LIVE Siemens fera une offre à Alstom... à condition d'avoir accès à ses comptes

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Le groupe allemand souhaite lancer une procédure de due diligence.
Le groupe allemand souhaite lancer une procédure de "due diligence". (Crédits : reuters.com)
Retrouvez les dernières évolutions du dossier Alstom, dans lequel François Hollande a estimé que l'Etat avait "son mot à dire".

La course au rachat d'Alstom est lancée. Depuis vendredi, les annonces, déclarations et rencontrent se succèdent pour l'acquisition de la branche énergie du groupe français convoité par l'américain General Electric et l'allemand Siemens. En France, l'Etat qui n'est plus actionnaire a cependant choisi de s'impliquer dans ce dossier stratégique pour les intérêts français comme le lui permet une loi de 2004. Suivez les dernières péripéties de cette bataille.

  • Siemens exige un mois pour détailler son offre

Le groupe allemand indique dans un communiqué qu'il compte "faire une offre à Alstom". Sans donner davantage de détails sur son contenu, l'entreprise munichoise ajoute:

"Le prérequis est qu'Alstom donne accès à ses comptes détaillés à Siemens et la permission de s'entretenir avec la direction pendant un mois". 

Ces vérifications entrent dans le cadre d'une procédure de "due diligence", habituelle dans le cadre d'un projet d'acquisition éventuelle. 

  • Montebourg prend les devants

Un peu plus tôt, ce mardi Arnaud Montebourg a indiqué aux députés que le dépôt par Siemens d'une offre en vue d'acquérir la branche "Energie" d'Alstom était imminente. "Elle est en train d'être déposée entre les mains du conseil d'administration d'Alstom", a précisé le ministre de l'Economie. 

"Nous avons déjà gagné 48 heures depuis dimanche", a-t-il ajouté. Le gouvernement a bien l'intention de continuer à jouer la montre.  "Et bien nous allons gagner maintenant le temps nécessaire pour que les intérêts industriels de la Nation soient préservés", a-t-il poursuivi. 

  • Plus de temps pour décider? 

Du temps, Paris devrait effectivement en avoir un peu plus. Alstom aurait finalement repoussé sa décision quant à la vente possible de sa division Energie. Selon des sources concordantes citées par Le Monde, la direction de l'entreprise française se donnerait quelques semaines supplémentaires pour négocier avec General Electric Siemens ou d'autres acteurs éventuels. Reuters de son côté évoque "deux à trois semaines" supplémentaires pour décider. 

  • 10 à 11 milliards d'euros?

Le conseil de surveillance de l'entreprise allemande aurait d'ailleurs apporté son soutien au directoire, rapporte le Handelsblatt. D'après le quotidien allemand, Joe Kaeser, le patron de Siemens, aurait évalué entre 10 et 11 milliards d'euros l'activité du groupe français dans l'énergie. 

  • Montebourg réunit les syndicats

Avant un conseil d'administration qui doit se tenir ce mardi soir, le ministre de l'Economie a réuni les représentants syndicaux d'Alstom pour discuter des négociations avec General Electric. A l'issue de cette réunion, il fait déclare :

 "J'ai réuni les cinq centrales représentatives  (CFE-CGC, CFDT, CGT, FO et CFTC) de manière à les tenir informées des détails de cette opération masquée, réalisée à l'insu du conseil d'administration". 

"Je donne instruction à l'Autorité des marchés financiers d'assurer l'égalité stricte entre l'offre de General Electric et de Siemens. Le gouvernement prendra les moyens nécessaires pour défendre les intérêts de l'Etat", a-t-il en outre assuré. 

  • Vendre des parts dans EDF?

Le Nouvel Observateur suggère que l'Etat pourrait céder une partie des 84% qu'il détient dans EDF, afin de récolter les 6 milliards d'euros nécessaires pour aider Alstom.

Dans le détail, 3 milliards permettrait de financer la sortie de Bouygues, premier actionnaire d'Alstom, les 3 autres milliards allant à une recapitalisation de l'industriel, dont la branche énergie est convoitée par l'américain General Electric et l'allemand Siemens.

David Azéma, directeur général de l'Agence des Participations de l'État, indique pour sa part dans un entretien aux Échos que la question d'une intervention en fonds propres de l'Etat "n'est pas à l'ordre du jour".

