Audi et BMW volent de record en record

 |   |  362  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Audi)
Audi et BMW affiche des ventes historiques en août. Les deux constructeurs de haut de gamme allemands ainsi que Mercedes se jouent de la crise.

Désespérant, non? Le marché européen n'en finit pas de chuter. PSA, Opel, Fiat, Ford sont en plein marasme, avec de cruelles surcapacités. Renault ne limite la casse qu'avec ses modèles à bas coûts... Mais, pendant ce temps, crise ou pas, les marques allemandes de haut de gamme n'arrêtent pas de battre des records. Audi et BMW ont enregistré de nouvelles ventes historiques en août. Celles-ci ont crû respectivement de 14,9% pour la filiale haut de gamme de Volkswagen à 108.100 unités, de 9,7% à 121.615 pour le groupe de Munich (avec Mini). Daimler( Mercedes avec Smart) progresse pour sa part de 4,5% à 97.337.

Forte hausse sur huit mois

Sur les huit premiers mois de l'année, Audi a  accru  ses volumes de 12,7% à 961.000 unités, BMW de 7,9% à près de 1,2 million, Daimler de 5,1% à 911.303. Des résultats d'autant plus méritoires que, sur huit mois, lesaimmatriculations de voitures neuves en Allemagne, toutes marques confondues, ont affiché un repli de 1%, selon l'association des constructeurs VDA.

La Chine, premier débouché d'Audi

Le mois dernier, Audi a encore progressé de 24% sur son premier marché, la Chine (34.800 unités), de 13% aux Etats-Unis. il est aussi parvenu à livrer 8% de véhicules en plus sur le continent européen (47.800 unités), notamment en Allemagne où il atteint pour la première fois les 10% de part de marché. BMW a progressé également en août de 29,6% en Asie (à 37.994 unités) et de 5% en Europe. Moins performant, Mercedes-Benz a un peu progressé en Chine le mois dernier  (+2,8%) et de 11,3% outre-Atlantique. En Europe (hors Allemagne), il parvient à enregistrer une petite hausse de 4,8% (+20,3% en France), mais fléchit légèrement dans son pays d'origine.

Valeur refuge

Ces résultats sont globalement très satisfaisants pour les firmes germaniques de haut de gamme, qui multiplient les nouveaux modèles et sont toujours très prisées hors d'Europe, tout en servant de valeur refuge sur le Vieux continent, dont le marché tend de plus en plus à se polariser entre marques "premium" et modèles à bas prix, le milieu de gamme ayant tendance pour sa part à s'effriter. Au premier semestre, Mercedes a atteint une marge opérationnelle de 8,7 % , BMW et Audi  de 11,5 % et Porsche 18,7 % !

 

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/09/2012 à 16:54 :
Quand un americain achete une mercedes il peut - si il veut - venir la chercher lui meme a Stuttgart ou il sera recu avec champagne et petits fours avec une plaque d´immat. temporaire pour aller passer quelques jours en Baviere a la fete de Bière.
Ensuite Mercedes lui expédira sa Benz par avion aux US lá où il habite .....
Le pire , cette mercedes coutera moins que si un allermand achetait la meme chez son concessionnaire Mercedes de Stuttgart.
a écrit le 10/09/2012 à 15:34 :
Cela confirme une chose en période de crise seul le secteur du luxe progresse et ce n'est pas propre à l'automobile .....et ce n'est pas Bernard Arnaud avec LVMH qui vous dira le contraire !!!.
a écrit le 10/09/2012 à 13:38 :
Ce qui barre la route à toute pénétration française dans ce segment ! Il faudra se contenter du moyen et bas de gamme en mettant la pression sur les coûts de production.
Réponse de le 10/09/2012 à 14:29 :
Et se faire laminer dans pas longtemps par les Coréens et les Chinois? La bagarre entre BMW / Audi / Mercedes met la barre haut dans le haut de gamme mais c'est là que les marges se font. si tu vend une auto 12000 euros tu peux pas faire 13000 euros de bénefs dessus. Une Mercedes ML AMG c'est 120 000 euros là tu as de la place pour de la marge. Il faut faire des autos qui font rêver, bien finie, avec des options payantes en pagailles. La gamme DS me semble pas être une catastrophe en terme de ventes.
a écrit le 10/09/2012 à 13:34 :
Les constructeurs allemands ont de vrais dirigeants, des ingénieurs expert en automobile. Les Constructeurs français n'ont pas de chance, ils maintiennent des faux dirigeants dont les connaissances de l'automobile sont de la plus profonde vacuité, ce ne sont que des comédiens qui jouent un "role" dans le pire film de catastrophe industrielle.
Réponse de le 10/09/2012 à 14:28 :
Tout à fait d'accord. On a fait la part belle aux financiers et gestionnaires de toutes sortes dans l'industrie française. Résultat : toujours à délocaliser, à externaliser, à baisser les couts pour améliorer le rendement de l'entreprise, sans vraiment se préoccuper de ce qu'on vend. Bagnoles, robots ménagers, ou fruits et légumes, c'est du pareil au même, pour ces gens-là. Pendant ce temps, de vrais industriels, de vrais ingénieurs, de vrais passionnés pilotent l'industrie allemande et raflent tous les marchés...
Réponse de le 10/09/2012 à 14:39 :
Je roule pour la FRANCE depuis longtemps et j'aime ça !
Réponse de le 10/09/2012 à 19:31 :
moi plus!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :