Bruxelles accepte la garantie par l'Etat français de sept milliards à la Banque PSA Finance

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PSA Peugeot Citroën salue ce mardi le feu vert accordé par Bruxelles à la garantie de 7 milliards d'euros apporté par l'Etat français à sa filiale bancaire. Mais il y a des contreparties. Le groupe publie mercredi ses résultats semestriels.

A la veille de la publication de ses résultats financiers semestriels, très attendus, PSA a au moins une bonne nouvelle. Le groupe automobile français en crise a salué ce mardi le feu vert accordé par Bruxelles à la garantie de 7 milliards d'euros apportée l'an dernier par l'Etat français à sa filiale bancaire Banque PSA Finance (BPF) sur les titres de créances émis entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2016.

Autorisation provisoire

Bruxelles avait, en février, donné une autorisation provisoire sur une durée de six mois pour une tranche de 1,2 milliard, "qui avait été utilisé pour réaliser avec succès une émission obligataire de même montant le 25 mars", souligne le communiqué du constructeur tricolore. Considérant que cette aide allait profiter à l'ensemble du groupe, Bruxelles avait  toutefois exigé en échange la présentation d'un plan de restructuration pendant cette période.

Expert indépendant

En échange de l'agrément bruxellois, il est notamment prévu "un engagement relatif au retour à la viabilité du groupe. (...) Dans l?hypothèse où son endettement net viendrait à dépasser un seuil donné, PSA Peugeot Citroën serait amené à prendre les mesures appropriées pour réduire cet endettement". En outre, l'Etat français a accepté un "engagement de recueillir l?autorisation préalable de la Commission Européenne pour que PSA Peugeot Citroën et ses filiales puissent procéder à des acquisitions d?un montant supérieur à 100 millions d?euros par an". Enfin, il y a "l'engagement de Banque PSA Finance de ne pas diminuer la marge actuellement appliquée aux financements octroyés aux concessionnaires des réseaux Peugeot et Citroën". Le groupe fait savoir qu'il va nommer un expert indépendant pour aider Bruxelles à s'assurer qu'il... respecte ses obligations, plutôt contraignantes.

Discussions avec la banque Santander?

Selon le  Wall Street Journal du 22 juillet, PSA aurait entamé des "discussions préliminaires" avec la banque espagnole Santander, en vue de lui céder jusqu'à 50% de BPF. Ou de fusionner celle-ci avec les actifs de Santander. L'objectif : « Eliminer la dépendance (de PSA Peugeot Citroën) à l'égard de la garantie accordée l'an dernier à Banque PSA Finance par l'Etat français », écrivait alors le Wall Street Journal.

Consommation de cash

Le groupe PSA, allié de l'américain GM qui détient 7% de son capital, a vu son résultat opérationnel courant plonger dans le rouge de 576 millions l'an passé. Dans la seule division automobile, PSA affiche un déficit opérationnel de 1,5 milliard, soit une marge négative de 3,9%. Tout cela dû essentiellement à l'Europe. Et Philippe Varin, président du directoire du constructeur, a indiqué lui-même que le groupe consommerait encore 1,5 milliard d'euros de cash sur l'ensemble de l'année 2013. Le constructeur de l'avenue de la Grande-Armée à Paris - où est encore installé son siège social même s'il a été vendu l'an passé - en consommera également en 2014. Le retour à l'équilibre n'est pas prévu avant la fin de l'an prochain. Dans le meilleur des cas. Car cet objectif suppose un maintien de parts de marché en Europe. Or, ce n'est pas le cas actuellement.

 

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