L'aide du gouvernement à SeaFrance : un cadeau empoisonné pour les salariés ?

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A quatre mois de la présidentielle, le gouvernement travaille sur un montage où les indemnités de chômage qu'auraient perçues les salariés en cas d'arrêt de la compagnie sont réinvesties pour créer une Scop. Le tribunal de commerce se réunit ce mardi. Selon Nathalie Kosciusko-Morizet, la SNCF verserait 50 à 60.000 euros par salarié.

Les syndicats voulaient une avance pour créer leur Scop (Sociétés coopératives et participative). "Chiche ! Quand chaque famille aura le chèque entre les mains, on verra si elle le placera dans la Scop", expliquait ce lundi à La Tribune un membre du gouvernement sous couvert de l'anonymat. "Les salariés de SeaFrance auront-ils suffisamment confiance dans le projet de Scop pour y placer leur indemnités ou pas, c'est toute la question", renchérit une source ministérielle. Un cadeau empoisonné.

C'est donc ainsi que, dans les couloirs de certains ministères, on analyse la décision prise ce lundi par le gouvernement de soutenir le projet de reprise de SeaFrance par les salariés à travers la création d'une Scop, portée par la CFDT de l'entreprise. Seule en lice, celle-ci n'était pas financée, alors que la relance de SeaFrance, aujourd'hui en liquidation judiciaire avec maintien de l'activité jusqu'au 28 janvier est évaluée à 40-50 millions d'euros.

Alors que Bruxelles a interdit la recapitalisation de SeaFrance par sa maison-mère, la SNCF, le gouvernement français cherche aujourd'hui à contourner ce veto en accordant aux salariés des indemnités chômage (ou des avances sur celles-ci) suffisantes pour qu'ils les réinvestissent dans une Scop assez dotée pour être viable.

Ce mardi matin, la ministre des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet a déjà déclaré sur RMC que la SNCF pourrait verser entre 50 et 60.000 euros d'indemnités exceptionnelles à chaque salarié de sa filiale de ferries en liquidation SeaFrance afin de permettre la survie de l'entreprise. "On demande à la SNCF de faire un effort exceptionnel. Vous avez cité la fourchette de cet effort. On est en train de regarder précisément les choses". "La SNCF, je pense, sera heureuse que les indemnités chômage, fussent-elles majorées, participent de la création ou du maintien d'emplois plutôt que d'être de simples indemnités chômage", a estimé la ministre. "Je ne vous dis pas que c'est gagné mais au moins il y a une chance", a-t-elle ajouté.

"Les collectivités territoriales ont signé une lettre d'intention pour apporter 11 à 12 millions, les indemnités légales et extra-légales de chômage couvriront au moins le reste", a assuré lundi la ministre de l'Écologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, à la veille de l'examen par le tribunal de commerce de Paris de l'offre de la Scop. Et d'ajouter que les salariés de SeaFrance avaient désormais "leur destin entre leurs mains". "Libre à eux de créer ou pas la Scop", a-t-elle dit.

Prise de risque limitée

Deux moyens pour ce coup de pouce : Soit "des indemnités chômage majorées" après la cessation d'activité de SeaFrance, soit une avance sur l'indemnité que les salariés percevraient en cas d'arrêt de l'activité. La SNCF, maison-mère de SeaFrance, planche sur le montant des indemnités. "À priori (...) il y a de quoi lancer cette Scop, reprendre les 4 bateaux et les 825 salariés", estime la ministre. Thierry Mariani, ministre en charge des Transports, a notamment suggéré que la Scop pouvait très bien commencer avec deux navires. "On a fait un pas de géant mais il reste beaucoup d'obstacles", a déclaré lundi Didier Cappelle, secrétaire général du syndicat maritime CFDT.

C'est un bon coup politique pour le chef de l'État. À quatre mois des présidentielles, celui qui a fait de l'emploi une priorité ne pouvait se permettre le naufrage d'une filiale à 100 % d'une entreprise publique, comptant près de 1.000 emplois. Il sortira gagnant quel que soit le scénario. Que la Scop ne se crée pas faute de financement suffisant des salariés, ou qu'elle s'écroule dans les mois ou années après son lancement, il rappellera qu'il s'agissait du choix de la CFDT, laquelle a refusé une offre qu'il soutenait, celle de l'armateur DFDS associé à Louis Dreyfus Armateurs, (moins disante sur le plan social).

