Air France, un remède de cheval en deux fois

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(Crédits : © Gonzalo Fuentes / Reuters)
Le conseil d'administration d'Air France-KLM a validé le plan B de réduction de voilure d'Air France. La baisse d'activité (-14 avions) se fera en deux temps, à partir de la saison d'été 2016 puis de la saison d'hiver 2016-2017 dont le niveau d'offre sera maintenu lors du programme été 2017. Si la première phase (-5 avions) est actée, la seconde laisse le temps à la négociation avec les syndicats pour arracher des accords de productivité.

Un plan B en deux parties. C'est le scenario pour Air France qu'a validé ce jeudi le conseil d'administration d'Air France-KLM, la maison-mère d'Air France et de KLM. Réunis à Amsterdam, les administrateurs ont, après avoir constaté l'échec des négociations à Air France, accepté le plan alternatif proposé par Frédéric Gagey, le PDG de la compagnie tricolore, pour faire passer 80% des lignes long-courriers dans le vert d'ici à fin 2017, contre 50% aujourd'hui, et dégager un bénéfice d'exploitation de 740 millions d'euros dans deux ans, largement supérieur aux profits qui se profilent en 2015, les premiers après six années de pertes consécutives. Jamais annoncé, le budget établi en interne en début d'année tablait sur un bénéfice d'exploitation de 300 millions d'euros et la direction a indiqué récemment qu'il était jusqu'ici respecté.

Ce plan vise à réduire la taille de l'entreprise. Les capacités en sièges de la compagnie doivent baisser de 10% sur le réseau long-courrier d'ici à deux ans. Cette baisse de voilure, si elle est bien mise en oeuvre, entraînera le retrait de la flotte d'une quinzaine de gros-porteurs sur deux ans et des suppressions de postes massives sous la forme de départs volontaires et de licenciements secs, une première dans l'histoire d'Air France.

Ce plan B comporte en fait deux phases de réduction d'activité.

Retrait de 14 avions en deux ans

Une première à partir du programme été 2016 (qui débute fin mars) avec le retrait de 5 appareils, une seconde qui prévoit la sortie de la flotte de 9 avions supplémentaires à partir du programme hiver 2016-2017, qui commencera fin octobre 2016 (jusqu'à mars 2017). Ce niveau de capacités sera maintenu l'été 2017.

Cette réduction de voilure devrait faire des dégâts collatéraux sur l'activité moyen-courrier qui alimente les vols long-courriers. Selon certaines sources, des  appareils moyen-courriers pourraient être retirés au cours des deux prochaines années, après la quarantaine déjà sortie de la flotte depuis 2012.

Annoncée lundi 5 octobre au Comité central d'entreprise (CCE) d'Air France, la première phase pourrait entraîner la suppression de 3.000 personnes selon des sources internes. Ce vendredi, lors du conseil d'Air France cette fois, la direction a évalué à 2.900 personnes le sureffectif induit par la baisse d'activité à court terme. Le nombre d'emplois menacés serait ainsi de "300 pilotes, 700 PNC (hôtesses et stewards) et 1.900 au sol" selon l'AFP. Les départs volontaires seront privilégiés. Mais si les candidats sont insuffisants, la direction aura recours aux départs contraints.

Quant à la seconde phase, personne n'ose en parler. «Ce sera au moins le double »,  estime un connaisseur du dossier.

Une chance pour les négociations

Ce plan en deux temps comporte un avantage. Si la première phase a atteint le point de non-retour (certains indiquent même qu'elle était prévue dans le plan A), la deuxième peut être évitée, ou du moins atténuée. Car elle laisse encore une place à la négociation avec les syndicats pour trouver un accord sur des mesures de gain de productivité du personnel. En effet, en raison du processus de consultation des élus du personnel lors d'un plan de sauvegarde pour l'emploi (PSE) ou d'un plan de sauvegarde pour l'emploi et de la date limite pour pouvoir procéder à des annulations de livraisons d'avions, il reste en gros trois mois pour se remettre autour de la table et trouver éventuellement un accord, qui pourrait, selon certaines sources, éviter les licenciements secs.

"Il faut trouver un accord avant janvier pour éviter les mesures irréversibles comme le report de livraison des B787", explique un connaisseur du dossier.

Selon une source syndicale, le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a demandé à voir la direction le 6 octobre au lendemain des annonces du CCE.

