Ben Smith, le magicien d'Air France

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Ben Smith, directeur général d'Air France-KLM et de manière temporaire jusqu'au 31 décembre au plus tard, d'Air France.
Ben Smith, directeur général d'Air France-KLM et de manière temporaire jusqu'au 31 décembre au plus tard, d'Air France. (Crédits : Air France-KLM)
Moins d'un mois après son arrivée, le nouveau directeur général d'Air France-KLM a réglé le conflit salarial à Air France. Sa méthode et sa personnalité ont séduit les syndicats qui,, dans le même temps, avaient bien conscience qu'ils ne pourraient pas démobiliser les salariés pour relancer un nouveau bras de fer. Prochaine étape : définir un plan de relance.

Ben Smith serait-il un magicien, comme le dit en plaisantant un syndicaliste ? Arrivé il y a moins d'un mois à la tête d'Air France-KLM, le Canadien a résolu le conflit salarial à Air France en deux temps trois mouvements, sans provoquer le moindre heurt chez les syndicats, et sans casser la tirelire de la compagnie. Au regard du contexte et de l'énorme tension qui régnait au sein d'Air France ces derniers mois, et d'une manière générale depuis 2014, cet accord "éclair" relève de l'exploit. Presque du miracle.

Smith : une arrivée en terrain miné

Il y a deux mois en effet, les membres de l'intersyndicale, le SNPL (Syndicat national des pilotes de ligne) en tête, s'étranglaient en découvrant la nomination du numéro deux d'Air Canada à la tête d'Air France-KLM pour remplacer Jean-Marc Janaillac, démissionnaire en mai après l'échec de son référendum sur sa proposition salariale. Ils s'indignaient que l'on puisse confier "NOTRE  compagnie" à "un dirigeant étranger", à la botte des intérêts américains, et menaçaient même de l'accueillir avec une nouvelle salve de grèves en septembre s'ils n'obtenaient pas rapidement pour 2018 les 5,1% de hausses des grilles salariales (hors avancement automatique lié à l'ancienneté) qu'ils réclamaient pour rattraper le gel des salaires depuis 2011.

Avec un tel accueil, si les plus optimistes pensaient que le Canadien finirait bien par réussir, personne ne voyait comment il pouvait dégripper la situation aussi rapidement. Et pourtant, ce vendredi 19 octobre, deux mois après sa nomination et un mois seulement après son entrée en fonction, l'affaire était pliée. Après deux demi-journées de négociation seulement, cinq syndicats représentant 76% des voix aux dernières élections paraphaient un accord salarial. Hallucinant.

Un accord à un coût raisonnable

Une telle rapidité pourrait laisser penser que Ben Smith a sorti le carnet de chèques pour acheter la paix sociale. Oui et non. Car l'accord est très subtil. Il permet de s'approcher des revendications de l'intersyndicale qui réclamait 5,1% d'augmentation en 2018, tout en augmentant les salaires de seulement... 2% sur cette année. L'accord octroie en effet une hausse de salaires générale de 2% en 2018 à effet rétroactif au 1er janvier, suivie d'une seconde augmentation de 2% au 1er janvier 2019, avec la promesse d'une prochaine négociation sur les salaires en octobre 2019.

Le versement de la deuxième augmentation le 1er janvier 2019, et non un jour plus tôt, le 31 décembre 2018, change tout. Il permet de donner satisfaction aux salariés lesquels, le 1er janvier, verront leur salaire augmenter de 4% par rapport à fin 2017, mais aussi à la direction qui, en étalant la hausse sur deux ans, fait d'une pierre deux coups en réglant la question salariale de 2018 et probablement celle de 2019.

Car, lors des prochaines négociations en octobre 2019, qui s'établiront en fonction de "l'environnement économique, de la situation d'Air France-KLM et de la performance d'Air France" a tenu à préciser la direction, il sera compliqué pour les syndicats qui estimeraient que les 4% obtenus concernaient en fait l'année 2018, de demander de traiter la question salariale de 2019, alors que rien n'est écrit sur ce point dans l'accord et que tous les yeux seront braqués sur 2020.