 

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a écrit le 10/01/2012 à 20:46 :
UN CONSEIL POUR LE REPRENEUR
faite attention de ne pas reprendre les employés qui ont fait, par leur comportement louche (la politique du moi d'abord et après des petits copains) ,tombaient Seafrance
a écrit le 04/01/2012 à 10:18 :
Comment peut-on imaginer une seule seconde que les salariés de Seafrance vont accepter de verser leurs indemnités de licenciement à une société d'exploitation dont ils sont les premiers à savoir qu'elle ne durera que quelques mois ? Faut-il être débile et déconnecté des réalités pour se livrer à un,e pareille pantalonnade ? Réponse: mais oui c'est Marie Chantal qui a eu cette idée stupide. Et Sarkozy lui a emboîté le pas. Bel attelage, s'il fait 15% à la présidentielle ce sera un exploit
a écrit le 04/01/2012 à 7:31 :
L'aide du gouvernement à SeaFrance est surtout complètement interdite par le Traité de Rome. Je n'aime pas les Anglais, mais les hurlements de Townsend Thoresen sont parfaitement justifiés: c'est une distorsion insupportable de la concurrence !
Quand nous français arrêterons nous de demander à l'Etat de s'immiscer dans la vie économique ? SeaFrance n'est pas rentable, elle baisse ses coûts, un point c'est tout!
a écrit le 03/01/2012 à 16:52 :
Il faut être débile pour verser sa belle indemnité dans un bidule autogestionnaire !
Réponse de le 04/01/2012 à 16:44 :
C'est un choix que j'ai eu à faire avec une dizaine de collègues il y a 11 ans, et nous sommes 7 à avoir franchi le pas. Aujourd'hui je ne le regrette pas, je suis patron de 2 autres sociétés. N'ayant pas de parents fortunés, ni gagné au loto, je n'aurais jamais pu y arriver sans cette chance qui s'est présentée à ce moment-là. Mais c'est un risque et je conçois que tout le monde n'a pas envie de le courir.
a écrit le 03/01/2012 à 15:37 :
Deux choses pour remettre la France sur les rails de l'emploi et de la prospérité: dissoudre les syndicats actuels qui ne sont que des entreprises de sabotage patentées, la seconde chose c'est l'abandon des charges sociales coté employeur et employés.
Libre aux individus et aux entreprises de cotiser sur des bases librement consenties les garanties sociales qu'ils veulent obtenir auprès d'organismes indépendants.
Abandon de fiscalité pour les entreprises qui créer l'emploi.
Les entrepreneurs doivent revenir les maitres chez eux!, ce n'est ni aux syndicats, ni encore moins à l'état de mettre leurs nez dans l'entreprise, toute immixtion de leur part se traduit systématiquement par le naufrage de l'emploi.
Réponse de le 03/01/2012 à 16:40 :
a familistère Godin: vous oubliez que les syndicats sont les représentants des salariés et qu'ils sont des fonctionnaires a part entière directement sous les ministères au même titre que la médecine du travail ou inspecteur du travail. Ce sont des organismes d'ETAT. Ce que vous proposez s'appelle une REVOLUTION!!! Alors que cette révolution, ce sont eux qui veulent la faire!!Rien à comprendre ou plutot si, la révolution ils l'a font depuis 30 ans en métant la FRANCE à SACRE!!!!!!! Ils y sont presque qu'arrivés. ETAT decevant dirgeants et représentants!!!! TOUS depuis 30 ans!!!!!!!!
