Nucléaire : la trajectoire énergétique française se complique

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21 réacteurs auront dépassé 40 ans avant que l'Avis de l'ASN concernant leur prolongation soit rendu
21 réacteurs auront dépassé 40 ans avant que l'Avis de l'ASN concernant leur prolongation soit rendu (Crédits : Colombus Consulting)
Le report de l’avis générique de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur la poursuite du fonctionnement de certains réacteurs au-delà de quarante ans, révélé le 24 octobre, pourrait avoir de lourdes conséquences sur la mise en œuvre de la loi de transition énergétique. Et, au-delà, sur l’image du nucléaire dans l’opinion publique, et la perception du rôle de l’Etat en matière de stratégie énergétique.

C'était la bible sur laquelle devait s'appuyer le gouvernement pour déterminer quels réacteurs fermer en priorité dans le cadre de la loi de transition énergétique et de l'objectif qu'elle fixe de 50% d'électricité nucléaire dans son mix à l'horizon 2025. Mais, selon l'AFP qui l'a appris de source concordantes le 24 octobre, l'avis générique de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur la poursuite du fonctionnement des réacteurs de 900 mégawatts (MW) au-delà de quarante ans, initialement prévu pour 2018, risque d'être reporté au-delà de 2019. Et même jusqu'à 2021 selon Enerpresse. Yves Marignac, directeur de l'agence Wise-Paris et membre du groupe permanent d'experts pour les réacteurs nucléaires à l'ASN, a confirmé l'information:

"Le cadre générique de prescription dans lequel devra s'inscrire la prolongation des réacteurs de 900 MW ne sera connu qu'en 2021 au mieux", a-t-il confirmé.

Or, les présidents et gouvernements successifs s'abritent systématiquement derrière les futurs avis de l'ASN, non seulement comme fondements des décisions de prolongation des centrales actuelles mais aussi comme base du calendrier de fermeture de certains réacteurs dans le cadre de cette loi. La Cour des comptes a d'ores et déjà évalué à 17 - un chiffre repris par Nicolas Hulot - le nombre de réacteurs à fermer pour atteindre 50% du mix électrique français. Certes, plus personne ne croit depuis un moment déjà à la faisabilité de cet objectif d'ici à 2025, mais ce report complique encore sérieusement l'équation  puisque l'avis générique qui vient d'être reporté doit précéder les avis particuliers portant sur chaque réacteur.

Comment en est-on arrivé là ? Pour Yves Marignac, l'ampleur de la tâche a été sous-estimée par l'ASN et l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire). En outre, leurs équipes ont été mobilisées de façon imprévue par les déboires concernant la cuve de Flamanville, et plus largement les malfaçons observées dans l'usine Areva du Creusot. Cet épisode a fait naître une certaine défiance entre l'ASN, l'IRSN et l'opérateur EDF, encore accrue par les incidents génériques relevés en juin et septembre derniers et concernant au total pas moins de 40 réacteurs. « Ces anomalies relèvent de raisons de vétusté banales qui auraient dû être traitées », commente Yves Marignac.

Sûreté dégradée

Dans ces conditions, rien d'étonnant à ce que les autorités de sûreté ressentent la nécessité de se montrer plus exigeantes encore dans leurs vérifications. D'autant plus que « La requête de l'ASN portant sur un niveau de sûreté aussi proche que possible de celui d'un EPR neuf pour la prolongation des centrales atteintes par la limite d'âge au-delà de 40 ans semble aujourd'hui hors d'atteinte » d'après Yves Marignac.

« Je ne suis pas surpris, mais je suis inquiet, observe l'expert. Nous assistons à une dérive globale qui dégrade progressivement la sûreté. Tous les voyants sont au rouge. »

La demande de fermeture temporaire de la centrale de Tricastin que l'ASN a imposée à EDF le 28 septembre dernier le temps que soient effectués des travaux de renforcement d'une digue -réclamés de longue date - est une première. Pour Yves Marignac, « C'est un signal envoyé à EDF dans un contexte où l'ASN semble ne plus guère avoir de prise. »

Stratégie énergétique perturbée

Ce report est potentiellement lourd de conséquences pour le gouvernement et sa stratégie énergétique. D'une part, outre Fessenheim, 19 réacteurs auront atteint la limite d'âge de 40 ans d'ici 2021. Mais de surcroît, la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour la période 2018-2021 est en cours de construction.

Concernant la prolongation au-delà des 40 ans, l'autorisation à poursuivre l'activité, délivrée à l'issue du réexamen de sûreté concomitant aux visites décennales, n'a pas de limite dans le temps. Elle est valable jusqu'à l'examen suivant. Autrement dit, si l'examen n'a pas lieu à la date prévue, la licence se poursuit.

« Le plus confortable, c'est de prolonger les centrales puis de construire des EPR sur les sites existants, comme c'est déjà le cas à Flamanville, reconnaît Nicolas Goldberg. Cela permet de maintenir les bassins d'emplois et c'est plus simple que d'entamer une transition et de construire de nouvelles filières. »

Pour autant, pour Yves Marignac, « La stratégie de fuite en avant des gouvernements successifs ne peut pas continuer indéfiniment. En principe, les examens doivent avoir lieu tous les dix ans. Cette faiblesse réglementaire va donner du grain à moudre aux opposants à la prolongation. »

La menace du fait accompli

« Plus le temps passe, plus on est devant le fait accompli et ce manque de transparence peut susciter de la méfiance dans l'opinion publique, renchérit Nicolas Goldberg. Nous pouvons prolonger les centrales nucléaires, mais l'État doit assumer qu'il s'agit d'un choix industriel, et non un fait accompli subi ».

Dire « on prolonge parce qu'on n'a pas le choix », c'est terrible pour la filière et n'aide pas à avoir confiance dans notre industrie nucléaire actuelle. »

D'ailleurs « Ce ne serait pas rendre service au nucléaire, estime-t-il. Montrer un État impuissant face à l'industrie ne contribuerait pas à redorer son blason face à un sentiment antinucléaire naissant. »

« Soit on laisse les choses dériver, ce qui créera un sentiment de perte de maîtrise de la situation et de mépris des principes démocratiques, soit le politique reprend la main », résume pour sa part Yves Marignac.

Crash de sûreté ou crash économique

« Quoi qu'il arrive, poursuit-il, ce n'est pas possible qu'il ne se passe rien sous ce quinquennat. Soit on assiste à un choc politique, soit il se produit un crash, sur le plan de la sûreté ou sur le plan économique. »

Dans un contexte de surcapacité de production, le nucléaire actuel caréné pourrait en effet sortir de sa zone de rentabilité, car le coût de production est très dépendant du facteur de charge des centrales, qui devrait être réduit pour s'adapter à cette surcapacité. Le gouvernement peut parfaitement y remédier en rémunérant des capacités ou en instaurant des tarifs d'achat pour le nucléaire caréné. « Il n'est pas dépourvu de moyens d'action, même s'ils devraient être validés au regard des règles de la concurrence, mais de légitimité à agir », estime Yves Marignac.

Selon lui, le gouvernement peut précisément faire de cette annonce une opportunité politique pour reprendre la main. Notamment en prenant des décisions concernant le nucléaire dans le cadre des travaux préparatoires à la PPE 2018-2023 sans attendre l'avis de l'ASN.

Une PPE 100% politique

« Que l'ASN prenne le temps d'examiner chaque cas, c'est un point positif, reconnaît pour sa part Nicolas Goldberg, manager au sein du cabinet Colombus Consulting. Mais que cet avis soit reporté à 2021, cela crée un décalage entre le discours politique et la réalité industrielle. On ne peut pas attendre 2021 pour entamer la fermeture de suffisamment de réacteurs pour atteindre 50% du mix électrique en 2025. »

Le gouvernement ne dispose pas de l'autorité lui permettant de fermer des réacteurs, à moins qu'un risque avéré lui soit remonté, ce qui n'est pour le moment pas le cas. «

Son seul outil pour orienter le mix énergétique, c'est la PPE, reconnaît Nicolas Goldberg. L'ASN renvoie le gouvernement à une décision politique. »

« Concernant la décision de prolongation en fonction de la sûreté, la décision de l'ASN est première. Mais s'il s'agit d'un arrêt politique, c'est la décision du gouvernement qui est première », complète Yves Marignac.

