L'aéroport de Lyon serait privatisé à 49,9% comme celui de Toulouse

Selon le maire de la ville Gérard Collomb, l'Etat, qui détient actuellement 60% de de la société Aéroports de Lyon, garderait, comme à Toulouse, une participation de 10,1%. Interrogé par Le Progrès, il se dit prêt à "discuter" l'hypothèse d'une cession du capital à une société chinoise, si cela devait permettre d'ouvrir des lignes vers la Chine.

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En revanche, expliquait La Tribune le 9 décembre citant un proche du dossier, le cahier des charges ne devrait plus être le même, l'Etat envisageant de le réécrire et notamment d'introduire des critères de choix plus précis que ceux demandés pour Blagnac.
En revanche, expliquait La Tribune le 9 décembre citant un proche du dossier, le cahier des charges ne devrait plus être le même, l'Etat envisageant de le réécrire et notamment d'introduire "des critères de choix plus précis que ceux demandés pour Blagnac". (Crédits : StéfanLD /Flickr /GFDL CC BY SA)

Pour Lyon la même formule que pour Toulouse. Selon le maire du chef-lieu du Rhône, Gérard Collomb, interrogé mercredi 11 décembre par Le Progrès, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, envisagerait le même scénario pour l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry que pour celui de Toulouse.

La privatisation, qui selon les informations de La Tribune devrait avoir lieu (avec celle de l'aéroport de Nice) en 2015, ne concernerait ainsi que 49,9 % du capital de la société Aéroports de Lyon, que l'Etat détient actuellement à 60%. Exactement comme cela a été annoncé le 5 décembre pour l'aéroport de la ville rose, dont 49,9% de la majorité de que possède l'Etat va être cédée à un consortium chinois et 10,1% conservé dans les caisses publiques.

"Condition sine qua non": l'ouverture de nouvelles lignes aériennes

En revanche, expliquait La Tribune le 9 décembre citant un proche du dossier, le cahier des charges ne devrait plus être le même, l'Etat envisageant de le réécrire et notamment d'introduire "des critères de choix plus précis que ceux demandés pour Blagnac". Il s'agirait notamment d'exiger des acheteurs une expérience aéroportuaire.

Selon Le Progrès par ailleurs, Gérard Collomb, qui a rencontré en tête à tête Emmanuel Macron le 3 décembre, aurait posé une autre "condition sine qua non" à la privatisation partielle de l'aéroport de Lyon: l'ouverture de nouvelles lignes aériennes. Ainsi, il serait prêt même à "discuter" l'hypothèse d'une cession du capital à une société chinoise, si cela permettrait d'ouvrir "une ligne avec Shangaï ou Pékin".

Gérard Collomb affirme encore avoir obtenu, lors d'une autre rencontre le 3 décembre à Paris avec Manuel Valls, "163 millions d'euros pour le financement du nœud ferroviaire lyonnais dans le prochain contrat de plan Etat-Région".

Crédit Photo: Stéfan LD/Flckr/GFDL/ CC BY SA

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Commentaires 5
à écrit le 11/12/2014 à 16:25
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Qui détient les 40% restants? L'article n'en dit rien. Ne serait-ce pas la CDC ou la région Rhône-Alpes, ou le département du Rhône? Auquel cas, l'aéroport restait public à 50,01%, et on ne peut parler de privatisation, mais d'ouverture du capital.

à écrit le 11/12/2014 à 16:18
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POURQUOI PAS? L ENTRETIENT COUTE CHERS PAR RAPPORT A L UTILISATION???

à écrit le 11/12/2014 à 15:58
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Les chinois cherchent à acheter toutes les infrastructures de transport dans le monde: ports, aéroports, canaux,...Ils avaient essayé de racheter une partie du canal de panama au moment de son extension. Sans succès, ils financent maintenant un ca...

à écrit le 11/12/2014 à 13:47
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Pas mal cette vente aux chinois, ils ont déjà des antennes d' espionnage dans Paris, ou la police ne peut pas rentrer , pour cause d'immunité diplomatique, et bien là ils vont pouvoir espionner toute la France , l' aviation militaire, etc...etc..., b...

le 11/12/2014 à 14:53
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Faut des autorisations pour poser un avion militaire étranger ... C'est pas beau le trollage !

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