La transition énergétique, une "planche de salut" pour l'économie française ?

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Les entreprises françaises, du leader mondial à la start-up, sont prêtes à offrir des solutions susceptibles de générer de substantielles économies d'énergie. Ce nouveau marché pourrait favoriser d'importantes créations d'emplois si l'on investissait massivement dans la rénovation des logements et les transports du futur. Ce qui suppose de faire évoluer les mentalités et de dégager des moyens dédiés en cette période de crise des finances publiques et du pouvoir d'achat.

Il y a tout juste un an, le gouvernement organisait sa première Conférence environnementale et donnait le coup d'envoi du débat national sur la transition énergétique (DNTE). Il s'agissait de mettre le pays sur la bonne voie pour diminuer sa dépendance aux énergies fossiles et sa facture d'importations pétrolières ; respecter ses engagements européens en matière d'émissions de gaz à effet de serre et rester cohérent avec le facteur 4 (division par quatre de ces émissions entre 1990 et 2050) ; faire passer la part du nucléaire dans sa production d'électricité de 75 % à 50 % à l'horizon 2025, tout en créant de l'emploi et en préservant la compétitivité de nos entreprises.

Mais en s'interdisant d'exploiter les gaz de schiste, faute de technique alternative à la fracturation hydraulique, jugée traumatisante pour l'environnement.

François Hollande et Jean-Marc Ayrault affirmaient à cette occasion leur ambition de faire de la France « le pays de l'excellence écologique ». Un an et un ministre de l'Énergie et de l'Écologie plus tard (le troisième depuis le début du quinquennat), c'est peu dire que le compte n'y est pas.

Fin juillet, le débat sur la transition énergétique, pollué par les deux questions sensibles de la place du nucléaire et de l'opportunité ou non d'exploiter les gaz de schiste, s'est achevé sous la pression du Medef par une synthèse des principaux enjeux, au lieu des recommandations attendues.

L'énergie ne figure même pas au programme de la deuxième Conférence environnementale. Quant au projet de loi qui devait initialement être présenté cet automne, il ne sera pas examiné avant l'été prochain, pour une mise en œuvre au plus tôt fin 2014, voire début 2015. Et aux dernières nouvelles, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ne figurera pas dans la loi.

Enfin, la fiscalité écologique (contribution climat énergie, alourdissement des taxes pesant sur le diesel), considérée comme l'un des leviers essentiels de la transition, a suscité ces dernières semaines pas mal de cafouillages... mais guère de signes du verdissement annoncé.

Le tableau est moins noir si l'on regarde du côté de la consommation, au moins aussi essentielle dans la transition que le côté production qui cristallise toutes les tensions. En effet, les entreprises françaises débordent d'idées pour faire baisser cette consommation de façon drastique dans les deux secteurs les plus gourmands, le bâtiment et les transports.

Vers une économie de la sobriété énergétique

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(Source : contribution de l'Ademe à l'élaboration de visions énergétiques 2050 / Illustration : ASK Media)

Rénover 500.000 logements par an

43 % de la production d'énergie primaire sont engloutis dans les maisons individuelles, les immeubles collectifs, les bâtiments publics, les immeubles de bureaux... Le résidentiel et le tertiaire figurent donc tout naturellement en tête des programmes gouvernementaux.

Au Plan bâtiment Grenelle lancé par le gouvernement précédent a succédé le Plan bâtiment durable. Toujours confié à l'avocat Philippe Pelletier, il vise la rénovation thermique de 500 000 logements par an (à comparer avec un rythme actuel de 170 000).

Côté technique, les entreprises répondent présent. Isolation thermique, gestion fine des consommations, pilotage automatique ou à distance, équipements thermiques ultra-performants... les pistes ne manquent pas pour rendre les bâtiments nettement moins gourmands en énergie.

Fabricants de matériaux en tête, les industriels de l'efficacité énergétique passive promettent de spectaculaires économies grâce à une meilleure isolation des bâtiments. Les spécialistes de l'efficacité active, qui repose sur la mesure et le pilotage des consommations, mettent quant à eux en avant des investissements moins lourds et des temps de retour sur investissement plus rapides. Une chose est sûre, l'innovation bat son plein.

Chez Saint-Gobain, François Michel, directeur du plan, s'enorgueillit de figurer parmi les 100 entreprises les plus innovantes au monde. Ses efforts de R&D visent en premier lieu à diminuer l'impact de l'habitat sur l'environnement, en s'attaquant aux 80 % d'énergie consommés par le chauffage et la climatisation d'un logement.

