Avec les péages des 4 nouvelles LGV, le TGV est "dans l'impasse"

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La mise en service de quatre nouvelles lignes à grande vitesse entre 2016 et 2017 va faire grimper les péages des TGV de 800 millions d'euros.

Avec le niveau des péages ferroviaires prévu, la mise en service de quatre nouvelles lignes à grande vitesse (LGV) entre le printemps 2016 et 2017 sont tout sauf une bonne nouvelle pour la SNCF. C'est ce qu'a expliqué ce jeudi Mathias Emmerich, directeur financier de la SNCF, lors de la présentation des résultats financiers 2014 du groupe  - qui se caractérise par un résultat net de 605 millions d'euros contre une perte de 180 millions l'année précédente, pour un chiffre d'affaires de 27,2 milliards (+1,5%) :

«Avec les nouvelles LGV, les péages TGV vont encore progresser de 800 millions d'euros entre 2014 et 2020 pour s'élever à 2,4 milliards. Au cours des six dernières années, ils ont déjà augmenté de 800 millions, soit un doublement de la facture au cours de cette période »

Matthias Emmerich a également regretté le manque de fonds publics pour financer ces nouvelles infrastructures qui permettrait d'obtenir un niveau de péages acceptable «sans dommage pour le transporteur » :

«Si les choses se passent comme cela, nous sommes clairement dans l'impasse. Si les nouvelles lignes LGV amélioraient la marge du TGV, les choses iraient bien, mais nous n'observons pas nécessairement cela»


La marge opérationnelle baisse

En 2014, la hausse de 5% des péages a fait baisser la marge opérationnelle du TGV de un point, à 10,4%. Soit 2,544 milliards d'euros.

«Avant péage, la marge aurait augmenté de 0,5 point à 39% », a fait remarquer Mathias Emmerich, en rappelant :

« Le TGV en France a de plus en plus de difficultés à dégager les marges nécessaires pour continuer à financer ses investissements qui s'élèvent à 500 millions d'euros par an».

Pour pouvoir rentabiliser les capitaux et continuer sa politique d'investissements, la SNCF doit en effet dégager 17% de marge opérationnelle.

Trafic morose

Cette inflation des péages se combine avec un trafic toujours atone (-0,4%) et une érosion de 2,2% du produit moyen des ventes hors taxes sur le TGV alors que la SNCF avait augmenté le catalogue de prix de 3% et l'Etat la TVA de 3%. Au final, les prix TTC payés en moyenne par les clients ont augmenté de 0,8%, tandis que, défalqué des taxes, le produit des ventes rentré dans les caisses de la SNCF a baissé de 2,2%.

«L'écart vient de l'augmentation de la TVA », explique Mathias Emmerich.

Concurrence de la voiture et de l'avion

Un phénomène qui s'explique par le fait que la SNCF n'augmente que le prix catalogue et pas les autres (comme les Prem's qui sont toujours à 25 euros depuis des années), mais aussi parce qu'elle est contrainte de baisser ses prix en raison de la morosité économique, de la concurrence des compagnies aériennes et du covoiturage. Le nombre de billets à petits prix a augmenté de 20% affirme la SNCF.

Remise en cause du modèle

Bref, "le modèle économique doit être remis en question en profondeur". Chaque année, les dessertes sont ajustées pour effacer une partie de la hausse des péages. L'autre manière d'améliorer la rentabilité est d'assurer le même service avec moins de rames (« mieux faire tourner le capital ») ou de faire le même service avec moins de personnel (du fait de l'augmentation des réservations en ligne au détriment des ventes au guichet), ou de baisser les coûts sur la restauration.

Moins de rames

Pour compenser la hausse des péages, la SNCF s'est lancé dans une politique de radiation des rames de 350 places (dont certaines arrivent en fin de vie) pour les remplacer par des trains de 550, voire 650 places. En 2014, une trentaine de rames sont sorties du parc, tandis qu'une douzaine de plus grande capacité a été livrée. La SNCF continuera cette politique de radiation. Avoir moins de rames ne signifie pas avoir moins de sièges. L'idée est de remplacer des rames à 350 places par des rames capacitaires à 550 sièges.

En outre, le fait d'avoir moins de rames permet d'inciter davantage à optimiser leur utilisation. « Le parc TGV ne tourne pas suffisamment (6heures) alors qu'avec Ouigo (le service low-cost de la SNCF) nous avons fait la démonstration que nous pouvons faire rouler une rame 12 à 13 heures par jour. L'objectif est de mettre en place un système de management du roulement des rames qui permet de faire plus de voyages avec le même nombre de rames (mais des rames capacitaires) pour que les péages soient le moins douloureux possible pour le transporteur. C'est cela l'enjeu », explique Mathias Emmerich. Ce dernier n'exclut pas qu'une centaine de rames sortent du parc de la SNCF.

Un modèle de production similaire à celui des compagnies aériennes low-cost ou charter qui font voler leur appareil plus de 12 heures de vol et répartissent ainsi les coûts fixes sur un plus grand nombre d'heures de vol.

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a écrit le 16/02/2015 à 20:13 :
En voyant tous ces discours contre l'une des rares réussites technologiques françaises et pour le tout routier, on se croirait revenu dans les années 70. A force de voir tous ces discours égoïstes avec une absence de vue à long terme que ce soit au niveau des dirigeants ou du citoyen lambda, je pense qu'il ne faut pas s'étonner que tout se mette à se péter la gueule en France. Ce sera bien fait pour nous.
a écrit le 16/02/2015 à 19:45 :
Pourquoi le client SNCF ne paierait-il pas le prix réel du transport ? Comme le fait l'automobiliste ?
L'équité est à mettre en œuvre dans ce pays. Les milliards de subventions payés par tous les contribuables au bénéfice des clients de ces transports doivent cesser. En France le client des transports collectifs ne paie que 30/35% du prix réel. En Allemagne le client paie 60/65 % du prix réel. Cela me semble être le bon modèle économique. Notre pays crève de taxes et d'impôts pour presque tous au bénéfice de seulement quelques autres.... Pourvu que dure le collectivisme bureaucratique français !!! N
Réponse de le 20/07/2015 à 3:41 :
Si l'automobiliste devait payer le prix réel de son transport, la voiture resterait au garage.

L'accès au réseau est gratuit (hors autoroute) ce qui représente plus de 95 % des trajets...
a écrit le 16/02/2015 à 18:35 :
C'est dommage de s'apercevoir maintenant que le modèle économique du TGV en france ne tient pas debout...
a écrit le 16/02/2015 à 16:02 :
Super article... mais au fait, c'est quoi les péages en train? Jamais entendu parler de ça.
Réponse de le 16/02/2015 à 20:27 :
la SNCF n'est pas propriétaire des rails. D'où le péage.
a écrit le 16/02/2015 à 15:24 :
La politique tarifaire TGV est absurde, les prix y vont de 1 à 4 ou 5 selon la date de réservation et la date de voyage, comme pour les compagnies aériennes ou la concurrence fait rage. Sauf que sur les lignes TGV sans concurrence aérienne comme Lille, Lyon, Marseille, bref presque toute sauf Brest, Nice IL N' Y A PAS concurrence ferroviaire, donc le choix est : Si je peux choisir ma date de départ longtemps à l'avance et hors période chargée (cas de retraités, inactifs,..) alors je peux voyager pas cher, sinon pour les familles avec enfant, , les actifs professionnels, je me fais arnaquer .. et je prends la voiture.
Réponse de le 21/02/2015 à 15:53 :
Les TGV sont pourtant pleins de familles avec enfants, au point de ne plus trouver une seule place les WE sur certaines destinations.
a écrit le 16/02/2015 à 14:51 :
Le problème fondamental n'est pas la CGT ou SUD ou je ne sais encore. La SNCF par ses statuts (article 4) ne devrait engager les travaux de nouvelle ligne sans s'assurer de la rentabilité économique du projet. Mais comme c'est le politique qui commande, au diable la rentabilité, il veut et exige d'avoir sa gare TGV dans son patelin. Et l'endettement continue. Et il se plaint d'avoir de moins en moins de subsides de l'Etat. Mais le temps viendra où il va y avoir un grand clash.
Réponse de le 16/02/2015 à 15:40 :
Vous faites une confusion c'est l'article 4 de RFF et non de la SNCF qui impose de ne pas engager les fonds de RFF si un projet n'est pas rentable. Le problème est que RFF pour que le projet soit rentable "théoriquement" sous estime les coûts et surestime les prévisions de trafic, ce que dénonce la Cour des comptes. La SNCF est mise devant le fait accompli, elle doit ensuite exploiter la ligne avec les péages imposés par RFF ou par Vinci comme pour la LGV Tours Bordeaux. De plus RFF a pris des engagements de dessertes auprès des collectivités pour qu'elles participent au financement. La SNCF ne peut honorer ces engagements avec des TGV qui s'arrêtent partout (voir les problèmes des dessertes avec la nouvelle LGV de Poitiers, Angoulême, Libourne...)
Réponse de le 19/06/2015 à 21:30 :
Non, c'est vous qui faite erreur peio. Réseau ferré de France a été réintégré à la SNCF le 1er janvier 2015 en vertu de la Loi n° 2014-872 du 4 août 2014 portant réforme ferroviaire. En effet, toutes les références à Réseau ferré de France sont remplacées par SNCF - Réseau.
a écrit le 16/02/2015 à 14:21 :
à la lecture de cet article mais aussi des commentaires il convient de rappeler que ces 3 réalisations TGV sont des PPP donc financées en partie par le PRIVE mais aussi sur fonds PUBLICS ! Mais les recettes seront exclusivement constituées par les péages payés par les transporteurs que sont SNCF et d'autres ... peut-être ! Quand on sait que les péages représentent déjà 40% du prix d'un billet TGV , on fait quoi ?
La réalité est que l'ardoise nous guette sachant que ces 3 PPP sont portés par les 3 géants du BTP qui s'enrichissent dans ... les autoroutes ! Contribuables : à votre porte-monnaie !!!
a écrit le 16/02/2015 à 13:34 :
Au même moment où Macron libéralise le transport par autocar FH lance une ligne TGV pour désservir le Massif central alors qu'elle est annoncée déficitaire ou est la cohérence gouvernementale!?
a écrit le 16/02/2015 à 13:05 :
Autodestruction ?
Tout et son contraire, la concurrence et le monopole, le service public et le clientélisme, etc...
Alors que l'on va vers une économie majoritairement lowcost, en raison du manque de moyens de la majorité de la population, quelques irréductibles continuent à faire des choix élitistes. Mais comme les conseilleurs ne sont pas les payeurs... Quel est le choix, si on n'a pas les moyens ?
a écrit le 16/02/2015 à 10:58 :
Il suffit de voir les tarifs (scandaleux) de la sncf. Bientôt plus cher que de prendre son auto. Un comble pour un transport en groupe !
Le covoiturage leur fait bien mal. Et c'est tant mieux. Qu'ils arrêtent de prendre les gens pour des gogos.
Réponse de le 16/02/2015 à 14:11 :
"amaldo" vous avez raison mais un petit bémol à vos propos : nous sommes allés en location au ski dernièrement dans les Alpes du Sud et ... le tarif de location (2 pièces pour 28m2) a fait un bon en passant de 795 € (31/01) à 1935€ et ce en quelques jours !!!
