Volotea, cette autre low-cost qui accélère en France

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Volotea a été créée par Carlos Munoz, le fondateur de Vueling
Volotea a été créée par Carlos Munoz, le fondateur de Vueling (Crédits : Reuters)
Créée il y a 18 mois à peine, la compagnie à bas coûts espagnole desservira cette année 49 lignes en France ou à partir de l’Hexagone. Elle vise une hausse de trafic de 30%.

Easyjet, Vueling et maintenant Volotea, le coup d'accélérateur des low-cost sur le marché français en 2014 est multiple, d'envergure et brutal. De quoi faire monter la pression sur Air France et ses filiales Transavia et Hop.

Créée il y a 18 mois à peine, la compagnie à bas coûts espagnole Volotea a annoncé qu'elle desservirait cette année une cinquantaine de lignes en France ou à partir de l'Hexagone (49 exactement). Elle sera présente dans 15 aéroports français.

Hausse de trafic de 30%

Vendredi, lors d'une conférence de presse à Bordeaux, son PDG Carlos Munoz, ex-fondateur de Vueling a indiqué que sa compagnie visait un hausse de trafic de 30% en France, qui représente la moitié de son marché. Une offensive au départ de ses deux rampes de lancement régionales, Nantes, sa deuxième plus importante base en Europe après Venise, et Bordeaux, sa deuxième base française.

A Nantes, Volotea, qui desservait l'an dernier 20 destinations - dont 12 en Europe assurera quatre nouvelles destinations (Calvi, Figari, Naples, Fuerteventura aux Iles Canaries) en 2014. A Bordeaux, la compagnie entend couvrir quelque 17 lignes en 2014 contre 12 au début de l'année 2013, avec Calvi, Figari, Naples, Tenerife (Iles Canaries) et Palma de Majorque comme nouvelles destinations.

Boeing 717 

Volotea n'a pas livré de chiffres globaux concernant la France, mais a précisé avoir transporté depuis sa base de Nantes 293.067 passagers en 2013 (37% des passagers en France), où elle dispose de cinq avions, et 182.213 depuis Bordeaux (23%), où sont basés deux avions, tous des Boeing 717, un avion dont la production a été arrêté en 2006. Plus petit appareil de la gamme Boeing à l'époque, cet appareil créé par Mc Donnel Douglas sous le nom de MD95 avant d'être rebaptisé B717 après le rachat du groupe aéronautique et de défense par Boeing en 1997, n'a jamais percé chez les low-cost (chez les autres opérateurs classiques aussi) à l'exception d'Air Tran, qui n'existe plus depuis son rachat par Southwest en 2011. Volotea est la seule compagnie à exploiter cet appareil en Europe et se module semble bien adapté aux petites lignes régionales sur lesquelles s'est spécialisée Volotea.

Concurrence avec Hop

Volotea continuera à viser le marché de vols interrégionaux évitant les grands "hubs", sur lequel souvent, elle n'a pas de concurrence a déclaré Carlos Munoz. "Nous n'enlevons pas de passagers à d'autres compagnies. Ce sont souvent des nouvelles lignes", a expliqué Carlos Munoz, qui table sur un chiffre d'affaires global de 160 millions d'euros en 2014 contre 120 millions en 2013. Pas si simple, sur plusieurs lignes transversales françaises Volotea s'est retrouvée en concurrence frontale avec Hop, l'entité qui regroupe les filiales régionales d'Air France, Regional, Britair et Airlinair.

Augmentation de capacités de Vueling et Easyjet

Cette montée en puissance s'ajoute à celles de Vueling, la low-cost espagnole du groupe IAG, la holding qui coiffe aussi British Airways et Iberia, et d'Easyjet. Vueling va augmenter son offre en sièges de 25% en France au cours de la prochaine saison estivale (fin mars 2014-fin octobre 2014), avec l'ouverture de nouvelles lignes routes au départ de l'Hexagone. Easyjet a également prévu d'augmenter ses capacités en France avec l'ouverture d'une dizaine de nouvelles l'été prochain.

Face à cette déferlante, la réponse d'Air France est de faire passer Transavia de 11 à 26 avions d'ici à trois ans. Un accord temporaire est en passe d'être signé entre la direction et le SNPL (syndicat national des pilotes de lignes) pour pouvoir passer de 11 à 16 avions cette année afin de permettre à Transavia de lancer une dizaine de nouvelles lignes au départ d'Orly.

 

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Commentaires
a écrit le 11/01/2014 à 17:52 :
C'est quand même étrange que certaines se développent en France et qu'une, AF pour ne pas la citer, n'y arrive pas ...
Réponse de le 12/01/2014 à 19:37 :
C'est qu'en France, il y a des lois françaises, des charges sociales françaises, et des syndicats français. AF est incapable de suivre avec de tels boulets.
Réponse de le 12/01/2014 à 19:53 :
Il faut tout de même relativiser. air France 40Milliards € de chiffre d'affaire, Volotea 120 millions. ce n'est pas le même monde. ces compagnies se développent sur de créneaux bien particuliers. De plus contrairement à ce que vous dites, si cette compagnie a des avions basés en France, elle est soumise au règles sociales françaises ou alors devra répondre comme d'autres compagnies de ses manquements devant les tribunaux.
Réponse de le 12/01/2014 à 19:55 :
Cependant que ce soit Volotea ou Easyjet cotisent en France; se plient donc au lois française...
Réponse de le 12/01/2014 à 21:36 :
et elles n'ont pas les mêmes charges ni les mêmes salaires ! en plus AIR FRANCE doit faire vivre un réseau moyen-courrier européen sur lequel règne la concurrence de toutes les grandes compagnies européennes ( LUFHANSA, British, etc... ) et les low-cost ( Easijet, Ryanair ) et croyez-moi il y laisses des plumes !
Réponse de le 13/01/2014 à 18:52 :
Faire 40M de CA et avoir des pertes tout aussi importante, je ne pavanerais pas ...
Pour le reste, je vous laisse chercher pour que vous vous rendiez compte de l'absurdité de vos propos ...
a écrit le 11/01/2014 à 17:51 :
C'est quand même étrange que certaines se développent en France et qu'une, AF pour ne pas la citer, n'y arrive pas ...
a écrit le 11/01/2014 à 15:44 :
Y a-t-il un avenir pour Air France ?
Réponse de le 12/01/2014 à 21:48 :
@lautralien AF, c'est plutôt une quinzaine de milliard d'euros de CA (pas 40). AF-KL, 27-28

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