En renvoyant le rayonnement infrarouge vers l'intérieur, ses vitrages à couches divisent la déperdition d'énergie par huit tout en limitant les besoins en éclairage. D'autres vitrages s'obscurcissent automatiquement ou sur commande et diminuent le recours à la climatisation.

Saint-Gobain planche aussi sur de véritables ruptures technologiques telles que les panneaux sous vide ou les aérogels de silice aux performances énergétiques démultipliées dans des proportions sans commune mesure.

Mais ces solutions ne pourront être pleinement exploitées tant que la France ne se sera pas convertie à l'isolation par l'extérieur. Cette pratique, qui représente un chiffre d'affaires annuel de 20 milliards d'euros en Allemagne, stagne à 200 millions d'euros en France.

En cause, le manque d'information des citoyens concernant ces techniques auxquelles ils ne sont pas habitués, mais aussi les besoins de formation des artisans. Pour y répondre, Saint-Gobain, comme ses concurrents, utilise ses réseaux de distribution (Point P, Lapeyre) au contact direct des artisans, et délivre dans ses locaux des formations homologuées par les fédérations (FFB et CAPEB). Mais les besoins de formation, gigantesques, ne peuvent être du seul ressort du secteur privé.

Où faire porter les efforts ?

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(Source : contribution de l'Ademe à l'élaboration de visions énergétiques 2050 / Illustration : ASK Media)

Viser la performance énergétique active

Didier Hervé, vice-président en charge de l'éco-business chez Schneider Electric, dispose d'un argument massue en faveur de la performance énergétique active : le siège social du groupe à Rueil-Malmaison, par ailleurs à la pointe de la performance énergétique, a vu sa consommation divisée par deux dès qu'il a été équipé en système de mesure.

Grâce à des capteurs quasi invisibles (qui peuvent d'ailleurs être utilisés pour les bâtiments historiques) et quasi autonomes en énergie, on peut désormais connaître jusqu'à la consommation de chaque occupant d'un bâtiment tertiaire.

Accompagnée de benchmarks et de préconisations, cette mesure très fine peut facilement générer de 15 à 40 % d'économies, avec des temps de retour sur investissement inférieurs à cinq ans.

Dans le résidentiel en revanche, où l'électricité reste impalpable, « la proposition d'efficacité énergétique active a l'avantage de s'accompagner d'une promesse de confort », assure Didier Hervé.

Une étude Opinion Way commandée par Rexel, qui se présente comme le leader mondial de la distribution professionnelle de produits et services pour le monde de l'énergie, a confirmé le rôle essentiel du consommateur dans la transition énergétique, à condition cependant de lui proposer des solutions simplifiées, compatibles les unes avec les autres, évolutives et synonymes d'un meilleur confort.

Des impératifs auxquels répond B. Domo de Bouygues Telecom. Ce portail domotique permet en effet aux habitants d'un logement de suivre leur consommation, de bénéficier de conseils pour les réduire, mais aussi de se comparer à d'autres familles et même de participer à des concours d'économies d'énergie, tout en incluant d'autres services tels que la télésurveillance.

Aux dires des professionnels, mises bout à bout et généralisées, ces solutions pourraient avoir un impact considérable en termes d'économies d'énergie et de création d'emplois.

Dans l'ouvrage qu'il publie début octobre, Énergie 3.0, transformer le monde énergétique pour stimuler la croissance, Rudy Provoost, le président de Rexel, estime ainsi que 30 % de la part de la facture énergétique des pays développés pourraient être économisés, et des millions d'emplois non délocalisables créés.

Pour la France, le Gimélec, qui rassemble 200 entreprises de l'intelligence énergétique, évalue qu'elles pourraient générer 56000 emplois supplémentaires.

Des équipements thermiques optimisés

Outre l'enveloppe et la gestion de l'énergie, la performance d'un bâtiment dépend également de son équipement thermique.

Dans une étude récente, le cabinet de conseil Carbone 4 affirme que la généralisation de pompes à chaleur (PAC) hybrides air-eau, qui combinent les avantages d'une petite pompe à chaleur et d'un brûleur de chaudière dans le même encombrement qu'une chaudière traditionnelle, permettrait d'économiser 20 millions de tonnes de CO2 par an et 2,5 milliards d'euros (sur les 13 milliards que pèse le chauffage au fioul dans la facture annuelle).

À condition de soutenir leur déploiement par des aides publiques pour faire passer le marché de 60.000 à 20.000 PAC par an d'ici à 2020... car l'investissement dans ce type d'équipement est deux fois plus lourd que pour une chaudière normale.

Les panneaux solaires proposés par la jeune start-up Dual Sun sont aussi 30 % plus chers que des panneaux photovoltaïques classiques, mais « ils produisent 50 % d'énergie en plus », affirme son cofondateur Jérôme Monterde.

Avec son associée, ce jeune diplômé de l'École centrale de Paris a mis au point un système breveté qui, en plus de produire de l'électricité avec un meilleur rendement, utilise la chaleur dégagée pour produire de l'eau chaude grâce à des tuyaux situés à l'arrière des panneaux.

Parmi la vingtaine de sites en cours d'équipement, Challenger, l'emblématique siège social de Bouygues Construction, à Saint-Quentin-en-Yvelines.

Dans le cadre d'une rénovation qui doit diviser par dix la consommation d'énergie du site tout en améliorant le confort de ses occupants, 300 mètres carrés de panneaux Dual Sun produiront l'eau chaude destinée au restaurant d'entreprise (2400 repas par jour) et de l'électricité, consommée sur place. Challenger sert d'ailleurs de vitrine au groupe pour pénétrer le marché de la rénovation, essentielle pour améliorer la performance énergétique de l'immobilier français, qui ne se renouvelle qu'à raison de 1 % par an.

Quel mix énergétique pour la France ?

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(Source : contribution de l'Ademe à l'élaboration de visions énergétiques 2050 / Illustration : ASK Media)

Du « Bepos ready » au « Tepos » de quartier

Ce qui n'empêche pas le géant du BTP de continuer à innover sur le neuf. Par exemple, en construisant des bâtiments « Bepos ready », autrement dit, prêts à accueillir les technologies qui en feront un bâtiment à énergie positive (Bepos) lorsqu'elles se seront généralisées et démocratisées.

Mais aujourd'hui, pour les acteurs du secteur, c'est au niveau du quartier et pas seulement du bâtiment que se situent les enjeux de la transition. Entre le bâtiment et la « ville durable », véritable Graal marketing de nombre d'industriels, il y a le territoire à énergie positive, ou Tepos.

Chaque bâtiment étant désormais à la fois producteur, consommateur, voire effaceur d'énergie, « au sein d'un même écoquartier, des bâtiments aux courbes de charge différentes peuvent s'équilibrer grâce à du trading local et acquérir une autonomie maximale tout en diminuant les coûts liés à l'énergie »,

explique Fabrice Bonnifet, directeur du développement durable du groupe Bouygues. Typiquement, un immeuble de bureaux vide le week-end s'équilibrera avec le centre commercial voisin, ou les logements du quartier. Mais les taxes appliquées aux flux d'énergie qui utilisent le réseau électrique entre différents bâtiments freinent aujourd'hui le déploiement du système.

Le « manifeste des entreprises générales de BTP pour une transition énergétique et écologique réussie », piloté par Eiffage, insiste sur la nécessité d'intégrer les usages d'un bâtiment au calcul de sa performance énergétique, notamment ceux liés au transport. Aussi performant soit-il, un immeuble d'habitation ou de bureaux mal connecté aux transports en commun obligera en effet ses occupants à d'importantes consommations d'énergie.

Prônée par tous les professionnels qui y voient une opportunité de se positionner comme principal interlocuteur des collectivités locales, cette conception globale de la ville intégrant l'ensemble des flux d'énergie, de matière et même d'individus, promet d'être nettement plus efficace (donc sobre en ressources et en énergie).

Mais elle est aujourd'hui incompatible avec le code des marchés publics et les pratiques en matière d'appels d'offres, qui reposent sur un séquencement des lots.

Se transporter autrement

Pour pallier cet obstacle, cinq villes vont prochainement accueillir des démonstrateurs destinés à prouver le bien-fondé de ces approches. Avant, espèrent les industriels, de convaincre les pouvoirs publics de faire évoluer les pratiques en vigueur.

Après le bâtiment, les transports (dont 70 % concernent les passagers et 30 % les marchandises) représentent le deuxième gisement d'économies d'énergie. Ils représentent en effet 32 % de la consommation d'énergie finale française, et une bonne partie des importations pétrolières qui grèvent notre balance commerciale.