a écrit le 03/01/2012 à 15:12 :
Tout ceci n'est que l'arbre qui cache la forêt, on nous parle de SEA FRANCE parce que l'état est partie prenante, en réalité des centaines d'entreprises souffrent des coûts exorbitants du travail en France. Alors je propose un retour aux 40h/hebdo, suppression des JRTT sans augmentation de salaire (hors négociations annuelles), voilà peut être un vrai premier pas vers la réduction des coûts!
Réponse de le 04/01/2012 à 10:58 :
Monsieur, allez exprimer vos idées lumineuses en Hongrie, elles vont faire florès.
a écrit le 03/01/2012 à 14:47 :
A force de critiquer tout ce que fait ce gouvernement pour eviter de mettre les gens à la porte je vais finir par croire que la tribune veut faire rentrer dans la bergerie le loup HOLLANDE et se faire l actu du gauchisme aussi je pense qu il vaudrait mieux que vous disparaissez car il y a déja assez de journaux de gauche et qu il n y en a que deux qui vont dans la bonne direction l un c'est LE FIGARO et l autre c'est LES ECHOS tout le reste est d un antisarkosisme primaire et je trouve cela assez déroutant vu que c'est le seul qui a mis les mains dans le cambouis et qui fait tout pour nous eviter la faillite aussi je dis vive mr SARKOZY et continuer vous ete sur le bon chemin avec mme MERKEL.
a écrit le 03/01/2012 à 14:26 :
ce syndicat fera tout tomber dans quelques mois par ses pratiques plus que douteuses, et je sais de quoi je parle !
a écrit le 03/01/2012 à 12:12 :
Il est ou le redressement de la France? Peuple Francais, ton outil de travail peut t'appartenir!!!!Alors tu fais quoi? Continuez de pleurer!!!!Allez-y, démontrez nous que c'est possible, SINON ARRETEZ DE GEMIR!!!!!!
a écrit le 03/01/2012 à 11:36 :
Je crois qu on atteint le paroxisme du clientelisme....50 000 euros/salaries...pour 400 vois dans l urnes. Messieurs les contribuables preparez votre carnet de cheques...
On comprend mieux pourquoi Seafrance n est pas viable...Qui connait le salaire+ primes et autres et le temps de travail effectue....Faire une scoop ne suffit pas...il faut bosser aussi...et ce qui fonctionne avec des salaries du prive....avec des fonctionnaires meme pas grecques.....
a écrit le 03/01/2012 à 11:33 :
Si la SCOP est lancée il ne faudra pas attendre des années(mais plutôt quelques semaines) pour qu'elle sombre. Quand les syndicalistes verront que les caisses sont vides pour payer les salaires, le carburant et les pièces de rechange, ils comprendront. Il ne restera plus qu'à un repreneur d'offrir 1? symbolique. Car pour qu'un transporteur soit viable (SeaFrance est en déficit depuis des années), il faut aussi des clients. Et face à P&O ainsi qu'Eurotunnel qui tourne seulement à 50% de sa capacité... Reste aussi Bruxelles qui n?acceptera pas ces subventions déguisées ainsi que l'intervention des collectivités locales.
a écrit le 03/01/2012 à 11:17 :
La prime de licenciement s'il elle a lieu d'être, doit servir à la sauvegarde de l'emploi et pas à autre chose!.
Réponse de le 03/01/2012 à 12:15 :
Combien, 40 à 50000 euros par employé. Cela fait au moins une année de salaire: ILS VEULENT QUOI? Les empocher et FUIRE? INCROYABLE!!!!!!!!
a écrit le 03/01/2012 à 11:15 :
Des gens qui n'ont pas été capables de travailler correctement pour sauvegarder leur entreprise, seront encore moins capables de travailler en Société coopérative ouvrière de production!.
Pour travailler en SCOP, il faut des qualités que ne possèdent pas nos syndicalistes Français, qui ont dans le passé torpillés des fleurons de l'industrie Française, je cite l'AOIP, les verreries d'Albi.
Réponse de le 03/01/2012 à 13:31 :
sans oublier les Chantiers de l'atlantique + Normed, la sidérurgie au sens large, Renault Billancourt, LIP, et tant d'autres...
Réponse de le 03/01/2012 à 13:33 :
Et puis aussi la SNCM ...
Réponse de le 03/01/2012 à 13:59 :
en Normandie: chantier naval du Havre, le port en général, Renault Sandouville, Cooper, des dizaines d'entreprises en grèves perlées avec ralentissement de la rentabilté....... SYNDICATS POLITISES!!!!!!! pour affaiblir le patronnat!!!!!!ILS ONT GAGNES!!!!!!!A VOUS DE JOUER DEMAIN!!!!!
Réponse de le 03/01/2012 à 14:16 :
@ Ben voilà: il me semble que lorsque le gnome a gracieusement fait cadeau d'usinor-sacilor à Monsieur MITAL,c'etait un des fleurons de l'industrie lourde que ce soit au niveau technologique ou en therme de rentabilité.Allez dire aux ex-gondrange que c'etaient des syndicalistes faineants...
Réponse de le 03/01/2012 à 15:02 :
a bien sur: vous y avez travaillé a Usinor?. Moi oui et vous ne pensez pas si bien dire au sujet des syndicalistes........ Ingérable sauf avec des décisions de l'étranger!!!!!!!!! Meme type de conflits que les exemples ci-dessus!!!!!!!
Réponse de le 03/01/2012 à 15:08 :
Nous ne pouvons pas dire qu'ils soient "faineants" comme syndicalistes, Mais un gros manque de réflexion et de logique sur le devenir de leur entreprises!!!Endoctrinement poussé à la débilité, tout simplement par certain!!!Très dommage parce qu'heureusement ils y en a de très bien!!!!!!!!!
Réponse de le 03/01/2012 à 16:23 :
Et le port de Marseille que la CGT ?oul?
Réponse de le 03/01/2012 à 17:33 :
je n'ai jamais vu un syndicaliste transpirer au travail, si j'ai vu un syndicaliste glander, oui!, si j'en ai vu entraver la démarche des gens qui voulaient bosser, oui!.
a écrit le 03/01/2012 à 11:14 :
Et l'argent des syndicats ? Vendre un chateau pour investir dans une scoop voilà un super projet mais bien sûr quelques cadres de la CGT ne pourraient pas s'offrir un séjoue royal n'est ce pas Mr Thibault!
a écrit le 03/01/2012 à 11:09 :
Peut -on me rappeler les raisons et le pourquoi, SeaFrance est en liquidation?...
a écrit le 03/01/2012 à 10:50 :
la misere noire ,le quart monde
venez voir la presse
a écrit le 03/01/2012 à 10:34 :
1) sauver une entreprise non viable depuis des années (role des syndicats ??) dont le sauvetage sera de toute façon retoqué par Bruxelles !!
2) mettre en péril une SNCF déjà bien branlante !

