TGV Le Mans-Rennes : RFF et Eiffage "en voiture ! "

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Eiffage et Réseau ferré de France (RFF) ont annoncé, jeudi la signature du contrat pour la future ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire (LGV BPL) entre Le Mans et Rennes.

C'est un "grand jour" pour Hubert du Mesnil, président de RFF, et un "jour historique" pour Pierre Berger, directeur général d'Eiffage. Ils ont signé jeudi après-midi le contrat pour la future ligne de TGV entre Le Mans et Rennes, un projet d'une valeur de plus de 3,3 milliards d'euros. D'une durée de 25 ans, le partenariat public-privé est notamment financé par les fonds d'épargne de la Caisse des Dépôts (à hauteur de 255 millions d'euros) et la Banque européenne d'investissement (553 millions d'euros).

Ce projet de ligne à grande vitesse permettra de relier d'ici à 2017, Rennes à Paris en TGV en moins d'une heure trente. D'une longueur de 182 kilomètres, il prolongera l'actuelle ligne à grande vitesse entre Paris et Le Mans. Soit un gain de 37 minutes sur le trajet jusqu'à Rennes, et de 8 minutes pour Angers, Nantes et au-delà.

Par voie de conséquence, un Lyon-Rennes passera de 4 heures 10 à 3 heures 30, un Strasbourg-Rennes de 5 heures 20 à 4 heures 10. Paris ne sera plus qu'à trente minutes de Quimper si les rénovations des voies prévues sont effectives avant 2017.

Les grands travaux devraient commencer début 2013. Petite innovation qui n'était pas prévue au départ, : "virgule de Sablé-sur-Sarthe", une voie de 3,6 kilomètres qui permettra à terme de réaliser des liaisons directes entre Rennes, Laval, Sablé, Angers et Nantes. Plus de 10.000 emplois devraient être créés pendant la durée du chantier, et 8% des heures consacrées aux travaux d'infrastructures "seront réservées à l'insertion".

Pierre Berger a qualifié ce chantier de "méga-projet", lors d'une conférence de presse. C'est le plus grand contrat de l'histoire d'Eiffage, qui dit tout de même s'être préparé depuis 10 ans avec la construction du Viaduc de Millau, l'autoroute A65, et la LGV Perignan - Figueras. C'est un "planning tendu" sur lequel s'est engagé le groupe, qui porte la responsabilité de la performance de la ligne. Eiffage a aussi exprimé sa volonté de mettre en œuvre un aménagement exemplaire, en se disant conscient des enjeux humains et environnementaux d'un tel chantier. Un fonds carbone a été mis en place, doté de 6,4 million d'euros, afin d'arbitrer en faveur des procédés le plus respectueux de l'environnement. Hubert du Mesnil a précisé que dans le cadre de ce partenariat, les péages seront perçus par RFF, qui versera des loyers fixes (indépendants de la fréquentation de la ligne) à Eiffage.
Le contrat durera 25 ans. Eiffage Rail express (ERE) se chargera du financement, de la conception, de la construction et de la maintenance du projet, RFF financera le groupe à hauteur de 43% du coût total, en plus des subventions de collectivités territoriales (à environ 28,5%).

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