Vincent Bolloré part en guerre contre Autolib'... à Lyon

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Le groupe Bolloré va lancer Bluely, un service de location de sa Bluecar à Lyon / Reuters.
Le groupe Bolloré va lancer Bluely, un service de location de sa Bluecar à Lyon / Reuters. (Crédits : Autolib)
Le groupe Bolloré vient de lancer à Lyon son service de location de véhicules électriques à la demande. Baptisé Bluely, il viendra concurrencer Autolib', un système de location de voitures créé en 2008 dans la commune, qui porte le même nom que celui lancé par Bolloré à Paris.

Vincent Bolloré qui part en guerre contre Autolib' : l'histoire peut prêter à sourire. En effet, le groupe Bolloré a lancé, la semaine dernière à Lyon, un nouveau service d'autopartage de voitures électriques. Baptisé Bluely, il est censé concurrencer... Autolib', un premier opérateur de location de voitures en libre-service, créé en 2008 dans la commune.

Autolib' comme le nom du service de location de voitures électriques commercialisé depuis 2011 à Paris... par le groupe Bolloré. Cette concurrence n'effraie pas pour autant l'industriel, soutenu par la communauté urbaine du Grand Lyon.

"Nous ne sommes pas connus pour être une société philanthropique, mais plutôt pour être proches de nos sous. Si nous investissons 20 millions d'euros à Lyon, c'est que nous avons confiance dans le projet", a déclaré Vincent Bolloré dans Lyon Mag.

> L'Autolib de Bolloré traverse l'atlantique.

130 voitures, 50 stations

Pour l'instant, 130 voitures électriques seront disponibles à la location dans 50 stations situées à Lyon et dans la ville limitrophe de Villeurbanne. Un service doublement écologique, puisque l'électricité qui alimentera les véhicules sera entièrement issue d'énergies renouvelables produites par la Compagnie nationale du Rhône, premier producteur français en la matière.

Le prix de la location s'élèvera à 9 euros par demi-heure pour les utilisateurs occasionnels. Les abonnements, eux, seront dégressifs avec le temps : 19,90 euros par mois + 7 euros par demi-heure contre 99 euros par an + 6 euros par demi-heure. Des abonnements un peu moins chers qu'à Paris où les prix de la location à la demi-heure restent par contre moins élevés.

Bluely pratiquera malgré tout des tarifs supérieurs à son concurrent lyonnais. L'abonnement Autolib' coûte ainsi 12,60 euros par mois (+ 40 euros de frais de dossier annuel). La location s'élève ensuite à 2,10 euros de l'heure. Comment Autolib' voit-il l'arrivée de ce nouveau concurrent ? Contactée par La Tribune, la société Lyon Parc Auto, qui gère le service, n'avait pas encore, ce lundi matin, répondu à nos questions.

Un modèle copiant l'Autolib' parisienne

Malgré ses tarifs, le groupe Bolloré pourrait convaincre de nombreux adeptes de la voiture en libre-service d'adopter son véhicule. Comme son grand-frère Autolib' à Paris, ses utilisateurs peuvent déposer leur voiture dans la station qu'ils souhaitent. Pas besoin comme Autolib' Lyon de revenir à sa station d'origine.

Ils pourront également réserver leur véhicule en ligne avant de se rendre en station et, une fois à bord, réserver une place de parking sur leur lieu d'arrivée pour éviter de chercher une place.

Ils n'auront également pas de plein à faire contrairement à l'Autolib lyonnaise, où les conducteurs doivent toujours rendre leur véhicule avec un minimum d'essence. Un plein qu'ils ne payent pas, mais qu'ils doivent réaliser si le niveau d'essence atteint moins d'un quart du réservoir et qui leur fait forcément perdre du temps.

Pour devenir rentable, Bluely devra conquérir 7.000 abonnés. Pour l'instant, 100.000 personnes ont souscrit un abonnement Autolib' dans la capitale.

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Commentaires
a écrit le 14/10/2013 à 21:34 :
On ne comprend rien à l'article !!! Qui écrit les articles signés "latribune.fr" ?
a écrit le 14/10/2013 à 16:42 :
Les Bolloré du jour ne comprennent vraiment rien; ces voitures là vont finir par flamber...comme à Paris.
Mais l'arrogance n'a pas de limite chez ces gens là, et leur obligés politiques...
Réponse de le 15/12/2013 à 13:44 :
Ceux qui n'ont rien compris c'est les débiles qui roulent en diesel en ville. Merci à Bolloré de proposer ce nouveau service qui en complément avec les transports en commun sera parfait pour ma ville.
a écrit le 14/10/2013 à 15:24 :
Article absolument incompréhensible !
Qui fait quoi à Lyon ?
Comment se fait-il que "les conducteurs doivent toujours rendre leur véhicule avec un minimum d'essence" alors qu'il s'agit de voitures électriques ?

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