"Les négociations doivent reprendre. Chacun doit participer à l'effort, notamment les pilotes, et j'invite chacun a faire preuve d'une très grande responsabilité et à trouver les bonnes solutions pour l'avenir d'Air France", a déclaré ce jeudi Manuel Valls.

Le secrétaire d'Etat aux transports, Alain Vidalies, a lui aussi appelé à une reprise des négociations.

"Une négociation n'est jamais terminée, il n'est jamais trop tard pour négocier. Si la direction et les pilotes peuvent reprendre la négociation, il est souhaitable qu'ils le fassent, sachant qu'il y a une certaine urgence (...). Chacun a compris que, plutôt qu'un plan qui va entraîner des licenciements, un effort que personne n'a choisi mais qui est une contrainte, un passage obligé, doit être au rendez-vous. J'espère que ce message sera entendu", a-t-il plaidé. Selon lui, "le gouvernement préfère qu'on sauvegarde l'emploi plutôt que rester spectateur et enregistrer les licenciements".

Ce vendredi sur Europe 1, Alexancdre de Juniac, le PDG d'Air France-KLM a rappelé que "les négociations étaient terminées mais que si dans les semaines qui arrivent les organisations syndicales arrivent avec un vrai projet, une vraie volonté de discuter, la porte n'est pas fermée".

Un proche de Valls à la direction d'Air France

Pour autant, la défiance entre la direction et le SNPL est telle que certains observateurs estiment qu'il faudra, éventuellement, attendre l'arrivée du nouveau directeur des ressources humaines d'Air France, Gilles Gateau, l'ancien directeur de cabinet adjoint de Manuel Valls, pour, éventuellement, débloquer la situation. Même si sa prise de fonction est prévue en janvier 2016, il pourrait néanmoins arriver dans les murs d'Air France dès novembre.

Accord de périmètre

Après l'échec des négociations avec les syndicats de pilotes, la direction dispose d'un atout dans sa manche. Le 31 mars prochain, l'accord de périmètre qui définit l'activité en propre de la compagnie Air France, celle des filiales du groupe Air France (HOP, Transavia) et des compagnies partenaires, prend fin. Son importance est cruciale pour les pilotes d'Air France.  "Le SNPL peut toujours rêver, il ne renégociera jamais des conditions aussi favorables pour Air France", explique un pilote.

"Equilibre avec KLM"

A cela s'ajoute le risque d'une dénonciation des accords de "production balance" entre Air France et KLM qui détermine le niveau de production des deux compagnies au sein du groupe (grosso modo 2/3 pour Air France et 1/3 pour KLM).

"Si l'accord est dénoncé, la direction pourrait transférer de l'activité de Roissy vers Amsterdam où les redevances aéroportuaires sont moins élevées", fait remarquer un observateur.

S'il est clair que les coûts des pilotes ne sont pas la cause unique de la situation d'Air France (les écarts de compétitivité des hôtesses et stewards et des personnels au sol par rapport à la concurrence sont plus élevés), la pression ne va cesser de monter sur le bureau du SNPL dès lors que la menace de licenciements approchera (340 pilotes seraient concernés). Le conseil syndical du 8 octobre s'annonce chaud. Va-t-il à nouveau voter une motion demandant au bureau de retourner à la table des négociations? Certains ne l'excluent pas.

Pour faire revenir les pilotes à la table des négociations, la direction devra aussi avancer dans ces négociations avec les syndicats de personnels navigants commerciaux (PNC). "Les pilotes n'ont pas envie de signer sans être sûr que les autres catégories du personnel. L'objectif de la direction était d'avoir des accords cadres le 30 septembre avec toutes les catégories du personnel", fait remarquer un pilote.

Moins médiatisé, le blocage avec les PNC est au moins aussi fort que celui des pilotes. Deux des trois syndicats d'hôtesses et de stewards représentatifs (UNSA PNC et SNPNC) ont refusé jusqu'ici de participer aux négociations pour réviser l'accord collectif des PNC, lequel court jusqu'à fin octobre 2016.

Enfin, le sort des personnels au sol manque de clarté. Pour apaiser les esprits, la direction a prévenu qu'il n'y aurait pas de licenciements secs (mais un plan de départs volontaires) pour cette catégorie de personnels à l'exception des escales les moins compétitives, comme Marseille. De fait, il n'y aura pas de départs contraints à l'escale de Roissy et la maintenance en 2016 mais, s'interrogent certains en interne, ce discours est-il tenable avec une forte baisse d'offre de 10%.

