Crash Rio-Paris : la formation des pilotes pointée du doigt

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Le Bureau d'enquêtes et d'analyse (BEA) révèle, ce vendredi de nouveaux éléments de l'enquête sur le drame du vol Rio-Paris. Son rapport met en cause plusieurs circonstances malheureuses à bord l'avion qui s'est abîmé au large du Brésil le 1er Juin 2009. Selon Airbus, la compréhension de l'accident est proche.

Après la lecture complète des boîtes noires, le Bureau d'enquêtes et d'analyse (BEA) a fait part ce vendredi d'un rapport expliquant les circonstances du crash du vol AF 447 Rio-Paris qui a fait 228 morts en 2009 près les côtes brésiliennes. Le rapport indique que l'équipage, malgré deux alarmes, n'a pas identifié la perte des données de vitesse de l'avion et le décrochage de l'appareil. La fiabilité des alarmes a été mise en cause par le rapport.

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses fait ses recommandations

Le rapport démontre également le manque de formation des pilotes en cas de dysfonctionnement des sondes de mesures de vitesse Pitot. Ces dernières avaient été mis en cause peu de temps après le drame et remplacée sur les avions d'Air France depuis. Le BEA recommande en conséquence de réexaminer la formation des équipages avec des exercices spécifiques pour le pilotage manuel.

Le rapport de la BEA précise les conditions du drame. Alors que le commandant de bord avait quitté le cockpit sans consignes claires, la personne aux commandes a fait cabrer l'appareil mais la situation préconisait, au contraire, de faire piquer l'avion, d'après les experts. La man?uvre aurait fait alors chuter l'appareil. Ce qui a poussé le pilote aux commandes à prendre la décision fatale, c'est la perte momentanée des indicateurs de vitesse. Il aurait tenté alors d'avertir le commandant de bord à plusieurs reprises. C'est là, que le rapport souligne un problème de communications entres les membres de l'équipage. D'autre part, les passagers n'ont pas été informés des difficultés auxquelles l'équipage a été confronté.

Ce rapport a été très attendu par les familles de passagers qui ont trouvé la mort dans la catastrophe, mais également par l'industrie aéronautique. Dans cette affaire, Airbus et Air France ont été mis en examen pour homicides et blessures involontaires.

La compréhension de l'accident est proche, selon Airbus

Airbus a déclaré ce vendredi que le nouveau rapport du BEA sur l'accident du vol Air France Rio-Paris aidait à avoir une meilleure compréhension de la succession d'événements ayant conduit à la catastrophe. Dans ce rapport, le Bureau pointe du doigt la formation des pilotes du vol AF447 et la manière dont ils ont réagi aux circonstances de vol de l'A330 qui s'est abîmé au large du Brésil le 1er juin 2009, faisant 228 morts.

"Airbus salue le dernier rapport intérimaire du BEA sur l'accident de l'AF447, comme étant une nouvelle étape vers une compréhension totale de la succession d'événements qui ont conduit à ce tragique accident", explique l'avionneur dans un communiqué. "Airbus continuera à fournir un soutien total à l'enquête en cours menée par le BEA afin que l'ensemble de la communauté du transport aérien puisse bénéficier de toute leçon à retenir de cet événement".

Les familles des victimes ont immédiatement réagi. Elles estiment que les pilotes n'étaient pas seuls responsables de la catastrophe et Air France a défendu leur compétence.

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Commentaires
a écrit le 26/12/2011 à 12:27 :
pilotant sur simulateur depuis 3 ans j ai compris qu il fallai lorsque qu on est en pilotage automatique suivi de problemes on repasse en manuel pour recontroler l appareil et surtout piquer plutot que cabrer pour reprendre de la vitesse sinon plus de portance l appareil s assoi sur la queu et c est le decrochage et devient incontrolable bien sur il faut s en appercevoir a une altitute sufisante pour pouvoir effectuer ces manoeuvres de rattrapage parfois on fait un peut trop confiance a ces nouvelles techniques et ce drame je pense aurait peut etre pu etre evité c est bien triste pour tous ces passagers disparus pour quelques jours de bonneur !
a écrit le 14/08/2011 à 22:32 :
C'est tout de même malheureux que 228 personnes soient mortes à cause du fait d'avoir tiré comme des fous sur le manche durant 7 minutes alors qu'il fallait juste le pousser ! Inouï ! Hallucinant ! Zont même pas été capables d'identifier le décrochage permanent à plat ! Il y a un variomètre, il y a un horizon gyroscopique, non ? ça ronronne chez Air France, pis que Air Zimbabwé ! Ce ne sera pas ma compagnie, sorry ! Qu'en pensent les Hollandais de KLM ? Et ce mathos défectueux qu'il faut 2 ans pour remplacer ! Un tube à 2 balles pièce ! By Jove !
a écrit le 12/08/2011 à 9:40 :
Malheureusement, le rapport COLIN 2006 soulignait déjà la faiblesse de la formation des pilotes d'AIR FRANCE. Même les pilotes reconnaissent que le temps d'exercice en simulateur est insuffisant ! Et ne parlons pas de ces pilotes incompétents qui ne sont pas sanctionnés, syndicat des pilotes obligent et corporation !!!! Heureusement qu'il y a des pilotes consciencieux, impliqués dans la sécurité de leur avion, de leur passager et de leur entreprise. Mais que tous prennent gardent, au prochain crash, AIR FRANCE perdra la moitié de sa clientèle et les licenciements qui vont avec au sol comme dans les airs. Déjà que leur prestation en business class sur moyen courrier est en forte baisse, il y a vraiment du changement à faire dans cette compagnie. Pourquoi les mêmes dirigeants sont-ils toujours en place ? INCOMPREHENSIBLE

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