Les exemples sont nombreux et frisent l’hystérie et ce dans tous les domaines (vacances,location de voiture,avion,train,...)
a écrit le 16/02/2015 à 10:47 :
Ah quoi ça rime de voir des tarifs avec des remises de -50% ou -75% ?! A part montrer que ceux qui "payent" sont des gogos...Vous acheter tous les jours des produits que d'autres payent -75% vous ?!! -5% ou -15% ça se comprend, mais plus, c'est ridicule
a écrit le 16/02/2015 à 10:37 :
Ne pas oublier que la SNCF à utiliser les premiers ligne à grande vitesse pendent 20 ans sans rien payer et sans rien construire, donc nous n'allons pas pleurer sur cette entreprise d'état qui a des gros avantage dans son fonctionnement, ils serai plus que tantes de réformer aussi cette entreprise....
Réponse de le 16/02/2015 à 14:13 :
"Roger" , la masse salariale représente 40% des dépenses de la SNCF .Pour une entreprise de service est-ce élevé ?Question : connaissez-vous cette part dans VOTRE entreprise et si oui à combien s'élève t'elle ?
a écrit le 16/02/2015 à 10:36 :
Ne pas oublier que la SNCF à utiliser les premiers ligne à grande vitesse pendent 20 ans sans rien payer et sans rien construire, donc nous n'allons pas pleurer sur cette entreprise d'état qui a des gros avantage dans son fonctionnement, ils serai plus que tantes de réformer aussi cette entreprise....
a écrit le 16/02/2015 à 10:23 :
Les commentaires montrent une aigreur et une rancœur impressionnante de la part de leurs auteurs. Qui affirment tous ne pas prendre le train. Pourquoi s'expriment-ils pour taper sur un punching ball ? Le prélèvement du coût complet des infrastructures routières, hors autoroutes, se fait sur la totalité de la population, via les impôts et tva, y compris ceux qui n'ont pas de voiture. La solution qui satisferait tout le monde serait donc de rendre l'utilisation du réseau gratuit et d'en prélever le coût sur les impôts.
Réponse de le 16/02/2015 à 10:59 :
Bonjour,
totalement d'accord.
Je suis pour une coupure de SNCF, avec d'une part une entreprise de transport, en concurrence avec toutes les autres entreprises de transport, et d'autre part un gestionnaire de réseaux regroupant les voies ferrées, les routes (DDE...), et les Autoroutes (enfin re-nationalisées car bien amorties), ceci étant un bien national, contrôlé par l'État et bien sûr payé par nos impôts.
a écrit le 16/02/2015 à 8:30 :
La seule ligne rentable n,excites pas (Paris Nice) ....médiocre ils sont médiocre ils resteront tous !
Réponse de le 16/02/2015 à 9:08 :
Le réseau LGV ne reflète pas l'utilité économique mais le poids politique des élus locaux.
Estrosi, ministre de l'équipement, n'a pas pu imposer la LGV aux élus du Var. Il a aussi participé à la privatisation des autoroutes, notamment l'A8 payé depuis des lustres.
a écrit le 15/02/2015 à 19:21 :
je ne prends plus le train car j'en ai marre d'engraisser les communistes de la cgt qui ne bossent jamais. Pourquoi l'article n'évoque pas également cette raison comme baisse du taux de remplissage ?
Réponse de le 15/02/2015 à 22:29 :
Vraiment du n'importe quoi. Vous pensez peut-être que les cégétistes roulent en rolls ??
Sachez qu'être cheminot s'est avoir des horaires de travail atypiques et variant en permanence. On n'a pas tout ses weekends, il faut commencer tôt ou finir tard, on travaille pendant les jours ferrées, on doit dormir à l'autre bout de la France dans un foyer ou un hôtel, et les jours de repos sont imposés !
Et pour finir les cheminots ne sont pas tous des cégétistes, cf les derniers résultats des élections de représentants du personnel à la SNCF.
Réponse de le 16/02/2015 à 6:43 :
Non, ils sont SUD
Réponse de le 16/02/2015 à 7:47 :
D'accord avec vous. La prime charbon est toujours d'actualité je suppose . Qu'on les fasse bosser jusqu'à 65 ans et que l'on supprime les billets gratuits offerts aux enfants, parents, beau-frère, cousin, chihuahua et autre canari.
Réponse de le 16/02/2015 à 8:52 :
Les syndicats ne représentent qu'eux mêmes, et ne défendent que les intérêts de leur petit clan de délégués... S'ils ne verrouillaient pas les embauches "amies" dans les bastions comme la ratp ou la sncf, ils auraient la même présence que dans toutes les autres entreprises, c'est a dire que dalle...
Réponse de le 16/02/2015 à 10:31 :
de 100.000avec vous
a écrit le 15/02/2015 à 18:48 :
Je voyage rarement par tgv ou train car c'est beaucoup trop cher par rapport à la voiture et par rapport à la flexibilité que la voiture offre. Pour avoir un prix intéressant il faut réserver au minimum 2 mois avant et surtout ne pas être regardant sur les horaires... donc, TGV? Non merci...
Réponse de le 16/02/2015 à 18:34 :
désolé, la voiture en cout complet commence à être rentable à condition de voyager à 4... j'ai fait le calcul ; mais si les tarifs augmentent, c'est l'avion qui va redevenir concurrentiel
