Vestas, le roi déchu du vent

 |   |  333  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Bloomberg)
Numéro un mondial du secteur depuis 2000, le fabricant danois d'éoliennes a cédé son trône à l'américain General Electric en 2012 selon une étude.

Il rétrograde à la deuxième place. Alors qu?il caracolait à la tête du secteur éolien depuis 2000, le danois Vestas a cédé sa place à l?américain General Electric en 2012, selon une étude de BTM Consult, une filiale basée à Copenhague du groupe d'études sectorielles Navigant.

Après douze années de règne ininterrompues, le géant danois paye ainsi ses difficultés actuelles, tandis que son concurrent General Electric Wind (filiale du géant américain), a lui profité du dynamisme du marché aux Etats-Unis, où les installateurs ont longtemps cru que des mesures de soutien ne seraient pas renouvelées. Selon BTM, on retrouve deux allemands en troisième et quatrième position: Siemens (neuvième en 2011), puis Enercon (cinquième en 2011). Le Top 5 est complété par l'indien Suzlon Group, qui grimpe d'un cran dans le classement mondial.

Une surestimation de la croissance du secteur éolien

Analyste chez Navigant, Aris Karcanias souligne à l?AFP que cette perte de leadership constitue "un coup dur pour Vestas". Toutefois, "tout n?est pas noir", juge-t-il, car "GE a profité de sa domination sur son marché national, et Vestas a réussi à porter ses installations à 6,2 gigawatts en 2012, contre 5,2 GW en 2011" et est moins dépendant d'une zone géographique.

En 2012, Vestas a fait état d?un exercice particulièrement difficile, après avoir surestimé la croissance du secteur des éoliennes. Une semaine auparavant, il a annoncé une perte nette de 963 millions d'euros en 2012 (un montant multiplié par six en un an), et a anticipé une année 2013 difficile. Toutefois, le chiffre d'affaires du groupe danois s?est inscrit en hausse de près de 23% à 7,216 milliards d'euros. Ditlev Engel, le PDG du groupe, a jugé que les quatre plans de restructuration engagés par Vestas ont porté leurs fruits. En deux ans, le groupe a réduit la masse salariale de 22%, soit près de 6.500 emplois sur 18.000.

Lire aussi : Vestas multiplie sa perte par six, mais son action bondit en Bourse

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/02/2013 à 19:35 :
Parce que l'éolien c'est du vent, c'est aléatoire. Rien ne remplacera un bon réacteur nucléaire.Non, je déconne, la solution est dans la réduction de notre consommation énergétique et de notre consommation tout court.
Réponse de le 12/02/2013 à 9:06 :
commence alors par eteindre ton ordi, montre l'example.
a écrit le 11/02/2013 à 19:16 :
L'éolien est un formidable vecteur de croissance, et vu partout comme tel sauf en France ou bien évidement on a tout mieux compris qu'ailleurs et ou on pense que c'est le nucléaire qui représente l'avenir....et du coup on y méprise l'éolien.
Le nucléaire combien de divisions? -55réacteurs en 2012
L'éolien? L'équivalent de 440 réacteurs nucléaire en puissance construite en 2012.
C'est la première énergie installée au US, la 2ème en Chine, la 2eme en Inde, la 2ème au Brésil, la 1ère en Europe, etc....
Réponse de le 12/02/2013 à 9:08 :
...dit le gars qui habite loin de tout secteur venté et qui serait le premier a raler si il avait une éolienne de 25m dans le jardin.
Réponse de le 12/02/2013 à 10:10 :
Désolé Bob, mais au-delà de 12m de haut c'est 500mètres de toute habitation. Au très fond de mon jardin alors, puisque c'est la loi. Et pourtant ça ne me dérangerai pas du tout, j'en ai déjà 9 de presque 100mètres de haut qui sont entre 800 et 2km de chez moi depuis presque 10ans et ça me plaît beaucoup.
Quand je sors de chez moi pour aller au travail, je sais à peu près quel temps il va faire dans la journée à force :)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :