Pétrole : les cours ne cessent de chuter

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Le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis, Suhaïl Mazroui, a déclaré que l'Opep ne peut plus protéger le prix du baril de pétrole, en dégringolade depuis juin.
Le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis, Suhaïl Mazroui, a déclaré que l'Opep ne peut plus "protéger" le prix du baril de pétrole, en dégringolade depuis juin. (Crédits : reuters.com)
Les prix de l'or noir ont plongé un moment sous le seuil des 45 dollars le baril mardi. Lundi, le Brent de la mer du Nord était passé pour la première fois depuis 2009 sous le prix symbolique de 50 dollars.

La dégringolade des cours pétroliers se poursuit. Les prix de l'or noir restaient sous pression mardi 13 janvier en fin d'échanges européens, plombés par de nouveaux commentaires de pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sur le fait que les cours du pétrole à 100 dollars le baril appartenaient au passé.

Vers 17h30 GMT (18h30 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 47,17 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,53 dollars par rapport à la clôture de lundi. En fin de matinée, la référence européenne du brut est tombée à un nouveau plus bas depuis mars 2009, 46,39 dollars le baril.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance perdait 59 cents à 45,48 dollars. Le WTI a atteint mardi son minimum depuis mars 2009, à 44,20 dollars. A ce stade, "les 40 dollars sont la prochaine cible" du marché, selon Matt Smith de Schneider Electric. Le prix du WTI n'est pas passé sous ce seuil psychologique depuis le 24 février 2009, lorsqu'il était descendu jusqu'à 38,30 dollars en séance, pour une clôture à 39,96 dollars.

Matt Smith relève que l"'Opep reste intransigeante et (que), cerise sur le gâteau, le dollar regagne encore en vigueur", accentuant la déprime du marché. Un billet vert plus élevé rend en effet moins attractifs les achats d'actifs, dont le brut, libellés dans cette monnaie pour les acheteurs munis d'autres devises.

Un baril à 42 dollars dans trois mois ?

Lundi 12 janvier, le Brent de la mer du Nord, coté sur l'Intercontinental Exchange (ICE), avait  clôturé à 47,43 dollars, dans un marché toujours plus pessimiste face à l'offre surabondante. Une première sous le seuil symbolique des 50 dollars (42,2 euros) depuis le 28 avril 2009. En baisse de 2,68 dollars par rapport à vendredi 9 janvier, il a par ailleurs terminé à son plus bas niveau depuis le 16 mars 2009, lorsqu'il avait clôturé à 46,46 dollars.

Comme pour le baril de "light sweet crude", les perspectives sont maussades pour le Brent. Les experts de la banque Goldman Sachs prévoient un baril à 42 dollars dans trois mois, à 43 dollars dans six et à 70 dollars l'an prochain. "Il y a peu de raisons qui empêchent les prix du pétrole de chuter davantage", ont commenté les analystes de Morgan Stanley.

Les Émirats ne comptent pas diminuer leur production de pétrole. L'Opep refuse de revenir sur sa décision de maintenir son plafond de production sous à 30 millions de barils par jour (mbj). Mardi, 13 janvier, le ministre de l'Energie des Émirats arabes unis, Suhaïl Mazroui, a ainsi déclaré que l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) ne peut plus "protéger" le prix du baril, en dégringolade depuis juin. Il a estimé que la production de pétrole de schiste devait être maîtrisée.

