Le laboratoire américain BMS menace de supprimer des emplois en France

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BMS (UPSA) et d'autres laboratoires pharmaceutiques menacent de supprimer des emplois.
BMS (UPSA) et d'autres laboratoires pharmaceutiques menacent de supprimer des emplois.
Si la substitution du Dafalgan et des autres médicaments au Paracétamol est autorisée en France, le laboratoire supprimerait 550 emploi à Agen, selon le Wall Street Journal.

Dafalgan, mais aussi Doliprane, ou Efferalgan seront peut-être bientôt substituables par des génériques. Ce qui ne fait bien sûr pas l'affaires des laboratoires qui produisent ces médicaments à base de paracetamol. L'un d'eux, l'américain Bristol-Myers Squibb (BMS), qui emploie plus de 2.600 personnes dans l'Hexagone, dont 1.400 sur ses deux sites d'Agen menace même de supprimer des emplois. 

550 employés en moins?

Une telle mesure, envisagée parmi les pistes de réformes visant à réduire le déficit de l'Assurance Maladie, se traduirait "immédiatement par la suppression de 550 emplois" dans la ville du Lot-et-Garonne. C'est du moins ce qu'auraient affirmés des membres de la direction à des représentants du personnels lors d'une réunion, selon le Wall Street Journal

Déjà, l'entreprise, premier employeur du département, aurait gelé un plan d'investissement de 60 millions d'euros pour 2014 et 2015. La production du Dafalgan et d'autres médicaments à base de Paracétamol rapporterait à la maison-mère d'UPSA quelque 180 millions d'euros de chiffre d'affaires chaque année, selon le quotidien financier. 

Une procédure lancée en décembre

Plus largement, les autres acteurs de ce marché, et notamment Sanofi, se mobilisent eux aussi et évoquent dans la presse des suppressions d'emploi du même ordre

L'Autorité de la concurrence a proposé en juillet dernier que le paracetamol soit inscrit au répertoire des génériques, comme dans la plupart des pays d'Europe. C'est l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui est chargée de cette procédure. Celle-ci a d'ailleurs été lancée fin décembre. 

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Commentaires
a écrit le 22/02/2014 à 17:21 :
QUAND VOUS VOYEZ DES VM PRESENTER LE DAFALGAN EFFERALGAN AUX MEDECINS FAUT VRAIMENT QU ON ARRETE DE SE FOUTRE DE LA GUEULE DU MONDE
a écrit le 05/02/2014 à 17:15 :
La solution serait que l'on se débarrasse de cette sécu et que l'on ait des caisses privées ce serait moins cher et plus efficace. On se débarrasserait de ces incapables qui font des séminaires à l'île Maurice sur le dos des assurés.
a écrit le 05/02/2014 à 12:47 :
Encore un scandale de notre administration colbertiste: la transparence des décisions de l'administration devrait s'accompagner d'abord de la publicité des débats, mais aussi de la désignation démocratique des membre de la commisiion,...
a écrit le 05/02/2014 à 12:33 :
Comment transférer le déficit de la sécurité sociale sur celui des ASSEDICS.
C'est vrai que les fonctionnaires qui prennent les décisions (il faut tout de même bien justifier de son salaire) ne risquent pas de se retrouver à Pôle Emploi.
a écrit le 05/02/2014 à 11:46 :
Il ne faut pas accepter ce chantage innaceptable. Le travail de ces usines consiste à transformer de la poudre fabriquée (dans des conditions douteuses ?) en Inde ou en Chine: c'est uniquement du marketing et de l'emballage. Si déjà la Sécu finance des emplois, il faut rapatrier la production du médicament, ce qui permettra aussi de vérifier que le process de fabrication est conforme à la santé publique!
Par ailleurs le prix de 2 euros la boite est scandaleux: c'est un véritable racket. Elle pourrait être vendue à 1 Euro et ils feraient encore un super profit...
Réponse de le 05/02/2014 à 16:21 :
Effectivement, si je reprends votre théorie "transformer de la poudre fabriquée (dans des conditions douteuses ?)" et il évident que chez nous rien n'est douteux…… dernier exemple "la viande de cheval". De plus avant de vendre des médicaments cela représente des millions en coût de recherche, on peut avoir une opinion sans non plus tout dénigrer.
Réponse de le 05/02/2014 à 18:42 :
+ 1
Réponse de le 05/02/2014 à 21:23 :
@ Oups ; Les Français veulent moins de dépenses publiques...la santé est le gros_gros morceau...Les laboratoires se gavent bien au passage , alors .
a écrit le 05/02/2014 à 11:35 :
Un dilemme qui va donner mal à la tête à notre gouvernement.... Et surtout à Agen qui décidément fait l'actualité en matière de "paramédical"!
Wait and see!
a écrit le 05/02/2014 à 11:33 :
J'ai une autre proposition pour réduire le trou de la sécu, que l'argent de la sur-taxation des cigarettes parte vraiment à la sécu et non dans le pot-commun. Et quand je parle de taxation du tabac, je parle de celle déjà en place et non du projet de loi.
Réponse de le 05/02/2014 à 11:56 :
Ah bon, l'argent de la taxe sur le tabac, prévue pour aller vers la SS, n'irait pas ? Ce gouvernement serait-il malhonnête ?
a écrit le 05/02/2014 à 11:29 :
pas pour la supression du bon vieux doliprane , tout fou le camp hélas !
a écrit le 05/02/2014 à 11:07 :
Selon votre commentaire , il serait normal qu'une molécule tomber dans le domaine public . Reste propriétaire d'un laboratoire pour sauver des emploies ?
Si nous suivons votre raisonnement .Si au bout de 30 ans vous avez fini de payer votre emprunt pour votre logement , vous continuez a payer cet même somme a votre banque pour sauvé un emploi .
a écrit le 05/02/2014 à 11:01 :
Chantage à l'emploi. Typique d'entreprises qui vivent sur une rente.
En clair, ça veut dire que cette usine existe parce qu'elle est "subventionnée" par la SS, pour produire un médicament basique. BMS n'est pas seule dans ce cas et on attendrait des laboratoires (...et de nos champions nationaux) qu'ils fassent autre chose, et surtout de la recherche pour trouver de vrais nouveaux produits, plutôt que de se comporter en industriel rentier vivant aux crochets de la SS.
Réponse de le 05/02/2014 à 11:45 :
Le Chantage n'étant pas plus respectable ou légal que le Boycott, il est tout a fait envisageable d'amorcer une campagne en ce sens...
a écrit le 05/02/2014 à 10:28 :
Tout comme BMS, Novartis vient de fermer une usine aux USA et va délocaliser des milliers d'emplois en Inde. Il ne restera bientôt plus que des fonctionnaires et des syndicalistes en France.
Réponse de le 21/02/2014 à 20:54 :
On sera enfin entre CAMARADES ! continuons la lutte , mettons tous ces capitalistes dehors .

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