L'industrie française du luxe affronte sa première crise de croissance

Pierrick Merlet
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Kering, LVMH et Hermès, les géants du luxe français semblent traverser une période de transition.
SARAH MEYSSONNIER

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Kering, LVMH et Hermès, les géants du luxe français semblent traverser une période de transition.
SARAH MEYSSONNIER
« La France n'a pas les Gafa, mais elle a les géants du luxe mondial », rappelait en 2019 l'ancien ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, lors de la signature du contrat stratégique de la filière (CSF) mode et luxe. Mais en 2025, ces géants français doivent faire face à leur année de tous les dangers, après une grande décennie de croissance sans accrocs majeurs jusqu'en 2023, à faire jalouser d'autres industries.
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Le groupe LVMH a bouclé une année 2024 avec 84,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires soit +1 % de croissance organique. Néanmoins, son bénéfice net a chuté de 17 % sur cette même période. Le numéro un mondial du luxe voit cependant son chiffre d'affaires reculer de 2 % au premier trimestre 2025, en raison d'un recul des ventes aux États-Unis en particulier. Quant à Kering, son résultat net a dégringolé de 62 % en 2024 par rapport à 2023, influencé par les grandes difficultés de Gucci. Par ailleurs, ses premières performances commerciales de 2025 semblent confirmer cette mauvaise dynamique (-14 % sur les ventes au premier trimestre). Enfin, l'ambiance est tout autre pour l'autre géant, Hermès. Ce dernier affiche un bénéfice net en hausse de 6,8 % pour l'année 2024 et des ventes passant les 15 milliards d'euros (+13 %).
Pierrick Merlet
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