  • Autorité des marchés financiers saisie

Les pouvoirs publics devraient saisir l'Autorité des marchés financiers (AMF) dans la matinée, pour s'assurer que le processus de mise en vente de la division énergie du groupe soit "ouvert, transparent et non discriminable", indique Le Monde citant une source proche du dossier.

  • Les syndicats protestent

Quelques dizaines de syndicalistes CGT et FO d'Alstom se sont rassemblés pour protester contre "le démantèlement" de l'industriel, devant le siège de sa division transports à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) où se tenait un comité central d'entreprise (CCE).

"On demande l'intervention de l'Etat comme il l'avait fait il y a dix ans, en prenant une part au moins temporaire" au capital, "en reprenant la part de Bouygues puisqu'il semble vouloir se désengager", a plaidé Philippe Pillot, délégué central FO. Bouygues contrôle 29,4% du capital.

- - - Lundi 28 avril - - -

La veille, lundi 28 avril, le dossier Alstom a occupé une large partie de l'actualité. Si cela semble gêner la presse étrangère, François Hollande, lui, revendique haut et fort l'intervention de l'Etat dans le dossier Alstom. Selon lui, "l'État a forcément son mot à dire". Il "maîtrise l'indépendance de la France en matière énergétique" et doit veiller à l'amélioration des offres avec pour "seul critère", la "création d'activité et l'emploi" en France. 

"Ceux qui imaginent que ce serait le marché qui détermine mes choix, que ce serait les acteurs privés seuls qui pourraient par les conventions et les contrats déterminer l'intérêt général, se trompent", a ajouté le président de la République devant le corps préfectoral réuni à la Maison de la Chimie.

  • Les protagonistes reçus à l'Elysée

Joignant le geste à la parole, alors que le temps presse, François Hollande a reçu lundi les protagonistes du dossier à l'Elysée : le PDG du groupe américain General Electric, Jeffrey Immelt, celui de Siemens, Joe Kaeser, puis Martin Bouygues, l'actionnaire de référence d'Alstom avec 29,4% du capital, à l'exception notable de celui d'Alstom, Patrick Kron.

"Après cette rencontre, Siemens se réunira pour décider s'il fait une offre sur Alstom et en quoi elle va consister", a écrit le groupe allemand dans son communiqué.

Mais le chef de l'État veut éviter toute précipitation. Selon une source proche du dossier, le gouvernement estime en effet qu'Alstom doit disposer du temps nécessaire, c'est à dire au-delà de mercredi. Le groupe s'était donné dimanche deux jours, lors d'un conseil d'administration extraordinaire,  pour poursuivre sa "réflexion stratégique", avant d'informer les marchés de son choix.

  • Le gouvernement "refuse le fait accompli"

Le gouvernement, a martelé Arnaud Montebourg lundi, "refuse le fait accompli", à savoir "qu'Alstom, en trois jours, décide de vendre 75% d'un fleuron national dans le dos de ses salariés, dans le dos du gouvernement, dans le dos de la plupart de ses administrateurs et de ses cadres dirigeants".

"Les entreprises françaises ne sont pas des proies, en revanche nous sommes disponibles pour nouer des alliances qui nous permettent de nous armer dans la mondialisation", a-t-il fait valoir, laissant entendre qu'il était favorable à un rapprochement d'Alstom avec Siemens, comme le ministère allemand de l'Économie, même si Patrick Kron y est viscéralement opposé.

L'Etat français n'est certes plus actionnaire d'Alstom depuis 2006. Mais l'exécutif, qui a placé la lutte contre le chômage et la réindustrialisation de la France parmi ses toutes premières priorités, entend peser de tout son poids dans cette affaire.

  • Paris ne doit pas s'ériger en arbitre du dossier

Selon le commissaire européen au Marché intérieur et aux Services, Michel Barnier, le gouvernement français peut certes se montrer "pro-actif" dans ce dossier mais sans s'ériger en arbitre.

Le projet, non formalisé, de General Electric, qui compte 305.000 salariés dans le monde et affiche 146 milliards de dollars de chiffre d'affaires, prévoit le rachat de l'activité énergie d'Alstom (équipements pour centrales thermiques, énergies renouvelables...) qui représentent plus de 70% de l'activité du groupe et 14 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Après un redressement réussi, Alstom, qui emploie 93.000 salariés dont 18.000 en France, fait face depuis le début 2013 à une baisse marquée de ses commandes, notamment dans son activité principale (centrales thermiques), ce qui l'a contraint à lancer un plan de cessions de 1 à 2 milliards d'euros.

