SNCF : la hausse de TVA sur les billets fragilise davantage le TGV

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Le trafic TGV est en baisse en 2013
Le trafic TGV est en baisse en 2013 (Crédits : © 2009 AFP)
Le passage de la TVA sur les transports de 7 à 10% en 2014 est notamment un coup dur pour le TGV, déjà en difficulté. En 2013, son trafic et son chiffre d'affaires seront en recul. La valeur du parc TGV devrait être une nouvelle fois dépréciée de plus de 800 millions d'euros.

« On a les bou... Cela me ferait mal que l'on dise que la SNCF augmente ses tarifs alors que c'est l'Etat qui augmente son impôt ». En fin de semaine dernière, à l'occasion de son séminaire de presse annuel, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, s'est empressé de prendre les devants en anticipant les grognements des voyageurs face à la hausse de 3 points de la TVA sur les transports en 2014. En dédouanant la SNCF de cette hausse des tarifs ferroviaires à venir, Guillaume Pepy a cherché à désamorcer une énième polémique sur la cherté des prix de la SNCF, laquelle a été une nouvelle fois pointée du doigt vendredi par la CLCV, une association de voyageurs. Or, en l'espèce, la SNCF se serait bien passée du passage de 7 à 10% de la TVA sur les titres de transport au 1er janvier. Au regard de la conjoncture, elle l'empêche d'augmenter ses tarifs comme elle le fait chaque année pour compenser l'inflation. « Si la TVA augmente de 3 points, la SNCF n'augmentera pas ses tarifs pour la première fois depuis longtemps. La SNCF va se manger l'inflation 2014 », a déclaré Guillaume Pepy.

Morosité économique 

Pour le consommateur, les prix vont bien progresser l'an prochain, mais la responsabilité de la hausse incombera à l'Etat. «  Reste une question, s'interroge Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages : « le client va-t-il l'accepter ? ». Pas sûr. Il y a une grosse différence entre la valeur faciale des tarifs et la réalité des prix payés. En 2013, la SNCF avait décidé d'augmenter les prix de 2,3%. Dans les faits, le prix moyen des billets n'a progressé que de 0,5%. Depuis plusieurs années, les prix augmentent moins vite que l'inflation. Difficile en effet avec la morosité économique d'augmenter les prix sans risquer d'impacter le trafic.

Recul du trafic TGV

Surtout pour les TGV. Déjà mal en point, leur situation se complique. Après un recul de 0,5% en 2012, le trafic TGV est en baisse depuis le début de l'année de 1 à 3% selon les mois, malgré une augmentation de l'offre en sièges liée à la mise en place en avril de Ouigo, les TGV « low-cost » au départ de Marne-la-Vallée. Contrairement à l'an dernier, le chiffre d'affaires TGV est lui aussi en recul ; une performance qui va contenir de l'activité de l'ensemble du groupe à un niveau stable (entre 0 et +1%) en deçà de l'objectif d'une hausse de 2,4%. La mauvaise météo au printemps et les catastrophes ferroviaires de Brétigny et en Espagne en juillet ont impacté le trafic cet été, mais le TGV souffre surtout d'une tendance de fond liée à la conjoncture économique. Les déplacements loisirs sont frappés par le recul du pouvoir d'achat quand les entreprises serrent la vis des budgets voyages.

La concurrence des low-cost aériennes

A cela s'ajoute la concurrence  du transport aérien. « Le TGV est en concurrence de plus en plus vive avec les low-cost qui se développent fortement sur le réseau intérieur français. L'avion progresse plus vite que le train en France en voyages-kilomètres », observe Sophie Boissard, la directrice générale déléguée en charge de la stratégie et du développement de la SNCF. L'offensive des compagnies à bas coûts étrangères comme Easyjet, Vueling ou Volotea, mais aussi du groupe Air France (Hop inclus), même si la SNCF ne le cite pas, se situe essentiellement sur les lignes entre les villes de province. Et fragilise les TGV intercités. Même si les volumes de trafic aérien sont sans commune mesure avec ceux des TGV, « il n'en faut pas beaucoup pour faire plonger certaines lignes dans le rouge », fait remarquer Sophie Boissard, « car notre modèle repose sur des trains pleins ». En effet, pour rentabiliser un parc de TGV très important (400 rames), les taux de remplissage doivent être élevés. Aujourd'hui sur les 180 lignes TGV « origine-destination », entre 80 et 100 sont déficitaires.

Dépréciation du parc TGV

Au final, la marge du TGV se dégrade. Elle n'était plus que de 12% (hors investissements) en 2012, loin du seuil des 15-16% nécessaires pour conserver de manière rentable le périmètre actuel du TGV. Conséquence de ce tableau peu reluisant : la valeur du parc TGV, dépréciée de 700 millions d'euros en 2011, risque d'être une nouvelle fois revue à la baisse. Elle pourrait en effet être dépréciée cette fois-ci de plus de 800 millions d'euros, selon Mathias Emmerich, le directeur financier de la SNCF. Imposé par les normes IFRS, « ce jeu d'écritures comptable n'engendrera pas de sortie de cash, rappelle Mathias Emmerich. Pour autant, le signal donné est fort : il ne faut pas investir dans cette activité ». Comme le rappelle Sophie Boissard, cette dépréciation d'actifs indique « que sur la durée de vie de chaque rame, les cash flow sont insuffisants pour justifier le coût d'acquisition (entre 25 et 30 millions d'euros par rame) ». Et qu'il est préférable d'exploiter un certain nombre de lignes par d'autres trains que des TGV. A moyen terme, le parc TGV de la SNCF pourrait donc baisser. « Peut-être de 50 rames d'ici à une dizaine d'années », estime Mathias Emmerich. Cette baisse de capacité pourrait être compensée par un développement de l'offre Ouigo, dont les trains roulent deux fois plus que les TGV classiques (ce qui leur permet d'afficher des coûts de production inférieurs de 30%).

 TGV du futur

Dans ce contexte peu reluisant, la SNCF demande des TGV plus performants. « Nous sommes demandeurs d'une nouvelle génération de TGV pour ses moyens propres et l'export à l'horizon 2017-2018-2019. Le cahier des charges est très simple : que ce TGV permette au modèle TGV de vivre », précise Guillaume Pepy.

 La baisse d'activité serait plus forte encore si la SNCF ne tirait pas ses prix à la baisse. Contrairement à 2009, où elle avait répondu à la crise par une optimisation de ses recettes pour tenter d'augmenter le prix moyen coupon, l'entreprise multiplie cette fois les offres à bas tarifs.

25% des petits prix en 2017

Alors que les petits prix (de 30 euros ou moins) représentent habituellement 12% des billets, ils sont montés à 14% cet été, et même à 18% en tenant compte de Ouigo et IDTGV (l'offre loisirs longue distance). Et la SNCF va continuer cette stratégie. « Nous comptons atteindre 25% en 2017, à l'issue du plan Excellence 2020 », explique Guillaume Pepy. « Mais pour vendre moins cher, il faut produire moins cher », ajoute-t-il. La SNCF a lancé deux plans de réductions de coûts. Le premier, sur les frais de structure, vise à économiser 700 millions d'euros entre 2013 et 2015. La SNCF est en avance. Cette année, l'objectif de 150 millions d'économies est déjà atteint et la direction table sur 180 millions. Le second plan, qui vise à augmenter la compétitivité industrielle de la SNCF, table sur 1,3 milliard d'euros d'économies d'ici à 5 ans. Des efforts inédits dans l'entreprise. Ils sont pourtant nécessaires pour affronter l'arrivée de la concurrence sur le réseau domestique à partir de 2019.

 

 

 

 

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a écrit le 01/11/2013 à 4:11 :
quelle bêtise, la sncf s'autoconcurrence avec des bus le long des lignes TGV!!! he oui le tgv est trop cher...la voiture ( au cout marginal et avec de l'autopartage), le bus et l'avion low cost sont moins chers donc les clients vont ailleurs!!! Et il ne faut pas oublier que les collectivités ont financé les voies. cela signifie t il qu'il n'y a pas de business model pour le tgv, hormis quelques lignes très fréquentées ( paris londres, paris bruxelles, paris lyon/marseille...) ????
a écrit le 29/10/2013 à 12:44 :
vivement que la concurrence arrive sur les rails et que la SNCF arrête de prendre les "usagés" pour des vaches à lait !
a écrit le 23/10/2013 à 9:18 :
La SNCF "va" augmenter ses tarifs de 3% car la TVA augmente de 3%.
Je voudrais comprendre dans ce cas là pourquoi le prix de mon Paris Genève que je prends chaque semaine pour raison professionnelle a augmenté de 10% depuis quelques jours : passage de 46? à 51? le billet simple avec abonnement fréquence...
La hausse de la TVA n'est pas encore appliquée, que le prix du billet a été répercuté avec un "gros" arrondi...
a écrit le 22/10/2013 à 15:08 :
Il serait plus intelligent de taxer les vols courts-courriers, les plus polluants et les plus faciles remplacer en train.
a écrit le 21/10/2013 à 22:26 :
la non récupération de la tva sur les billets...
cela porte un nom : du vol ou de la fraude fiscale, à l'envers, ........à quand une condamnation de l'état au niveau de l'Europe ???
Réponse de le 22/10/2013 à 8:38 :
voyez avec votre comptable et si vous etes un particulier c'est le principe
a écrit le 21/10/2013 à 20:35 :
ne oublier l'evolution du prix du gasoil pour les machines, ne pas oublier les machines sont au gasoil, les catainers sont pour l'eclairage et le tel