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Commentaires
a écrit le 17/01/2015 à 21:34 :
le brent va baisser a 42 dollars tres bien mais on paie le gasoil toujours audessus de 1euro 10 c'est vrai j'ai oublié les taxes !!!!!!!!
a écrit le 13/01/2015 à 21:26 :
Houps, vous vous êtes trompé dans le titre du paragraphe :
Un baril à 42 $ dans 3 jours !
Réponse de le 14/01/2015 à 23:13 :
Et un jour plus tard à la même heure le voilà avec une hausse de plus de 15%…à 52,30$. Vous pouvez toujours attendre les ajustements à la pompe.
a écrit le 13/01/2015 à 21:13 :
Parfait dans le sens où nous allons pouvoir envoyer encore plus de tonnes de CO2 dans l'atmosphère... Sinon, les US vont avoir du mal à compenser le manque de pétro-dollars. Donc, il remontera bientôt.
Réponse de le 13/01/2015 à 23:58 :
Arrêtez de respirez, vous ferez un geste pour la planète!
a écrit le 13/01/2015 à 18:42 :
Et vous pensez que les producteurs vont bientôt devoir nous payer pour que nous acceptions d'acheter leur pétrole, ou vous prévoyez un effondrement des puits alternatifs (schistes bitumineux) voire en eaux profondes, avec une remontée conséquente à court terme et un retour au premier plan des pays/puits à faibles coûts de production ?
a écrit le 13/01/2015 à 16:02 :
Les mêmes EXPERTS prévoyaient un baril durablement à 120$ !!. Il fallait vivre avec cette idée.
Réponse de le 13/01/2015 à 21:20 :
L'expert n'a pas pour outil le marc de café. Toute prévision est toujours basée sur des hypothèses. Les journaux font toujours malheureusement de grands titres avec les conclusions en oubliant d'indiquer le plus important : les hypothèses.
a écrit le 13/01/2015 à 10:39 :
oui mais a la pompe rien ne baisse....
Réponse de le 13/01/2015 à 11:28 :
Dans le cadre d'une politique énergétique maîtrisée, pour la sauvegarde de l'énergie nucléaire lourde aussi en investissements, les prix à la pompe seront bloqués à un niveau fixé par décret comme pour le livret A. Ainsi ce ne sont pas les actionnaires seuls qui se rempliront les poches par ces différentiels de prix.
Réponse de le 13/01/2015 à 23:39 :
Bonjour,
Le prix a pas mal baissé à la pompe et à présent la TIPP joue pour maintenir un niveau minimal de revenu à l’État.
Personnellement le prix de mon plein a baissé de 20% dans certaines enseignes mais pas dans toutes. Ensuite je en suis pas au Diesel qui est déjà subventionné donc qui baissera bien moins que l'essence ... .
Réponse de le 13/01/2015 à 23:57 :
Faux! Il y a de cela quelque mois je payais mon gazole autour de 1,30 euros et aujourd'hui c'est plutôt 1,10 euros. En tenant compte de la surabondance de taxes dans les prix des carburants et du temps d'écoulement de stocks payés plus chers, il est relativement normal de ne pas constater immédiatement la chute du brut. Cependant si le prix de pétrole brut baisse alors le coût du raffinage aussi!
a écrit le 13/01/2015 à 9:30 :
et pourtant les prix à la pompe restent très élevés, certains doivent en croquer un Max le MÉDEF et les politiques et aussi la CGT il ne faut les oublier ceux là.
Réponse de le 13/01/2015 à 20:00 :
La cgt ? Expliquez moi comment !
Réponse de le 13/01/2015 à 21:23 :
Si vous vous renseigniez sur la formation du prix à la pompe, cela vous éviterez d'énoncer des âneries.
Réponse de le 14/01/2015 à 4:41 :
Les prix a la pompe stagne...
Réponse de le 14/01/2015 à 8:00 :
Sur un plein de 1.20€, vous avez 80% de taxes, le reste va aux pétroliers. A votre avis, à qui cela profite-t-il ?
Réponse de le 14/01/2015 à 20:44 :
+ de 80% de taxes peut pas baisser comme ça.
a écrit le 13/01/2015 à 9:09 :
Si ça dure encore 6mois, les producteurs de pétrole de schistes vont boire un bon bouillon.
Un bulle prévue de longue date qui n'oubliera pas d'éclater et de déstabiliser encore un peu plus l'économie (le grand merdier) mondiale.
Réponse de le 14/01/2015 à 10:10 :
Ne vous inquiétez pas pour cela, l'économie saoudienne est sous tutelle américaine ce qui permettra aux producteurs de gaz de schiste d'absorber le choc pétrolier sous forme de prêts remboursés en temps voulu, sans oublier le retardement du sevrage monétaire de la Fed.
Réponse de le 14/01/2015 à 11:47 :
Les producteurs de gaz de schistes ont deja fait la grande partie des investissements : terrains, permis, material forages infrastructure, maintenant que le petrole et le gaz coulent pourquoi arreterait-ils? Ce sont les nouveau forages qui seront reduits. La production d'huile de schistes va continuer à augmenter.

Les Etats Unis sont devenus autosuffisants. Une baisse des prix ne les affectent pas. Pas d'export pas d'imports. Les grands perdants sont les exportateurs et en premier les plus fragiles Russie Iran Venezuala, les Grand gagnants sont les importateurs Europe Japon..
a écrit le 13/01/2015 à 8:33 :
Et alors ? C'est bientôt terminé.

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