Tous les risques.
Pas de doute on est bien sous un gouvernement UMPS quelques petits mois avant des élections!
a écrit le 03/01/2012 à 10:25 :
Maintenant, reste au(x) syndicat(s) à mettre en musique ce joli projet, convaincre l'ensemble des salariés à déposer leur indemnités, et nous montrer à quel point ils sont plus forts que ceux qu'ils dénigrent à longeur de temps. Enfin, le contribuable peut déjà préparer un second chèque lorsque tout cela finira dans le mur, c'est à dire dans pas longtemps...
a écrit le 03/01/2012 à 10:24 :
Il est en tout cas des journalistes dont le fiel est plus empoisonné que l'aide en question.
a écrit le 03/01/2012 à 10:10 :
Toujours cet Etat-Providence,trop socialiste ou trop interventionniste,ça revient au meme.Un montage avec des salariés syndicalistes et anti-patron,dans le tour de table...c'est voué à l'échec.Vous pôuvez d'ores et déjà l'inscrire dans le marbre.N.Sarkozy ferait mieux d'appeler à la rescousse ses amis ourdés de pognon, qu'il a tant protégés et aimés depuis 5 ans
a écrit le 03/01/2012 à 10:03 :
Si une SCOP peut se mettre en place, le première chose à faire sera de ne pas écouter les syndicat.
La papeterie Gromelle reprises par ses salariés a pu survivre en pratiquant de cette façon.
Mettre les ouvriers au travail.
Ne pas écouter les syndicats.
a écrit le 03/01/2012 à 10:03 :
encore un cadeaux des syndicat il i avec un repreneurs mais non il veule le beurre et l argents du beurre ces syndicat quelle fouteurs de merdes tous au temps qu il son ses eux qui on la bonne place il long compris très vite et ses ouvriers qui dise amène a tous comme des moutons seafrance et foutu les anglais se frottes les mains car pour eux ses touts bénéfice sa se son des gents qui fond attentions surtout de nos jours bravos pour la p o
a écrit le 03/01/2012 à 9:46 :
JOSPIN l'avait dit; malheureusement "l'Etat ne peut pas tout". L'Etat n'a pas vocation à nationaliser indéfiniment les sociétés en difficulté. Si l'on peut conseiller aux salariés quelque chose, c'est de garder la prime de 50 KE qu'on leur propose et de rebondir dans une autre activité ou une autre région.
Réponse de le 03/01/2012 à 10:18 :
Belle mentalité! L'exemple même de l'esprit Français....Et après vous direz que les patrons sont tous des ...........! La classe ouvrière a aujourd'hui la possibilité de prouver qu'elle vaut quelque chose et BEN NON!!!!!!!!!
Réponse de le 03/01/2012 à 11:43 :
Pierre
Ne pas confondre salaries du prive et fonctionnaires...Merci pour eux..(prive)
Faire une scoop peut etre une formidable aventure mais pas avec des fonctionnaires pourris de primes et d avantages (temps de travail etc) et controles par les syndicats...Une scoop ne fonctionne que si tous les salaries travaillent...
Pourquoi les autres compagnies se developpent///bateaux pariels, trajet le meme ...il reste...
a écrit le 03/01/2012 à 9:44 :
Je n'apprécie pas l'équipe Sarko, mais c'est une idée vraiment machiavélique et très amusante.
a écrit le 03/01/2012 à 9:44 :
C est une chance pour eux - il faudra qu'il travaille - etre autonome c est tres bien - il en faudait beaucoup en FRANCE des scoops
a écrit le 03/01/2012 à 9:28 :
Que pense vos lecteurs de l info ci-dessous
Depuis la décision du Tribunal de liquider la société SeaFrance et de fixer au 12 décembre la date ultime de dépôt de nouvelles offres, DFDS et Louis Dreyfus Armateurs ont entrepris d'importantes démarches avec la plupart des parties concernées, afin de pouvoir construire une nouvelle offre. La priorité était de répondre aux préoccupations sociales exprimées et d'augmenter le nombre de salariés repris dans l'offre. Malheureusement, dans le cours de ce processus, il n'a pas été possible de rencontrer le syndicat majoritaire de la société SeaFrance qui a d'ailleurs toujours systématiquement décliné les propositions de rencontre, et encore une fois ces derniers jours.

