Pourquoi la SNCF s'inquiète malgré ses excellents résultats en 2012

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Guillaume Pepy, le président de la SNCF a indiqué qu'il ne savait pas si la SNCF parviendrait à réaliser son objectif de hausse de 2,4% en 2013 en raison de l'impact de la crise sur le trafic passagers mais aussi de la recherche d'économies sur les contrats de la part des autorités organisatrices de transports. En 2012, les résultats financiers ont été très solides.

Après une très bonne année 2012, marquée par des résultats financiers meilleurs que l'année dernière et meilleurs que prévu, 2013 s'annonce incertaine pour la SNCF. « La très faible croissance influe sur les trafics voyageurs (..) depuis l'automne dernier, les trafics passagers sont impactés. La question pour 2013 est de savoir s'il y aura un trou d'air ou une croissance plus faible que prévu», a indiqué ce lundi le président de la SNCF Guillaume Pepy, lors de la présentation des résultats financiers 2012. Et de s'interroger : « Nous avons prévu dans le budget 2013 une hausse de notre chiffre d'affaires de 2,4% par rapport à 2012 (33,8 milliards d'euros). Va-t-on y arriver avec ce que l'on observe ? ». Avec la crise des finances publiques en France et en Europe, Guillaume Pepy constate que « toutes les autorités organisatrices cherchent des économies sur tous les contrats », tandis que la demande de transports est « fluctuante ».

Baisse du panier moyen

« Il y a à la fois beaucoup moins de voyageurs professionnels et des transferts de la première classe vers la seconde, a précisé le directeur financier du groupe Alain Picard. «L'année commence au même niveau que celui de l'an dernier mais en retrait de 1,5% par rapport à notre budget. Les tendances sont incertaines », a-t-il dit. Outre un aspect volume, la recette unitaire diminue. «Depuis trois ans, l'évolution du panier moyen est inférieure à celle de l'inflation. Les clients sont de plus en plus adroits pour acheter moins cher. Les professionnels aussi », reconnaît Guillaume Pepy, qui n'envisage pas d'augmenter les tarifs. Au contraire, mardi, la SNCF va annoncer sa nouvelle offre de TGV low cost. Très sensibles à la conjoncture, les TGV ont enregistré un recul de trafic de 0,5% en 2012. Mais il a augmenté de 3,9% sur les lignes internationales.

Stabilité de la marge et des bénéfices en 2013

Face à ces perspectives, et malgré une hausse de la facture des péages de 200 millions d'euros (principalement sur les TGV) la SNCF vise pour 2013 un résultat net part groupe et une marge opérationnelle stables par rapport à 2012, laquelle a démontré la robustesse de la SNCF. Le groupe a en effet augmenté son résultat opérationnel de 389 millions à 1,2 milliard d'euros, légèrement amélioré son bénéfice net récurrent, à 696 millions, sa marge opérationnelle (+0,5%) à 3,03 milliards, son chiffre d'affaires de 3% (à33,8 milliards) tout en réduisant son endettement de près d'un milliard d'euros la ramenant à 7,3 milliards d'euros. Le cash flow, en hausse pour la deuxième année consécutive, fait un bond en 2012 à 1,2 milliard d'euros, contre 261 millions d'euros l'an passé.
 

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Commentaires
a écrit le 19/02/2013 à 11:51 :
1/ le régime spécial SNCF a été réformé il y a 2 ans
2/ la SNCF a été crée en 1938 pour absorber toutes les compagnies ferroviaires alors en décrépitude financière. Alors les néo libéraux qui croient que la concurrence est le remède à tout peuvent commencer à se poser des questions. L'Angleterre et sa privatisation est un exemple saisissant de plantage.
3/ la SNCF de 1938 comportait 400000 cheminots qui oeuvraient sur le territoire franco français. Aujourd'hui, la SNCF c'est 250000 personnes qui oeuvrent dans le Monde entier et un CA qui a progressé d'environ une trentaine de % en 5 ans. D'accord c'est pas celle de Apple ou Samsung, mais on n'est pas dans le même type de secteur d'activité. Dans le secteur du service aux collectivités, c'est pas du tout minable.
4/ en France, la SNCF ce n'est pas que le TGV, c'est aussi le train de tous les jours pour les citoyens, tous les citoyens. Ce qui veut dire que le Politique décide...et paie.
5/ De monopole, il n'y a que dans le transport des voyageurs sur fer.
ais est ce la bonne analyse. Voyons voyons : vous voulez aller à Marseille depuis Paris. Qu'allez vous faire ? Prendre le train ? Prendre le car ? Prendre votre voiture ? Prendre l'avion ? Vous avez le choix, non ? Ou voyez vous un monopole ? Vous croyez que parce que vous aurez deux compagnies qui font Paris Marseille en train vous allez vraiment payer moins cher que 25? (prix low cost SNCF), demandez aux Anglais, leur facture a explosée.
6/ vous croyez vraiment que beaucoup de compagnies sont prêts à payer le prix d'un TGV (plusieurs dizaines de M? par rame) pour une marge ridicule sous pression politique. Vous révez!

7/ L'ouverture à la concurrence sera la mort de notre secteur industriel ferroviaire, que la SNCF permet de maintenir à flot.
a écrit le 19/02/2013 à 10:01 :
Patience les nouvelles compagnies ferroviaires affutent leurs stratégies et la SNCF ça sera comme pour le fret plus qu'un mauvais souvenir. Vivement 2014 si Bruxelles veut bien casser ce monopole et cette dictature avant 2019.
a écrit le 19/02/2013 à 7:06 :
A l'ouverture de la concurence, je n'acheterai plus jamais un billet SNCF: ni RER, ni trains. Qd le monopole scandaleux tombera, il va pouvoir s'inquieter de ses resultats pour de bons. Cela fait trop longtemps qu'ils se gavent sur notre dos pour un service qui mettrait n'importe quelle entreprise en faillite. Ils finiront comme La SNCM. adios.
a écrit le 19/02/2013 à 6:47 :
comme entreprise d'état ne sont pas prets à faire face à la future concurrence.
Le problème est tout la.
a écrit le 19/02/2013 à 3:09 :
Excellents résultats ? Faire 369 millions avant impôt pour 33 milliards de ventes, c'est comme faire 0, ça n'a rien d'excellent ou de solide comme dit dans l'article. Sans compter que la SNCF bénéficie de prix augmentés plus que l'inflation et de subventions supérieures à 10 milliards d'?. Et demain les cheminot vont demander et avoir leur part ce qui fait qu'il ne restera rien.
a écrit le 18/02/2013 à 19:07 :
Résultats bidons, puisque ne prenant pas en compte la charge des retraites faramineuses versées aux employés SNCF (entre autres départ à 52 ans pour les roulants), et abondée par le budget de l'état.
A quand la fin des régimes spéciaux, et l'établissement d'un seul régime, identique pour tous?
Réponse de le 18/02/2013 à 22:56 :
Parce que dans les autres entreprises, les retraites des anciens salariés apparaissent dans le budget? Je suis d'accord pour critiquer les régimes spéciaux, mais encore faut-il le faire intelligemment...
Réponse de le 19/02/2013 à 10:03 :
Vous savez comme moi que les régimes spéciaux sont un avantage donné aux employés SNCF, et en particulier aux cheminots.
Cet avantage est bien payé par la collectivité et non par la SNCF.
Si cet avantage devait être payé par la SNCF, celle-ci serait très largement dans le rouge. CQFD.
Réponse de le 19/02/2013 à 16:56 :
@trunk: Dans les autres entreprises les retraites ne sont dans le budget , mais à la SNCF elles y sont.Voir :http://www.senat.fr/rap/l12-148-323/l12-148-323.html. vous touverez 3 milliards170 pour 2013 et un peu plus loin un tableau des subventions jusqu'en 2030 !! 
a écrit le 18/02/2013 à 18:37 :
si on les résueme, les résultats de la SNCF sont les suivants : sur les marches concurrentiels ou sensibles à l'activité économique , fret ou TGV "affaires " : ça va pas fort. Dans les activités cofinancées par l?état ou les collectivités (réfection des réseaux, tarifs subventionnés ), avec des clients captifs - voire soumis - qui subissent chaque année des augmentations 2 fois supérieures à l?inflation à service égal (au mieux) , ça va bien...

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