Vestas : Quatrième vague de licenciements pour le leader mondial de l'éolien

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Le danois Vestas, numéro un mondial de l'éolien, qui avait déjà engagé une vaste restructuration en janvier, annonce 1.400 suppressions d'emplois supplémentaires.

L'hécatombe se poursuit dans les énergies renouvelables. Après les pertes et les faillites annoncées ces derniers jours par des groupes de photovoltaïques allemands, c'est au tour de l'éolien d'afficher des difficultés redoublées. Le leader mondial Vestas a annoncé mercredi devoir "intensifier" ses efforts pour s'adapter à une conjoncture difficile l'an prochain, et prévoir ainsi "le licenciement de 1.400 employés supplémentaires".

Une 4ème vague de licenciement
En janvier, le groupe danois avait déjà annoncé la suppression de 2.335 postes. Vestas table désormais sur des effectifs de 19.000 employés à la fin de l'année, contre 20.400 précédemment prévus. Et il pourrait ne pas s'arrêter là. Le groupe a confirmé mercredi qu'il pourrait encore supprimer 1.600 emplois supplémentaires aux Etats-Unis, si le système de crédit d'impôts actuellement en cours n'était pas prolongé au-delà de 2012. Vestas avait déjà supprimé 3.000 postes en octobre 2010, et 1.900 en avril 2009.

Cette nouvelle vague de licenciement permettra à l'entreprise "d'être rentable en 2013", espère le groupe. Vestas a enregistré une perte d'exploitation de 164 millions d'euros au premier semestre 2012, contre un bénéfice opérationnel de 8 millions sur la même période l'an dernier. Ses pertes nettes se montent à 170 millions d'euros sur les six premiers mois 2012 contre une perte nette de 166 millions d'euros sur l'ensemble de 2011.

Une vive concurrence chinoise
Comme ses confrères du photovoltaïque, Vestas est confronté à une vive concurrence d'acteurs chinois, comme Sinovel ou Xinjiang Goldwind Science & Technology, mais aussi de groupes européens comme l'allemand Nordex, sur des marchés européen et américain affectés par les baisses drastiques de subventions publiques. Le marché chinois, en forte croissance, reste lui relativement fermé aux groupes occidentaux. Vestas a également été pénalisé par des problèmes de production dans sa nouvelle usine allemande de Travemünde, en Allemagne, qui l'avaient d'ailleurs mené à émettre un avertissement sur ses résultats fin 2011.

Une crédibilité financière entamée
Enfin, le numéro un mondial de l'éolien a largement entamé sa crédibilité auprès des marchés financiers en révisant plusieurs fois à la baisse ses objectifs l'an dernier et en abandonnant son objectif « Triple 15 », qui prévoyait un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros et une marge d'exploitation de 15 % en 2015. Pour l'année 2012, Vestas table aujourd'hui sur un chiffre d'affaires situé entre 6,5 et 8 milliards d'euros. Il maintient son objectif d'une marge d'exploitation entre 0 et 4%. Une partie du management a été remplacée fin 2011.
 