  • Vers un "Airbus de l'énergie" ?

Les négociations secrètes étaient déjà bien avancées avec le groupe français, pour une transaction estimée par la presse à quelque 10 milliards d'euros, qui ne concernerait pas l'emblématique branche transport, fabriquant les trains à grande vitesse (TGV). Mais Siemens est venu jouer les trouble-fêtes.

Dans une proposition préliminaire, que l'AFP a consultée mais qui n'a pas été confirmée par Siemens, le conglomérat industriel allemand a proposé à Alstom de lui racheter ses activités énergie et de lui céder une partie de ses activités ferroviaires.

Dans cette hypothèse, deux nouveaux géants européens verraient le jour: l'un, autour de Siemens, spécialisé dans l'énergie, l'autre, autour d'Alstom, dans les transports. François Hollande lui-même a appelé de ses voeux un "Airbus de l'énergie" encore dans les limbes.

Pour aller plus loin: Un "Airbus de l'énergie" avec Alstom et Siemens ? Ce qu'en pense Marwan Lahoud, le n°2 d'Airbus

(Article créé le 29/04/2014 à 07:49, dernière mise à jour: 17:25)

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Commentaires
a écrit le 02/05/2014 à 13:13 :
les annonces, déclarations et rencontrent ...

une rencontre,
deux rencontrent,

c'est bien connu ... c'est le pluriel
a écrit le 30/04/2014 à 4:13 :
Bien vu Siemens! Une occasion en or d'avoir accès à toutes les données de coûts et de stratégie d'un concurrent. Et cela avant de faire la moindre offre de rachat. Et avec la bénédiction du gouvernement français (en l’occurrence Montebourg et Hollande). On ne peut rêver mieux pour torpiller un concurrent. Après cela Alstom ne peut plus espérer gagner un seul appel d'offre face à Siemens. Cela est une véritable trahison d'Etat.
a écrit le 30/04/2014 à 0:24 :
Kron aura fait un beau petit dans le dos du gouvernement. Pourquoi rejette t il les allemands à ce point?
a écrit le 29/04/2014 à 18:47 :
La branche Transport de Siemens sans le metro automatique. bien vu de Siemens pour laisser des activités avec un avenir morose au Français... Et on risque d'accepter! L'avenir de le transport concerne essentiellement l'urbain.
Réponse de le 29/04/2014 à 22:27 :
Dans tous les cas c'est cuit pour Alstom. Sans l'énergie la branche ferroviaire n'est pas assez solide pour être pérenne. Reste à voir qui va la reprendre... Siemens peut-être?
Réponse de le 29/04/2014 à 23:21 :
Le métro automatique n'a-t-il pas été développé par le français Matra, ensuite cédé à Siemens dans une se ces opérations de marchands de tapis typiques où les Français - toujours mauvais commerçants - sont les éternels perdants? Cela me rappelle l'histoire des micro-ondes: invention française mise en monnaie par les Coréens.
a écrit le 29/04/2014 à 18:33 :
Dans cette affaire, les actionnaires n'ont pas encore eu leur mot à dire. Martin Bouygues n'est pas majoritaire. L'avis des autres actionnaires sera légérement différent à mon avis. Les différents scénarios envisagés ne les arrange pas. Seul un statu-quo avec conservation d'Alstom en l'état et attente de l'amélioration du bilan financier (attendue au vu de l'état du carnet de commandes) les arrangerait.
a écrit le 29/04/2014 à 18:05 :
Alstom pourrait récupérer les activités "ménage des bureaux" qui ont lieu entre 17 et 23h.
Cela créerait un Airbus du ménage des bureaux.
Un monsieur propre européen.
Si élups passe par là....
Réponse de le 29/04/2014 à 18:24 :
"Si élu ps passe par là.... " ben non .... il n'a pas été réélu !
Réponse de le 29/04/2014 à 18:36 :
"Alstom pourrait récupérer les activités "ménage des bureaux" qui ont lieu entre 17 et 23h." oui mais ... avec les 35H et le code du travail ... ce n'est pas les français !!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 29/04/2014 à 20:03 :
On se contentera de l'Airbus du chômage.
a écrit le 29/04/2014 à 18:00 :
Il est courtois lors d'une grande opération que l'état concerné soit informé, qu'il examine l'opportunité stratégique de la faire. mais, une fois ce critère exposé, il perd la main. En résumé la vente peut se faire à tout le monde ou a personne. Si elle est acceptée, c'est l'entreprise qui décide de l'acheteur. Elle est contrainte en cela face à ses actionnaires par le prix offert mais n'est pas obligée de satisfaire le plus offrant s'il y a des raisons. Qui plus est Bouygues peut vendre ses 29% sans rien demander à personne. Le balai auquel on assiste actuellement est celui qui est destiné à la ménagère de moins de 50 ans !
a écrit le 29/04/2014 à 17:55 :
cet appellation "airbus de l'energie" n'a aucun sens........ puisque Siemens rachèterait l'ensemble des activités énergies de Alstom..... je ne sais pas pourquoi on écrit donc cette expression....

par contre, que alstom récupère les activité transports de Siemens, aucun intérêt......
a écrit le 29/04/2014 à 17:44 :
C'est créer une taxe sur l'énergie ou une contribution.
Au choix, les français n'ont pas de préférence et sont friands de taxes ou de contributions diverses.
Appelons la : taxe de solidarite Alstom.
a écrit le 29/04/2014 à 17:16 :
L'énergie contre les transports ! Le pire est qu'ils sont capables d'accepter.
a écrit le 29/04/2014 à 16:11 :
RIDICULE cet Etat français qui fait fuir les investisseurs étrangers et qui pense que les français sont sensibles à la défense de bataille perdue d'avance par un Etat qui ne comprend rien à l'économie et un ministre qui reçoit "soufflet sur soufflet". Les livres d'Histoire pourront écrire que la France aura eu une période ridicule économiquement parlant et que les incompétents n'ont pas permis à la France de se redresser alors que d'autres états se restructurer aprés 30 ou 40 ans de fonctionnement desuet et inadapté aux évolutions qu'a connu le monde
a écrit le 29/04/2014 à 15:04 :
L'état va brader les actions EDF qu'il avait mis en vente y a cinq ans à 32€, qu'il va revendre aujourd'hui à 26€, combien de milliards de perde pour sauver Alstom??? peut-être.
a écrit le 29/04/2014 à 14:44 :
Solution à la Chinoise, comme pour les terres rares dont ils viennent de limiter les exportations, l'Etat décide de l'avenir d 'Alstom.
Remarques: pour construire des éoliennes, il faut des terres rares, pour construire des batteries pour les véhicules électriques, aussi, merci les Chinois.
a écrit le 29/04/2014 à 14:26 :
Ca tombe bien l'Etat n'y a plus aucun interet puiqu'ils ont revendu les actions detenues par l'Etat a Bouygue.
Qu'ils se posent plutot la question pourquoi il n'est pas possible d'avoir un acteur majeur en France, seulement de second plan qui se fait avaler des que les fusion-acquisitions repartent.
a écrit le 29/04/2014 à 13:39 :
En résumé Siemens veut bien qu'Alstom lui donne le cheval en échange du moineau. Ce ne sont pas les trains Siemens qui ne passaient plus dans le tunnel sous la Manche quand il faisait froid (grivrage qui rendait les motrices kaput) ? Espérons que c'est corrigé.
a écrit le 29/04/2014 à 12:09 :
apres on va s'etonner que mondial electrique degraisse en france
a écrit le 29/04/2014 à 12:01 :
Alstom est et doit rester Francais.
Si l’affaire doit se conclure avec l’ Allemand, SIEMENS aura provisionné la charge de ses usines pour les 10 prochaines années.. avec les dégâts sociaux et économiques que l’on imagine facilement coté Français .
Depuis le rachat des turbines à ALSTOM en 2002, toute la production des usines Françaises a été transférée en Allemagne ; SIEMENS a racheté le leader mondial VATECH (grenoble - ex Merlin Gerin ) et fermé l’usine il y a quelques mois pour transférer la production en Allemagne.
Et les exemples sont légion.
IEMENS se comporte en prédateur de l’industrie Française
a écrit le 29/04/2014 à 11:52 :
ils veulent vraiment faire fuir tous les industriels qui voudraient venir en france ,il n(ont pas encore compris la mondialisation
a écrit le 29/04/2014 à 11:46 :
à force de refuser de voir dans quel monde on vit... Les français votent pour le rêve, le mensonge, l'hypocrisie... et se rebellent quand il est question d'économiser 3 francs 6 sous, quand les autres pays réforment à tour de bras.
Réponse de le 29/04/2014 à 11:54 :
Deni . Tu vois que c est de la bonne , merci de m en faire de la publicité .
a écrit le 29/04/2014 à 11:18 :
Toute cette gesticulation tient de la farce..... Quant on connaît un peu la qualité des prestations de l'AMF on ne peut que se bidonner de la démarche. Tout cela est risible, il y a deux points importants : La position de Bouygues et le fait que l'Europe a été incapable de créer une agnec de l'Energie qui aurait au moins permis aux diverses options politiques de s'exprimer
a écrit le 29/04/2014 à 11:00 :
Les entreprises françaises ne sont pas des proies? Dans un système capitaliste les entreprises mal valorisées le deviennes fatalement. Ex : 2 entreprises sur le même secteur et de même taille. Une valorisée 24 fois les bénéfices l'autre 8 fois les bénéfices, a votre avis laquelle à la possibilité d'acheter l'autre? Donc si l'Etat ne veux pas que les boites françaises disparaissent il va falloir sortir de la posture anti capital et arrêter de favoriser l'assurance vie et le livret A au détriment des actions. Par exemple en revenant à la fiscalité actions des années 90.
a écrit le 29/04/2014 à 10:58 :
A force de décourager les actionnaires qui sont devenus , avec la finance, les ennemies de François le rêveur et ses amis les épargnants français ne peuvent plus être sollicités par de nécessaires augmentations de capital de nos entreprises à qui l’on demande … d’investir … Mais avec quoi ?
A méditer
Réponse de le 29/04/2014 à 11:07 :
actionnariat prédateur est a proscrire et doit être mi avec bonne règles sans cela c est la porte ouverte a tous les abus
Réponse de le 29/04/2014 à 12:09 :
Je ne parlait pas des actionnaires prédateurs mais de l épargnant français moyen gérant en bon père de famille ........cela existe encore un peu Monory l. Avait compris ....de son vivant
a écrit le 29/04/2014 à 10:55 :
Le fond du fond est de savoir si on aura besoin dans le futur des beaucoup de turbines Hydrauliques, nucléaires, à Gaz, à vapeur...Le futur passe par les énergies renouvelables..Ce secteur ne me semble pas porteur pour l'avenir, comme l'ont été ceux du textile, de la sidérurgie...C'est une catastrophe pour les salariés dont on ne se préoccupe du sort qu'une fois qu'il y a le feu dans la maison. Les mutations technologiques sont inévitables, la bonne méthode serait de les anticiper et d'agir en amont plutôt que dans l'urgence.
Réponse de le 29/04/2014 à 13:31 :
En classant l'Hydrolien dans les énergies du passé, vous démontrez une méconnaissance totale du sujet !!!
a écrit le 29/04/2014 à 10:53 :
La France a vendue les autoroutes, EDF... etc ... c'est la vente de l’argenterie de la maison .... ce n'est pas une action uniquement de gauche ... mais de droite aussi ! Nous avons des élites de la connerie !
a écrit le 29/04/2014 à 10:43 :
l' état n' a rien à faire dans altsom et certainement pas reprendre une fraction du capital. les gens virés des petites boites avec pedzouille n' ont pas à soutenir ceux qui ont les moyens de parler plus fort.. ras la couenne des conti, des arcelor.. des lejaby... des ducros... qui perçoivent pour les caméras des subsides que ne perçoivent pas les 99 % autres qui devront eux, fort de café, les financés en plus.. l' égalité çà va commencer quand dans ce foutu pays ? les ricains, la première boite industrielle du monde, certainement pas la moins disante socialement, reconnue, rachète une boite moribonde française et les mecs sont pas content.. faut arréter là. vont finir par me faire voter fascho pour ne plus souhaiter que cette nation s' éffondre..
Réponse de le 29/04/2014 à 11:50 :
Gaston calme toi .
a écrit le 29/04/2014 à 10:36 :
.... La France vend les bijoux de famille .... compte tenu de la situation européenne ... ce sera probablement vendu aux américains... de peur que les casques à pointes ne tiennent pas l'emploi !
a écrit le 29/04/2014 à 10:31 :
Cette ténébreuse affaire Alstom fait suite aux très ténébreuses affaires Mittal, Total, Péchiney, PSA, Renault ... etc etc
Toutes ces affaires qui jalonnent la désindustrialisation massive viennent porter les projecteurs éblouissants sur la déconfiture complète de nos élites auto
proclamées qui ont été produites par les fumeuses grandes écoles françaises qui n'ont de grand que les échecs de leurs ouailles orgueilleusement incompétentes et trop bien payées pour leur résultats minables.
Réponse de le 29/04/2014 à 10:37 :
Vous avez terriblement raison !!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 29/04/2014 à 11:41 :
ne mélangeons pas les torchons et les serviettes. Au moins Kron était bon en équa. diff., en topologie.... Bien sûr il n'y a pas de formation de manager Ils doivent se révéler..
a écrit le 29/04/2014 à 9:57 :
Encore un coup de bluff de ce drôle de gouvernement qui piétine nos jours. Quand une entreprise étrangère lance une OPA sur une entreprise française ce n'est pas parce qu'elle veut utiliser le savoir-faire de celle-ci pour élargir et innover son marché, pour sauver des emplois en France, etc etc. Rien de tout. Il s'agit primordialement d'une affaire de s'emparer de la concurrence pour après un moment remplacer la marque achetée par la sienne. Bref, pour éliminer définitivement la concurrence. Demain il n'y aura vraisemblablement plus de marque Alstom, mais on verra les enseignes GE ou Siemens de plus en plus dans le monde. Et la nave va….
Réponse de le 29/04/2014 à 10:31 :
Sauf que les activités énergie d'Alstom et de GE ne doublonnent pas, mais sont complémentaires (ce ne sont pas les mêmes types de centrales). Supprimer le concurrent, reviendrait donc pour GE, non pas à les remplacer par ses propres activités, mais à abandonner un marché. Heureusement que vous n'avez aucune responsabilité dans cette entreprise, ce qui explique peut être votre jalousie d'ailleurs.
Réponse de le 29/04/2014 à 10:33 :
C'est plutôt cher payé, 10 milliards d'euros, pour une boite qu'ils comptent mettre volontairement en faillite... Fauf que tous les rachats/coopérations effectués en France par GE vous donnent tord.
a écrit le 29/04/2014 à 8:59 :
Il faut saluer le dévouement de Mr Kron qui aidé de quelques amis pendant plusieurs mois et dans le plus grand secret a négocié la vente d'Alstom dans le seul but de préserver le maximum d'emplois. Décidément ces actionnaires sont admirables.
Il aura sans doute voulu faire la surprise à notre président qui avait souhaité voir un Airbus de l’énergie. Son seul tort est d'avoir confondu Boeing et Airbus mais cela peut arriver.
a écrit le 29/04/2014 à 8:20 :
Le Président l'a martelé: il faut faire confiance à nos entreprises, à nos grands groupes énergétiques (Areva et Total sauf pour le nucléaire et le gaz de shiste), à nos grandes sociétés (ennemies)de la finance, à nos grands groupes de distribution (dont les marges sont trop fortes), à nos agriculteurs (pourriseurs d'espace et d'empreintes), à nos sociétés industrielles (Mittal, Alstom ou autres Peugeor et leus familles dégénérées..;)...Il faut évidemment créer un climat de confiance en parlant vrai, en choisissant son mot à dire de manière que chacun puisse comprendre ce qu'il souhaite comprendre... oui, l'Etat a son mot à dire, qu'il le dise et se taise à jamais!
Réponse de le 29/04/2014 à 8:53 :
A Bili . C est ce que je voulais faire savoir , merci d avoir été plus clair , mais ...pas d accord pour qu' il se taise car comment ferons nous pour souhaiter son contraire , il faut se rendre à l évidence l ETAT est un phare .
a écrit le 29/04/2014 à 8:15 :
C est une honte il doit s occuper du remboursement de la dette en priorité , il a été élu pour ca , son discours du Bourget était très clair , ainsi que l a compris le président du Medef ce revirement anti capitaliste n augure rien de bon pour la France .

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