Sous la pression des règlementations européennes, la voiture individuelle, très largement dominante dans les déplacements de passagers, enregistre des progrès constants en termes de consommation.

La voiture à 2 litres en cours de développement chez PSA sera soutenue par le gouvernement dans le cadre des « 34 plans de reconquête industrielle » annoncés par le ministre du Redressement productif le 12 septembre.

En revanche, le tout électrique sur lequel a parié Renault semble freiné par le faible déploiement des infrastructures de recharge.

Mais l'alliance annoncée il y a quelques jours avec le fabricant de batteries Bolloré, par ailleurs opérateur de plusieurs services d'autopartage dont Autolib' à Paris (qui vient de franchir 1 million d'abonnés), peut lui fournir un débouché plus immédiat.

Tout autant que la technologie, c'est l'évolution des comportements qui constitue le principal levier de la transition en matière de transports de passagers. Les 3 millions de membres et 600.000 passagers mensuels affichés par le leader français du covoiturage BlaBlaCar montrent assez la rapidité de cette évolution.

Les acteurs historiques en prennent d'ailleurs la mesure, comme l'illustre l'acquisition par la SNCF de la start-up Green Cove. Et les investisseurs répondent à l'appel, en témoignent plusieurs levées de fonds opérées cet été.

François Hollande a donc raison de considérer la transition écologique comme une opportunité industrielle pour la France, comme il l'a rappelé le 12 septembre au côté d'Arnaud Montebourg et de nouveau le 15, dans son interview télévisée.

Il ne lui reste plus, lors de la Conférence environnementale, qu'à donner aux entreprises le signal du départ pour leur permettre de passer à la vitesse supérieure. Si elles réservaient leurs innovations aux seuls marchés étrangers, la France aurait raté le coche de la transition énergétique.

