La fin du monopole de la SNCF, c'est bel et bien en 2019

 |   |  579  mots
Copyright Reuters
La Commission européenne va lancer à la fin du mois ses propositions pour briser les derniers monopoles sur le rail afin d'ouvrir le transport des voyageurs à la concurrence en 2019.

Au moins, le gouvernement français et la commission européenne semblent d?accord sur un point... Le premier ne veut pas de libéralisation du marché ferroviaire domestique avant 2019 (date limite déjà fixée par Bruxelles) comme l?a indiqué fin octobre le ministre des Transports Frédéric Cuvillier lors de la cérémonie du 75ème anniversaire de la SNCF, tandis que Bruxelles souhaite que les lignes nationales de TGV soient ouvertes à la concurrence à partir de décembre 2019 en Europe, comme l?a indiqué le bureau de Bruxelles des Echos.

Six propositions

Selon ce dernier, la Commission européenne prévoit dans un texte législatif une ouverture complète du marché domestique des passagers à cette date. Bruxelles va lancer à la fin du mois un paquet de six propositions pour briser les derniers monopoles sur le rail et se prépare à une difficile bataille face aux pays récalcitrants menés par l'Allemagne. Ce paquet ferroviaire doit être adopté et présenté par l'exécutif bruxellois le 23 ou le 30 janvier. Pour ouvrir les marchés nationaux à la concurrence la Commission préconise de séparer les activités de gestion des infrastructures et celles d'exploitation. "On ne peut pas aller vers l'ouverture du rail à la concurrence sans cette séparation", explique un négociateur européen. De quoi s?attaquer de front aux forteresses que sont la Deutsche Bahn allemande, la SNCF en France et FS en Italie. La Belgique a pour sa part approuvé une loi séparant les deux entités.

L'Allemagne hostile

Berlin, qui veut conserver la structure actuelle de la Deutsche Bahn, dont le holding coiffe également la société DB Netz, propriétaire des rails, a le soutien de l'Autriche et du Luxembourg, mais il lui faudra rallier d'autres pays pour s'ajouter à ses 29 voix et constituer une minorité de blocage (90 voix sur 381). Les Pays-Bas et la République Tchèque sont poussés par leurs opérateurs à revenir au modèle de gestion allemand, souligne-t-on à Bruxelles en dressant l'état des forces en présence. La position de la France devient déterminante. Or elle est encore jugée ambiguë à Bruxelles, dans la mesure où la réforme ferroviaire annoncée par Paris et qui va faire l?objet d?une loi au cours de l?année, prévoit au contraire le rapprochement de RFF et des fonctions de maintenance assurée par la SNCF pour créer un nouveau gestionnaire unifié pour les infrastructures.

"Principe de subsidiarité"

"Ces annonces ont été comprises comme la mise en place d'un système à l'Allemande avec un holding, mais lorsque l'on prend connaissance des détails, cette interprétation tient moins la route", analysent les experts à Bruxelles. En fait, la France s?engage à apporter des garanties pour ne pas que sa réforme débouche sur des distorsions de concurrence pour les nouveaux entrants. "Une chose est extrêmement claire pour nous : il doit y avoir une séparation stricte entre les fonctions de gestionnaire des infrastructures et d?opérateur. Sous quelle forme ? Cela est sujet à discussion", avait indiqué Frédéric Cuvillier. "La France cherche un accord, mais elle le voudra à ses conditions", a confié un négociateur européen. "Bruxelles impose des principes d'organisation, une égalité des différents acteurs, de la transparence... Il faudra apporter des réponses à cela. Je plaide pour le principe de subsidiarité sur cette question", avait déclaré en octobre Frédéric Cuvillier.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/01/2016 à 1:53 :
si au moins on y arrivait! tout est fait pour éviter cette privatisation...pourtant le service rendu aux usagers est bien moindre!!!!
a écrit le 13/01/2013 à 15:48 :
L'orthographe comme la syntaxe sont déjà privatisées par beaucoup... :-p
a écrit le 11/01/2013 à 6:12 :
L'ouverture à la concurence d'ici 6 ans voudrait que les partenaires sociaux de l'Entreprise se mettent autour de la table et définissent un autre modèle industriel et social de la SNCF.Il semble que le staff de management du rail est entrain de mettre en place de nouvelles tarifications, par contre pas de nlle des syndicats et plus partriculièrement de Sud et de la CGT qui parions sont entrain de mettre en place les futures grèves de la SNCF mais là danger car la concurrence permettra de prendre d'autres acteurs. Par contre on sent venir la facture que les usagers et contribuables devront payer pour le plaisir de nos syndicats. Nous avons un bon exemple les transports vers la Corse ou la GB, les ex filiales de la SNCF.Voilà un futur gros boulet pour les finances de la France.
a écrit le 11/01/2013 à 0:00 :
@M92 "Ce qui est perdu en emplois est retrouvé en consommation par l'augmentation du pouvoir d'achat des clients concernés." J'en ai lu des bêtises mais j'avoue que celle la, c'est une perle à encadrer. Vous vous relisez au moins?
a écrit le 10/01/2013 à 23:54 :
Ça tombe bien le TGV ne lira pas votre commentaire.
a écrit le 10/01/2013 à 23:51 :
Ah bon? Vous voulez vous débarrasser des rentiers et barons de la finance aussi? Arlette sort de ce corps, on ta reconnue, même déguisée en gros réac.
a écrit le 10/01/2013 à 23:47 :
"Dieu s'est combien"? Dieu seul le sait mais peut faut il le privatiser lui aussi, tant que vous y êtes?
a écrit le 10/01/2013 à 22:07 :
Le résultat au final avec l'arrivée de cette concurrence sur les axes les plus "juteux" signifiera une contraction de l'offre ferroviaire .La péréquation permettait aux lignes rentables de maintenir l'équilibre économique d'axes plus fragiles économiquement.(Paris/Lyon n'est pas Paris/Maubeuge !).Alors demain, ce seront les régions qui reprendront la charge (elles sont déjà en difficultés) ou la DISPARITION croissante des dessertes ferroviaires (dommage pour l'environnement, l'énergie,...) et un report sur l'autocar sur des routes de plus en plus chargées !
a écrit le 10/01/2013 à 21:35 :
Mais hélas, ça coutera plus cher, la sécurité sera surement moindre et ça marchera pas mieux. d'où quelle utilité pour l'usager ?
a écrit le 10/01/2013 à 20:33 :
C'est completement con, la seule façon d'avoir une saine concurrence sur le rail c'est de mettre plusieurs rails en parallele ... Mais c'est un peu cher. Alors remplacer un monopole public par un monopole privé (financé par le public de toute maniére , car pas une boite ou une banque n'avancera les milliards pour une nouvelle ligne) , je vois pas l'interet.
a écrit le 10/01/2013 à 19:59 :

BIENTOT LE CHEMINOT POLONAIS...AUX MANETTES
a écrit le 10/01/2013 à 18:49 :
vivement 2019, que la SNCF soit enfin privatisée comme l'a été France Télécom et qu'on se débarrasse de tous ses privilégiés qui nous coûte une fortune.
Réponse de le 10/01/2013 à 20:53 :

comme dans l aviation !! AIR FRANCE n a pas l exclusivite ni le monopole
Réponse de le 10/01/2013 à 21:56 :
"julien" , je ne connais pas votre métier mais allez travailler les dimanches , fêtes,nuits, matins (4h ou 5h) comme nombre de salariés astreints à la continuité de service (infirmiers,pompiers,policiers,électriciens, ... et cheminots) et vous comprendrez, peut-être ce qu'est un privilège !!! Au fait pour travailler à la noël de matinée ou de soirée comme cheminot , c'est 34? d'indemnité de dimanche/fête BRUT soit moins de 30? NET .Vous pouvez postuler dès maintenant .La SNCF sera l'entreprise qui embauchera le plus en 2013 mais peut-être pas dans ce "privilège" que vous évoquez ! La Grande Bretagne avec son réseau ferroviaire ENTIEREMENT PRIVATISE vous permettra de découvrir des tarifs entre 50 et 100% plus chers qu'en France (idem pour le gaz,l'électricité,...)
Réponse de le 10/01/2013 à 21:57 :
Jugement à l'emporte-pièce! Les vrais privilégiés ne sont pas dans ces secteurs; et si vous le pensez vraiment, je vous invite à y entrer comme salarié. Croyez-vous que les privatisations d'EDF et de GDF aient été profitables aux consommateurs?
a écrit le 10/01/2013 à 17:36 :
C'est incroyable ces gens qui veulent briser les monopoles pour en instaurer d'autres sur les marchés captifs : eau, énergie, transports. Vous avez le choix vous d'éviter un parking Vinci ? Une régie passée chez Véolia (qu'on ne me parle pas de démocratie et d'élection des édiles) ? Vous avez combien d'autoroutes (rente à demeure) en concurrence pour faire Paris-Lyon ou Paris-Lille ? Demain, quand vous devrez arriver à telle gare à telle heure, vous aurez combien d'alternatives ? Ah, oui, j'oubliais : ce sont des monopoles rentiers privés ! Alors, c'est bien?, forcément bien.
Réponse de le 10/01/2013 à 22:44 :
sauf que c'est le contribuable qui comble les déficit (La SNCF coûte au contribuable quelque 10 milliards d'eurosparan/http://www.latribune.fr/opinions/20110321trib000609526/le-deficit-de-la-sncf-est-structurel-la-preuve-par-l-angleterre-.html),
Situation d'un conducteur de TGV :
=> Salaire : de 2 200 euros net en début de carrière (2 smics) a 3 200 ? (4 880 ? net conducteur TGV) en fin de carrière. => Plus :
- prime de fin d'année,
- prime de travail (restons calme),
- prime de parcours,
- prime de TGV,
- prime de charbon
- gratification de vacances
- gratification annuelle d'exploitation,
- indemnités pour heures supplémentaires,
- allocation de déplacements (non imposable) etc.

Horaire de travail : 25 heures par semaine (vive les 35 heures)
Soins : gratuits (sur leur temps de travail) auprès d'un des 15.900 établissements de soins agrées ou ils sont couverts à.. 100 %

Attendez ? ce n?est pas fini !!!
Autres privilèges : gratuité des transports pour les agents et leur famille,
Encore quelques petites dernières pour vous achever !
Pour les sédentaires qui n'avaient droit à aucune prime, la SNCF leur a créé la "prime d'absence de prime" !!!
Réponse de le 12/01/2013 à 8:18 :
Il faudrait peut etre vous renseigner d'avantage ... Certes les conducteurs sont bien payé mais je peux vous affirmer que ceux ci sont un grain de sable ... je connais beaucoup de cheminots touchant le smic , pas plus, quand aux privileges .... :
- Situation d'un conducteur de TGV : => Salaire : de 2 200 euros net en début de carrière (2 smics) a 3 200 ? (4 880 ? net conducteur TGV) en fin de carrière. = OK (en meme temps on rentre pas DIRECTEMENT AU TGV 2200 euros c'est pas si enorme que ca quand on tire 500 personnes a 320km/h tout en leur assurant une securité.
- prime de fin d'année : comme toutes grandes entreprises a status ... je vois rien d'anormal (meme dans le privé, il existe l'interessement en plus ...)
- prime de travail (restons calme), => Equivalent a vos frais professionnels ....
- prime de parcours => Somme faible recompensant les conducteurs qui font beaucoup de km ... et qui est justifier par l'absence de pauses reglementaires (la pause syndicale)
- prime de TGV => somme ridicule car dans ce cas on pourrait en rajouter des primes a 1 ou 2e /mois
- prime de charbon = Inexistante ... encore une preuve des desinformation ... la seule prime de charbon qui a existée etait pour les conducteurs de train a vapeur.
- gratification de vacances - gratification annuelle d'exploitation, = Là je vous accorde c'est un privilege unique
- indemnités pour heures supplémentaires, --> Obligation legale et valable pour toutes entreprises.
- allocation de déplacements (non imposable) ... faux, l'allocation de deplacement est imposable et compense le fait de decoucher loin de son domicile ....
Horaire de travail : 25 heures par semaine (vive les 35 heures) --> Encore une fois faux, les 25 heures sont certes les heures basées au roulement, Vous ne comptez pas les heures de formation ainsi que les preparatifs avant missions (un peu comme les profs devant preparer leurs cours suivants,
Soins : gratuits (sur leur temps de travail) auprès d'un des 15.900 établissements de soins agrées ou ils sont couverts à.. 100 % --> Faux, la medecine de soins sont sur le temps des agents, si vous parlez de la medecine du travail, il est vrai qu'elle est sur le temps de TRAVAIL ... ce qui est LOGIQUE.
Gratuité des transports pour les agents et leur famille = encore faux, l'agent a certes la gratuité des transports en france mais leurs familles ont quelques trajets gratuits ... En banlieue parisienne, ils payent plein pot.

Encore quelques petites dernières pour vous achever ! Pour les sédentaires qui n'avaient droit à aucune prime, la SNCF leur a créé la "prime d'absence de prime" !!!
Alors là, je ne connaissais pas, mais si cette prime correspond a la "prime de travail" c'est pas si anormal que cela.
a écrit le 10/01/2013 à 16:43 :
c est trop LONG ! il faudrait 2013 !
a écrit le 10/01/2013 à 16:16 :
Je ne verserai pas une larme pour la SNCF. J'habite en Ile de France et les transports sont juste un cauchemard. Je me moque du TGV, je ne le prends pas.
a écrit le 10/01/2013 à 16:11 :
C'est nous, par nos impôts, par nos prêts, sans parler, lors de la nationalisation de 1938, qui nous a couté Dieu s'est combien, puis par la recontruction du réseau , détruit, tout compris à + de 60%, qui avons payés les rails..
a écrit le 10/01/2013 à 15:34 :
A tout ceux qui se réjouissent on en reparlera quand les prix auront doublés voir triplés, d'ailleurs depuis la privatisation des lignes ils n'ont fait qu'augmenter alors pourquoi se priver.. C'est comme les autoroutes je suis sûr que tout le monde ici est bien content de voir les péages augmenter chaque année alors que c'est nous qui avons payés ces routes..
Réponse de le 10/01/2013 à 15:43 :
Toi, t'es trop jeune pour avoir payé quoi que ce soit.
Réponse de le 10/01/2013 à 16:05 :
Quand vous payez le péage, vous ne payez pas l'autoroute mais sa gestion et son entretien.
Allez-donc voir en Ukraine ou dans certaines parties de la Pologne à quoi ressemble une toute non entretenue.
Réponse de le 10/01/2013 à 16:07 :
C'est totalement faux. Quand il y a concurence il y a soit baisse des prix soit amelioration du service, et souvent les deux a la fois. Exemple concret et tres recent : free mobile! Vous parlez des autoroutes mais c'est un mauvais exemple, il n'y a pas de concurence pour les autoroutes.... Si je fais Lyon/Marseille je passe forcement par les ASF, et j'ai pas le choix...
Réponse de le 10/01/2013 à 16:23 :
@@bob t'as que ça à dire ?
@Raspoutinn, je sais qu'on paye la gestion et si elle a se coût là et bien c'est vraiment que vous êtes très naif !
@M92 "c'est un mauvais exemple" LOL ba voyons donc on va dire qu'effectivement il peut arriver que la privatisation ne se fasse pas TOUJOURS au bénéfice du consommateur. La concurrence coûte généralement moins chère en effet sauf qu'en terme d'emploie et de salaires on voit bien les dégâts du low coast et de la concurrence non réglementée, pas sûr que la société y gagne au change !
Réponse de le 10/01/2013 à 16:36 :
Ce qui est perdu en emplois est retrouvé en consommation par l'augmentation du pouvoir d'achat des clients concernés. L'argent ne disparais jamais, il ne fait que se deplacer.... Certains perdent leurs emplois et d'autres gagnent en pouvoir d'achat dans le meme temps... En effet la privatisation n'est pas toujours benefique. Et d'ailleurs, elle ne l'est pas quand, une fois de plus, elle est au profit de l'etat (le cas des autoroutes le demontre bien)
Réponse de le 10/01/2013 à 17:04 :
@M92 je ne vois pas en quoi la privatisation des autoroutes à servit l'état ?!
Réponse de le 10/01/2013 à 17:18 :
Aujourd'hui, les autoroutes rapportent à l'Etat sans lui coûter un centime. Les péages des autoroutes sont devenues un impôt, une pompe à fric alimentée par de fausses sociétés privées, oligopole sans concurrence créé et maintenu par des fonctionnaires complices.
Réponse de le 10/01/2013 à 18:33 :
@@bob "Aujourd'hui, les autoroutes rapportent à l'Etat " elles rapportent surtout aux sociétés privés qui les gèrent ! L'état et par conséquent le contribuable a bien perdu au change..
Réponse de le 10/01/2013 à 18:45 :
Et en voici la preuve :http://www.marianne.net/Autoroutes-la-rente-de-Vinci-sera-t-elle-prolongee_a215132.html
Réponse de le 19/01/2015 à 15:29 :
quand on vend de la camelote, faut pas non plus s' attendre à des miracles.
Réponse de le 20/01/2015 à 11:20 :
Les Renaults c'est moches et ça tombe toujours en panne. Je me suis fait avoir une fois, j'ai bien retenu la leçon.
a écrit le 10/01/2013 à 15:15 :
Je m'amuse de lire certains commentaires ici faisant l'éloge de l'ouverture à la conccurence le transport de voyageur par rail.
C'est faire preuve de méconnaissance de ce domaine et de peu de mémoire. les usagers se plaignent, parfois à juste titre d'ailleurs, des carences de ce service publique. Sincerement pensez vous que le fait de rajouter des opérateurs supplémentaires sur le sillon existant va améliorer les choses? Avez vous entendu parler de la privatisation de British rail et de ce qui a suivi? Un désastre. Cette logique purement libérale de casse systématique de la chose publique pour instaurer des notions de compétitivité ou de rentabilité est une chimère qui se fera sur le dos des usagers. Pensez vous en ayant à faire à un opérateur privé que votre train sera plus à l'heure que celui du voisin d'à coté? Qu'il n'y aura pas de grève parce qu'il s'agit d'un opérateur privé? Que le reseau sera mieux entretenu et etendu? Les carences que vous relevez déjà avec la SNCF existeront encore et toujours voire seront même aggravées avec des opérateurs privés qui je vous l'indique au passage ne sont en plus pas à l'abri d'une faillite éventuelle ou d'être bouffé par le conccurent... je suis également un usager de la SNCF et de la RATP, il est vrai que tout le monde en a ras le bol des retards, des grèves, des incidents matériels divers et variés, des rames bondées...Mais tous ceci est justement du a un manque d'investissement de l'etat dans l'entretien et le développement du reseau. Depuis que l'on a instauré la notion de rentabilité dans le transport public des lignes fermes, car déficitaires. Conclusion les TER sont transformés en autocars et le fret mis dans des camions puis la région concernée se desertifie petit à petit. Croyez vous qu'un opérateur privé risquera de réouvrir une ligne non rentable? Qu'il pourra injecter des RER supplémentaires en plus de ceux existant sur une ligne saturée? Bien au contraire seul l'etat peut se porter garant d'un service public vis à vis des usagers. Ce service pourrait être de qualité si l'etat retrouvait ses fondamentaux de service au public.
Réponse de le 10/01/2013 à 15:50 :
Répéter un mensonge n'en fait pas une vérité. La privatisation de BR a grandement amélioré la situation. Il suffit d'aller en GB (c'est très facile, c'est à côté) pour constater la qualité de la plupart des lignes autour de Londres (confort, sécurité, propreté, ponctualité) à comparer aux bétaillères qui circulent péniblement en IDF. Ce qui est vrai, c'est que les nouvelles compagnies privées ont récupéré un réseau dans un état catastrophique hérité de l'ancienne entreprise publique et qu'il a fallu du temps et beaucoup d'investissements pour corriger la situation : encore aujourd'hui, certaines lignes subissent encore les conséquences de la mauvaise gestion de l'ancien monopole public.
Réponse de le 10/01/2013 à 15:58 :
C'est bien une réponse d'un syndicaliste de la fonction publique :
Les cheminots comme tous les fonctionnaires s?accrochent à leurs privilèges injustifiés.
Hollande vous avez dit justice pour tous dans une France inégalitaire alors vous devez passé à l'action en réduisant la dépense publique... Les salariés du privé ont suffisamment fait des efforts.
Réponse de le 10/01/2013 à 16:03 :
Votre exemple de British rail témoigne de la désinformation infiltrée en France dans le but de protéger le corporatisme ferroviaire et les relents anti-libéraux nauséabonds auxquels la France est abonnées, aux dépens des clients, des usager et des contribuables

La privatisation de British rail n'a rien ni d'une mise en concurrence ni de libéral, désolé.

British rail a été privatisé car l'Etat britannique n'avait plus les moyens d'investir et la situation était catastrophique AVANT la privatisation.
Ensuite il n'y a pas eu de mise en concurrence mais simplement un éclatement en 4 régions chacune sous monopole. Rien de libéral.
Immédiatement après la privatisation, la situation s'est encore dégradée du fait de l'obsolescence et parce qu'il n'avait pas été mis en place de système incitant les opérateurs à investir.
Ceci fut fait après, tout comme la concurrence qui est arrivée plus tard (Virgin rail etc.)

La qualité du service s'est largement amélioré et continue de s'améliorer depuis les années 70, contrairement à la France où on avance dans le sens inverse.
Cela s'est fait là-bas sans l'argent du contribuable (État, racket des régions par la SNCF) et sans la dette énorme accumulée par l'Etat/SNCF pendant ces années utilisées à financer des réseaux TGV vitrine (et à fausse rentabilité) sur le dos des millions de clients de banlieue.

De plus, il existe là-bas une régulateur indépendant qui mesure la qualité du service et inflige de lourdes amendes aux opérateurs qui faillissent à leurs obligations. Impensable en France où justement l?État ne garantit en réalité rien d'autre que le conflit d'intérêts (il est actionnaire de la SNCF) et l'impunité dans les pannes, retards, prétextes, grèves et des conditions de transport qui ne passeraient sûrement pas les normes européenne du transport d'animaux.

Je vous invite à faire un tour dans les trains de banlieue londoniens pour y voir la différence avec les wagons à bestiaux parisiens.
Ce n'est pas le paradis mais si on doit parler de désastre, c'est plutôt de ce côté de la Manche qu'il faut le chercher.

Alors oui, vivement 2019. Et en attendant, je continue de faire confiance à ma voiture, propre, confortable, jamais en panne ni en grève, et qui ne me coûte pas le double de ce qu'elle devrait.
Réponse de le 10/01/2013 à 16:09 :
@Mensonge : 100% vrai! @Lutner : Lisez "La Greve" de Ayn Rand....
Réponse de le 10/01/2013 à 18:06 :
Pour les irréductibles, de 1994 à 2002, en Grande Bretagne l'augmentation de la fréquentation des voyageurs était de 36 % (en voyageurs-km) et de 45% (en tonnes-km) pour la partie fret. Ces bons résultats auraient dû entraîner des investissements de maintenance et de rénovation qui n?ont pas été faits. Les compagnies privées avaient une approche très commerciale du client avec des programmes de fidélisation, etc. Mais les prix sont restés finalement très élevés. En effet, il n'y a pas eu de véritable concurrence entre les opérateurs car chacun était en situation de quasi-monopole dans sa région. Cette libéralisation et l?absence de concurrence à l'intérieur d'une même concession géographique expliquent que les Britanniques avaient et ont toujours les chemins de fer les plus chers d?Europe.
En 2001, l'infrastructure réseau Railtrack est revenue de fait dans le giron de l'État et en octobre 2002 Network Rail a repris le réseau avec un statut similaire à un EPIC. Afin de redresser la situation, l'investissement a atteint 6,1 milliards de £ dans le cadre du plan " Transport Ten Year Plan 2000" Finalement, alors que l'objectif de la privatisation devait être de tendre vers une contribution nulle de l?État, les pouvoirs publics ont dû par la suite investir près de trois fois plus qu?avant, En revanche, la privatisation a eu un impact positif sur la productivité. De 1994 à 2002, le nombre d?agents est passé de 128 000 à 51 000, soit une baisse de 60% pour les effectifs à mettre en face d'une augmentation de +39% de la fréquentation. Il s'est avéré également qu'au moment de la cession du reseau par BR, celui était en piètre état du fait d'un sous investissement chronique, la privatisation a démontré que les opérateurs privés n'avaient pas plus les moyens de l'entretenir. Mais si l'exploitation des services de transport fut concédée à plusieurs compagnies, en revanche, une seule entité hérita de l'infrastructure: Railtrack. Malheureusement, les Britanniques durent se soumettre à une directive communautaire obligeant les États à séparer l'exploitation des services de transport de l'infrastructure. Au Japon, en revanche, les compagnies ferroviaires étaient également propriétaires d'une partie du réseau ferré, ce qui explique pourquoi la privatisation japonaise s'avéra plus efficiente que l?expérience britannique. Ainsi, Railtrack, du fait de sa position monopolistique, dut subir le sévère contrôle d?une agence de régulation, Le régulateur, Tom Winsor fut d?une intransigeance exagérée quant aux retards imputables à Railtrack et n?hésita pas à lui infliger de lourdes amendes. De son côté, Railtrack ne cessa de quémander toujours plus de subventions, ce qui nous conduit à nous questionner sur le véritable caractère privé du système ferroviaire britannique.



Réponse de le 18/01/2013 à 11:24 :
pour vous - 1000000, vous devez pas beaucoup voyager hein, je reviens de Londres et vos dire sur leur reseau ferroviaire est totalement faux! Sa qualite est au minimum 300 fois surperieur a reseau D ETAT Francais!!!! Pour preuve, en Angleterre pas de retard, pas de panne.... Retour Mardi soir en France, je descend de L euro star gare du nord, metro jusque Austerlitz pour decouvrir que le Train qui devait me ramener chez moi a Tour etait ANNULE, j ai attendu 3H dans le froid de cette p de gare mal isolee, sans aucune consideration de ces feneant de la SNCF. Alors stop aux mensonges et a la gabegie>>>>Privatisation Totale+ouverture a 100% a la concurrence, ceux qui sont pas d accord parmis les cheminots la porte est grande ouverte! Y en a marre de cette minorite qui prend la population en Otage
a écrit le 10/01/2013 à 15:05 :
Le plus urgent, c' est la privatisation totale de la SNCF, qui perd de l' argent tous les jours et qui à la charge des contribuables. Ce n' est pas le rôle de l' état de s' occuper des transports, par terre, air ou mer.
Réponse de le 10/01/2013 à 22:03 :
Vous oubliez l"aménagement du territoire pour réduire les fractures territoriales!
a écrit le 10/01/2013 à 14:59 :
bonne nouvelle pour tous les usagers, fini les retards ,,les grèves et les régimes dérogatoires sur le dos du contribuable. vive la concurrence!
a écrit le 10/01/2013 à 14:00 :
Voilà une bonne nouvelle Monsieur Bruxelles mais vous ne pouvez pas avancer, voyons 2014 au lieu de 2019, car nous les usagers nous supportons grèves à répétition, retard, cheminots mal lunés et service de piètre qualité, tarifs élevés depuis des années. De plus, j'ai hâte de chambré le champagne enfin de dire adieu la SNCF, RATP et gouté au plaisir de choisir comme je l'ai fait la compagnie maritime Ferry Corsica au détriment de l'ancien monopole SNCM de Marseille. Quelle bonheur !
a écrit le 10/01/2013 à 13:20 :
Voeux pieux de l'UE ! 2019 ? On ne sortira du monopole de la SNCF que par sa dissolution, peu importe l'échéance. Même constat pour le sécu (santé, retraites).
Réponse de le 10/01/2013 à 15:17 :
Bref n'importe quoi!... Vive le chaos
Réponse de le 10/01/2013 à 15:52 :
Oui, "cauchemard", c'est vraiment n'importe quoi.
a écrit le 10/01/2013 à 13:10 :
Cette manie de vouloir "ouvrir à la concurrence" des secteurs reposant sur l'exploitation d'un réseau (électricité, gaz, rail, eau) est ridicule : en empilant les couches, on ne peut que faire monter les prix car chacun devra faire son profit sur le dos du consommateur. Ce qui se passe avec l'eau montre bien que tous les réseaux devraient rester sous contrôle public dans l'intérêt du consommateur.
Réponse de le 10/01/2013 à 15:12 :
Le réseau en lui même n'est peut-être pas concurrentiel mais les producteurs du service transitant par le réseau, si. Les voitures privées sur des routes publiques, des trains privés sur des voies publiques, des informations privées transitant sur des télécoms publics, du gaz produit par des acteurs privés dans des gazoducs publics, etc... Le profit n'est pas un coût pour le consommateur : c'est au contraire le résultat de sa satisfaction, à condition que la concurrence existe. En situation de concurrence, la consommateur paye volontairement les profits. Les tarifs sont assimilable à du vol uniquement en cas de monopole public (SNCF, EDF...) dont les tarifs sont fixés arbitrairement, hors toute concurrence, par la contrainte et la violence.
Réponse de le 10/01/2013 à 15:20 :
Complètement d'accord. La SNCF fait du bon taf, le pb, ce sont certains syndiqués cheminots qui ne pensent qu'à leur g.... Pour le reste , c'est une bonne boite avec des gens compétents et le service délivré est correct, un petit bémol, leur système de tarification aléatoire..
Réponse de le 10/01/2013 à 15:30 :
Bien non, car l'état fixera toujours ses tarifs pour le réseau , du coup il y aura toujours une partie arbitraire ( exemple edf gdf ) , crée du service pour crée du service ne sert à rien à part augmenter les prix comme l'a bien expliqué ridicule. de plus on réparti les responsabilités en cas de pb, ce qui nuit au client au final....
Réponse de le 10/01/2013 à 15:57 :
Si l'Etat continue de fixer arbitrairement les tarifs, il n'y aura aucune privatisation mais la création d'un oligopole quasi-public tout aussi inefficace que la SNCF. Clairement, ce dont on parle, c'est d'une véritable privatisation, où l'Etat n'a plus aucun pouvoir de nuisance.
Réponse de le 10/01/2013 à 16:37 :
Attention, on parle dans l'article de 3 choses :
- la RFF,
- le gestionnaire de maintenance ( actuellement SNCF)
- les trains ( SNCF)
RFF restera toujours sous le giron de l'état, par contre la ou ça à l'air de discuter, c'est de savoir si le gestionnaire de maintenance sera privé ou publique.