En attendant, les syndicats appellent à des arrêts de travail lundi 5 octobre. Alexandre de Juniac ne prévoit "pas de perturbations importantes".

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Commentaires
a écrit le 04/10/2015 à 10:25 :
Les pilotes sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Je me rejouerai d'en voir quelqu'un uns virés dans un plan sociale.
Surpayés, ces privilégiés peuvent parfaitement faire un effort.
a écrit le 03/10/2015 à 16:06 :
Ce qui est incroyable en France c'est que tout est figé ,comme l'impression désagréable de constater que plus rien ne peut changer! Nous ne pouvons plus dire ou faire quoique ce soit ! Tout est gravé dans marbre !
Or nous pouvons changer si nous en avons la volonté! Comment ceux qui dirigent AF n'ont effectué aucune ANTICIPATION sur l'avenir, resté sur des positions rétrogrades! C'est un mal bien Français qui va nous mettre inéluctablement sur le déclin !
Il y a pleins de solutions positives qui peuvent être mises en place dès maintenant avec un système gagnant-gagnant pour tout le monde !
Rien n'est encore perdu si.....
a écrit le 03/10/2015 à 15:23 :
Il faut profiter l'élan qatari pour la France (PSG, Parc des Princes, Galeries Lafayette, etc) pour essayer de leur vendre AF, ce l'unique solution qui reste à l'horizon j'estime.
Réponse de le 03/10/2015 à 16:04 :
C'est bien le problème; La préservation des avantages sociaux des pilotes va amener à mettre AF sous pavillon étranger.
a écrit le 03/10/2015 à 13:22 :
comme pour la France les reformes pour les sans dents
mais pour tout ceux qui vende le pays ou meme ne savent pas le gerer
on ne reforme surtout rien, il faut leur laisse leur paye et leur avantage
pour air France en deficie depuis des annees il a meme rachete u t a qui lui realise des benefices
le mal est le placement des copins a des fonctions
qu'il sont incapables de gerer deja vu a la sncf chez Alstom exct
a écrit le 03/10/2015 à 13:19 :
Que Mr Le Roux s'inquiète du dernier pavillon français...trop tard !
Et merci aux politiques pour cette fusion qui, il y a 20 ans, n'a fait que prolonger "artificiellement" la vie de cette compagnie qui n'avait rien d'une entreprise. Ce n'était qu'une "SNCM" ou une "SNCF" attendant le chèque du contribuable chaque fin d'année pour combler son déficit chronique. Au lieu de fusionner UTA et Air Inter qui étaient deux entreprises plus que rentables qu'ont fait nos politiques? Ils ont gardé la "boîte d'Etat" historiquement déficitaire et ils ont supprimé les deux entreprises rentables.

On voit le résultat aujourd'hui. Certes il ne s'agissait pas de votre camp Mr Le Roux…mais seuls des énarques pouvaient prendre une décision aussi catastrophique.

Résultat AF a survécu lors de cette fusion avec la corbeille du mariage (UTA et Air Inter) mais surtout sans rien changer à sa gestion catastrophique. Aujourd'hui les bijoux du mariage sont revendus depuis longtemps et il ne reste que cet éternel gouffre habitué pendant un demi siècle à ne vivre que du chèque annuel du contribuable .
La solution c'était il y 20 ans...fusionner UTA et Air Inter et intégrer AF dans cette nouvelle entreprise. Mais AF c'était culturel; St Ex, Mermoz, la Postale !!! Alors on a gardé le culturel au détriment de l'économique. Le résultat est là aujourd'hui ....une coquille vide et moribonde.

Y a-t-il un avenir pour Air France ? Pour en finir, je donne une espérance de vie de Air France de 2 ans, grand maximum. C'est un dinosaure dans un monde qui bouge plus vite et moins cher.
Réponse de le 04/10/2015 à 22:12 :
simplement merci pour cette analyse qui tombe sous le sens

une ex IT : ))
a écrit le 03/10/2015 à 12:13 :
Air France est en train de suivre tout droit la route tracée par Olympic Airways et Sabena (pour ceux qui connaissent/ s'en souviennent): productivité très médiocre, rapport qualité/prix défavorable, syndicats omniprésents et plombant toute tentative d'amélioration. Voilà ce qui pend au nez d'AF: la faillite, pure et simple. Nombre de clients ont déjà préféré d'autres cies, moins chère et prétentieuses, et surtout plus efficaces.
a écrit le 03/10/2015 à 10:50 :
Air France fonctionne sur des accords passéistes et plombant.

