EDF va vendre ses actifs polonais pour plus d'un milliard d'euros

La transaction, qui concerne huit centrales électriques et thermiques et une centrale à charbon, devrait être conclue avant le 2 janvier 2018, a ajouté PGE.

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Cet accord - une transaction stratégique pour PGE, selon son président Henryk Baranowski cité dans le communiqué - doit être encore approuvé par les autorités de la concurrence polonaises et françaises, et par le ministère polonais de l'Energie.
Cet accord - une transaction "stratégique" pour PGE, selon son président Henryk Baranowski cité dans le communiqué - doit être encore approuvé par les autorités de la concurrence polonaises et françaises, et par le ministère polonais de l'Energie. (Crédits : PASCAL ROSSIGNOL)

GE, premier producteur polonais d'électricité, a annoncé vendredi la signature d'un accord conditionnel portant sur le rachat des actifs du français EDF en Pologne pour 4,51 milliards de zlotys (1,07 milliard d'euros), dette comprise. La transaction devrait être conclue avant le 2 janvier 2018, a ajouté PGE.

 Huit centrales thermiques

Le montant total de la vente se décompose en 582 millions pour les actifs et 475 millions représentant l'endettement des sociétés polonaises d'EDF à l'égard du groupe français.

Aux termes du contrat signé vendredi, PGE reprend huit centrales thermiques dans les grandes villes, la centrale Rybnik en Silésie et près de 400 km de réseaux de chaleur d'EDF Polska dans quatre villes, ce qui fait de lui le leader sur le marché polonais de la chaleur, précise le communiqué.

L'année dernière, le groupe PGE a réalisé un EBITDA (excédent brut d'exploitation) de 1,7 milliard d'euros, tandis que les activités d'EDF en ont généré un de 261 millions d'euros. "Le prix de l'entreprise de l'ordre d'un milliard d'euros correspond aux normes du marché et nous le considérons comme intéressant", a dit le président de PGE Henryk Baranowski, cité dans le communiqué.

Une précédente scission bloquée

Cet accord - une transaction "stratégique" pour PGE, selon Henryk Baranowski - doit être encore approuvé par les autorités de la concurrence polonaises et françaises, et par le ministère polonais de l'Energie.

Soucieux de garantir la sécurité énergétique de la Pologne, le gouvernement de Varsovie avait bloqué fin 2016 la scission d'EDF Polska, dont EDF entendait vendre les actifs de cogénération (production de chaleur et d'électricité) au fonds australien IFM Investors, et les actifs de la centrale électrique à charbon de Rybnik au groupe tchèque EPH.

A la suite de ce veto polonais, EDF était entré en négociation avec un consortium d'entreprises polonaises formé par PGE, Enea, Energa et PGNiG Termika. Finalement PGE seul a acquis les actifs d'EDF Polska.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaire 1
à écrit le 20/05/2017 à 8:56
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On aimerait la traduction de " "Le prix de l'entreprise de l'ordre d'un milliard d'euros correspond aux normes du marché et nous le considérons comme intéressant". Qu'est ce que cela veut dire? Est-ce qu'on est heureux de se débarrasser d’investiss...

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