Coût d'arrêt aux énergies renouvelables en Espagne

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Le nouveau gouvernement Rajoy, en pleine disette budgétaire, a décidé de supprimer ses aides à tout nouveau projet.

Le gouvernement du nouveau Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a pris il y a quelques jours une décision drastique, en supprimant toutes les subventions aux nouveaux projets éoliens, solaires, ou encore d?énergie produite à partir de déchets. Le décret, qui n?est pas rétroactif, sera levé dès que « le contexte énergétique le méritera ».
En 2011, les producteurs d?énergies renouvelables espagnols ont perçu 6,4 milliards d?euros de subventions. Ce nouveau décret doit permettre au gouvernement d?économiser 160 millions d?euros par an.
Très décriée par les associations de producteurs, qui affirment que des milliers d?emplois sont en danger, cette mesure ne devrait pas remettre en cause l?atteinte des objectifs fixés pour 2020. L?Espagne, championne européenne de l?éolien, a d?ores et déjà produit en 2011 33 % de son énergie à partir de sources renouvelables. Et de, malgré de précédents changements brutaux en matière de politique de soutien : il y a un an, une baisse des tarifs du solaire était intervenue de façon rétroactive, et en octobre dernier, c?est l?éolien qui avait vu ses aides réduites de 40 %.
Déjà en 2008, des mesures rétroactives dans le secteur solaire avaient conduit à des dizaines de milliers de suppressions d?emplois.
 

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Commentaires
a écrit le 14/02/2012 à 12:42 :
Wahou 33% ! Quand je pense que des experts nous expliquaient il y a quelques années que la production depuis les sources renouvelables ne pourrait pas atteindre un pourcentage significatif ! Méfions nous de ces experts là !
a écrit le 06/02/2012 à 18:52 :
(77 J avant) Doit y voir l'effet d'une économie en difficulté ou plutôt un lien de cause à effet entre la visite du orésident Français, l'aide apportée par les magasins Carrefour et une vision moins tranchée entre les progrés réalisés par l'espagne en matière d'énergie renouvelable et la volonté Française d'étouffer cette énergie, du moins pour que la différence de politique énergétique ne soit pas trop criante. Et garder l'espoir d'un retournement de situation. Nous pouvons donc nous intérroger sur tout cela daéns la mesure où l'Espagne à besoin de creéer de l'emploi et que les énergies nouvelles restent une vraie solution dans un régistre de relance économique.
a écrit le 06/02/2012 à 13:13 :
Encore une politique de courte vue. Bizarre le 33% mais couper brutalement le nerf de la réussite! Les chinois se frotte par avance les mains. Pas d'inquiétude eux ne changent pas de cheval sans réel motif.
a écrit le 05/02/2012 à 23:58 :
Cette irascibilité vis-à-vis de ces autres énergies principalement avec l'éolien et le solaire,me paraissent factices pour ne pas dire suspectes. Car enfin ce sont des énergies produites par la nature qui vont devenir de plus en plus performantes. Ces oppositions n'existent pas dans d'autres pays comme par exemple l'Allemagne. Ne sont-elles pas orchestrées par de puissants lobbys qui n'ont aucun intérêt à leur développement ? C'est une question. Réponse attendue des spécialistes.
Réponse de le 13/02/2012 à 23:08 :
Votre connaissance de la situation doit être livresque. Allez sur le terrain vous enten drez un autre son de cloche. Le lobby vert allemand n'est pas l'allemagne et si certains sont pour les éoliennes on ne compte plus les procès pour qu'on "les installe ailleurs qu'à coté de chez eux
a écrit le 05/02/2012 à 17:04 :
<<L?Espagne, championne européenne de l?éolien, a d?ores et déjà produit en 2011 33 % de son énergie à partir de sources renouvelables>>
Au mieux, et ce serait déjà bien, 33% de son électricité. soit quelques % de son énergie totale consommée. Ca fait trente ans que "95%" des journalistes confondent énergie et électricité, alors changez de métier !
a écrit le 05/02/2012 à 0:12 :
C'est une très mauvais choix de changer continuellement et radicalement de direction sur ce type de sujet comme d'autres. Il fallait revoir et améliorer la situation mais stopper brutalement par décision purement politique populiste intéressée de très court terme et courte vue est toujours une erreur. Ca va se traduire par des entreprises qui ferment, du chômage, des technologies qui ne seront pas développées et finalement l'Espagne qui exportait aura dans plusieurs cas à importer. Ca rappelle la France dans les années 80 sous Mitterand et Chirac où l'on a réduit et supprimé les pourtant très maigres budgets aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique et on a râté le développement très favorable de l'Allemagne notamment dans ce domaine, ce qui est désormais beaucoup plus coûteux voire non rattrapable à présent et nous fait perdre des centaines de milliards et de nombreux emplois pérennes et ne nous permet pas d'abaisser rapidement notre facture énergétique pourtant essentielle à la compétivité.
a écrit le 04/02/2012 à 19:37 :
Ils ont raison, 300000 euro pour une éolienne qui ne marche que 25% du temps, il faut arreter ca, on gaspille notre argent, tu m'étonnes que les facture augmente. ces salete pollue les oreille et la vue. y en a qui commencent à les faire sauter à l'explosif.
Réponse de le 05/02/2012 à 0:46 :
Pour info l'électricité éolienne et solaire coûte moins cher en France que celle issue d'un Epr actuel. Elle est plus compétive y compris que le gaz en Amérique latine par exemple ou que le gaz du Quatar et que le charbon en Inde (voir les derniers appels d'offres en éolien au Brésil et en solaire en Inde, pour ne citer que ces seuls grands pays où le gaz et le charbon étaient jusqu'à présent les énergies pourtant les moins chères). De plus le solaire a encore un potentiel de baisse très important et l'éolien également dans une moindre mesure. Donc si vous voulez payer moins cher vos factures, n'oubliez pas qu'après une période d'investissements vient celle des bénéfices et que la facture en France augmente peu à cause du renouvelable mais à cause du nucléaire qui a 27 ans d'âge moyen contre une durée initiale prévue d'une trentaine d'années.
Réponse de le 05/02/2012 à 18:04 :
tiens donc, le rapporte de la cour des comptes dit le contraire ...
55-60 le nucleaire actuel
70-80 le renouvellable
par contre 75-90 pour l'epr ... mais lui il produit pas grand chose encore