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a écrit le 10/10/2013 à 0:16 :
Les propriétaires, qui font en général partie de la classe moyenne, et qui sont donc écrasés d'impôts (sur le revenu, taxe foncière, ...) et de plus en plus taxés ont-ils les moyens financiers d'investir 30 K?, voire davantage, pour isoler leur maison ou leur appartement, et installer un réseau domotique? Les aides de l'Etat sont marginales et, de plus, elles augmentent notre dette souveraine.
Réponse de le 10/10/2013 à 10:37 :
Vous mélangez tout, pour nous embrouiller la tête ! Ecrasés d'impots sur le revenu ? Le revenu n'a rien à voir avec etre proprio, on peut etre proprio et gagner le smic ! La taxe foncière aussi rien à voir, ça dépend des communes ! En plus, vous voulez de l'argent de l'état, donc des impots, pour aider à isoler la maison ? Vous voulez pas non plus l'argent du beurre et le . de la crémière ?
Réponse de le 12/10/2013 à 0:35 :
Les impôts sont en constante augmentation, car le gouvernement n'a pas le courage de lancer les réformes structurelles nécessaires. Cela réduit le pouvoir d'achat des ménages, donc aussi celui des propriétaires. Par ailleurs, les taxes augmentent sans cesse, Bercy faisont preuve de créativité pour en trouver de nouvelles. Par exemple la CSPE sur nos factures EDF, ou la future taxe climat-énergie. L'Etat contribue très modestement aux travaux d'isolation, mais sur un grand nombre de travaux, la facture est salée pour le budget de l'Etat. Vous m'avez mal compris: je ne veux pas de l'argent de l'Etat, mais il a décidé d'aider les travaux d'isolation thermique. Quant aux taxes foncières, elles sont effectivement variables selon les communes, mais trop souvent importantes, car il faut payer la gabegie et les projets coûteux de nombre de communes....OK?
Réponse de le 25/02/2014 à 11:52 :
Une bonne partie des impôts locaux est indexé sur celui sur les revenus.
a écrit le 05/10/2013 à 11:32 :
un très bel article et bien fourni en graphiques , merci encore , moi j'ai pu constater avec des professionnels du bâtiment il y'a quelques temps déjà , que bon nombre de locataires dans le privé vivent dans des taudis ( que ce soit pour le chauffage ou l'électricité de l'habitation qui laisse a désirer franchement ) il y'a un réel effort a faire , les propriétaires eux sont plus chanceux quelque part , mais les locataires sont souvent pris au dépourvus et paient des loyers exorbitants des années pour des logements a la limite , pas étonnant que certains sont de mauvaise foi en refusant de payer leurs loyers aussi .. paradoxe , des millions de logements locataires seraient concernés et cela bouge qu'épisodiquement , faudrait changer les mentalités d'abord , cela ne sera pas simple rien que dans ce secteur , certains propriétaires de biens veulent le loyer , le reste ils s'en moquent .. donc pas sur qu'on abandonne le nucléaire comme voudraient les écolos d'ici là .. un vaste chantier et on est pas sur d'y arriver .
a écrit le 04/10/2013 à 19:36 :
il n'a pas échappé à l'auteur que pour investir, il faut de l'argent ! la France n'en a plus.
a écrit le 03/10/2013 à 23:40 :
Bouygue qui nous aide a surveiller notre consommation !C'est surtout son compte en banque qu'il faut surveiller avec ces gens là qui nous prennent pour des idiots et des demeurés.Quiconque peut connaitre sa conso journaliere, hebdomadaire ,mensuelle et annuelle en achetant un crayon et un cahier et en faisant tout simplement des relevés sur son compteur En rentrant du boulot ou on passe devant son compteur et hop un petit calepin et le tour est joué.De plus quand on est chez sois, qu'es ce qui fonctionne en excés et qu'on ne voudrait pas ? Si la lumiere brille (avec des ampoules économes)c'est qu'on veut voir .Si la télé et le PC marchent c'est qu'on veut les utiliser .Si la plaque chauffante et le four fonctionnent c'est qu'on en a besoin pour manger Qu'es ce qui reste ? Les machines à laver que l'on fait tourner au besoin .Si la machine à laver la vaisselle et pleine et qu'on doit manger ,il faut bien la mettre en marche ou alors avoir tout en double ou en triple !Pour le linge c'est pareil on peut peut etre attendre 23 h ,mais à quelle heure va t on se coucher ,et c'est pas le matin qu'on va sortir le linge de la machine si on doit se lever à 6 h s'occuper des gosses et aller au boulot.Ca ramene la sortie du linge de la machine dans la soirée, le linge donc reste presque 24 h dans le tambour !De plus il existe des prises à programmateur à 12 ? pour cela il n'y a pas besoin de conseil de quiconque .Donc tout ce que nous utilisons ,nous le faisons par necessité et envie !Il faudrait faire quoi ,se priver de nos envies et de nos necessités de vies ? Ils nous prennent pour des cons et des demeurés !Réagissez et ne vous laissez pas abuser par ces arnaqueurs et faites leur partout ou vous serrez la réputation qu'ils meritent .
a écrit le 03/10/2013 à 18:15 :
Le probleme est que tous les gouvernements on un enorme probleme avec les EnR en general car elles signifient decisions delocalisees et deconcentrees.
Developper le PV et l'eolien par exemple implique une multitude de centrales en region, plutot proches des zones de consommation qu'on prenne en compte des parcs eolien ou des generateurs Pv residentiels.
On y trouve alors tous les maux (trop cher, trop intermittent, pas assez stockable), tous arguments auxquels on peut riposter sans probleme.

Par contre qu'une EnR mobilise les gros du secteur - EDF en tete - et leur capacite de lobbying et elles ont toutes les vertues, cf l'eolien en mer qui promet d'etre plus cher pour nos budgets que le PV (17 c?/kWh pour les fermes eoliennes contre 8 c? pour leures homologues PV), CQFD.
Réponse de le 03/10/2013 à 21:15 :
Pour le photovoltaïque vous pourrez sans trop de doute demander a vos enfants de nous remercier de la pollution qu'on leur aura laissé. A l'heure actuelle ils ne savent pas comment recycler ces panneaux et mise tous sur le faite qu'on le découvre dans les 20 prochaines années. Bien évidement personne ne se penche dessus car ce n'est pas rentable pour l'instant. Pour les autres méthodes ce sont surement nos générations futurs qui pourront nous remercier car n plus de polluer on vas également dérégler la nature en détruisant l'écologie en créant des chants d'éoliens ou d'hydroliens au nom de cette même écologie. Il est plus important de changer notre mode de vie en consommant moins d'énergie mais ce n'est pas dans l'air du temps. Au final il est très probable qu'on finisse par nous détruire nous même car on ne pourra pas détourné tous ce qui nous entoure à notre propre profit. A ce moment là, le peut d'être qui resterons pourrons rétablir un équilibre écologique; bien sur ce sera trop tard pour nous. Finalement évolution rime bien avec destruction.
Réponse de le 06/10/2013 à 22:58 :
Le recyclage des panneaux photovoltaïques existe depuis plusieurs années partout en Europe.
Instruisez-vous : http://www.photovoltaique.info/+Point-de-collecte-PV-CYCLE-en+.html ...

Mais comme la durée de vie des panneaux est de 25 à 30 ans, la quantité est faible pour l'instant.

Après 20 ans, un panneau produit encore 80% à 85 % de sa production initiale.

Réponse de le 25/02/2014 à 11:57 :
Continuez a tout croire si vous voulez. Ceux qui en investi dedans sont loin d'égaler le pourcentage que vous donnée. Ce pourcentage est calculer avec un indice d'ensoleillement qui n'existe pas en France. De plus le moment où on a le plus besoin d'électricité est en hiver et la nuit au moment ou ils ont le plus mauvais rendement. Génial et tous ça en détruisant notre nature, pour info les panneaux solaire sont fabriqué avec du pétrole; et oui le produit que l'on ne veux plus utiliser...
a écrit le 03/10/2013 à 18:15 :
La transition énergétique qui est aussi une transition écologique s'imposera de toute façon.
Autant en être convaincu et agir en conséquence tout de suite. Il faut qu'un signal fort soit envoyé, que les règles qui seront édictées le soient dans la durée et en ce qui concerne l'isolation, le chauffage il ne soit pas permis à des non-professionnels de réaliser ces travaux.
Réponse de le 03/10/2013 à 21:40 :
Tout a fait d'accord avec vous Michel. On dirait que JB38 préfère avec quelques riche dans des maisons biens isoler pendant que le pauvre ;qui pourraient faire leurs travaux eux même; soit obligé d'attendre pour pouvoir les faire et meurt dans le froid ou s'en argent pour pouvoir chauffer... JB38 a une drôle de conception de la vie et encore plus qu'en on voit le travail de certain professionnels, les particuliers n'ont pas a avoir honte de leur propre travail.
Réponse de le 03/10/2013 à 22:04 :
@JB38 Qui ne soit pas permis a des non professionnels de réaliser ces travaux!A l'heure actuelle en dehors des aides specifiques ,si vous voulez la TVA reduite vous devez passer par un professionnel;Si moi je decide de faire moi meme mon isolation et mon chauffage qui va m'en empecher !VOUS @Michel ;Il n'est pas du tout obligé de passer par un professionnel mais on se prive des aides et de la TVA reduite C'est à calculer sois meme et malgrés tout le baratin technique qui n'est fait que pour embrouyer les gens ,un bon bricoleur peut tout se faire .Il faut savoir aussi que le retour sur investissement est l'élément clef.Prenons une maison passive consommant 15 kw/m²/an et une maison au standart ISO 2005 ou 2012(trés peu d?écart) à 50 kw/m²/an.Une maison passive coute 25 % de plus qu'un maison conventionnelle .Il faut pas écouter ceux qui avancent des chiffres de 15 à 20 % qui sont faux.Sur un projet de maison de 200000 ?, le surplus de la maison passive est de 50000 ?, le 1/4 de 200000 .Si la maison fait 100 m² le gain est de (50-15) *100 =3500 kw .A 0.14 ?/le kw actuel (double tarif) cela fait 3500*0.14=490 ?/an.J'ai investi dans ma maison passive 50000 ? de plus que la maison conventionnelle Amortissement ,50000/390=102 ans SUPER comme arnaque .Et meme si le surcout de la maison N ETAIT QUE DE 12.5 % l'amortissement serrait sur 51 ans ? Certains esprits chagrins diront oui mais le prix de l'energie va augmenter patati et patata et il faut sauver la planete ? D'accord mais moi les 50000 ? que tu as mis dans ta maison ,je les ai placé dans des champs de panneaux solaires et des fermes d'éoliennes le rendement est aux alentours de 7 % an ,Tu veux qu'on fasse le calcul sur 20 ans ? De plus quand je lis l'article sur le vitrage j'en tombe de cul .Le vitrage se teinte (comme des verres à pigmentation variable) alors qu'il suffit de fermer ou d'entrebailler les volets pour avoir le meme effet .De plus les deperditions par le vitrage n'excedent pas 20 % des deperditions totales .Ils veulent diviser par 4 ces deperditions le gain est donc de 3/4 de 20 % ce qui fait 15 % de gains sur les deperditions totales .La conso étant proportionnelle (suite de produits) la facture diminue de 15 % !Mais 15 % DE QUOI ? D'une facture deja faible parce que on a isolé de maniere conventionnelle ( 2 w/m²/h) A 50 kw/m²/an pour une maison conventionnelle de 100 m² le gain (si vous voulez les calculs je les ai ) est faible .Ils coutent combien ces supers vitrages futuristes .J'ai sous les yeux un bouquin d'études thermiques de 1984 (Promotelec) n pages finales on y trouve une flopée de materiaux d'isolation .Tous les polystyrènes,polyuréthane, mousse de tout sorte ext.....dont la palme revient au polystyrène expensé extrudé avec un delta de 0.029w/m²/° C /h !C'est quoi le nouveau materiau qui le surpasse en rapport performance prix bien sur !Il existe depuis plus de 40 ans ...........
Réponse de le 06/10/2013 à 23:05 :
En Belgique, une maison passive coûte pratiquement le même prix qu'une maison classique. ... Si l'isolation coûte un peu plus cher, on fait une grosse économie sur le système de chauffage, beaucoup plus réduit. ... On peut même se passer de chauffage en Suède : http://futura24.voila.net/archi/liens.htm .
Réponse de le 07/10/2013 à 12:00 :
Oui mais en france, on s'en fout de tout ça, c'est pas notre culture d'isoler ou d'être économe ou écologique... on pense à consommer consommer consommer, comme les usa.
a écrit le 03/10/2013 à 16:13 :
Isoler par l'extérieur, c'est au moins 20 000 euros pour une maison ? Pourquoi pas quand on est jeunes et qu'on achète une maison pour longtemps, mais passé 70 ans, quel est l'utilité, à part ne pas pouvoir "rentrer dans ses frais" ? La plus-value ultérieure à la revente (succession), c'est bien mais on ne la verra pas.
Réponse de le 03/10/2013 à 21:33 :
Quand on achète c'est difficile d?investir dans ce type de solution.Déjà les normes ISO 2012 vont faire mal pour les constructions neuves. Le surcout imposé par cette loi vont être difficile à payer. La plupart font des crédit très long pour payer leur maison en avoir une avec ce type de chauffage peut présenter un gros coup de dé car si il faut remplacer ces élément pendant leur crédit ça vas créer du surendettement avec la société de consommation à laquelle on appartient les panneaux de 10 ans vont perdre de leur efficacité et à 15 la plupart devront être changés et les tarifs négociés avec EDF plus d'actualité. Si les entreprise énergétique voulais réellement faire dans ce type d?énergie, ils nous proposeraient de louer nos toit à une somme fixe à vie avec une installation et un entretient gratuit. Tous ça bien sur s'en parler du recyclage futur des éléments qui n'est pas encore pris en charge. Le photovoltaïque actuel n'est pas si rentable que ça à long terme.
Réponse de le 05/10/2013 à 11:43 :
le problème des septuagénaires et au delà en dit long , pourquoi investir après tout on est pas éternel , alors que les plus jeunes propriétaires le fassent , s'ils le peuvent aussi , enfin sur les panneaux solaires , d'ici 20 ans on sera passé a autre chose ou de bien plus evolué technologiquement , ne pas se précipiter , regardez les PC d'aujourd'hui ils n'ont rien a voir avec les PC de 81 .. 30 ans après l'informatique a changé de manière radicale et pas qu'elle , l'électronique était plus gourmande en énergie il y'a 30 ans qu'aujourd'hui c'est un fait , l'electro-menager idem , quand au chauffage l'inertie aujourd'hui a un meilleur rendement que des radiateurs radiants , reste l'isolation qui est la clée de voute , changer de chauffage est une chose , l'isolation parfaite est une condition impérative , quand a photo73 sur les panneaux solaires , la facture actuelle est décalée sur le sujet , l'addition du solaire que vous aurez installé sur votre toit sera soit pour vous soit pour vos enfants , car il y'a des surprises sur les métaux utilisés mais pour le moment chuuuuutttt il faut être écolo .. de plus les onduleurs ne sont pas garantis 20 ans eux , 5 ans voir 3 ans et avec leurs batteries a lithium Ion c'est vraiment vraiment prendre le client pour un pigeon quand on en sait sur cette technologie ..

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