Compétitivité : les compagnies aériennes espèrent que le rapport Gallois ne sera pas enterré

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La fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam), qui regroupe 350 membres dont Air France et FedEx attend beaucoup du rapport Gallois. La part de marché du pavillon français en France ne cesse de dégringoler depuis 2000.

Comme dans toutes les entreprises de France, les compagnies aériennes françaises attendent beaucoup du fameux rapport Gallois sur la compétitivité. «Nous espérons qu'il ne sera pas enterré », a indiqué à La Tribune Guy Tardieu, le délégué général de la fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam), le principal syndicat professionnel du secteur aérien qui compte notamment  Air France et FedEx.  Alors que, selon Le Figaro, le rapport prône  une réduction de 30 milliards d'euros des charges sociales, Guy Tardieu estime que « les voies de Louis Gallois me semblent être les bonnes ». Et d'ajouter : « Il faut que les lignes bougent, il faut un grand coup ». Le coût du travail est en effet le point clé du manque de compétitivité du pavillon français par rapport à ses concurrents. «Nous sommes en concurrence avec des transporteurs qui n'ont pas le même niveau de charges sociales et fiscales. Il faut baisser le coût du travail », déclarait au printemps Pascal de Izaguirre, le PDG de Corsair.

Les parts de marché du pavillon français chutent à 44% en France
Le pavillon français ne cesse de perdre des parts de marché. « Depuis les années 2000, nous perdions un point de parts de marché par an. En 2011, nous sommes à deux points de perte de parts de marché et ce sera la même chose en 2012, explique Guy Tardieu. Résultat. Alors qu'elles représentaient 58% du trafic aérien français en 2000, les compagnies françaises ne devraient plus peser que 44% du trafic fin 2012. «Si la pente continue, le pavillon français disparaîtra, déclarait au printemps le président de la Fnam Lionel Guérin. Nous ne voulons pas devenir comme le transport maritime ». Pour le délégué général de la Fnam, Guy Tardieu, l'ouverture du capital d'Aigle Azur à une compagnie aérienne chinoise illustre bien la réalité du transport aérien français.

Lutter contre la règlementation excessive

Avant l'élection présidentielle, la Fnam avait envoyé aux candidats 10 propositions pour redynamiser le transport aérien français. François Hollande n'avait fermé aucune porte.
Au-delà de la seule réduction des charges, la Fnam met actuellement l'accent sur une spécificité du transport aérien : la formation. Elle représente entre 8 et 8,5% de la masse salariale en raison du poids de la règlementation concernant les pilotes et les mécaniciens. «Nous souhaitons qu'une partie de la formation soit traitée de manière particulière vis-à-vis des charges », explique Guy Tardieu.
Lutter contre une règlementation excessive est un autre cheval de bataille de la Fnam. Cette dernière veut notamment simplifier les documents d'application de la règlementation, « un piège de compétitivité ». Autre particularité du transport aérien, la taxe de l'aviation civile (prélevées sur les passagers des compagnies) dont 19% sont affectés au budget général. La Fnam demande à ce qu'elle soit réintégrer au budget annexe de l'aviation civile. Le montant s'élève à 60 à 80 millions d'euros.


 

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Commentaires
a écrit le 22/10/2012 à 19:06 :
Dans ce cas il faut aussi corriger la derniére phrase "soit réintégréE"
a écrit le 22/10/2012 à 17:19 :
Le rapport Gallois finira comme les autres : dans un tiroir ! Ce n'est pas le contenu du rapport qui est important mais le courage des politiques qui le liront !
Les 30 milliards on les avait mais ils ont été gaspillé dans cette chimère des 3 %. On va dépenser 30 milliards d'augmentation d'impôts et de taxes pour rien, on aura ni les 3%, ni la croissance alors qu'en faisant un choc avec ses 30 milliards, on aurait eu la croissance, des emplois sauvés et un meilleur déficit.
a écrit le 22/10/2012 à 16:36 :
La bonne excuse pour ne pas souligner les problèùes intrinsèques des compagnies françases
a écrit le 22/10/2012 à 15:42 :
Peu à peu le pavillon français est réduit à sa plus simple expression. Le personnel des compagnies a eu la vie trop belle à l'époque du fameux monopole où il fallait prendre un avion pour New York à Amsterdam pour bénéficier d'un prix correct. Même si cet avion volait entre Paris et les Pays-Bas à vide... La mauvaise réputation des aéroports parisiens dont Roissy et la desserte inexistante des plate formes régionales par AF ont fait le reste. La plupart des habitants du Grand Est, pour ne donner que cet exemple, préfèrent rejoindre Francfort ou Zurich. Il sera bien difficile de remonter la pente !
Réponse de le 22/10/2012 à 18:22 :
Je ne suis pas sûrvque les personnels aient eu la vie trop belle. En ce cas, il faudrait rajouter ceux de Peugeot, Arcelor, alcatel etc...
Nous ne pouvons plus dévaluer pour retrouver de la compétitivité, il ne nous reste plus qu'à baisser les salaires ou à délocaliser.
Mon cher Gilles, j'ai le regret de vous dire que quelle que soit votre secteur d'activité, vous êtes entrain de vivre une vie " trop belle".
Réponse de le 22/10/2012 à 18:40 :
Pardon, quel que soit votre secteur et non quelle que soit. De l'intérêt de se relire...
Réponse de le 22/10/2012 à 20:08 :
Bonne reponse de Serge !
a écrit le 22/10/2012 à 15:41 :
Clair : "Nous avons BESOIN des sous de l'état..." Sinon, à quoi ki sert.
a écrit le 22/10/2012 à 13:26 :
Que de fautes d'ortographe dans cet article...
Réponse de le 22/10/2012 à 13:40 :
L'orthographe est la science des imbéciles, disait Napoléon ! Si le fond de l'article ne vous interesse pas, inutile de commenter !!
Réponse de le 22/10/2012 à 14:10 :
Moi j'en vois pas.
Réponse de le 22/10/2012 à 15:43 :
Moi non plus je n'en vois pas.
Réponse de le 22/10/2012 à 15:57 :
Je n'en ai trouvé qu'une : " la Fédération... attendent... " Si l'on se plaint de fautes, il faut les signaler, ce qui permet à l'auteur de les corriger.

Par ailleurs, c'était la calligraphie que l'on appelait science des ânes à l'époque de Napoléon.
Réponse de le 22/10/2012 à 16:21 :
Sincèrement désolé. La phrase initiale était les compagnies... attendent. En modifiant le sujet (la Fnam) j'ai oublié de changer la conjugaison du verbe. F.G.

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