La chute du yen redonne des ailes aux constructeurs japonais... au grand dam des européens

Grâce au recul de leur devise depuis novembre, les firmes auto nippones revoient leurs perspectives de bénéfices à la hausse. Mauvaise nouvelle pour les concurrents du Vieux continent plombés par l'euro fort...
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L'euro fort handicape les exportations françaises?  Sans doute. La baisse du yen, elle, dope... les perspectives de résultats des constructeurs japonais! Après avoir profité pendant des décennies d'une devise sous-évaluée qui a largement favorisé leur expansion mondiale, les constructeurs auto nippons  ont pleuniché quelques années à cause d'un taux de change plus défavorable, Carlos Ghosn en tête. Le patron de Nissan - et de Renault -, a même régulièrement brandi la menace des délocalisations. Qu'à cela ne tienne, le yen  est désormais au plus bas depuis trois ans et les investisseurs s'attendent à la conduite d'une politique monétaire très agressive par la Banque centrale du Japon suite à l'importante pression exercée par le nouveau gouvernement.

Mazda double sa perspective de profits

Résultat: le constructeur Mazda annonce ce mercredi un doublement de ses estimations de profits pour l'année fiscale en cours 2012-2013 (1er avril-31 mars). La firme de Hiroshima espère dégager un profit net de 26 milliards de yens (250 millions d'euros), contre 10 milliards de yens jusque-là. Et Mazda met ouvertement en avant l'affaiblissement du yen depuis le mois de novembre, qui élève la valeur de ses revenus tirés de l'étranger, une fois convertis en monnaie nippone, et rend ses véhicules automatiquement plus compétitifs. Mardi, le numéro un auto mondial Toyota avait aussi sensiblement relevé ses prévisions de profits sur l'année fiscale en cours,  grâce... notamment de la chute du yen. La firme de Toyoda City s'attend désormais à 860 milliards de yens de bénéfice net (8,27 milliards d'euros) pour la période du 1er avril 2012 au 31 mars 2013, soit 80 milliards de yens de mieux qu'escompté. Un bonus bon à prendre, au grand dam de la concurrence européenne qui va souffrir de cette amélioration "gratuite" de la compétitivité nippone!

La baisse du yen contrebalance la chute des marchés européens

Certes, on ne gagne pas à tous les coups. Honda a ainsi dû... réviser ses prévisions très légèrement à la baisse en raison "de pertes sur des contrats conclus en devise étrangère". A cause d'une mauvaise analyse de l'évolution des taux de change. Mais les gains attendus de la récente chute du yen face au dollar et à l'euro permettront, selon le troisième constructeur nippon, de contrebalancer la chute du marché européen et les difficultés des entreprises japonaises dans leur ensemble en Chine. Quand la Banque centrale vole au secours de ses entreprises...

Ventes en hausse sur neuf mois

Certes, les bonnes performances financières globales des constructeurs japonais ne sont pas dues qu'à la récente baisse du yen. Toyota, Honda, Nissan mettent en avant des ventes en nette hausse grâce à des véhicules réputés fiables, des gammes très larges et une traditionnelle intercontinentalisation de leurs usines (sauf pour Mazda). Sur les neuf premiers mois de l'exercice (avril à décembre 2012), Toyota a enregistré un  bénéfice net quadruplé, à 648 milliards de yens (6,23 milliards d'euros), par rapport à il est vrai à une mauvaise année 2011 plombée par le séisme de mars 2011.  Honda a dégagé un bénéfice de 291,4 milliards  (2,77 milliards d'euros), en hausse de 108%. Mazda a vu sur neuf mois son résultat opérationnel afficher enfin un (petit) profit,  après un fort déficit l'année précédente. Mais il n'empêche...

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Commentaires 10
à écrit le 07/02/2013 à 14:45
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Est-il aussi normal qu'un pays de la taille du Japon soit premier ou deuxième producteur mondial d'automobiles ? N'y-a-t-il pas là quelque chose d'excessif ?

à écrit le 07/02/2013 à 14:28
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Baisser les taux pour faire baisser l'Euro, pourquoi pas ? Tant que l'inflation ne menace pas les économies des particuliers je ne vois pas d'inconvénients à ce que les taux baissent pour que le taux de change de l'Euro corresponde à la vrai valeur m...

à écrit le 07/02/2013 à 14:20
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En réalité, ce sont le dollar et ses devises affiliées qui sont dévaluées artificiellement. L'euro n'est pas trop élevé, au contraire, les interventions de la BCE au profit du secteur financier ont déjà dévalorisé la monnaie au détriment des salariés...

à écrit le 06/02/2013 à 19:21
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C'est bon pour Nissan donc pour Renault .....

à écrit le 06/02/2013 à 15:55
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Nous n'avons pas cette chance en France à cause de cet euro destructeur d'emploi qui ne sert en fin de compte qu'aux plus aisés de notre pays qui peuvent épargner. Le bas de laine des français atteint la somme colossale de 11000 milliards d'euros alo...

le 06/02/2013 à 21:49
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Les japonnais tireraient profit d'un yen bas mais dans les dernières années le yen fort n'a pas permis aux Français d'augmenter leurs ventes en Asie, curieux non ? Ces explications faciles ne sont jamais que des excuses qui ne s'appliquent d'ailleurs...

à écrit le 06/02/2013 à 15:28
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L'industrie automobile francaise n'a pas de soucis à se faire, le spécialiste de l'économie et de l'automobile le clown de montebourg veille sur eux.

à écrit le 06/02/2013 à 14:45
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Mais qui persiste à vouloir un euro fort en Europe?

le 06/02/2013 à 15:36
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Qui persiste à vouloir une guerre mondiale entre les monnaies? Jouer avec les monnaies se fait au détriment des peuples.

le 06/02/2013 à 20:09
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@polo : les centrales d'achat des grandes surfaces qui importent la plupart de leurs produits d'Asie, avec un euro fort, ils achetent plus avec moins et la difference va dans le fond de leurs poches.

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