Bruxelles plombe les résultats de Nexans

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Nexans enregistre une perte de 151 millions d'euros au premier semestre 2011, mais la progression des ventes du groupe se poursuit avec + 8,2% ce semestre.

Le N°2 mondial dans l'industrie du câble affiche des performances en ligne avec ses prévisions, avec une croissance des ventes de 8,2% ce semestre, soit un chiffre d'affaires de 2,287 milliards d'euros. La marge opérationnelle du groupe s'établit à 117 millions d'euros, soit 5,1% du chiffre d'affaires.

Nexans confirme donc ses prévisions de croissance annuelle de l'ordre de 5% à 7% et maintient son objectif de marge opérationnelle d'environ 5,5%. Le groupe n'a pas beaucoup subi la hausse des matières premières, qui "a été totalement incorporée dans la hausse des prix ce semestre" a précise Frédéric Vincent, le président directeur général du groupe. Tout va pour le mieux ? Pas tout à fait...

Le groupe reste sous surveillance de Bruxelles.

Comme elle l'avait annoncé début juillet, la commission européenne soupçonne Nexans de comportements anti-concurrentiels. En attendant les résultats de la procédure, Nexans a pris des dispositions. "Nous avons fait une provision de 200 millions d'euros pour faire face à une éventuelle amende de la commission" a annoncé mercredi Frédéric Vincent. Cette provision a nettement impacté le résultat opérationnel, puisque les pertes s'élèvent à 151 millions d'euros ce semestre.

L'ensemble de ses activités progresse par rapport au premier semestre 2010, exception faite de la branche énergies et infrastructures. Les récents événements politiques ont donné un coup d'arrêt à la croissance de Nexans en Libye et en Egypte notamment.  "Nous avons été privé de 80 millions d'euros de chiffre d'affaires soit 1,5 point de rentabilité supplémentaire", déplore Frédéric Vincent.

La progression des ventes devrait se confirmer au second semestre pour le géant du câble, qui mise sur les projets éoliens offshore pour doper son activité en Europe. En attendant, Nexans devra trouver les moyens de prouver sa bonne foi à la Commission européenne afin d'éviter de payer le prix fort.

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