Italie, en échange de concessions des syndicats afin d'améliorer la productivité. L'administrateur délégué a reconfirmé ce mardi ces intentions au parlement, tout en indiquant  qu'il perdait actuellement de l'argent dans ses activités transalpines. 

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