Des enjeux sociaux à anticiper

Le gouvernement pourrait d'ailleurs saisir l'IRSN et l'ASN sur la question des réacteurs à fermer en priorité, indépendamment des examens de sûreté. « Mais elles ne veulent pas porter la responsabilité de désigner quelles centrales fermées, avec les enjeux sociaux que cela implique dans des bassins d'emploi le plus souvent très dépendants de cette activité, souligne-t-il. Pourtant, c'est gérable. Les Allemands ont déjà fermé plusieurs sites sans que cela pose de problème particulier sur ce plan. »

Bien sûr, « Il faut créer les conditions pour qu'EDF développe un plan stratégique conforme à cette décision, assorti de mesures telles que, par exemple des garanties sur des prix d'achat, qui permette de ne pas léser les actionnaires minoritaires et de ne pas mettre l'entreprise encore plus dans le rouge. »

« Quelle que soit la décision concernant la prolongation, il faut surtout arrêter des choix pour le post 2025 et anticiper la construction de nouveaux moyens de production, appuyée par une filière d'emplois locaux et nationaux, insiste Nicolas Goldberg. Ce n'est pas ce qui se dessine actuellement. »

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Commentaires
a écrit le 31/10/2017 à 5:07 :
Peuple de France, croisez les doigts.
a écrit le 30/10/2017 à 18:20 :
Le problème de fonds n'est pas spécialement le "nucléaire", c'est celui de la distribution de l'énergie Public ou Privé. Les arguments des uns ne sont souvent que les arguties des autres selon qu'ils pensent Public ou Privé.
Dans ce domaine comme dans tant d'autres, le secteur Privé, libéral et capitaliste veut sa part au détriment des consommateurs, il se "foutra" ...comme toujours, comme d'une guigne de l'intérêt général, de la sécurité, pourvu que l'actionnaire soit bien traité.
a écrit le 29/10/2017 à 16:37 :
@ Bachoubouzouc : La réalité est que le nucléaire n'aurait jamais vu le jour sans une décision politique car il n'était pas rentable à l'époque et qu'en plus il à réduit et tenté de tuer d'autres énergie pertinentes comme l'hydraulique, le solaire thermique, l'éolien etc. sans parler ses conséquences très défavorables sur l'efficacité énergétique.

A cause de cette vision monopolistique centralisée, il n'y a eu de plus aucune évolution favorable sur les importations d'énergies fossiles en France depuis près de 25 ans, la dépendance est toujours autour de 50%, le nucléaire n'ayant pas été en mesure de réduire ses prix pour être assez compétitif et doit être soutenu durablement sinon il s'effondrerait. L'efficacité énergétique française est par ailleurs restée modeste.

De plus en plus de parcs solaires et éoliens se développent sans subventions en Europe, leurs retombées financières sont beaucoup plus répandues que le nucléaire et les prix continuent de baisser tout comme ceux du stockage dont les solutions sont multiples.

Tout secteur énergétique a toujours été aidé financièrement et çà s'est révélé favorable pendant un certain temps pour le nucléaire mais ce n'est plus le cas puisque ses prix sont forcément à la hausse avec son âge et c'est propre à cette technologie dont il faudra inclure beaucoup de déchets de faible activité mais non moins critiques dans la construction.

Le nucléaire ne pourra jamais lutter avec des technologies qui se développent en série comme on le constate partout et peuvent être commercialisées partout, dans toutes les situations, sans risques, ni déchets, à tout niveau, national comme individuel et dans de multiples formes et applications qui permettent une utilisation de l'énergie plus efficiente et un recyclage proche de 100%.

Le nucléaire a besoin de stockage tout comme les renouvelables mais dans le premier cas il est massif et dans le second cas il est multiple et peut s'installer pratiquement partout au plus près des consommateurs. Il existe donc déjà de nombreuses solutions de stockage à prix largement compétitif et rendement élevé et leur nombre ne fait que s'accroître et leur prix baisser. Il est par ailleurs plus efficace de gérer l'intermittence avec l'amélioration du réseau et des stockages appropriés que des centrales thermiques déjà utilisées avec le nucléaire lors des variations de consommation.

Si le nucléaire était viable, il remporterait des appels d'offres dans le monde qui sont systématiquement remportés par les énergies renouvelables et ce le plus souvent sans subventions désormais.
Réponse de le 30/10/2017 à 11:30 :
Il est normal pour toute technologie de nécessiter un coup de pouce au début.

Mais là avec les ENR le coup de pouce dure depuis 15-20 ans, sans espoir que la technologie rende le service promis : Les ENR ne font pas baisser les émissions de CO2 françaises, malgré déjà plus de 20 milliards d'euros investis (et au rythme actuel de 5 milliards d'euros par an...).

Quant au nucléaire, vous tombez dans le procès d'intention. L'industrie nucléaire a EDF pour chef de file, et EDF est avant tout un électricien. L'entreprise a donc fait par le passé des choix de mix énergétique avec l'assentiment du pouvoir politique (à l'époque où celui-ci prenait des décisions rationnelles).

La production d'électricité à base de fuel a donc logiquement été quasi supprimée, et celle à base de charbon fortement réduite. L'hydraulique a été pérennisée (contre l'avis local des écologistes...). Et aujourd'hui EDF est un des plus gros acteurs d'Europe dans le solaire et l'éolien.

"Le nucléaire a besoin de stockage tout comme les renouvelables mais dans le premier cas il est massif et dans le second cas il est multiple et peut s'installer pratiquement partout au plus près des consommateurs."

Le nucléaire n'a pas besoin de stockage, il fonctionne depuis 30 ans sans (vous allez certainement me citer le stockage via les barrages alpins, et je vous répondrai que leur capacité de stockage est microscopique comparé à la production nucléaire, de l'ordre de quelques centaines de GWh contre des centaines de TWh). Et par ses variations de charge quotidiennes, le nucléaire participe à l'équilibrage du réseau.

"Si le nucléaire était viable, il remporterait des appels d'offres dans le monde qui sont systématiquement remportés par les énergies renouvelables et ce le plus souvent sans subventions désormais."

Il n'y a aucun appel d'offre dans le monde qui mette en concurrence nucléaire et ENR... tout simplement parce que ces énergies ne produisent pas la même chose : Une énergie pilotable dans un cas, et intermittente de l'autre.
Réponse de le 31/10/2017 à 9:01 :
Bachibouzouc, Scientifique du CEA a raison, le nucléaire ne pourra pas lutter contre les technologies de stockages d’énergies qui se développent.
a écrit le 28/10/2017 à 18:37 :
Comment est-il possible de parler du nucléaire en 2017 en omettant de dire que d'ici à quelques années le nucléaire ne sera plus viable économiquement, face aux coûts bien moindre des énergies renouvelables ? Le prix du solaire photovoltaïques sera bientôt trois ou quatre fois plus bas que le prix négocié par EDF pour l'énergie produite à Hinkley Point. Avec une telle différence de prix, le problème du stockage de l'énergie va devenir un problème dérisoire. Il semble qu'EDF le sait si on en juge à ces déclarations récentes. Et dans ce prix, le prix du démantèlement n'est pas inclus, et la couverture du risque nucléaire non plus.
Comment expliquer que parmi tous les pays développés et en voie de développement, la France soit le seul à avoir autant de retard sur la réflexion relative au nucléaire ?
Il est probable que la préoccupation du gouvernement soit de sauver EDF, à juste titre, et les problèmes sociaux liés à la transition nécessaire. Et pour ceci la dernière chose à faire serait de construire de nouveaux réacteurs avec des coûts faramineux.
Réponse de le 29/10/2017 à 9:32 :
Avec des prix du stockage anticipés a au mieux 150€ du MWh stocké pour la prochaine décennie (et un prix de marché autour de 40€/MWh), le coût de cette étape est tout sauf dérisoire. C’est même la clef du problème.

Et pour l’instant, rien de ce qu’on voit en laboratoire aujourd’hui ne permet de croire en une révolution à venir.

Les ENR intermittentes continueront donc longtemps à être construites en plus et non en remplacement de moyens de backup fossiles et/ou nucléaires, ce qui limite considérablement leur potentiel, leur impact environnemental, et au final leur utilité.
a écrit le 28/10/2017 à 7:32 :
Conclusion; je cours faire un stock de bougies .... et de beurre! Sus aux abris!
a écrit le 27/10/2017 à 23:23 :
La réalité est que le nucléaire ancien ne tient plus la route en deçà de prix très supérieurs à 40 euros le MWh comme EDF le confirme encore récemment et que ses prix vont être durablement en hausse. Le solaire tend vers 17 à 25 euros le MWh et l'éolien terrestre vers 30 à 40 euros le MWh en Europe. Il est clair qu'il est préférable d'investir plus rapidement dans les renouvelables, l'efficacité énergétique, la modernisation et l'optimisation des réseaux, l'autonomie d'habitats, de quartiers, communes etc. le développement des échanges entre personnes etc. Les solutions et prix des stockages évoluent très favorablement. Le nucléaire a vocation a voir sa part réduite de plus en plus car il n'arrive nulle part à être compétitif face à des renouvelables qui sont produites en très grandes séries, dont la technologie ne cesse de s'améliorer et qui répondent à de multiples solutions en pouvant de plus être installées partout. C'est tout le contraire du modèle nucléaire tout centralisé.
Réponse de le 29/10/2017 à 9:39 :
La réalité est que les subventions accordées aux ENR déforment totalement le marché, rendant aucun actif non subventionné rentable.

Pourtant les moyens nucléaires et fossiles sont toujours nécessaires pour la sûreté du réseau, de plus en plus menacée en Europe par des ENR produisant quelle que soit la consommation.

La réalité est que les subventions aux ENR sont responsables de l’essentiel de l’augmentation du prix de l’électricité aux particuliers, malgré une production dérisoire et un impact sur nos émissions de CO2 indiscernable.

La réalité est que le marché de l’électricité a été piloté en dépit du bon sens, er qu’il ne tiendra plus très longtemps dans ces conditions.

C’est pourtant de l’approvisionnement énergétique de notre pays dont on parle...
a écrit le 27/10/2017 à 19:53 :
Les américains qui ont le même type de centrales que nous (REP) ont prolongé l'autorisation de fonctionnement jusqu'à 60 ans.
Réponse de le 28/10/2017 à 6:26 :
...mais ils ferment leurs réacteurs à 40 ans même lorsqu'ils ont l'autorisation des 60 ans, comme Crystal River 3, San Onofre 1 et 2, Kewaunee 1 !!!
Réponse de le 29/10/2017 à 9:41 :
Que les américains rendent leurs centrales nucléaires en produisant à fond à côté du gaz de schiste n’est pas la question : Les tranches REP peuvent techniquement fonctionner jusqu’à 60 ans. Et en France, leur exploitant aimerait être autorisé à le faire.
a écrit le 27/10/2017 à 18:37 :
Il est impensable que EDF soit juge et partie concernant les choix énergétiques du futur !

Les solutions les plus décentralisées et propres devraient être toutes analysées par des comités de sages indépendants très compétents, sans laisser aucune solution sur le tapis (thorium, fusion, mini réacteurs, stockages inertiels en vortex,... etc).
C'est ce que firent les USA avec le thorium, malheureusement abandonné au dépend du militaire !
Réponse de le 27/10/2017 à 20:47 :
L'analyse a déjà été faite: le moins cher et le plus stable c'est le nucléaire sinon on n'obligerait pas edf à brader son électricité aux autres vendeurs d'électricité comme avec l'arentd
a écrit le 27/10/2017 à 16:03 :
La situation est connue de tous depuis longtemps, mais on joue à faire semblant et maintenant à se faire peur.
La sortie ou pas n’est pas la question, sauf si l’on considère que les centrales ont une durée de vie illimitée, ce qu’il faudrait démontrer scientifiquement.
Le calcul va se faire entre le coût de la sécurité + maintenance et l’arrêt pur et simple.
Qu’il y ait remplacement par un EPR, un accélérateur quantique, des moulins à vent ou des machins qui polluent est un problème secondaire et facile à traiter le moment venu : on prend le prix de revient du MWh le moins cher et le moins polluant.
Et même si l’on construit une centrale neuve sur un site, il faudra tout de même démonter l’ancienne et gérer les déchets. Comme cela demande quelques décennies et que ce ne sont probablement pas les mêmes techniciens qui interviennent, ce n’est qu’une question d’occupation du terrain et surtout de responsabilité vis-à-vis des générations futures.

Lourde responsabilité pour l’ASN, un intermédiaire au pouvoir restreint et qui en cas de problème sera certainement critiqué pour trop en faire et à la fois pas assez.

Quand au plan stratégique d’EDF, il ne dure souvent que le temps d’un mandat.
Réponse de le 29/10/2017 à 9:51 :
Un raisonnement tel que le vôtre est effectué par EDF depuis longtemps et sa conclusion est qu’il n’y a pas photo :

Prolonger nos tranches coûtera de l’ordre de 50 milliards d’euros (dont une partie a déjà été engagée) pour avoir 62GW de moyens de production avec un taux de disponibilité de 80% pendant 30 ans supplémentaires.

C’est 40% de l’investissement consenti pour avoir le parc actuel pour les 30 ans passés, et c’était déjà ultra rentable.
a écrit le 27/10/2017 à 15:56 :
Il serait temps de revenir à un débat rationnel.

Par exemple en se fixant des objectifs politiques ayant un sens, plutôt qu'un objectif de 50% en 2025, complètement irréaliste d'un point de vue industriel, et sorti d'un chapeau pour satisfaire en partie des gens ne connaissant rien au sujet.

Ou encore en citant dans les médias des gens compétents. Et Yves Marignac n'en fait pas partie :

Il n'est qu'un des deux salariés du cabinet de conseil Wise-Paris, auquel fait appel Greenpeace dès qu'ils veulent mettre un verni d'"expertise" sur leurs documents militants.

Ce monsieur n'a jamais travaillé dans cette industrie, n'a probablement jamais mis les pieds dans une centrale nucléaire de sa vie, n'en sait pas plus que ce qu'il peut lire dans les journaux comme Monsieur Toutlemonde.

Il n'est membre du "groupe permanent d'experts pour les réacteurs nucléaires" que pour faire plaisir à la "société civile". Il est aussi expert du nucléaire qu'un type le serait de l'automobile en ayant jamais vu ni conduit une voiture de sa vie, mais ayant lu un peu de presse auto.

Tout ce débat est complètement démagogique, pourtant il touche à l'approvisionnement énergétique de notre pays...
a écrit le 27/10/2017 à 14:45 :
Le chiffre de 50 % max pour la part du nucléaire dans le mix énergétique est totalement absurde et a été inventé pour satisfaire les bobocolos comme M. Hulot. Lequel ne connait rigoureusement aux problèmes énergétiques. Les Allemands sont en train de remplacer leurs 23 % de nucléaire par du lignite, la pire forme polluante de charbon, et la ressource essentielle de la défunte RDA ( qui puait et pas seulement pour son régime politique. L'avenir ce sont les centrales nucléaires au Thorium, qui ne produisent pas de déchets.
a écrit le 27/10/2017 à 13:36 :
Je suis d'accord, il va y avoir un clash politique. De mon point de vue on le sait depuis longtemps, mais bon... Et c'est normal étant donné que le gouvernement de Macron fait des promesses qu'il ne peut pas tenir (ceux d'avant en ont fait autant, cela dit, on se souvient de le fermeture de la centrale de Fessenheim...). C'est évident qu'une sortie du nucléaire va couter les yeux de la tête, et personne n'a attendu hier pour le comprendre. Mais tant que certains continueront à dire que c'est la seule solution possible, alors que l'on n'en a pas les moyens, ça restera un dossier explosif. Le volontarisme a ses limites.

Si on commençait par calmer le Hulot, il y aurait moins de risques de clash. Il ne se calmera jamais tout seul et n'a pas les moyens de faire bouger l'industrie nucléaire, ni même la société, avec ses belles paroles. Donc tant qu'il est là il aggrave le cas du gouvernement. Comme c'est une star je crains que personne ne lui dise rien, mais il se peut qu'il parte tout seul en voyant que ces gesticulations ne font pas plus avancer la situation que celles de Royal avant lui. Ce serait assez son genre, diva comme il est.
a écrit le 27/10/2017 à 12:50 :
Exact, ca va couter une fortune et aurait du etre budgété des le 1er kWh, or ca ne l'a pas été suffisemment car les evaluations premieres ont été faites avec beaucoup de légerté puis que personne n'a corrigé le tir car il aurait fallu admetter que certains hauts-fonctionnaire furent incompétents, et l'Etat defaillant. Et en plus, EDF est allé jouer au poker cet argent en investissant dans Constellation Energy, ce qui fut une berezina.
a écrit le 27/10/2017 à 12:50 :
Cet article est un bon exemple de propagande anti nucléaire
Il n'y a pas de surproduction: il y a une surcapacité européenne qui est en train de se résorber avec la fermeture des centrales thermiques
Le sud de l'Europe manque est deja déficitaire
Quand l'Allemagne fermera ses centrales nucléaires, ils importeront de l'électricité
Quand à Edf, elle fait ce qu'elle peut pour garantir une électricité stable et pas chère face à un ramassis d'incompétence qui pensent pouvoir f
a écrit le 27/10/2017 à 11:42 :
Ça va coûter une fortune le démantèlement des centrales. Heureusement , il y a les retraités que se feront un plaisir de payer la facture en vendant leurs yachts, les propriétés piscine tennis etc...Avec 1400 e pat mois, on peut s'en payer des loisirs.
Réponse de le 27/10/2017 à 12:53 :
C'est sûr qu'entre les bobos et les retraités du babyboom la génération la plus vernie de l'Histoire, la France a un grand avenir comme nation développée
Réponse de le 28/10/2017 à 16:44 :
la génération la plus vernie de l'histoire qui n'a jamais travaillé 35 H.,pas de rtt,
était aussi compétitive ,capable de vendre sa production ,et travailler
a écrit le 27/10/2017 à 11:18 :
Qu'il n'y ait pas de contradicteur à M. Marignac un anti-nucléaire est assez choquant.

L'ASN est une haute autorité administrative indépendante, l'Etat n'y pourra rien. Ce n'est pas de sa faute si cet objectif est totalement irréaliste. Et tant pis pour le Ministre Hulot qui n'a même pas le bac et qui veut "sauver la planète" !!!
a écrit le 27/10/2017 à 9:36 :
Merci pour cet article mais nous voyons bien que lrem n'est que le parti des lobbys, ils se sont couchés devant le dumping social imposé par les pays de l'est, devant le glyphosate imposé par bayer et devant la rigueur rigoureuse austère des allemands.

Politiquement jamais nous n'avons eu un pouvoir aussi faible, c'est bien beau de mettre des comptables à la tête des pays mais cela ne fait pas des dirigeants.

Comme vous dites nous nous dirigeons soit vers un clash économique soit de sécurité, espérons que ce soit juste économique mais il y a de quoi s'inquiéter c'est un fait.
Réponse de le 27/10/2017 à 13:39 :
"Avant de lancer des anathèmes, renseignez vous, l'ASN est une haute autorité administrative INDEPENDANTE comme l'AMF"

Et alors ?

Quel est le rapport avec mon commentaire ? L'avait vous compris ? L'avez vous lu au moins !?

Bien entendu je signale votre trollage
Réponse de le 27/10/2017 à 14:26 :
Quel est le rapport entre LREM, l'ASN, et EDF ?
Pourquoi couché contre le dumping social des pays de l'Est alors que la directive travailleur détachée a été signée en 1996 quand le fondateur de LREM passait son bac ?
Pourquoi couché devaitn le glyphosate alors que le débat est toujours en cours au niveau européen et que Bayer n'est pas le plus gros producteur ?
Quid de la rigueur budgétaire qui a été inscrite dans le marbre par le traité de Maastricht voté en 1992 ?
Vous pouvez signaler mon message comme contenu abusit, mais la nullité de votre argumentation afflige
Réponse de le 28/10/2017 à 9:04 :
"Quel est le rapport entre LREM, l'ASN, et EDF ?"

Non mais vous savez lire ou bien ce osnt de gros problèmes de compréhension dont vous souffrez ?

A partir du moment où un parti se couche systématiquement devant lels obbys et le nucléaire en étant un énorme, il est évident que nous allons nous retrouver dans l'impasse.

Calmez vous et cherchez à comprendre au lieu de faire le bon soldat serviteur, c'est insupportable ce manque de recul dans les analyses.

Vous êtes un humain et pas une machine, vous êtes libre de penser seul.

"Vous pouvez signaler mon message comme contenu abusit, mais la nullité de votre argumentation afflige "

Ce que vous ne comprenez pas est nul donc, votre intervention est pathétique.
a écrit le 27/10/2017 à 9:33 :
L'avenir se prépare maintenant avec les bonnes décisions....et d'arrêter toute cette nébuleuse catastrophique !
Cela me fait penser à un bateau sans gouvernail...!
a écrit le 27/10/2017 à 8:24 :
Le désastre nous pend au nez depuis un moment....d abord économique, avec en prime les deux epr anglais......
Souhaitons que le désastre ne soit que economique.....
On se demande ce que fait l,état au conseil d,administration de edf...

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