Par conséquent, cette hausse des salaires de 4% représente certes une hausse de la masse salariale de 160 millions d'euros, mais elle couvre deux années. A court terme, une bonne partie de l'augmentation de 2018 ayant été déjà payée aujourd'hui, l'impact des augmentations et des mesures pour les bas salaires avoisine les 80-100 millions d'euros selon des analystes financiers, dont plusieurs s'attendaient à plus. Un montant qu'ils jugent acceptable pour mettre fin à ce conflit qui pourrissait la vie de la compagnie. D'autant que cette somme sera en partie compensée par la dégringolade de l'intéressement sur les résultats 2018, qui seront plombés par le coût des grèves (335 millions d'euros).

"Tout ça pour ça"

Au final, l'accord n'est pas très éloigné de la proposition de son prédécesseur au printemps (+2% en 2018 et +1,65% par an entre 2019 et 2021), jugée "indécente" par le SNPL et balayée par référendum par les salariés. Il est effectivement mieux-disant pour les bas salaires et d'une manière générale pour 2019, mais il faudra attendre la conjoncture de 2020 et 2021 pour voir si les augmentations obtenues seront supérieures à celles proposées par Jean-Marc Janaillac. "Tout ça pour ça", déplore un salarié non gréviste.

Ben Smith a su gagner la confiance

Pourquoi cet accord est-il passé comme une lettre à la poste, alors qu'il aurait probablement été retoqué s'il avait été présenté par l'ancienne direction?

Deux raisons à cela. La première est liée à la méthode et à la personnalité de Ben Smith et de son bras droit Oltion Carkaxhija, un ancien lui aussi d'Air Canada, chargé de piloter les négociations. Tous les deux ont su gagner la confiance des syndicats et des salariés qu'ils ont croisés. Ben Smith avait déjà marqué des points en écartant peu de temps après son arrivée le directeur général d'Air France Franck Terner et son DRH Gilles Gateau, considérés par l'intersyndicale comme responsables du conflit pour avoir proposé et signé en début d'année avec la CFDT et la CFE-CGC une hausse des salaires de 1% (hors augmentations individuelles de 1,5%).

Avec cet accord, il a transformé l'essai. Tous ceux qui ont côtoyé Ben Smith mettent en avant son écoute, son respect des gens, sa proximité, son côté accessible, mais aussi sa pugnacité, sa rigueur et sa profonde connaissance du transport aérien.

Des réunions très calmes

"Leur méthode est déstabilisante. Leur comportement est très amical, ils nous appellent souvent par nos prénoms, sont très proches de nous, ont des contacts bilatéraux avec chacun d'entre nous. Leurs réponses sont très longues et argumentées, le discours est responsabilisant et, quand il y a un problème, ils le traitent. Au final, on a envie de lui faire confiance", explique un syndicaliste, qui reconnaît néanmoins la nécessité de "se méfier".

Résultat, de l'avis de plusieurs responsables syndicaux, les deux journées de négociations étaient très calmes.

Pour illustrer cette proximité, Oltion Carkaxhija a été vu dans la "Cité PN" (un bâtiment réservé au personnel navigant d'Air France) en train de laisser son numéro de portable à des personnels navigants qu'il croisait en disant : "Appelez-moi si vous avez un problème." Vendredi, après la signature de l'accord, Ben Smith a proposé aux syndicalistes signataires d'aller boire un verre. Ils ont gardé leurs distances et décliné l'invitation.

"Cet accord, c'est un contrat de confiance passé avec Smith"

Le Canadien impressionne aussi par son énergie.

"Ben Smith est charismatique et ne lâche rien. Il mouille la chemise et dégage une volonté réelle de mener à bien à sa mission", assure un autre syndicaliste, qui assure avoir reçu de sa part de nombreux coups de fil à minuit. Récemment, lors d'un rassemblement d'un syndicat dans l'Oise, dont il savait les leaders hésitants sur ses propositions, il n'a pas hésité à faire la route pour les convaincre.

"Il crée un nouvel élan. Avec cet accord, c'est un peu un contrat de confiance que nous avons scellé", ajoute un autre syndicaliste. La phrase est forte dans une entreprise où la défiance est le sentiment qui prévalait jusqu'ici.

Les pilotes du SNPL ne sont pas moins dithyrambiques, même si leurs dirigeants n'ont pas signé l'accord salarial.

Jeudi 18 octobre, Ben Smith s'est rendu à leur conseil pour une séance de questions-réponses. Une première dans l'histoire d'Air France. "Les représentants ont tous applaudis, certains en se levant", explique un pilote. Selon lui, le discours cash, son côté chaleureux, la connaissance sur le bout des doigts du secteur et la volonté de traiter les problèmes ont été appréciés.

