Dépakine : l'association de victimes porte plainte

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Fin août, le ministère de la Santé a reconnu que plus de 14.000 femmes enceintes avaient été exposées entre 2007 et 2014 et annoncé la mise en place d'un dispositif d'indemnisation pour les victimes.
Fin août, le ministère de la Santé a reconnu que plus de 14.000 femmes enceintes avaient été "exposées" entre 2007 et 2014 et annoncé la mise en place d'un dispositif d'indemnisation pour les victimes. (Crédits : © Regis Duvignau / Reuters)
L'association a porté plainte contre X pour comprendre comment cet antiépileptique, accusé d'être à l'origine de malformations du foetus, a pu être prescrit chez des femmes enceintes malgré les dangers connus.

Les victimes de la Dépakine montent au créneau. Elle a annoncé mercredi 21 septembre avoir déposé une plainte avec constitution de partie civile, afin d'obtenir l'ouverture d'une information judiciaire et la désignation d'un juge, afin d'établir les responsabilités dans ce "scandale" sanitaire.

"Malgré des plaintes individuelles de plusieurs familles, déposées il y a seize mois pour certaines, à ce jour, aucune date n'a été communiquée concernant une quelconque information judiciaire", a expliqué l'Association d'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anticonvulsivant (Apesac) dans un communiqué.

Cette plainte contre X vise à ce "qu'une information judiciaire soit ouverte et qu'un juge d'instruction soit nommé".

Il est "urgent qu'une enquête indépendante soit diligentée pour comprendre comment (...) la Dépakine et ses dérivés ont continué d'être majoritairement prescrits chez des femmes enceintes" alors que les dangers pour le foetus étaient connus, a souligné l'Apesac.

Risque élevé de malformations congénitales

La molécule en cause, le valproate de sodium, est considérée comme un médicament de référence, incontournable pour certains patients atteints d'épilepsie. Il est commercialisé par le laboratoire Sanofi depuis 1967, sous la marque Dépakine (il représente plus de 422 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel pour le groupe pharmaceutique) mais aussi sous des marques génériques (Mylan, Biogaran...). Il est également prescrit aux personnes souffrant de troubles bipolaires sous les noms de Dépamide et Dépakote.

Mais lorsqu'une femme enceinte prend ce médicament, son enfant présente un risque élevé - de l'ordre de 10% - de malformations congénitales mais également un risque accru d'autisme et de retards intellectuels et/ou de la marche, pouvant atteindre jusqu'à 40% des enfants exposés.

Plus de 14.000 femmes enceintes avaient été "exposées" entre 2007 et 2014

Plus de 12.000 enfants en France pourraient souffrir de ces séquelles, selon l'épidémiologiste Catherine Hill, qui a établi une estimation "prudente" à partir des ventes du médicament et du nombre de femmes enceintes traitées. Selon l'Apesac, qui alerte depuis 2011 sur les dangers du valproate de sodium, ce chiffre pourrait monter à "environ 50.000 enfants", décédés ou handicapés.

En février, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) a rendu un rapport qui pointe la "faible réactivité" de Sanofi et de l'agence du médicament ANSM, qui n'ont pas suffisamment informé des risques connus pour les patientes enceintes. Sanofi a pour sa part  estimé que les conclusions du rapport de l'IGAS "confirment que nous avons toujours fait preuve de proactivité, sous le strict contrôle des autorités de santé, pour actualiser, en fonction de l'évolution des connaissances scientifiques, l'information sur les possibles effets indésirables liés à l'utilisation du valproate de sodium", avait alors indiqué Sanofi.

Fin août, le ministère de la Santé a reconnu que plus de 14.000 femmes enceintes avaient été "exposées" entre 2007 et 2014 et annoncé la mise en place d'un dispositif d'indemnisation pour les victimes.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 23/01/2019 à 20:33 :
j'espère qui vont pouvoir faire quelque chose pour tout c'est victimes parce que ils savait très bien que le médicament avait des conséquence mois je suis une de leur victime j'ai pris leur médicament et j'ai u plain défait à cause de ça . et javais oublié tout les entorse à la cheville. ils y a des chercheure pour testé les médicament ils savait les effets pour quoi ils en non pas parler et interdit la vente . ils son penser qua l’argent . ils sen fout des victimes on est que leur cobayes
a écrit le 23/01/2019 à 20:21 :
bonjour, je m'appelle SOPHIE BAS j'ai 20ans quand jetai toute petite j'ai fait des crise d'épilepsie je tombè dans les pommes des que j'avais de la fièvre des que je prenez ce médicament javais des fourmi dans les doit , en dessous de la jambe j'étais bloqué dé que je m'asseyais je suis dixpraxique et j'ai une scoliose
a écrit le 22/09/2016 à 14:08 :
Les médecins ont la possibilité de prescrire ce qu'ils entendent, dans le respect des règles de l'art (probablement). Prescrire un médicament pour faire maigrir hors des son champ d'homologation ne conduit pas à des plaintes contre les médecins. Prescrire un médicament avec de sévères effets secondaires connus ne conduit pas non plus à des actions à l'encontre des médecins...Dans ce cas, il y a probablement défaut de conseil des médecins et des pharmaciens coresponsables de par la Loi.. Je suis favorable au plein respect des cas pour lesquels l'homologation a été délivrée.
a écrit le 22/09/2016 à 12:35 :
Espérons que les juges soient intraitable contre cette multinationale même si ils vont encore devoir affronter une armée d'avocats car si les laboratoires pharmaceutiques n'ont rien découvert depuis des décennies par contre elles investissent énormément dans leur service juridique et leur force de vente.

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