Réponse de le 15/05/2013 à 21:43 :
Pour les plus ignards:
RFF Réseaux ferré de france est un epic qui à la charge de l'infrastructure ( investissement, attribution des sillons...)
SNCF: Société National des chemins de fer français EPIC en charge de l'exploitation du réseaux (maintenance du matériel, maintenance infra-structure...)
(1997 création de RFF qui prend le gros de la dette du système ferroviaire)
2019: ouverture a la concurence du voyageur prévue en France. Quelles conséquences tarifaires pour les usagers? Quelles conditions de transport? Qui investit des milliards dans l'infrastructure? Quel gage de sécurité?
Privatisation de la poste, France Telecom, EDF, quelles conséquences, pour les usagers et les salariés?
Pour les adeptes de la concurrence et de la compétitivité que pensez vous des politiques d'austérités qui plongent les pays dont la France dans la récession?
si on veut payer moins cher c'est que notre pouvoir d"achat est amoindris, si notre pouvoir d'achat est amoindris c'est moins de consommations, moins de consommations cest moins de productions et moins de productions c'est plus de chômage (peut être vous vos enfants u vos petits enfants).
La boucle est bouclée, la récession pointe sont nez!!!!!!
a écrit le 10/01/2013 à 12:36 :
on va rire tient ...on va encore avoir droit a des gréves des "camarades" cheminots C est sur qu ils ont du soucis à ce faire depuis le temps qu ils nous tiennent en otage ....
Réponse de le 10/01/2013 à 12:49 :

scenario d AIR- FRANCE

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :