Quel est l'état de santé des biotechs et medtechs françaises ?

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Un tiers des biotechs françaises travaillent dans le développement de traitements en oncologie.
Un tiers des biotechs françaises travaillent dans le développement de traitements en oncologie. (Crédits : Reuters)
Le lobby France Biotech a publié le panorama 2016 des sociétés de biotechnologies et autres medtechs (dispositifs médicaux) françaises. Plusieurs signes d'évolutions positives du secteur sont à souligner.

Quel est l'état de santé des biotechs et medtechs françaises ? Lors d'une conférence de presse, mercredi 23 novembre, France Biotech, qui regroupe 216 sociétés spécialisées en développement de biomédicaments, dispositifs médicaux et diagnostics, principalement, a fait l'état des lieux du secteur des sciences de la vie. Si les entreprises françaises ne rivalisent pas avec les gens américains, celles-ci semblent gagner en maturité. Portrait-robot.

Une petite entreprise qui embauche

Bien que les acteurs du secteurs évoquent régulièrement les difficultés des sociétés innovantes qui se heurtent à "la vallée de la mort financière", les medtechs et autres biotechs embauchent. En moyenne, ces sociétés comptent 25 salariés, soit une hausse moyenne de 14% sur un an.

Une société qui a du mal à attirer le capital-risque

Sur les 1,6 milliard d'euros levés en 2015 (deux fois plus qu'en 2014), seuls 14% du cash proviennent d'investissements en capital-risque. 616 millions d'euros provenaient des introductions en Bourse en Europe, et 803 millions d'euros ont été générés à la suite de l'accès aux cotations en Bourse. En 2016, les sommes levées devraient être plus faibles, en raison d'un ralentissement sur les marchés boursiers. Mais les investissements en capital-risque seront plus conséquents: ils représentent déjà 250 millions d'euros sur les neuf premiers mois de l'année.

"A partir de la phase III, cela coûte trop cher"

Malgré des sommes levées en progression, 67% des sociétés interrogées par France Biotech sont en recherche de financement pour financer les essais cliniques. Et pour 46%, il s'agit de la préoccupation numéro un.

"A partir de la phase III, cela coûte trop cher", relève néanmoins Maryvonne Hiance, présidente de France Biotech et également vice-présidente de la biotech OSE Immunotherapeutics. A ce moment-là, les biotechs "vendent les droits de leurs médicaments à des laboratoires pharmaceutiques", déplore-t-elle. En 2015, sur les 91 partenariats nationaux et internationaux réalisés, 39 concernaient des accords de licences sur des produits de santé.

Des progrès : 65 produits en phase II en 2015, contre 42 en 2014

Un tiers des biotechs françaises travaillent dans le développement de traitements en oncologie, le domaine thérapeutique le plus en vue actuellement dans l'industrie pharmaceutique. Les autres domaines thérapeutiques investis sont les maladies infectieuses (15%) et le système nerveux central (10%). Concernant les medtechs, celles-ci se centrent principalement sur la chirurgie orthopédique (20%).

Sur les 337 produits des biotechs, la majeure partie est en preuve de concept (100) ou en phase préclinique (99). Néanmoins, "de plus en plus de produits sont en phase II d'essais cliniques, ce qui est positif", juge Maryvonne Hiance. On retrouve 65 produits à ce stade en 2015 contre 42 un an plus tôt.

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