"Je retrouve un peu de Christian Blanc (le Pdg qui sauva Air France entre 1994 et 1997, Ndlr) au sens où, s'il y a un problème, on le traite en écoutant les propositions des salariés ou des syndicats", fait remarquer un ancien pilote.

Mais la méthode a été d'autant plus efficace que l'environnement social était autrement moins compliqué que celui rencontré par ses prédécesseurs. En cette rentrée, les syndicats semblaient avoir perdu du poids dans le rapport de force. La suspension des négociations pendant les quatre mois de vacance du pouvoir a permis de calmer les esprits.

"Les salariés voulaient tourner la page", confirme un leader syndicaliste.

"Il n'y a pas de méthode Ben Smith. Il y a seulement des syndicats qui avaient bien conscience qu'ils auraient du mal à mobiliser les troupes pour relancer un nouveau conflit si d'aventure ils s'étaient arc-boutés sur leurs revendications", explique un autre.

Mais aussi, qu'après avoir fait tomber les têtes des deux patrons d'Air France-KLM (Alexandre de Juniac, puis Jean-Marc Janaillac) et d'Air France (Frédéric Gagey et Franck Terner) en deux ans, il leur aurait été compliqué d'avoir celle de Ben Smith rapidement.

Les négociations continuent chez les pilotes

Si Ben Smith a réussi là un coup de maître, il n'en a pas encore fini avec la question des rémunérations puisqu'il doit désormais s'attaquer aux revendications catégorielles, notamment celles des pilotes. Même s'ils ne l'ont pas crié sur les toits, les pilotes ont toujours demandé une hausse de rémunération de 10,7% : +6% dans le cadre des augmentations générales, c'est-à-dire inter-catégorielles (une revendication ramenée à 5,1% par la suite) et +4,7% dans le cadre catégoriel, dans lequel les pilotes obtiendraient une hausse de rémunération en contrepartie de mesures permettant à la compagnie de faire des économies. Pour autant, si la partie inter-catégorielle passe à 4% au lieu des 6% espérés initialement, il manquera 2% dans l'enveloppe globale, sauf à augmenter de 2% la partie catégorielle pour arriver à +10,7%.

Un plan de relance à définir

La route est donc encore semée d'embûches pour redresser Air France et Air France-KLM. Ben Smith est très attendu sur son plan de relance, notamment à Air France.

"On va être très attentifs car, derrière certaines décisions, il y a de l'emploi qui se joue derrière", avance un syndicaliste.

Plusieurs questions stratégiques sont en attente comme l'opportunité de lancer ou pas une filiale low-cost long-courrier ou la réorganisation de l'activité court et moyen-courrier en définissant bien le rôle de chacune des marques du groupe, Air France, la fiiiale low-cost Transavia et la filiale régionale HOP. Pour autant, comme Ben Smith le dit souvent en interne, Air France reste la priorité et il veut la développer. Le redressement de la compagnie française est d'autant plus important pour le groupe qu'il peut aider à convaincre KLM à sortir de son autonomie pour jouer davantage la carte du groupe.

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Commentaires
a écrit le 23/10/2018 à 18:12 :
Le magicien d'Air France, titre racoleur de l'auteur. Il reste au nouveau patron de casser les reins au SNPL, de refaire d'Air France une compagnie dont les vols soient plus sûrs, d'améliorer les services à bord et le comportement des PNC, de se débarrasser de la pléthore de cadres inutiles. S'il y arrivait alors on pourrait évoquer un... tour de magie !
a écrit le 22/10/2018 à 20:23 :
On obtient beaucoup des gens en les respectant et en gagnant leur confiance plutôt qu'en tentant de les flouer en négociant derrière leur dos, en les insultant ou en les poursuivant devant les tribunaux.

Sur le papier l'accord semble très proche de ce qu'avait tenté d'imposer le prédécesseur mais dans l'esprit il y a un monde, et ce monde c'est 0.35% de hausse.

Beaucoup de dirigeants devraient méditer sur ce qui vient de se passer, à commencer par Emmanuel macron et son staff de technocrates bornés.