Ce n'est pas normal et acceptable que des syndicats aient le droit de vie ou de mort sur une entreprise. Ce n'est pas normal et acceptable qu'une minorité de salariés ait le destin des autres salariés entre leur "mains". Ce n'est pas normal et acceptable que toute évolution nécessaire à la vie et survie de la compagnie soit si compliquée.

Arrivé à ce stade de blocage, il serait plus pertinent de mettre Air France en faillite et repartir avec une nouvelle Cie, sur des bases saines avec des salariés constructifs et réalistes.

Reste que ce soit au niveau personnel et professionnel, nous ne prenons plus et/ou nous évitons de prendre Air France : pas fiable, trop cher pour un ratio qualité/prix non atteint.
a écrit le 03/10/2015 à 9:53 :
Étrange "négociation" en effet...

Les pilotes peuvent signer les yeux fermés pour 100 h de plus par an, même 200, ils ne risquent pas de les faire, car déjà dans Transform 2015, la direction n'a pas pu leur fournir les quelques heures supplémentaires qu'elle leur avait promis en contrepartie de leur effort : direction le tribunal en référé, la loi ne pouvant statuer sur le ridicule de cette situation à l'image des "stratèges" aux commandes de Gourgeon à Juniac en passant par Spinetta, Attali et les autres .
Quel jeu de dupes!
Il serait plus réaliste de baisser les salaires sur une période connue, que de demander la lune avec des heures de vols qui ne peuvent exister , et encore moins avec les suppressions de lignes et d'avions. On ne nous dit pas tout.
Entre la taxe Chirac,les tarifs ADP en hausse, et les yeux doux faits aux compagnies du Golfe en échange d'éventuels achats de zincs , AF est mal barrée, car le gouvernement ne simplifie pas la situation, ce serait plutôt le contraire.
Air Inter et UTA auraient du racheter le Sovkhose AF en déroute à l'époque pour le gérer et faire face dés 1993 aux Low-cost naissantes.Tout était possible.
Véritable machine à dettes incontrôlable, on lui souhaite de réussir son plan d’attrition comme BA , mais rien n'est moins sur, et les compagnies du Golf de se frotter les mains!
a écrit le 03/10/2015 à 8:59 :
et ? quelle est donc le difference entre sabordage ...et sabotage ?
( question posée aux pilotes d'Air-France ).
a écrit le 02/10/2015 à 19:21 :
Les problèmes que rencontrent Air France, mais aussi la SNCF ou EDF, soulignent le besoin de réformer le syndicalisme en France. Aujourd'hui, nos syndicats se comportent de manière totalement irresponsable.
Réponse de le 03/10/2015 à 12:16 :
Un pays où les syndicats avaient il y a encore 7 ans les pleins pouvoirs et faisaient plier tout le monde à leurs exigences indécentes était...la Grèce. On a vu ce que ça a donné, inutile de rappeler l'histoire.
a écrit le 02/10/2015 à 18:57 :
Triste état sclérosé depuis 40 ans ou les nantis détruisent la richesse