a écrit le 15/02/2015 à 18:28 :
Commençons par faire payer le coût réel du transport routier au transport routier.
La dette du transport routier est payé en totalité par les contribuables, mais là personne ne soulève le lièvre, la puissance des lobbys routiers et pétrolier no comment.......
Hier dans un tunnel limité à 70 km/h, et respectant la limitation je me suis fait doublé par un autobus.................
Quelle sécurité désirez-vous????
La concurrence entre la route et le rail est tronquée. La route sera toujours avantager, vu que les coûts d'infrastructures ne sont pas payés par les transporteurs contrairement au rail.
Réponse de le 15/02/2015 à 18:49 :
C'est affligeant ce commentaire, droit de réponse d'un automobiliste.....Commençons par mettre au boulot le personnel de la sncf, de supprimer les avantages des salariés (voyages gratuits pour eux et leur famille notamment, ou les retraites avantageuses, tout ce qui coûte aux contribuables en fait...)....ça permettra à leur entreprise de gagner plus d'argent.
Réponse de le 15/02/2015 à 20:48 :
Discours usé jusqu'a la corde, de la cgt et de Sud- d'affirmartions non demontrees,qui ne passe plus.
Réponse de le 15/02/2015 à 23:42 :
Ce serait intéressant pour le transport routier, car c'est lui qui subventionne le rail et pas l'inverse. Idem pour les automobilistes, qui paient, entre autres, par leur amende l'investissement et le fonctionnement du ferroviaire. Si le train n'était pas largement subventionné, il serait hors de prix !
a écrit le 15/02/2015 à 18:14 :
Le TGV c´est interessant à condition
- connexion directe point de départ - point d´arrivée.
- tarif pour 2 personnes au niveau prix de l essence + péage autoroute.
Des qu on traverse la France il faut pratiquement changer de gare à Paris.
Si en plus il faut une heure de voiture pour aller a la gare de départ plus une heure de voiture de la gare d arrivée à ma destination finale, autant partir directement en voiture.
a écrit le 15/02/2015 à 16:43 :
Et si tout simplement les cheminots travaillaient jusqu'à 62 ans (au lieu de 52 ou 57 et encore); ne pourraient ils pas enfin alors faire baisser les billets ou payer des péages correspondant aux investissements que nous finançons via les collectivités territoriales; pour l'instant nous finançons leurs parties de pêche à toujours moins de 52 ans pour les roulants.
Réponse de le 15/02/2015 à 17:27 :
je ne suis pas un grand admirateur de l'ambiance sociale de la SNCF, mais mettre tous les maux dont souffre le train sur le dos des cheminots me parait un raccourci un peu rapide ...
Réponse de le 15/02/2015 à 18:17 :
Quelle belle simplification du système. Pourquoi pas, mais dans ce cas là, je demande bien sûr de ne travailler que du lundi au vendredi de 08h00 à 18h00, plus de travail le WE, ni les jours fériés, en congés au mois d'Août, et bien sur Noël et le Jour de l'An à la maison.
Réponse de le 16/02/2015 à 8:02 :
vous pensez peut être que vous êtes le seul dans cette situation ? je suis liberal et cela fait bien longtemps que je ne fini plus a 18h ni ne commence a 8h, je ne parle même pas des week-end, de plus je devrais prendre ma retraite a 65ans...
Réponse de le 16/02/2015 à 8:19 :
Et les cuisiniers dans les restaurants, ont ils la retraite à 52 ans, pourtant le jour du nouvel an, ne travaillent ils pas? enfin n'oubliez pas le niveau très élevé des salaires et des primes et repos dus à vos services décalés. Non, les cheminots ne peuvent tout avoir: retraite 10 ans avant les autres, salaires élevés, temps de travail nettement inférieur à 35 heures, avantages en nature énorme, sous ce seul prétexte. La vraie raison est le pouvoir de nuisance énorme en s'appropriant le matériel et la décision de le faire marcher ou non (grèves permanentes pour rien (un coup de tête...), et surtout égoîsme forcené.
a écrit le 15/02/2015 à 16:13 :
C'est évident, la voiture offre un bien meilleur service, et pour moins cher, dès qu'on est deux à voyager ! Il y a un peu d'idéologie derrière la politique gouvernementale qui vise à la fois à favoriser le train (la loi Macron y remédiera-t-elle avec les autocars) et à défavoriser la voiture. C'est un non-sens. D'autant que l'électricité (à laquelle marche la plupart des trains) n'est pas une denrée moins épuisable que le pétrole. Les ressources mondiales de pétrole ou d'uranium nous offrent à peu près la même durée d'approvisionnement. Et pour ce qui est de la pollution, on en reparlera quand on aura eu en France, l'équipement d'un Fukushima...
Réponse de le 15/02/2015 à 23:09 :
Votre anti nucléaire semble ok en théorie, mais justement vous avez tort car il faut favoriser l'électricité verte : éoliennes, panneaux solaires, hydraulique etc.
Réponse de le 16/02/2015 à 20:10 :