Réponse de le 22/10/2013 à 8:41 :
et alors ? les agriculteurs a 60h par semaine se tapent des hausses autrement plus importantes. le taux de tva est fonction de la nature du service ou du bien. Et a cet egard le taux de tva a 5.5% pour lesplaces de cinema est un scandale. on n'est pas dans de la consommation de 1er necessité et les producteurs n'ont qu'a gaver un peu moins leurs acteurs et faire bosser plutot les chomeurs intermittents donc le regime coute 1 milliard par an au regime général des salariés du privé.
a écrit le 21/10/2013 à 20:16 :
coup dur ? de quoi on parle ? cette hausse de TVa a été votée il y a un an .... il faut encore en parler ? ras le bol de ces traitements par exception. Que Pepy (au lieu de vouloir faire bosser les autres le dimanche) fassent bosser ses effectifs plus longtemps en général (à la semaine et sur la durée totale d'activité) . ras le bol . il a des problemes de resultats . il fait comme peugeot, comme air france , comme renault , un accord de compétitivité qui passe par les efforts du personnel qui fait parti des plus privilégiés de france. l'etat et les contribuables commence a en avoir marre de payer plus de retraités de la ratp et de la sncf qu'il n'y a d'actif dans ces entreprises (c'est dire a quel point ils partent tot) .RAS LE BOL
a écrit le 21/10/2013 à 19:16 :
C'est vrai que le train n'est pas donné mais il ne faut pas oublier que la moitié des lignes LGV ne sont pas rentables et que les lignes régionales sont en grande partie subventionnées par les conseils régionaux. Le train n'a pas vocation à être rentable mais à desservir un maximum de zones parfois rurales, éloignées des grands centres urbains.
Réponse de le 21/10/2013 à 20:43 :
Ils ont deux progrès MAJEUR A FAIRE: 1er: Si les billet de tgv étaient moins cher ils auraient plus de clients. Déjà seul j'en ais pour plus cher de train que de voiture, imaginez une famille avec leur baguages, et avec une ou deux correspondance... A attendre les correspondance ça nous fait arriver plus tard qu'en prenant la voiture, du coup le bénéfice est de zéro, de ce fait une famille ne se pose même plus la question du train ou de la voiture.