Les fonctionnaires et les pilotes meme combat ( tous pour ma gueule )
a écrit le 02/10/2015 à 16:43 :
Les difficultés des négociations entre partenaires sociaux et dirigeants illustrent parfaitement la sclérose qui a lentement gagné notre pays. Nous sommes aujourd'hui incapable de nous adapter promptement aux nouvelles situations. Nous devons cet état de fonctionnement aux différents hommes politiques qui se sont fourvoyés alternativement à cause d'une petite cuisine partisane.Et qui ont omis l'intérêt général de la France. Tantôt versant dans un libéralisme supra national, amenant une dérèglementation qui nécessité une correction, elle même effectuée exagérément, et qui à son tour ne correspondait plus à l'économie ambiante . Il nous faut impérativement retrouver le goût de l'effort et du consensus politique pour conduire une nouvelle politique, sans artifices. A moins que nous sombrions dans la dernière trappe qui nous tend les bras ; le nationalisme exacerbé. On pourra dire " nous avons tout essayé (sauf l'union), et nous avons échoué.
Nous aurons échoué face à nos aïeux, incapable d'ouvrir d'épanouir la France dans le monde de demain.
a écrit le 02/10/2015 à 16:26 :
Et dire que les detracteurs d Air France sont les fideles usagers de compagnies subventionnées par des etats etrangers !
Quellle ironie !
Avalez vos langues !
Réponse de le 03/10/2015 à 9:05 :
voilà encore quelqu'un qui joue le perroquet avec des formules eventées...
mon cher @ CQFD , sachez que hors les prix de billets , il y a moultes raisons qui ont fait perdre à Air-France une bonne partie de sa clientèle ;
essayez donc ..., voyagez sur d'autres cies ...,( comme beaucoup ont fait lors de grèves par exemple ) ...!
a écrit le 02/10/2015 à 16:02 :
à l'école mon prof m avait dit que la puissance d'une voiture se mesure en cheval: on dit une voiture de 2CV une bagnole de 6 CV une Ferrari de 400 CV mais la puissance d'un avion se mesure pas en CV mais en tonnes de poussée: on dit un avion ou un réacteur de 70 tonnes de poussée. Dont cà n'existe pas le terme "remède de cheval" pour la SNAF. Sans blague
Réponse de le 03/10/2015 à 10:12 :
elle est bonne celle là je pensais j'allais le dire. Ha ha des chevaux et des fermmes ha ha
a écrit le 02/10/2015 à 15:59 :
L’autrefois dont vous parlez, c’est le temps que j’ai connu où les pilotes étaient d’anciens militaires et le hôtesses sortaient de l’ IPSA . Les syndicats ont tout chamboulé et n’auront de cesse que lorsque cette firme aura disparu. Bref, Air France bat de l’aile, la SNCF cherche sa voie et la SNCM tangue ! Bref, tout est normal en France !!!
Réponse de le 03/10/2015 à 9:08 :
vous dites : " tout est normal en France " ; effectivement , on fini par trouver normal le sabotage par les syndicats !
a écrit le 02/10/2015 à 14:41 :
La France va encore être humiliée. Ce pays perdra tout par archaïsme, arrogance et manque de courage. AF est comme le reste: un machin étatisé qui vit de rentes et de vol (pas celui d'avions). Le socialo-étatisme est une maladie mortelle pour un pays.
a écrit le 02/10/2015 à 14:06 :
La meilleure chose à faire est de boycotter cette société où l'état est encore trop influent. Je ne prends plus AF depuis 15 ans et j'en suis ravi. Personnel arrogant et pilotes dangereux, esprit de fonctionnaire. A la trappe !!!!
Réponse de le 02/10/2015 à 22:54 :
Comment pouvez-vous parler de personnes d'une compagnie que vous ne prenez plus depuis 15 ans...? Ridicule point de vue qui ne voit la réalité que par la lorgnette des gros titres de la presse !
Réponse de le 03/10/2015 à 2:34 :
Heureux pour vous. Mes impôts paient les subventions de vos vols touristiques et mes cotisations sociales vos soins dentaires.
a écrit le 02/10/2015 à 13:20 :
et tout ceci pour arrivé a un plan c voir d c'est a dire la vente de la compagnie
a une societe du golfe
avec une caisse noir pour le chef de l'etat et son ministre concini
a écrit le 02/10/2015 à 12:00 :
Je n ai aucune sympathie pour air France que je n utilise plus depuis un an .
Prenez un long courrier , en économie, observez le comportement des personnels au sol ou en l air , comparez la qualité / prix des services et vous ne revenez plus à air France , j oubliais , en cas de retard même important ou allez vous vous plaindre , uniquement par écrit , en général plus de trois semaines avant de recevoir une réponse qui est toujours la même , désolé .
Il faut que la compagnie et surtout ses employés que ce soit au sol ou en vol soient à l écoute de leurs passagers et fassent tout pour que le voyage soit un plaisir , et arrêter toutes vos grèves qui pénalisent vos clients .
a écrit le 02/10/2015 à 10:48 :
J'ai entendu ce matin un responsable syndical prétendre qu'on ne pouvait laisser tomber un fleuron national et ses emplois induits. A cela je répondrai que AIRFRANCE a déjà été sauvé une fois de la faillite au prix de plusieurs milliards de l'époque à la fin des années 90 et par le contribuable pour prix du prestige. Maintenant et après 6 ans de pertes ininterrompues j'espère seulement que l'Etat n'interviendra pas à l'instar de la SNCM et laissera s'imposer la main des marchés. La vente ou le dépôt de bilan.