faut apprendre à lire ...
Réponse de le 06/02/2012 à 0:18 :
Oui il faut apprendre à lire en effet ! Je parle d'un "epr" actuel
Réponse de le 06/02/2012 à 11:20 :
@cour des comptes

don't feed the troll

quoique ... un epr actuel ... mdr ...
Réponse de le 06/02/2012 à 16:25 :
Faux: le nucléaire n'était pas prévu pour une trentaine d'année, mais pour 60, à condition toutefois que chaque réacteur subisse une maintenance décennale et obtienne l'autorisation de l'ASN. C'est un peu comme une bagnole qui peut rouler 10 ou 15 ans mais doit subir entretien et contrôles techniques...
a écrit le 04/02/2012 à 4:41 :
Le secteur de la production énergétique a pourtant un bel avenir; l'énergie est un besoin essentiel et les ressources traditionnelles (pétrole, gaz, charbon... ) sont condamnées a court terme. Ce qui pourrait justifier la décision des espagnols: si l'éolien se révèle une technologie perdante. Le futur appartient aux plus innovateurs et selon moi, a moyen terme la solution se trouve du coté du nucléaire propre, soit les centrales au thorium, soit la fusion ( chaude ou froide).
Réponse de le 04/02/2012 à 8:18 :
Le problème c'est que tout est importé, soit de Chine soit d'Allemagne. Donc déficit de la balance commerciale et par consequent déficit budgetaire.
De plus les aides coûtent cher aussi.
Réponse de le 05/02/2012 à 0:37 :
@ Déficit : non les espagnols exportent largement dans les énergies renouvelables et ont développé des fleurons industriels. Ils ont également tout un tissu d'entreprises très innovantes dans ce domaines et c'est sans doute une erreur de venir tout casser de façon brutale alors que ces technologies sont compétitives dans environ 50% des pays du monde actuellement et les prix vont continuer à baisser. C'était donc peut être un peut trop tôt et brutal pour beaucoup trop d'entreprises et les dégâts peuvent être pire qu'une politique plus avisée.
@ AAubut : la filière thorium ne peut pas se développer seule et pose également
plusieurs problèmes des très long terme. La meilleure solution est une combinaison de plusieurs procédés comme le préconisent par exemple le Cnrs et le Cea en France etc mais ce n'est pas sans jamais dangers ni inconvénients non plus et là se pose le problème de la compétitivité et des coûts qui resteront élevés et désormais moins compétitifs que la plupart des énergies renouvelables. Et quant à la fusion, coûts énormes et risques de déceptions comme disait le regretté Charpak pourtant très pro-nucléaire. Voir pour infos un très bon article sur le sujet : http://leblogalupus.com/2011/04/02/nucleairefiliere-thorium-quelques-avantages-et-inconvenients-?-le-cas-francais-par-olivia/

a écrit le 03/02/2012 à 21:44 :
... menacera l'Espagne de représailles économiques quand elle sera ministre de l'environnement. Rajoy en tremblera de peur !!!!!!!
a écrit le 03/02/2012 à 20:11 :
"coût d'arrêt"?! Coup d'arrêt, peut-être?
a écrit le 03/02/2012 à 16:52 :
Coût ou coup ? Une mauvais coup pour l'orthographe...
Réponse de le 03/02/2012 à 19:44 :
Lapsus révélateur de la part du journaliste, sans doute.
Il faut dire que les temps s'y prêtent (TVA sociale, CSG...)

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