Il a pris un bon départ, croisons les doigts pour que ça continue et il arrivera à concilier le développement d'AF-KLM et la concorde sociale. Si ça se trouve les salariés d'AF vont même finir par aimer leur patron.
a écrit le 22/10/2018 à 16:25 :
Comment !?! Les employés et les syndicalistes applaudissant leur patron !?!

On nous aurait menti ?

Si j’ai bien tout lu la presse et entendu les médias , les employés de cette compagnie ne sont que des fainéants et des profiteurs ..... avantages ceci, salaires faramineux cela... tout cela baignant dans la fameuse greviculture francofranchouillofrançaise.

A en croire leur réactions il semblerait que les employés préfèrent une augmentation modique des salaires et un patron qui agisse , plutôt que de voir leur revendications satisfaites et avoir une direction qui ne serve qu’un seul intérêt : celui de l’état.

Mais tout ceci n’a qu’un temps et il va maintenant falloir entrer dans le vif du sujet : pourquoi un tel niveau de taxation par l'état , pourquoi l’etat ne prend il pas à sa charge ce qu’il doit payer ( sûreté par ex ) , pourquoi laisse t’il tout cela à la charge des compagnies françaises ? Deux rapports parlementaires en ce sens (Abraham, Leroux ) : aucune évolution. Pour consacrer l’immobilisme : des assises... on est loin de la « Start Up nation... »

Mr Smith aura-t- il les coudées franches pour expliquer ceci à notre ministre de finances qui annonçait bien imprudemment à la télévision qu’air france était au bord de la faillite alors qu’elle venait de réaliser les meilleurs profits de son histoire , faisant chuter le cours de l’action de 50 % ? Pratique pour investir.....

Mr Smith aura-t-il les coudées franches pour expliquer à KLM que la croissance et la profitabilité affichée ces dernières années provient, entre autres , du transfert des passagers AFKLM vers Schipol au détriment d’AF pour une question de taxation plus faible en Hollande ?