Voiture = 3500 morts/an. Donc le tout automobile qui avait entrainé la fermeture des lignes de treamaway partout en France, non merci !
De plus les ransports en commun sont beaucoup plus écologiques !
Encore un de ces nombreux écocentriques/égoïstes après moi le déluge.
Réponse de le 18/02/2015 à 19:22 :
Pour ce qui est de la consommation électrique, peu de gens savent que quand un train freine, la conception des locomotives fait qu'il produit de l'énergie électrique qui est réinjectée dans le réseau. Ce qui veut dire que quand il y a beaucoup de trafic (cf le Japon où le Shinkansen est un vérit
a écrit le 15/02/2015 à 16:08 :
L'obsolescence du rail pointe à l'horizon...
Réponse de le 15/02/2015 à 16:16 :
Et il y a longtemps qu'elle aurait du avoir lieu, si le train n'avait pas été autant subventionné toutes ces années. Et même subventionné, le train reste encore bien trop cher pour une petite famille par rapport à la voiture par exemple.
Réponse de le 15/02/2015 à 16:30 :
C'est surtout l'obssolence du modèle social de la SNCF qui tue le rail en France...
Réponse de le 15/02/2015 à 18:43 :
Le rail a été sacrifié au détriment de la route par les différents pouvoirs politiques en place depuis plus d'un demi siècle. Le seul transport auquel est imposé la globalité des coûts d'infrastructure c'est le rail. Le transport routier est très très loin de payer le coût réel de son incidence sur le coût et l'entretien des infrastructures routières et autoroutière.
Réponse de le 16/02/2015 à 0:51 :
Les chiffres sont contraires .
Le rail est extrêmement loin loin de payer ses couts d'infrastructure :
Le cout complet du réseau est de 7 milliards d'euros par an et les subventions au chemin de fer sont supérieures à 13 milliards d'euros !
a écrit le 15/02/2015 à 15:24 :
Pour faire augmenter le temps de circulation des rames il faut poursuivre l'irrigation des bouts de lignes sur le réseau classique (où les péages sont par ailleurs moins cher), puisque la création de nouvelles lignes à grande vitesse va réduire davantage encore le temps de parcours pour un trajet identique (Paris-Bordeaux, Paris-Rennes).
Problème, on nous dit que faire tourner les TGV sur ces fins de lignes est trop cher et qu'il faut supprimer ces dessertes.
L'augmentation des rotations n'est pas plus envisageable, puisque les terminus parisiens sont saturés...
On pourrait commencer par remettre des contrôleurs dans - tous - les trains grande ligne, et leur demander d'effectuer une partie non négligeable de leur travail, à savoir controler les billets et verbaliser les fraudeurs.
Sur 5 allers-retours de 4h30 par trajet en moyenne, j'ai ete contrôlé le nombre effarant de 0 fois.
Les trains sont toujours pleins, mais les statistiques montrent une baisse.
Trains toujours aussi remplis, nombre de billets vendus en baisse, absence de contrôle avant de monter dans le train ou à bord, vous voyez où je veux en venir ?
Forcément, dans un train qui arrive à Paris à 00h15, mettre une contrôleuse d'environ 25 ans toute seule, c'est une idée lumineuse.
Réponse de le 15/02/2015 à 16:20 :
Les contrôles ont lieu avant l'accès pour les TGV. Et pour les autres lignes régionales, de nombreuses sont en train de fermer, parce qu'elles ne sont tout simplement pas rentable ou pas pratiques. Et encore, le train est déjà largement subventionné par le contribuable et... l'automobiliste ! Le moyen de transport le plus intelligent, à l'heure actuelle, pour des distances entre 20 et 500 kms, reste la voiture. Les routes sont amorties depuis longtemps, les véhicules sont payés par les particuliers eux-mêmes, et on peut aller de n'importe où à n'importe où, de porte à porte ! Le train grande ligne reste une hérésie, tant économique que fonctionnelle !
Réponse de le 15/02/2015 à 17:22 :
comme vous avez raison... !
mais cette vérité ne s'applique pas qu'au TGV...
utilisateur quotidien d'un aller retour Paris Province (durée de trajet journalier 2x1h), si je suis contrôle 5 fois dans le mois, c'est le max.
je trouve cette situation tout simplement hallucinante, en plus d'être irrespectueuse des honnêtes gens qui paient leur billet (et au passage, leurs impôts qui financent un bonne partie du système d'ailleurs) !
a écrit le 15/02/2015 à 14:10 :
ça suppose de faire travailler plus les cheminots. Leur durée de travail est insuffisante pour augmenter le temps d'utilisation des rames...
a écrit le 15/02/2015 à 13:16 :
Et donc faire autant avec moins de personnel ?
Réponse de le 16/02/2015 à 15:32 :
Dans le privé, on demande de le faire tous les ans.
C' est parfois dur, mais ça s'appelle augmenter la productivité, donc le profit donc, l' investissement, donc le travail, donc l emploi.
Réponse de le 16/02/2015 à 20:06 :
On a vu ce que cela donnait avec les trains en Angleterre le privé. Non merci !

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