En conséquence et conscients de l?importance d?avoir des relations sociales constructives et stables avec tous les syndicats représentant les salariés de SeaFrance, DFDS et Louis Dreyfus Armateurs ont décidé de ne pas soumettre une offre révisée.
Décision, d'autant plus regrettable que le projet industriel de rapprochement entre les groupes DFDS et Louis Dreyfus Armateurs reste intact. De fait, nous croyons que ce partenariat est dans une position privilégiée pour créer un environnement de travail durable, attractif et stable pour une majorité des salariés actuels de SeaFrance, incluant le déploiement de navires sous pavillon français.
a écrit le 03/01/2012 à 9:18 :
Comme d'habitude, juste avant une élection présidentielle, les pouvoirs publics utilisent l'argent du contribuable pour renflouer une entreprise vouée à la faillite.

Souvenez vous d'air lib !!!

RDV dans 6 mois pour la faillite définitive de la scop SEA FRANCE.
Réponse de le 03/01/2012 à 10:24 :
de toutes les façons, cet argent leur sera donné!!!!Au temps que ce soit pour garder leur outil de travail qu'ils détruisent depuis des mois!!!!!!!ALLEZ MESSIEURS PROUVEZ NOUS DE QUOI VOUS ETES CAPABLES
a écrit le 03/01/2012 à 9:17 :
les elections aidant sarkozy prone le rupture d'avec sarkozy il fait aujourd'huy le contraire de ce qu'il faisait avant bientot il va reembaucher des fonctionnaires;
Réponse de le 03/01/2012 à 10:03 :
Ne vous y tromper pas il le fait .Vous ne pensez tout de même pas qu'il ne sait pas ce qui ce passe dans les collectivités territoriales.La région c'est le choix de l"Europe.
a écrit le 03/01/2012 à 8:45 :
si j'étais salarié :
1) je prendrais le chque
2)je le garderai pour moi
car
a)il s'agit clairement d'un détournement de procédure vis à vis de la décision de l'europe : il faudrait donc que les salariés aient l'accord de l'europe sur le montage avant de s'engager au risque sinon de devoir un jour rembourser le dit chèque à la sncf ( qui est une régie publique et est donc strictement assimilée à l'état / raison qui a fait qu'on a dû créer RFF)
b) vous pouvez être sûr que la concurrence va s'engouffrer dans cette brèche juridique.
b) on est dans l'industrie lourde , et je ne vois pas une ( un pool) banque mettre en place les lignes de crédit / garanties pour faire face à aux besoins d' exploitation .
Réponse de le 03/01/2012 à 10:22 :
MANQUE DE COURAGE Mr ZORRO!!!!!!!Pauvre France!!!!!!!On reconnait bien le rôle des syndicats: DETRUIRE et DETRUIRE....Là on leur demande de construire!!!!!Après avoir tout fait pour faire couler leur société, ils n'ont même pas le courage de la reprendre!!!!!!
a écrit le 03/01/2012 à 8:45 :
Et c'est qui qui va payer ? En fin de compte le contribuable fran?s d? exsangue suite aux dettes faramineuses que l'Etat engag?ur son dos. Facile de faire un joli coup politique avec l'argent des autres!
a écrit le 03/01/2012 à 8:33 :
dans le maritime les syndicats ont detruit leur outil de travaille,nous perdont des parts de marché tous les jours.UN GOUVERNEMENT RESPONSABLE DIRAIT CA SUFFIT <. parce qu'au bout le contribuable va encore payer pour ces syndicalistes irresponsabes
a écrit le 03/01/2012 à 8:31 :
Beau tour de passe passe sur 2 points.... les salariés ne pourront pas dire qu'ils n'ont pas reçu une indemnité conséquente de la SNCF, et d'autre les pouvoirs publiques diront qu'ils les ont aidés à reprendre SEAFRANCE ! Même si ça semble voué à "l?échec" !
a écrit le 03/01/2012 à 8:30 :
Enfin des employés qui vont devenir des PATRONS!!!!Vont-ils en avoir....pour aller jusqu'au bout. Mrs les syndicats montrez nous comment vous gérer cette scop.....ALLEZ UN PEU DE COURAGE, VOUS ETES AU PIED DU MUR!!!!!!!Nous allons voir les maçons!!!!!!
a écrit le 03/01/2012 à 7:45 :
Ce n'est pas la totalité des indemnités des employés de Sea-France qui doivent servir à capitaliser la SCOP. Les banques et d'autres organismes doivent mettre la main à la poche pour assurer un développement pérenne. Je ne sais si l'entreprise est viable, mais on peut aussi estimer que le démantèlement de Sea-France était programmé au nom d'intérêts privés. A qui profite le crime?
Réponse de le 03/01/2012 à 8:54 :
C'est aussi la loi de l'offre et de la demande, celle qui assure naturellement l'?ilibre. Pourquoi le contribuable devrait-il financer une activit?on rentable parce que, soit obsol?, soit mal g?e (ce qui est d'ailleurs syst?tiquement le cas pour les entreprises etatiques) ?
Réponse de le 03/01/2012 à 8:55 :
Les banques et autres organismes, c'est vous et moi... combien êtes vous prêt à "donner" ?
Réponse de le 03/01/2012 à 9:17 :
"le démantèlement de sea france était programmé au nom d'intérêts privés" ????

Mais dans quel monde vous vivez ?? Sea France est non rentable, comme toutes ces compagnies étatiques (pareil pour la SNCM de la corse).

