Les aéroports régionaux français s'apprêtent à ouvrir leur capital

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Selon nos informations, l'annonce du lancement du processus est très proche. Mais Nice, le plus gros aéroport de province, n'est pas concerné contrairement à Lyon, Toulouse et Bordeaux.

Le gouvernement s'apprête enfin à appuyer sur le bouton de l'ouverture du capital des grands aéroports régionaux, dont l'Etat possède 60% des parts à côté des Chambres de commerce et d'industrie (CCI) (25%) et des collectivités territoriales (15%). "Cela va bientôt être annoncé", assure à La Tribune un contact ministériel. Si les aéroports de Lyon, Bordeaux et Toulouse sont concernés, le plus gros aéroport régional français, Nice, attendra son tour. "Nice ne fait pas partie du package" nous explique t-on de plusieurs sources concordantes. Il semble que ce soit pour des problèmes juridiques.

A l'issue des travaux de préparation entre le gouvernement et le Conseil d'Etat qu'il a saisi, il s'avérerait que l'ouverture du capital de Nice doive passer par une loi de privatisation en raison de la taille, plutôt que par le biais d'un appel d'offres transparent comme ce sera le cas pour Lyon, Bordeaux et Toulouse. Ce que confirme un connaisseur du dossier. "La participation de l'Etat qui va être cédée le sera dans une procédure ouverte, au plus offrant, pour maximiser les recettes de l'Etat". Les appels d'offres pourraient être lancés en juin selon une source, l'objectif étant, dans tous les cas, que le processus soit irréversible avant les présidentielles de 2012.

Outre Aéroports de Paris (ADP), intéressé par de Lyon, Vinci Airports n'a jamais caché son intérêt pour les aéroports régionaux. Depuis décembre, il dirige Nantes-Atlantique. Un cas à part découlant de la signature avec l'Etat du contrat pour la construction et l'exploitation du nouvel aéroport nantais de Notre-Dame-des-Landes en 2017, au moment de la fermeture de Nantes-Atlantique. Parmi les nombreux étrangers régulièrement cité figure l'australien Macquarie.

Privatisation partielle

Pour autant, il ne s'agit que d'une privatisation partielle. Le gouvernement s'est engagé à conserver une part publique majoritaire au moins jusqu'en 2013. Les CCI et les collectivités territoriales possédant à eux deux 40%, l'Etat est donc obligé de conserver au moins 10,1% du capital, sauf si d'autres partenaires publics souhaitent entrer au capital.

Au final, même si les valorisations ne sont pas arrêtées, les recettes espérées par l'Etat ne sont pas énormes. Les valorisations des cinq aéroports à disposer du statut de société anonyme (Lyon, Toulouse, Bordeaux, Nice et Montpellier - la présence de ce dernier dans le premier wagon d'ouverture du capital était un peu flou, alors qu'il ne devait être concerné que dans un second temps) seraient comprises entre 700 millions d'euros et 1 milliard. La reprise du trafic constatée en 2010 ne peut que faire augmenter leur valeur.

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