a écrit le 02/10/2015 à 10:45 :
On se demande quand même comment Gilles Gateau, conseiller technique chargé du travail au cabinet de L. Jospin pendant la mise en œuvre des 35 heures, défendra l’idée de travailler plus sans gagner plus.
Et comment peut-on espérer que ces hommes politiques, dont on connait les succès dans la conduite des affaires publiques, puissent réussir dans les entreprises privées.
Comment comprendre l’aveuglement des syndicats de pilotes ?
Comment comprendre la direction qui fait porter aux salariés une part importante de responsabilité sur les mauvais résultats de l’entreprise tout en oubliant de mentionner ses erreurs stratégiques graves :
- inaction face aux low-costs,
- couvertures pétrolières très rentables mais retardant l’inévitable restructuration des coûts de production,
- investissements foireux et coûteux comme par exemple l’achat de VLM,
- entente tarifaire illégale dans le cargo,
- création des bases de province et lancement de lignes aux succès peu probables,
- condamnation par l’AMF pour la communication financière « équivoque » 2010-2011 d’Air France-KLM qui cherchait alors à présenter des résultats financiers prometteurs…
Réponse de le 02/10/2015 à 23:05 :
Votre commentaire est de grande qualité et met en lumière les responsabilités claires de chacunes des parties qui sont intervenues dans ce dossier, depuis 20 ans, que ce soit des politiques (ils ne peuvent s'empêcher de voir encore Air France comme une entité dont ils ont la responsabilité - folie !), les dirigeants (vous avez bien rappelé l'incurie de certaines de leurs décision ou absence de décisions) ou les syndicats (incapable de voir la réalité du monde qui avance). Quant aux personnes qui semblent vouloir s'emparer du dossier, elles ne me paraissent pas plus compétentes que les acteurs passés.
C'est bien dommage car, loin des commentaires fiéleux qui ne servent à rien, il serait dommage, très dommage, qu'une compagnie aérienne de l'envergure d'Air France disparaisse. Et le plan de réduction de voilure est bien l'antichambre de la disparition...
a écrit le 02/10/2015 à 10:27 :
"Les ENTREPRISES FRANÇAISES c'est : d'innombrables normes extrêmement compliquées, les 35 heures, les RTT, un code du travail rigide et incompréhensible,
des impôts faramineux, de nombreuses taxes invraisemblables qui n'existent qu'en France, une hiérarchie complexe et inefficace etc... Si ça vous tente alors... investissez en France!"
Réponse de le 02/10/2015 à 13:05 :
Vous venez de résumer une grande partie des problèmes de la France.
C'est vraiment dommage parce que ce pays a beaucoup d'atouts mais ils sont gâchés par tout ce que vous avez cité (et qui n'est sûrement pas exhaustif, pensez par exemple à l'actuelle destruction de l'éducation nationale).
a écrit le 02/10/2015 à 10:18 :
Ca y est ! voilà AIR FRANCE reléguée au rang d'une compagnie secondaire qui sera bientôt avalée par une des 3 top européennes ou mondiales !
Bravo les cochers de fiacre vous avez une fois de plus fait preuve de civisme ! et bien calez- vous maintenant dans votre siège et écoutez de la musique - l'electronique de bord travaille pour vous- mais ne vous endormez pas ...c'est parfois dangereux ! souvenez-vous ! et puis travaillez quelques heures de plus par mois : bien sur ça serait autant moins d'heures à consacrer à vos loisirs de riches ou à votre deuxième petit boulot ! Mais enfin vous voulez que votre compagnie devienne un nouvel ALITALIA vous qui êtes si fiers voir hautains à la porte de votre cockpit ....
C'est triste un tel niveau d'insouciance ! Au fait pourquoi l'Etat qui se mêle de tout n'intervient-il pas comme l'a fait la justice allemande en faisant cesser la grève des pilotes de la compagnie nationale en disant "stop à la comédie" ?
Réponse de le 02/10/2015 à 12:28 :
Très cher wars , c'est avec un plaisir gourmand que nous retrouvons votre prose , disons , si personnelle....
Je ne reviendrais pas sur le qualificatif de "cocher " qui dans votre vocabulaire semble être une insulte , il convient parfaitement à la population des pilotes, ils en sont même fiers.
Faire preuve de civisme , en travaillant deux mois gratuitement , pourquoi pas si vous donnez l'exemple....
Aahh j'oubliais les cours de pilotages .... De la part de quelqu'un don t l'ignorance parait totale, quelle plus-value pour nos lecteurs...!
Et puis encore le deuxieme petit boulot des pilotes quand il ne travaillent pas ... C'est vrai , quand ils ne volent pas, les pilotes travaillent par ailleurs c'est connu : Ils sont tous membre de conseils d'administration qui les payent grassement pour leur précieux conseils ... Quand ils ne travaillent pas ils essayent de récupérer pour pouvoir repartir travailler sans risquer leur peau mais ca c'est une notion qui ne risque pas d'effleurer votre esprit.
Que l'état ne fasse rien pour stopper la grève ? C'est normal il n'y a pas de grève. Réveillez vous très cher , le transport aérien évolue...