La SNCF a 53 millions de non remboursé par Sea France, la SNCF c'est pas des intérêts privés !!!!
a écrit le 03/01/2012 à 7:44 :
Grand merci à Marcel le porte parole.... Au cas où vous ne le sauriez pas, c'est celui qui, avec ses 100? d'étrennes aux salariés de Sea France, voulait aider à monter la scop.... quel scoop pour le PS.... mais aussi quel mépris !!!! ... M. Hamon aurait toute sa place dans les films où excellent Laurel et Hardy... Chouf marcel !!!! continue à nous détendre l'atmosphère...
a écrit le 03/01/2012 à 7:41 :
Le seul problème, c'est qu'il n'est pas précisé comment ils vont faire pour rendre rentable cette entreprise qui ne l'est plus. Recapitaliser c'est bien, mais s'il n'y a pas de clients, cela servira à quoi ?
Réponse de le 03/01/2012 à 9:21 :
ils ont deja fait le tour des popotes pour savoir qui ( etat, collectivites...) allait alimenter tt ca..... ben oui, tous les ans, sinon y a po d'espoir...
a écrit le 03/01/2012 à 7:37 :
Voilà ou se trouve le mal Français , comment peut on accepter qu un syndicat puisse créer une scop , alors que le rôle vrai d un véritable syndicat est de rester neutre et de défendre les employés , non de les aceptiser !!! Vive 2012 une fois de plus , et le vrai changement ... Il y a suffisemment de finance occulté de la part des syndicat , ce qui est a proprement scandaleux , alors stop a ces gabegies !!!
a écrit le 03/01/2012 à 7:35 :
L'état providence intervient à nouveau pour des entreprises et salariés publics minoritaire dans notre pays et encore une fois de plus les entreprises et contribuables du privés va se serraient la ceinture avec plus de charges et d'impôts pour une caste dans un pays qui n'a plus un sou.
En pure perte, la SNCF après avoir coulé le fret maintenant SeaFrance autour des chemins de fer avec la concurrence qui arrive elle ne fera pas long feu.
a écrit le 03/01/2012 à 7:24 :
Devenir actionnaires de leur outil de travail... Beau projet de gauche que cette SCOP ! Voilà un vrai SCoOP.
a écrit le 03/01/2012 à 7:22 :
Faire prendre des actions a des ouvriers a une société en difficulté voila bien une Idée Sarko Pour les Petits des risques que ne veulent pas prendre les GROS Riches Avec un passif énorme un matos qui reste en possession des Patrons vive la répartition des richesses
Réponse de le 03/01/2012 à 8:17 :
Idée de la CFDT monsieur ,les ouvriers verrons ce qu'est une entreprise ,découvrirons le mot travail
Réponse de le 03/01/2012 à 9:10 :
Sauros devrait se taire au lieu de raconter des inepties, il y a bon nombre de Scop en France qui fonctionnent très bien et dont les salariés devenus patrons sont heureux, la Sncf, ne fait que démanteler le fret en France, et pour le coup c'est le premier transporteur routier, pour une entreprise ferroviaire pas mal un! tous ces commentaires donnent l'envie de vomir, Papymougeo à raison on tire toujours sur le pianiste, mais il n'y a pas que lui qui joue la partition que font les banques et l'Europe qui a interdit à la SNCF de recapitaliser cette structure, de quoi je me mêle?
Réponse de le 03/01/2012 à 9:22 :
ils ne veulent pas se voler et s'exploiter sur leur dos, sinon, ils ne peuvent plus prendre les gens en otage, au risque de tout perdre... ils preferent perdre l'argent des autres, c'est plus cool
Réponse de le 03/01/2012 à 9:35 :
sauros a pourtant raison les scop que vous citez ne sont pas des syndicalistes bornés comme nous voyons dans le maritime pourquoi recapitaliser une entreprise qui ne sera jamais viable
Réponse de le 03/01/2012 à 9:49 :
caux76 vos opinions politiques biaisent tellement votre analyse... Que font les banques ? Les banques cher ami ne sont pas là pour réaliser des oeuvres sociales ou caritatives mais pour faire du business. Si je comprends bien, vous aimeriez obliger une banque à investir dans une entreprise pour laquelle plus personne ne croit et pourquoi le ferait elle? Pour perdre de l'argent? Vous qui aimez tant rappeler que la crise de 2008 était la faute des banques, quelle était la raison déjà? le fait que les banques américaines avaient prêté de manière démesurée à des américains ne pouvant plus rembourser et aujourd'hui c'est ce que vous préconisez monsieur...
Enfin, l'Europe a raison d'interdire l'Etat français d'encore une fois mettre sous perfusion une entreprise qui n'a pas su d'adapter et répondre à cette concurrence toujours plus exacerbée. Ah oui vous qui aimez dire que les agences de notation sont irresponsables. Qui est le plus irresponsable une société qui note les Etats ou un Etat qui prévoit cette année un déficit à hauteur de 5% du PIB? (alors que certains demandent même encore plus de dépenses!), l'Etat providence relève de l'utopie....

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