2eme: tous le monde n'habite pas a Paris. Si il est vrai que les trajet sont aisé et tous fait pour la ville de Paris, pour ceux qui sont nombreux ne désire pas ce rendre a Paris ou en partir, le trajet devient souvent une succession d'attente. Qu'ils commence par arrêter de tous centralisé sur Paris. Beaucoup de personnes qu'elles soient vieille ou jeune ne veulent pas se lancer dans une traversé de la ville de Paris. La SNCF devrait mettre en place des train qui passent par l?extérieur comme AMIEN-REIMS-TROYE-ORLEANS-CHARTRE-ROUEN cette ligne servirait de transite pour tous ceux qui on une allergie à PARIS...
a écrit le 21/10/2013 à 17:48 :
déficit? les trains sont pleins malgré le prix élevé des billets . 246 un A/R La Rochelle Paris en 1er ,siège usé pas de courant prises hors service . tablette dégradée. bruit (téléphone annonces bruyantes ) retard travaux lgv ; accident de personne . dégradation des lignes
bon si ce n'était pas pour le travail, je m'en passerai volontiers .
Réponse de le 21/10/2013 à 19:10 :
Savez-vous ce que dans le jargon on appelle accident de personne et que vous placez au même niveau que la nuisance téléphonique d'un client? Et bien je vais vous l'expliquer: il s'agit dans 95% des cas d'un mec ou une nana au bout du rouleau qui se jette sous la machine de tête devant le visage horrifié du mécano qui ne peut absolument rien faire.
Réponse de le 21/10/2013 à 20:48 :
@cheminot: évidement que je sais malheureusement ce qui ce cache derrière cette phrase qui hélas devient de plus en plus souvent. et je n'en veut pas aux cheminots.et je conçoit le traumatisme engendré .c'est le retard que cela provoque et je ne l'ai pas mis au niveau des gênes téléphoniques ce serait inhumain de ma part.
a écrit le 21/10/2013 à 17:02 :
Sans oublier qu'en France, il n'y a pas la concurrence des bus (c'est interdit). Dans les autres pays ou une telle concurrence existe, comme l'Espagne, le prix est moitie moins cher que le train...
Réponse de le 21/10/2013 à 17:38 :
"Bern",vous faites erreur car l'autocar longue distance a fait son arrivée ces derniers mois.Cela s'appelle IdBus,filiale de la SNCF sur des axes comme Paris Bercy/Lille/Bruxelles/Londres/Amsterdam et depuis peu Paris Bercy/Lyon/Italie.D'autre part il existe un historique dans le domaine ,c'est EUROLINNES.Mais à force de généraliser l'autocar dont les coûts d'infrastructures ne sont pas les mêmes que ceux du rail ,nous risquons de fragiliser un grand nombre d'axes ferroviaires déjà désertés par les trains de Fret... Bref la descente aux enfers pour le rail dont la densité réseau va rapidement se résumer aux axes lourds et accélérer le désert Français déjà bien entamé !
Réponse de le 21/10/2013 à 18:18 :
Comme vous le dites, le concurrence des bus n'est autorisee que pour les axes qui vont a l'etranger.
Ce que je critique, c'est qu'il n'y a pas le choix de moins de vitesse, mais moins cher.

Avant l'arrivee du TGV Est, les billets etaient moitie moins cher, mais plus le choix depuis le TGV, c'estle prix plein pot.
Il y a des gens pour qui voyager moins vite n'est pas un probleme si ca coute moins cher, mais cette option n'est pas disponible.

Pourquoi pas de gare routiere a cote des gares SNCF?

De plus, les investissement de la SNCF dans IdBus ou dans les societes de covoiturage sont, disons douteux. C'est comme si Orange par exemple, investissait dans Free. La SNCF a t'elle vraiment interet que le bus et le covoiturage se developpe, forcement au detriment du train?
Réponse de le 21/10/2013 à 21:33 :
"Bern",il y a une place entre le "tout TGV" et l'automobile : le train INTERCITE moderne confortable avec des tarifs attractifs comme les Suiises et les Suédois ont fait le choix et ça marche ! Certes , ils roulent à 160 voire 200 mais coûtent moins chers A TOUS ! Il est temps d'être pragmatique économiquement ...
a écrit le 21/10/2013 à 17:00 :
Il faut une TVA a 5,5 % pour les transport non polluants !
Réponse de le 21/10/2013 à 19:25 :
Vous avez une vision d'ensemble de la production d'énergie vous... 80% de notre énergie électrique est nucléaire. Sans dire que ce soit le pire mode de production, la production d'énergie non polluante n'existe pas à ce jour. Même la fabrication d'éoliennes et de panneaux solaires pollue! Ras l'os d'inventer des réductions fiscales : Avec des billets de train coûtant aussi cher que des billets d'avion, où il vaut mieux prendre la voiture à 3 (au bémol près du gain en sécurité), il faut aller chercher ailleurs!
a écrit le 21/10/2013 à 16:04 :
Si le prix des billets étaient plus abordables, cette augmentation de TVA serait moins visible. Le TGV devient un produit de luxe, ce qui pour une famille, rend de facto le voyage prohibitif.

Même sur un Paris-Marseille, pour l'avoir déjà fait, l'avion, à horaire égal est moins cher.
La redevance que doit verser la SNCF à la RFF n'y est peut-être pas pour rien, mais il est certain que le TGV fait de moins en moins recette, le covoiturage n'arrangeant rien à l'affaire.
a écrit le 21/10/2013 à 16:04 :
Si le prix des billets étaient plus abordables, cette augmentation de TVA serait moins visible. Le TGV devient un produit de luxe, ce qui pour une famille, rend de facto le voyage prohibitif.

Même sur un Paris-Marseille, pour l'avoir déjà fait, l'avion, à horaire égal est moins cher.
La redevance que doit verser la SNCF à la RFF n'y est peut-être pas pour rien, mais il est certain que le TGV fait de moins en moins recette, le covoiturage n'arrangeant rien à l'affaire.
a écrit le 21/10/2013 à 14:28 :
On parle de "yield management", mais ce qui se cache en fait derrière ce concept à la SNCF semble s'appuyer sur l'idée que les "gens" sont obligés de voyager, et donc qu'il convient de maximiser les revenus sur ce segment. Le problème, c'est qu'à force de nous dire qu'il y a des billets pas chers que la majorité des gens ne peuvent acheter pour une raison ou une autre (et qui sont de moins en moins "pas chers") on finit en réalité par payer de plus en plus cher, et les "gens" limitent effectivement leurs déplacements à ceux qu'ils ne peuvent éviter.
a écrit le 21/10/2013 à 14:16 :
Comme beaucoup de ses collègues chefs d'entreprise, Mr Pepy "oublie" que la SNCF bénéficie du CICE. Il a donc la possibilité grâce à ce crédit d'impôt de baisser ses prix hors taxes de façon à ce que la hausse de la TVA soit indolore pour les clients de la SNCF.
C'est d'ailleurs, en théorie, toute la logique du CICE : permettre aux entreprises de baisser leurs prix hors taxes pour regagner en compétitivité. Si les entreprises jouent vraiment le jeu, seuls les prix des produits importés devraient augmenter.
a écrit le 21/10/2013 à 14:01 :
M. Pépy ne parle que des TGV mais il oublie souvent que la hausse frappe aussi les voyageurs qui empruntent les grandes liges pour se rendre au travail. C'est pathétique...
a écrit le 21/10/2013 à 13:26 :
La SNCF va avoir de plus en plus de mal à justifier ses privilèges sans "usager". Ce n'est pas comme si les incidents et les accidents se multipliaient...
a écrit le 21/10/2013 à 12:43 :
Le relèvement de la TVA de 7 à 10 % est de la folie. Cela aurait pu être fait progressivement de façon plus indolore. De toute façon les gens ne comprennent rien au prix pratiqués par la SNCF qui ne correspondent pas au prix du kilomètre.
Réponse de le 21/10/2013 à 14:10 :
"san minato",vous devriez revoir ce vieux classique.La tarification au Km a disparu au début des 90 lorsque l'exploitation TGV a pris son "envol".En effet ,la tarification (le yield management) d'inspiration aérienne a été permise par l'Etat permettant l'abandon du prix au Km. Vous devriez vous en prendre aux représentants de l'Etat qui sont les vrais "patrons"du rail Français !
a écrit le 21/10/2013 à 12:39 :
La SNCF n'a pas su renouveler sa vache à lait c'est normal qu'elle dérouille. Cela n'a rien a voir avec les 3% de hausses de la tva. C'est uniquement une erreur stratégique.
a écrit le 21/10/2013 à 11:57 :
Dépréciation due surtout au manque de fiabilité des horaires...!
Pour un retard d'une heure c'est toute la suite d'un voyage qui est perturbé, voire impossible!
Ça refroidit un tantinet 16 heures de voyage en TGV!
Fini pour moi la sncf!
a écrit le 21/10/2013 à 11:13 :
Bravo à la tribune pour la censure des post
a écrit le 21/10/2013 à 10:18 :
Si les gens boudent les TGV suite à ces 2,8% de hausse des prix dus à la TVA nouvelle, l'Etat va encore se plaindre que les collectes sont inférieures aux calculs. Les gens s'adaptent aux contraintes ! Ils sont sensibles aux prix, surtout quand les impôts croissent, on optimise ce qui reste. Ah ça ira ça ira... (soyons optimistes)
a écrit le 21/10/2013 à 9:59 :
On s en fou de la SNCF comment font toutes les entreprises avec leurs auguementations de toutes sortent ??? Ils auguementerons leurs tarif fou ferons moins de remise sur un paris bordeaux ça fera 2 euros de plus !!
a écrit le 21/10/2013 à 9:22 :
C'est le modèle SNCF qui prend l'eau: des salariés trop favorisés, le service qui n'est pas là, des infrastructures très très lourdes, une productivité très faible. Passons tous au co-voiturage qui ne représente que des avantages, ce que les politiques n'ont jamais voulu faire les clients le feront, la SNCF n'est pas viable.
Réponse de le 21/10/2013 à 10:16 :
Sans doute pour cela que la SNCF a racheté une société de covoiturage, peut-être bientôt investir dans les bus, vélos, ?
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/09/la-sncf-rachete-une-entreprise-de-covoiturage_3473651_3234.html
Avec la taxe CO2/Camions au km, on pourrait espérer une offre de ferroutage (sinon cette taxe est stérilisante : payer mais pas d'alternative), mais ça ne semble pas trop être "sur les rails"...
a écrit le 21/10/2013 à 9:16 :
la SNCF est en déficit , masqué , depuis la séparation , d' avec réseau ferré de France, qui a pris les pertes à la charge du contribuable français, donnant de l ' "oxygène" , à la SNCF, lui permettant entre autre de poursuivre ses générosités sociales ( CE, retraites, billets gratuits, avantage aux collectivités . etc .. etc ...)
a écrit le 21/10/2013 à 9:12 :
La SNCF est létigime a augmenté ses prix qui sont bas.
Je prends le train en italie en espagne et en angleterre et la les prix sont plus elevés.
du service en plus? pas forcement
a écrit le 21/10/2013 à 8:27 :
c'est surtout la depreciation de ses actifs... qui fait les mauvais resultats . Gestion desastreuses ..quand la sncf se prend pour autre chose qu'un service public!!
a écrit le 21/10/2013 à 8:12 :
Pas grave l'Etat continuera de remplir le Tonneau des Danaïdes. Gares et voies sont toujours en piteux état. A Mulhouse, les clôtures entourant le domaine ferroviaires sont éventrées un peu partout. Elles datent du milieu du siècle dernier... La végétation envahit les trottoirs. Aucun entretien.
a écrit le 21/10/2013 à 7:54 :
A peine terminé le débat sur la transition énergétique ,nous vivons un paradoxe (un de plus) : les transports dits vertueux (très faible dépendance au pétrole,économe en énergie) comme le RAIL deviennent de plus en plus chers par rapport à des modes comme l'avion qui le rappelons le ,ne supporte aucune taxe sur le kérosène (pétrole) .Nous allons marcher sur la tête combien de temps ?
Réponse de le 21/10/2013 à 9:00 :
ok pour la taxe kéro, mais l'aérien a plus largement plus de contraintes que la SNCF en termes de sûreté que le passager et non la collectivité doit payer. + la taxe chirac+ les retraites payées également par le contribuable...nous allons marcher sur la tête combien de temps. Et puis concernant le C02, il faut tout inclure. Combien ça coûte en CO2 de faire des LGV? de construire des ouvrages d'art?
Réponse de le 21/10/2013 à 14:05 :
"superman",petit bémol concernant la sécurité aérienne:la sécurité est payée par l'utilisateur par le biais de la taxe d'aéroport.A décharge pour l'aérien ,le consommateur sait au moins combien lui coûte la parte transporteur et la partie autres (sécurité,aiguilleurs du ciel,...).Il est temps que le système ferroviaire pratique la même lisibilité tarifaire.L'infrastructure ferroviaire (le rail) a un coût qui doit être connu
Réponse de le 21/10/2013 à 18:22 :
c'est ce qu'il faut comprendre quand je dis que la sûreté est payée par le client et non par le contribuable comme la SNCF qui en plus n'a pas les mêmes contraintes (pas de poste d'inspection filtrage...) Il y a une inégalité pour deux services concurrents.
a écrit le 21/10/2013 à 7:29 :
Hollande s'est fait élire notamment en raison de son refus d'augmenter la TVA. il n'avait que hargne contre Sarkosy avec sa TVA sociale. Résultat, il l'augmente et va fragiliser certains secteurs de l'économie. Comme par ailleurs, il a massacré les contribuables en impôts, on se demande ou ce président va aller chercher de la croissance.
Réponse de le 21/10/2013 à 9:31 :
La croissance ? mais nous l'avons ! La croissance fiscale.
Vous pensez sincèrement qu'un énarque est capable de faire des économies ? Ils n'ont pas été dressés pour cela.

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