Plus sérieusement .
Le blocage actuel n'a que pour objectif de faire réagir la tutelle , CAD M Valls pour que l'état fasse les efforts conjointement avec tout les salariés .
Les pilotes ne représentent que 6 % des salariés d'AF .
Le rapport Leroux posait des bases , l'état n'a adopté qu'une demie mesure sur les 12 nécessaires. Croyez vous sérieusement que les salariés, pilotes ou autres renonceraient a 2 mois de salaires pour que l'état continue à ponctionner le produit de leurs efforts.
Les pilotes , comme les autres salariés ne sont pas fous...
Réponse de le 02/10/2015 à 14:28 :
L’État a abandonné AF depuis 5 ans au moins, déjà à l'époque de Sarkozy, devant le constat que la compagnie serait incapable de se réformer. Le choix a donc été fait de privilégier Aéroport de Paris, avec les hausses de redevances, et Airbus avec les droits de trafic offerts en France contre des commandes d'avions.
Aider AF avec tous ses blocages et corporatismes c'est de l'acharnement thérapeutique. La meilleure chose qui puisse arriver serait un dépôt de bilan et la reconstruction d'une compagnie française sur des bases saines.
Réponse de le 02/10/2015 à 22:16 :
@Roger Wilco c'est bien beau de défendre le sérail; dont vous êtes, à n'en pas douter. Mais la réalité économique va vous revenir... en pleine figure. Vous (ou équivalents) parlez de bénéfice 2015. Or un vrai dirigeant sait qu'il y a loin entre "excédent d'exploitation", et bénéfice... Pour rappel, 6 ans de pertes... ça laisse des traces sur la dette. Votre post est parlant: "Ils sont tous membre de conseils d'administration"... votre rêve se dévoile... or, il ne viendrait à l'idée de personne de sensé de vous recruter pour ce rôle. Vous êtes (étiez) appréciés pour votre technicité; sachez la limiter à ce qu'elle est.
Quant à votre autre rêve: impliquer Valls, il me semble qu'il vous a répondu; et qu'en plus Macron vous a fait un bras d'honneur... Revenez sur terre !
PS certains (certainement des mauvais esprits) indiquent que ce qu'on vous demande ce n'est que 2h de plus par semaine
a écrit le 02/10/2015 à 10:14 :
Pourquoi le représentant du SNPL a voté pour ce plan ?
a écrit le 02/10/2015 à 9:32 :
Ce plan ne changera rien. AF est condamnée. Ce ne sont pas les syndicats, les salariés ou même les dirigeants qui sont responsables mais l'ETAT. Si AF se delocalisait en Irlande, elle serait rentable. VALLS et consorts sont les vrais responsables en maintenant des charges intenables pour toutes les compagnies qui emploient des milliers de gens. La preuve est que le chômage explosé chez nous avec toutes ces delocalisations.
a écrit le 02/10/2015 à 8:50 :
a retenir si ce plan conduit a la vente d'air France
il faut que les acteur du depecage toute la direction soit juge pour haute trahison
y compris le 1er ministre et le chef de l'etat
qui ont soutenue et encourage cette faillite
il y en a plus que mare que des incapables vende la France en morceau
a écrit le 02/10/2015 à 8:28 :

