Fiat claque la porte de la Confindustria, le "Medef italien"

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La décision du premier groupe industriel de la péninsule prendra effet le 1er janvier. Le constructeur automobile estime que les conventions collectives de la fédération le défavorisent sur la scène internationale.

Fiat doit quitter la puissante fédération patronale Confindustria car le groupe industriel italien juge que les conventions collectives de la fédération le défavorisent sur la scène internationale. Cette décision tombe après qu'un syndicat a saisi les tribunaux à propose d'un accord passé l'an dernier par le constructeur - visant à doper la productivité et à réduire l'absentéisme - et après la résistance rencontrée par une nouvelle loi sur le contrat de travail.

La colère de Sergio Marchionne

"Fiat, qui est engagé dans la création d'un grand groupe international (...) ne peut se permettre d'opérer en Italie dans un environnement d'incertitude tellement incongru par rapport aux conditions qui existent ailleurs dans le monde industrialisé", écrit l'administrateur délégué, Sergio Marchionne, dans une lettre à la Confindustria publiée lundi. La démission de Fiat et de sa société-soeur Fiat Industrial doit intervenir le 1er janvier 2012.

Vingt milliards d'euros investis, en cas d'accord avec les syndicats

Le conflit entre Fiat et la Confindustria tient à un point : dans quelle mesure une société peut-elle prendre ses distances vis-à-vis de conventions collectives nationales que les membres de la fédération sont en principe tenus d'appliquer, pour négocier des accords au niveau de l'entreprise ? Fiat compte investir 20 milliards d'euros en Italie si les syndicats donnent leur aval à un nouveau contrat de travail inauguré dans trois des usines italiennes de Fiat . Il a également menacé de délocaliser. Fiat a par ailleurs annoncé qu'il produirait au second semestre 2013 un 4x4 Jeep à Mirafiori, son site près de Turin, ainsi qu'un moteur turbo Alfa Romeo début 2013.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2011 à 11:32 :
Luca di Montezemolo est-il toujours président de la Cofindustria ? Car dans ce cas, il serait assez ironique de voir la maison-mère quitter la fédération présidée par le P-DG d'une de ses filiales?
a écrit le 03/10/2011 à 14:36 :
on en à rien à foutre de fiat,je pense qu'il va se prendre une déculotée avec la reprise de Crysler,Mercédes a payé le pris fort et ce dernier avait une autre réputation que fiat,cela fera du bien à ce prétentieux de Sergio Marchione

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