Pas sûr que cela ne soit plus facile pour lui que pour son prédécesseur, mais avec le soutien de ses salariés rien n’est joué.
a écrit le 22/10/2018 à 13:54 :
Tout ça pour ça... la SNPL, merci pour ce moment. En espérant qu'il y ait une autre saison avec un meilleur finish, un peu plus dark. Ca c'est trop happy end. Boring.
a écrit le 22/10/2018 à 13:36 :
Tout réglé comme par miracle en un mois ? Mais quel est le pitoyable gogo décérébré qui va croire à cette fable ? Ce n'est pas un magicien, le canadien. Mais il a pleinement profité de tout le travail effectué au préalable par son prédécesseur et les syndicats. Et, pour macron qui devait tout de même bien essayer de réussir au moins un truc pendant son mandat, il était essentiel que ce type imposé contre l'avis de tout le monde, devait réussir une sorte de "coup de force" d'entrée de jeu. C'est de la vulgaire et basse politique politicienne. Le type n'est ni plus ni moins efficace ou talentueux que n'importe quel autre dirigeant d'une compagnie qui a toujours été mal gérée et le sera toujours puisque nombre de ses liaisons sont assurées pour des raisons politiques et non de rentabilité. Beau coup de bluff. Qui profite avant tout au très provisoire et peu efficace locataire en cdd de l'élysée.
Réponse de le 22/10/2018 à 14:10 :
J'avoue que donner 4% en sortant 2%, c'est plutôt bien joué. je ne vois pas ce que vient faire Macron dans le fait que les syndicats ont dit oui à ce qu'il refusait hier.
Réponse de le 23/10/2018 à 23:08 :
Vous ne pourriez pas lui f... la paix à Macron, comme vous dites, avec l'irrespect d'un manque d'éducation ? Le Président n'a rien à voir avec le sujet, en tout cas, pas comme vous l'indiquez.
a écrit le 22/10/2018 à 13:27 :
Magicien ? Et encore quoi ? Il était évident, avant même qu'il arrive, que le canadien allait faire une sorte de "coup d'éclat" destiné à contrer autant que faire se peut le fait que c'est un étranger qui dirige AF qui n'est déjà plus vraiment française. Il lui était impossible, à lui comme à son prédécesseur, de régler le problème d'un coup de baguette magique. Par contre, il est certain et évident que le terrain lui a été préparé et le boulot soigneusement mâché pout que - ô miracle - l'immigré arrive à régler tout, tout seul, comme un grand. Politiquement, manu et ses sbires devaient lui faciliter la tâche, avec l'active complicité de l'ancien dirigeant de la cie et des patrons des syndicats. Déjà que son arrivée était légitimement mal vue, encore aurait-il fallut qu'il se plante lamentablement, en plus. Merci, donc, à son prédécesseur et aux interlocuteurs sociaux de lui avoir faciliter le travail.
a écrit le 22/10/2018 à 10:14 :
La preuve en un mois qu'Air France a été gouvernée par des incompétents pendant longtemps.
Réponse de le 22/10/2018 à 11:46 :
Y a-t-il une seule option où vous n'auriez pas conclu à l "incompétence" des anciens dirigeants ???
De toute façon, si Ben SMITH n'avais pas réussi, vous auriez conclu que le canadien était aussi "incompétent" que ses prédécesseurs... non ?
Ce que vous qualifié de "preuve" n'est que votre interprétation orientée !
Réponse de le 22/10/2018 à 23:39 :
des faits, rien que des faits. Quelles réussites majeures peut-on mettre à l'actif des PDG d'AF ces 10 dernières années? Ce type lui a démontré qu'il était capable de diriger une entreprise. On pourrait envoyer nos énarques et nos gouvernants en stage d'observation. Elles sont belles nos élites... elles ont tout à apprendre !
Réponse de le 23/10/2018 à 10:26 :
Non, mùais vous croyez ou pensez vraiment ce que vous racontez ou c'est juste pour faire une boutade ? Magicien, le petit canadien immigré ? Et encore quoi ? Il était évident, avant même qu'il arrive, que le canadien allait faire une sorte de "coup d'éclat" destiné à contrer autant que faire se peut le fait que c'est un étranger qui dirige AF qui n'est déjà plus vraiment française. Il lui était impossible, à lui comme à son prédécesseur, de régler le problème d'un coup de baguette magique. Par contre, il est certain et évident que le terrain lui a été préparé et le boulot soigneusement mâché pout que - ô miracle - l'immigré arrive à régler tout, tout seul, comme un grand. Politiquement, manu et ses sbires devaient lui faciliter la tâche, avec l'active complicité de l'ancien dirigeant de la cie et des patrons des syndicats. Déjà que son arrivée était légitimement mal vue, encore aurait-il fallut qu'il se plante lamentablement, en plus. Merci, donc, à son prédécesseur et aux interlocuteurs sociaux de lui avoir faciliter le travail.
a écrit le 22/10/2018 à 7:39 :
.. et pas un mot sur les réactions des clients: à chaque vol, des questionnaires sur la qualité du vol, du service et des repas... et bien sûr la possibilité pour chaque client de donner son point de vue sur l'évolution globale de la marque, laquelle n'est plus au niveau de son ex-image: les mouvements sociaux ont fait énormément de dégâts. Un point positif, j'adore leurs pubs et la com. en général, tout simplement "chic". Pour faire simple, Air France n'est évidemment pas incontournable, et les clients changent leurs habitudes. Il est temps d'arrêter l'hémorragie..
Réponse de le 22/10/2018 à 11:50 :
Je préciserais, au cas où un responsable qualité d'AF lirait ce post, que les questionnaires ne sont pas accessibles au delà de 15 jours (voire moins?)... et donc impossible de répondre aux questionnaires en rentrant, si l'on est parti pour une durée plus longue !!!
Perso, je ne prendrai jamais du temps sur mes congés pour répondre à un questionnaire... de toute façon, je déconnecte totalement et ne lis pas un seul mail durant mes congés !!!
Si le questionnaire était accessible au moins pendant un mois, je pourrais participer...
Réponse de le 22/10/2018 à 15:53 :
Prenez une tisane et faites un petit somme. Vous semblez un peu stressé.

Si vous voyagez pour vos congés, c'est que c'est peu.
Je fais entre 3 et 4 tours du mondes par an.
Et très honnêtement, le service AF et l'aéroport de Roissy vaut largement le reste des compagnies de même niveau.
Qantas, ils sont plus sympathiques, mais la nourriture est très médiocre.
Emirates, ça brille, mais la nourriture est très moyenne et le salon affaire à Dubaï pas terrible.
Et on peut continuer comme ça....

En gros, c'est très français comme comportement. Critiquer par principe ce que l'on a. Dites vous juste que vos clients pensent la même chose de vous.

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