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a écrit le 27/08/2012 à 10:09 :
vu la pendémie de ventilateurs qu'on a en France, subventions et prix garantis ...je ne comprend comment ils peuvent avoir des difficultés !!!? trop facile , mauvaise gestion , magouilles , enveloppes , courruption , filiales et sociétés écrans etc etc ... où passe l'argent de contribuables et abonnés EDF !!!?
Réponse de le 29/08/2012 à 9:58 :
N'importe quoi...ce n'est pas les contribuables qui paient les machines tu dis n'importe quoi...
a écrit le 22/08/2012 à 16:41 :
Le succès se poursuit dans les licenciements renouvelables !!!!! fifi et nini les aides publiques..... par contre les impôts renouvelables pas de soucis !
a écrit le 22/08/2012 à 15:50 :
Le système allemand de financement "occulte" des entreprises tombe et fait payer ses pots cassés à d'autres. Siemens qui se bat contre des vents qui semblent souffler contre lui de plus en plus fort ne produisant pourtant aucune énergie de sa part casse les prix sur les marchés. Fournisseurs et utilisateurs danois ou espagnols sont au calvaire.
a écrit le 22/08/2012 à 15:25 :
Quelle mauvaise foi dans le chapeau de cet article !
Le secteur des ENR a une croissance annuelle de 15%, continue à créer énormément d'emplois et vous parlez "d'hécatombe qui continue..."
Les ENR représentent 450 000 emplois en Allemagne pour 26% de leur consommation électrique
Rapporté à la France cette même production couvrirait 31% de notre consommation.
Rien qu'en créations d'emplois, nous avons un rapport de 1 à 3 en faveur des ENR pour le nombre d'emplois créés!
Réponse de le 22/08/2012 à 16:46 :
la décroissance des aides publiques remet les pendules à l'heure !
Réponse de le 06/10/2012 à 0:35 :
Le nucléaire est largement aidé par l'Etat et le sera encore (EDF n'a pas prévu assez pour le démantèlement).
Alors que les ENR, une fois bien installées, n'auront plus besoin de l'Etat.
a écrit le 22/08/2012 à 14:15 :
Le Monde commente un interview de dirigeants de Total sur la progression espérée de pétrole d'ici 2025 et un possible pic pétrolier... Les énergies éoliennes et solaires ont une utilité, mais le marché du neuf a été perturbé par des subventions délirantes. C'est pour moi la conclusion que l'on peut tirer des difficultés des producteurs...
a écrit le 22/08/2012 à 13:56 :
Comparer le prix de l?électricité produite par l'EPR, d'ailleurs toujours très inférieur, y compris le démantèlement et la gestion des déchets, à celui de l?éolien, même terrestre, technologie pourtant mature, ou du solaire, n'a pas vraiment de sens. En effet, ces énergies intermittentes ne remplaceront les centrales à gaz, au charbon, ou nucléaire que lorsqu'elles pourront être associées a des moyens de stockage massif de l?énergie aptes à compenser leur intermittence.
Réponse de le 22/08/2012 à 14:26 :
Vu l'inconnue économique que constitue le coût véritable du démantelement des centrales nucléaires, y compris l'EPR, le secteur du nucléaire constitue une forme de roulette russe économique. Sans compter la certitude de la faillite en cas d'accident grave dans une centrale. Et je ne parle pas des conséquences pour le pays sur le territoire duquel l'accident se produit...
Réponse de le 22/08/2012 à 14:27 :
Les solutions de stockage existe : pompage/turbinage, production de gaz avec l'énergie en surplus, Production de fluide calorique etc...
Encore faut-il vouloir les mettre en oeuvre ça rajoute un coup supplémentaire a l'installation de base.
Réponse de le 22/08/2012 à 14:41 :
Par ailleurs le coût EPR+démantèlement+ déchets est largement supérieur a l'éolien et sans doute bientôt au solaire. 7MDS la construction, 5MDS le démantèlement fait dans les règles de l'art (vu qu'ils en sont à 2,5 Mds les allemands avec leur centrale en ex-allemagne de l'est pour 1/2 du projet). Quand à l'enfouissement (qui n'est pas une vraiment une solution) le projet a Bure tourne autour de 34 MDS. Le fait d'avoir baptisé "matière valorisables" des déchets pour les abandonner n'est pas non plus une réelle solution. Donc se coût des déchets est encore inconnu. Georges est donc un bon français fan de la propagande d'état. Mais le réel c'est que EDF n'a que 8 MDS en stock pour faire face à plus de 55 démantèlements vs 40MDS de dettes + 30 MDS de d'emprunts non remboursables... Encore une belle crise en perspective.
Réponse de le 22/08/2012 à 15:24 :
Vu le coût que va atteindre l'énergie en général, au moins, cela sera positif car la construction de nouvelles centrales et autres productions de courant dites vertes ne sera plus nécessaire. Soit, la débauche sera terminée. Et la planète vivra un peu plus longtemps.
a écrit le 22/08/2012 à 13:11 :
Les chinois semblent dominer sur le solaire et l'éolien, il faut dire qu'ils y mettent les moyens. Je me demande toutefois si la qualité est identique. Par contre le fait de produire moins cher ces équipements ça permettra sans doute d'arriver à un coût du KW plus concurrentiel avec les autre formes d'énergies. D'autant que le gaz et le pétrole reste cher en Europe.Et que l'EPR est hors de prix se qui donne un coût du KW équivalent sans avoir les avantages de ces technologies "écolos".
Réponse de le 22/08/2012 à 14:23 :
Pour le solaire, en matière de qualité, d'après des retours, les Chinois semblent à la hauteur. (hélas...) Pas de pièces mobiles dans les panneaux, ce qui aide.
Réponse de le 22/08/2012 à 15:20 :
Les Chinois à la hauteur...?? J'attends vos sources fiables avec une impatience extrême. Ce saurait en effet la toute première fois...
Réponse de le 22/08/2012 à 16:10 :
Dans l'éolien chinois, tout n'est pas encore à la hauteur, mais c'est le cas pour d'autres pays et sociétés. Par contre des tests comparatifs faits sur des panneaux Suntech par exemple démontrent leur rendement élevé comme leur qualité. Pour mémoire ce ne fût pas toujours le cas pour des panneaux japonais, conçus pour certains climats. Donc le niveau des chinois dans les renouvelables progresse rapidement. Des toutes façons et comme pour tout, çà variera toujours d'une marque ou d'un produit à l'autre. Les chinois ont souvent des chaînes de production solaires (souvent allemandes ou suisses) plus modernes que les allemands qui n'ont pas renouvelé leurs équipements.
Réponse de le 22/08/2012 à 18:37 :
La modernité n'a AUCUN rapport avec la qualité. (et c'est parfois souvent le contraire). Vous n'y connaissez donc rien en industrie. Par contre, j'attends les sources toujours avec impatience, et surtout, il m'intéresserait FORTEMENT de connaître les résultats de tests de LONGEVITE... Histoire de rire 5 minutes. Car les ampoules basse conso, là, déjà, nous sommes "servis"...

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