Transition vers la voiture électrique : 40.000 emplois menacés en France
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Un ouvrier à l'usine Renault de Sandouville (Normandie).
Reuters
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Un ouvrier à l'usine Renault de Sandouville (Normandie).
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La transition vers la voiture électrique constitue un challenge industriel et technologique. Mais aussi un défi social. Dans une étude à laquelle La Tribune a eu accès, la Direction générale des entreprises (DGE) estime que 40.000 emplois sont menacés en France par cette révolution. C'est beaucoup, au regard des 330.000 employés de la filière.
Les constructeurs tels Renault et Stellantis sont directement concernés. Beaucoup de postes dédiés à la fabrication des véhicules thermiques sont, en effet, amenés à disparaître. « Les pertes d'emplois chez les constructeurs sont supposées être de 30% de l'emploi thermique, en lien avec le fait que l'assemblage d'un véhicule électrique nécessite moins de main d'œuvre », souligne la DGE. Les équipementiers, dont les cadors Valeo, OPMobility ou encore Forvia, sont aussi concernés. « Pour les autres entreprises de la filière, on considère que l'ensemble de l'emploi thermique est menacé par l'électrification des véhicules », poursuit l'étude.
Pour réaliser cette projection, la DGE suppose toutefois que le volume de véhicules produits en France - qui s'est élevé à 1,5 million en 2023, toutes motorisations confondues - demeure constant. Cela signifie que les disparitions d'emplois seront plus importantes si la production baisse. Mais elles seront bien moindres si l'objectif d'Emmanuel Macron de fabriquer 2 millions de véhicules électriques dans l'Hexagone en 2030 est tenu.
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Les stratégies des constructeurs et des équipementiers auront également un fort impact sur l'emploi. La DGE évoque notamment « le risque de transfert de certaines activités des sous-traitants à l'étranger, dans une logique de baisse des coûts ». Carlos Tavares, le patron de Stellantis, a récemment indiqué qu'il ne comptait pas mettre d'eau dans son vin concernant sa stratégie de forte réduction des coûts. Il s'agit, à ses yeux, d'un impératif pour pouvoir vendre, à terme, « une voiture électrique au prix du thermique » et être aussi compétitif que ses concurrents chinois, a lancé le dirigeant au début du mois, lors d'une visite de l'usine de Sochaux.
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