Les sorties d'avion étaient déjà prévues depuis plus d'un an. Faut arrêter avec les mensonges et le bricolage de fin de semaine.
L'arrivée d'un politique ne fait que continuer dans la médiocrité ambiante.
29 ans d'ancienneté dans cette entreprise, donc j'en ai vu défilé des mauvais mais la c'est le summum de l'incompétence.
Et les suppressions de postes prévues elles sont de quel ordre?
Parce que pour l'instant les annonces ne concernent que le personnel des opérations aériennes. Et le reste?
a écrit le 02/10/2015 à 7:51 :
Il faut répartir les charges sociales sur le travail et sur l'énergie. Sinon, pas de salut pour Air-France.
a écrit le 02/10/2015 à 7:47 :
Alexandre de Juniac et F Gagey mentent.

Les 4 Boeing 747 sont prévus sortir de la flotte debut 2016 et ce depuis plus d'un an. Il en est de meme pour les 14 Airbus 340.
Niveau remplacement, 1 B787 en 2016 et 4 en 2017.
Or, un B747 c'est 450 sieges, un A340 c'est 300 sièges soit : - 1800 pour le 747, 4200 pour les 340 soit 5100 sieges supprimés.
Un 787 c'est 250 sieges.... 1250 donc qui arrivent soit un deficit de 3850.

Les suppressions de postes sont donc prevues depuis longtemps
Réponse de le 02/10/2015 à 8:42 :
Les égos dans cette compagnie sont surdimensionnés , il est temps de les remettre à leur vrai place.
Réponse de le 02/10/2015 à 9:33 :
Dans un A340-300 il y a 275 passagers chez air france il doit être remplacé par le 787-9 ( 294 pax chez klm)
Les 747 (432 sièges) sont remplacés par des 777 (381)
la perte en sièges est un peu moindre que celle que vous annoncez
Réponse de le 02/10/2015 à 16:20 :
Tres bien vu marsa !
Tout etait prevu d avance !
C est bien pour cela il n y a jamais eu place a la négociation, ADJ ne s y ai jamais associe .. Vu l importance du dossier ... Etonnement.
Pour amuser les ignorants du dossier (qui s exitent ici plus haut) on parlera seulement de gateau equipage, de difference de cout (inhérente a l exploitation d une entreprise en France)
Maintenant il fallait faire vite ... Les benefices arrivent pour la fin de l annee a hauteur de 300 millions (et cette fois ci.. Plus possible de les cacher sous le tapis)
LONGUE VIE A AIR FRANCE (outils de l indépendance française)
a écrit le 02/10/2015 à 7:34 :
Oui, comme vous dites.. La direction de la compagnie fait le pari que celle du SNPL sera désavouée par sa base tandis que ces caciques syndicaux pensent eux que leur message (les pilotes ne risquent rien mais ces fainéants du sol et de la cabine vont trinquer) sera bien reçu. On verra...
Réponse de le 02/10/2015 à 12:46 :
La direction d'AF est coincée. Tout le problème vient de là.
D'une part M Valls qui bloque toute tentative de restructuration, celle ci menant inévitablement a de nombreux licenciements principalement au sol.
Dans le contexte électoral il est inadmissible de voir plusieurs milliers de licenciement de personnels au sol avec lequel le public peut facilement s'identifier .
Donc la stratégie est de FAIRE CROIRE' que la situation est bloquée a cause des pilotes , 6 % du personnel, pour leur faire porter le chapeau . Cette idée simple est facilement véhiculable dans les médias et plait au public ( les gentils , les méchants) . C'est facile à comprendre et permet de rassurer.
De toute façon il faut restructurer AF , Frederic Gagey le dit et il a raison.
Que les pilotes , comme les autres catégories de personnels doivent faire des efforts c'est évident et ils y sont prêts , mais PAS dans le cadre actuel de compagnie non restructurée et d'environnement concurrentiel calamiteux dont l'état est responsable. ( ADP, GULF sisters, Taxe Chirac, Évasion fiscale à la RYR)
D'où le blocage et le simulacre de négociations, auxquelles les dirigeant ayant pouvoir de négociations ne participaient même pas , ce qui est très revelateur.

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