Le cri d’alarme sur l’état dégradé du réseau ferroviaire du patron de SNCF Réseau

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Chaque année, le kilométrage de voies où la circulation doit être ralentie pour des raisons de vétusté du matériel augmente de 10%.
Chaque année, le kilométrage de voies où la circulation doit être ralentie pour des raisons de vétusté du matériel augmente de 10%. (Crédits : © Jean-Paul Pelissier / Reuters)
Auditionné au Sénat ce mardi, Jacques Rapoport, le président démissionnaire de SNCF Réseau, a expliqué que la dégradation du réseau était un sujet plus grave que la situation financière du groupe, laquelle est préoccupante.

Ce mardi, lors d'une audition au Sénat (et avant que l'Arafer, le gendarme du rail, ne s'oppose au choix de l'actuel Pdg de Keolis, Jean-Pierre Farandou, comme prochain président de SNCF Réseau, ex-Réseau Ferré de France), Jacques Rapoport, le président démissionnaire du gestionnaire d'infrastructures, a poussé un cri d'alarme sur l'état des infrastructures ferroviaires françaises et a défini les priorités qu'il recommande de prendre en compte pour les prochaines années.

"Nous sommes en risque"

"Il y a un sujet plus grave que la situation financière [de l'entreprise, Ndlr] : c'est l'état dégradé du réseau ferroviaire français. SNCF Réseau est propriétaire du réseau. En réalité, il est dépositaire d'un patrimoine national qui est en danger", a-t-il déclaré lors de son introduction, en référence, non pas aux lignes à grande vitesse (LGV) ou à des réouvertures de lignes, "mais de la partie la plus circulée du réseau, ces 20.000 à 25.000 kilomètres de lignes (sur 30.000 km), qui, pendant 30 ans, n'ont pas bénéficié des investissements de renouvellement requis".

Et d'ajouter :

"A partir d'un certain âge et d'un certain état des équipements, la prévisibilité de ce que vont devenir ces équipements et la façon dont ils vont réagir décroît. La science de l'ingénieur n'est pas illimitée. Quand nous arrivons aujourd'hui à un âge moyen de nos voies de 33 ans, nous sommes en risque. Il ne peut y avoir qu'une seule priorité : préserver cet immense patrimoine national."

"Pas d'impact sur la sécurité"

Une bonne demi-heure plus tard, après la série de questions des députés, Jacques Rapoport, a tenu à préciser sa pensée:

"Je ne voudrais pas que l'on se méprenne, il n'y a pas eu depuis 30 ans de sous-entretien, il y a eu du sous-renouvellement. L'entretien a été régulièrement opéré, mais les équipements ont vieilli. Il n'y a pas d'impact en matière de sécurité. Chaque jour, nous faisons rouler 15.000 trains et transportons 4 millions de passagers. Pour assurer cette sécurité, nous sommes parfois malheureusement conduits, compte tenu de l'état de l'infrastructure, à dégrader la qualité à travers des ralentissements. Nous avons une augmentation d'environ 10% par an du kilométrage [de voies où la circulation doit être ralentie, Ndlr]".

Cela représente environ 3.000 kilomètres de voies ralenties, c'est-à-dire trois fois plus qu'il y a cinq ans, selon Frédéric Delorme, le nouveau responsable de la sécurité du groupe, qui s'exprimait vendredi dernier lors d'un point presse.

"Il n'y a pas de lien strict entre vieillissement du réseau et sécurité", a-t-il dit.

Utiliser les budgets d'investissement des 4 LGV ?

Pour moderniser le réseau en respectant les contraintes publiques, Jacques Rapoport demande qu'une partie des budgets affectés jusqu'ici à la construction des quatre lignes à grande vitesse (LGV) soient, une fois ces travaux terminés, alloués à la remise à niveau et à la modernisation du réseau existant. Aujourd'hui, le réseau d'investissement sur le réseau ferré s'élève à environ 6 milliards d'euros contre 7,5 milliards d'euros il y a deux ans, au moment du pic d'investissement des 4 LGV.

"Il n'y a pas nécessité d'augmenter la dépense publique pour assurer cette modernisation", a assuré Jacques Rapoport.

Impasse financière

Les coûts de cette remise à niveau du réseau contribuent à "l'impasse financière" dans laquelle se trouve SNCF Réseau. Car les charges continuent d'augmenter en dépit des efforts de productivité du groupe, alors que les recettes stagnent et ne vont pas augmenter avec un gendarme du rail, l'Arafer, qui demande une baisse des péages qu'il juge trop élevés, SNCF Réseau ne pourra plus vivre comme le faisait RFF, sur des augmentations de péages de 5% par an.

"La hausse des péages est finie", a-t-il dit.

Pendant ce temps, la dette de l'ensemble du groupe continue de gonfler. Elle s'est creusée de plus de 3 milliards d'euros en 2015, pour dépasser pour la première fois les 50 milliards d'euros.

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a écrit le 04/04/2016 à 11:38 :
Le monde devrait commencer à ouvrir les yeux sur les problèmes que se passent ailleurs que dans leurs petits pays bien tranquilles !

http://www.riad-alma-marrakech.com
a écrit le 03/04/2016 à 10:21 :
L'Etat préfère depuis 40 ans financer l'assistanat de millions de chômeurs après avoir laissé des millions d'emplois disparaitre et enrichir le cac40 grâce aux travailleurs pauvres, lo blocage des salaires
A cela ajoutons les coûts en centaines de milliards d'euros de l'immigration massive et les politiques natalistes des futurs chômeurs et assistés à qui il faudra payer AME CMU et minimum vieillesse à des millions dd gens qui n'auront jamais ou pas assez cotisés
Sans oublier les coûts des efforts de guerre en Afrique et Moyent-Orient....
a écrit le 01/04/2016 à 12:50 :
Merci à M. Rapoport de dire publiquement ce que beaucoup disaient de façon confidentielle. Les projets LGV dans un environnement économique défavorable doivent être suspendus et les budgets correspondants doivent être reversés à la modernisation du réseau existant. Il en est ainsi pour les lignes TETs et TERs. Il n'est pas normal que les usagers pâtissent de ces ralentissements dus à l'état du réseau ... alors que l'argument de la construction des LGVs est la vitesse pour relier les grandes Métropoles. Ensuite il y a lieu de se pencher sur les transports intra-métropoles. L'autre argument déployé est la compétitivité des métropoles au niveau Européen. La conséquence attendue est l'accroissement de cette métropolisation avec aspiration de l'économie sur ces métropoles, et comme nous sommes dans un monde fini (fin de la croissance depuis 2008) cette croissance se fait au détriment des territoires ruraux qui meurent lentement mais surement.
a écrit le 31/03/2016 à 19:04 :
La situation du rail Français n'a d'égal que la situation qui règne dans d'autres domaines !
Le réseau d'électricité ( basse , haute et très haute tension) est très vieillissant ,
le réseau de la téléphonie idem,
le réseau routier idem,
nos écoles idem,
etc
Il faut que nos concitoyens (et contribuables également usagers) comprennent que si nous voulons conserver ce formidable patrimoine AU SERVICE DE TOUS qui a peu d'équivalent dans le monde , il faudra payer au risque de régresser.
Nous sommes à l'instar du propriétaire d'un bien immobilier qui tôt ou tard doit effectuer des travaux dans sa maison ( chaudière, armoire électrique, toiture,...) .
Ça n'est pas plus simple que cela.
C'est du bon sens qui nous manque et juste un peu moins d'idéologie mal placée pour certains ...
a écrit le 31/03/2016 à 14:58 :
Quelle belle pagaille, on subventionne les syndicats qui font tout pour que les lois proposées par le gouvernement, qu'il ont appelé, soient rejetées et cela en période de matraquage fiscal. Les memes syndicats sont contre les CDDs, mais , la CGT en abuse, ils sont contre les charges qui mènent les boites à la faillite, mais la CFDT fait condamner une dentellerie pour qu'elle reprenne et paye amende des délégués qui avaient été licenciés avec accord officiel et qui n'étaient probablement pas essentiels à la bonne marche de l'usine, résultat : liquidation !
a écrit le 31/03/2016 à 11:32 :
C'est quasi une situation comme l'état de nos autoroutes et les voies départementales. Et de compter les accidents plus ou moins graves.
Réponse de le 31/03/2016 à 15:02 :
Mais non, justement, la dégradation du réseau ferroviaire est dûe à la construction - inutile - des autoroutes et de toutes les voiries annexes ;
En Italie, le dirigeant de l'une des entreprises majeures de travaux publics a reconnu qu'avec tous les moyens consacrés aux voiries automobiles, il aurait été possible de s'offrir un nouveau réseau ferrotramviaire :
Dommage qu'en France prévale la langue de béton ...
a écrit le 31/03/2016 à 10:30 :
"l’état dégradé du réseau ferroviaire" , vous voulez dire l'état de la France tout simplement, comme par exemple les centrales nucléaires, beaucoup de route de campagne ... C'est la roue qui tourne et la France de 2016 ressemble de plus en plus au déclin des pays de l'Est !
Réponse de le 31/03/2016 à 15:29 :
Mais le déclin a commencé dès avant le début de la Seconde Guerre de Trente Ans (1914-1945) quand des gouvernements inconscients se sont suicidés en favorisant de façon irréfléchie le développement de l'automobile [dont l'aviation n'est que la prolongation aérienne ! ] : Rappelons que le coupable originel n'est pas le pétrole mais le caoutchouc, ce sont les frères Michelin qui ont orchestré le délitement d'abord par la bicyclette puis par tous les autres véhicules équipés de pneus dans le but d'entraver le déploiement du transport public ferré .
a écrit le 31/03/2016 à 9:54 :
Le déficit de la SNCF est abyssal en 2015. La SNCF comme EDF fait partie des entreprises qui seront amenée à revoir leurs objectifs et probablement dans la douleur.
Notamment revoir le statut de leurs personnels qui sont encore d'un autre âge mais dont les syndicats parmi les plus puissants en France défendront jusqu'à risquer de choisir de faire mourir l'entreprise comme on l' a vu à Air France de la part des pilotes, plutôt que d'accepter une évolution. De beaux chantiers pour le futur président de la république.
Réponse de le 03/04/2016 à 10:31 :
Cette qualité de vie au travail est un exemple à suivre qui a fonctionnè à la perfection pendant des décennies... époque oú tous avait un job bien payé y compris le smicard qui faisait vivre une famille ce qui impossible aujourd'hui.
Les suppressions d'emplois par millions, la politiques du toujours moins d'investissement pour reverser aux actionnaires le plus de dividendes conduit le monde à la pauvreté et barbarie.
Les gens n'ont plus de quoi se payer un billet de train.... alors on leur offre un billet de bus et 10h de voyage pour 400 bornes sur des routes surchargés de poids lourds et tous ça au superdiésel qui vous bouffe vos poumons
a écrit le 31/03/2016 à 8:51 :
Les charges continuent d'augmenter ..., l'Arafer, demande une baisse des péages ...
RFF n'a pas le droit de vendre son service à son prix ? Les contribuables vont donc devoir subventionner les futurs clients ?
Réponse de le 31/03/2016 à 15:03 :
En parlant de péages :

L'économiste français Alain Minc, un des proches conseillers du président Nicolas Sarkozy, a été nommé président des autoroutes Sanef, a annoncé, mercredi, le groupe espagnol d'infrastructures et de services Abertis, maison mère de Sanef.
"Le conseil d'administration de Sanef, filiale française d'Abertis, a donné aujourd'hui (mercredi) son feu vert à la nomination d'Alain Minc comme nouveau président de la société, en remplacement de Pierre Chassigneux, qui prendra sa retraite après avoir occupé ce poste depuis 2003", a précisé le groupe dans un communiqué.
Alain Minc est déjà présent au conseil d'administration de deux entreprises espagnoles, la banque catalane CaixaBank et le groupe de médias Prisa, qui édite notamment le quotidien El País. Sanef (Société des autoroutes du nord et de l'est de la France) appartient à Abertis depuis sa privatisation en 2006. Décembre 2011 la Tribune
Réponse de le 02/04/2016 à 2:27 :
à quoi servent ces flics d'un autre âge bien trop payé ????
a écrit le 31/03/2016 à 7:37 :
Valls c est transformé en Hollande il est devenu tout mou !!
Le minimum est de virer PEpi et de faire des travaux
Quelle honte ces socialistes
Réponse de le 03/04/2016 à 9:19 :
Les méthodes de gestion d'entreprises issues de l'école nationale d'administration deviennent de plus en plus contestables au vu des résultats des dirigeants de ces grandes industries ou sociétés de service nationales.
Et on continue à nommer ceux-ci sur des amitiés ou critères polititiques qui nous conduisent (les contribuables) dans le mur. Areva Sncf....
a écrit le 31/03/2016 à 5:36 :
Bref, la gestion a la francaise.
a écrit le 31/03/2016 à 0:31 :
voilà où nous mène l'engraissement des personnels !!!! il faut être public disent-ils pour avoir un bon entretien !!! et ce type de dire tout et son contraire !!!! ce Rapoport est un nul : si il n'y a pas l'entretien il n'y a plus de sécurité : un gamin de trois ans le dirait, mais lui, X ou autre écoles de nulles de le dit pas !!!
Réponse de le 31/03/2016 à 15:07 :
"voilà où nous mène l'engraissement des personnels !!!! "

Surtout les cadres et le management , comme dans la plupart des grosses boites privées d'ailleurs.
Réponse de le 03/04/2016 à 9:22 :
Heu... au fur et à mesure du vieillissement des équipements, les coûts de maintenance s'avèrent en principe plus fréquents et élevés comparés aux coûts de remplacement.
a écrit le 30/03/2016 à 21:25 :
des années que nous , cheminots de base , dénonçons la mise à mal de l'entreprise sous couvert d'économies
on joue avec la sécurité, la vie des usagers, des agents
il y a eu des grèves à ce propos , mais la direction et les médias ont préféré se faire l'écho du désagrément de l'usager à grand coup de morceaux bien choisis et passés en boucle à base de cheminots nantis, privilégiés, preneurs d'otages ......
maintenant , on fait quoi ?
Réponse de le 31/03/2016 à 10:22 :
on supprime vos avantages et vous obligent à prendre vos retraites comme dans le privée ....
a écrit le 30/03/2016 à 21:02 :
Je ne prends plus du tout le train : avion moins cher, plus sécurisé, et plus rapide. Dette 50 Milliards d'euros : les syndicats Communistes C.G.T et S.U.D ont ruiné et ruinent le rail. Pepy est un P.D.G symbolique. Le chantage des Communistes est quotidien. Et lorsque un boulon est signalé défaillant depuis cinq ans, ils s'en foutent du danger de morts : Brétigny et tous ces morts, et familles détruites à vie, ces blessés traumatisés à vie. Les syndicats Communistes qui tiennent en otage la direction s'en foutent : droits acquits, régime de retraite.....comités d'entreprise pour vacances quasi-gratuites. Le " reste " les indiffère
Réponse de le 02/04/2016 à 19:44 :
Vous pourriez me donner l'adresse du CE avec les vacances quasi gratuites, j'aimerais bien en profiter un peu, ça fait 18 ans que je travaille dans cette société j'y ai pas eu droit encore: m'aurait-on menti?? LOOOOOL
Réponse de le 03/04/2016 à 10:39 :
Ah oui... voilà 'un ras des paquerettes' qui a tous compris !!!
Quelle belle analyse systémique du problème et de sa solution yakafaukon
a écrit le 30/03/2016 à 18:57 :
C'est quand même fou que le président n'ai pas été renvoyé Apres l accident dû au mauvais entretien
La gauche est vraiment plus bas que et tout et le petit matadors un clone de Sarko
a écrit le 30/03/2016 à 17:00 :
Réparer le réseau va passer après le remboursement des tortionnaires de la nuisance qui font grèves comme d'habitud
a écrit le 30/03/2016 à 15:55 :
Mr Rapoport a raison de demander un transfert des crédits d’investissement LGV, vers la partie entretien réseau. Les liaisons LGV sont suffisantes dans notre pays, et à terme, le cout d’entretien de ces lignes grandes vitesses très techniques, sera de plus en plus élevé. L’entretien et la modernisation du réseau est également générateur de travail pérenne. Il serait temps de faire un moratoire de quelques années sur l’investissement grande vitesse permettrait sans doute a SNCF réseau de sortir du gouffre.
Réponse de le 31/03/2016 à 11:21 :
Tout à fait et surtout reprise de la dette d'entretien du réseau par l'Etat (principal responsable et décideur des lignes TGV) comme cela a été fait en Allemagne avec succès pour le développement du Rail.
Réponse de le 31/03/2016 à 14:00 :
@charly10. Certes, il faut gérer les ressources avec intelligence et adéquation face aux nécessités des différentes composantes du réseau ferré. Cependant, à l'image de Napoléon qui voulait que chaque citoyen soit à moins d'une journée de cheval du chef-lieu de son département, je considère que chaque capitale des nouvelles régions soit à moins de 3 heures-3heures et demie de la capitale du pays, et chaque citoyen à moins de 5 heures d'icelle. Cela est le cas pour pratiquement toutes les villes concernées sauf Toulouse (et la Corse bien sûr :-)). De plus, il conviendrait d'assurer la connectivité TGV à toutes nos frontières, ce qui est fait pour la GB, la Belgique, l'Allemagne et la Suisse. Manquent deux pays, et non des moindres, l'Italie et l'Espagne. C'est pourquoi, je suis favorable aux LGV Bordeaux-Toulouse, Montpellier-Perpignan et Lyon-Turin. Comprenons-nous bien, au delà d'une rentabilité qui ne s'établira que dans la durée, il s'agit de développement des territoires tant national qu'européen et d'équité des citoyens devant la grande vitesse. Quand à l'emploi, la réalisation de ces lignes manquantes assurera le maintien d'une compétence spécifique qui, après la phase de production, sera mise à contribution pour l'exploitation et l'entretien de ce réseau spécifique. Enfin, l'avion me direz-vous ! Vu les contraintes qui vont s'alourdir encore sur les passagers de ce mode de transport, le train a toutes ses chances (une étude a montré que en deça de 800 km, le train est plus rapide que l'avion pour joindre deux villes de centre à centre) ; de plus, le bilan carbone est en faveur du train car, peu de gens le savent, un train qui freine génère du courant électrique réinjecté dans le réseau des caténaires, par utilisation de son énergie cinétique.
Réponse de le 31/03/2016 à 15:18 :
Le TGV sert de bouc émissaire commode ! Certes, je l'avais dénoncé dès le départ, il challait tenir compte de l'amélioration du réseau classique avant d'entreprendre toutes sortes de travaux ``de prestige``onéreux ;
Mais le véritable responsable est l'accumulation de toutes les voiries automobiles, anti-écologiques au possible ainsi que le creusement des métros dans toutes les métropoles de France {même à Paris, il n'a jamais été ni nécessaire indispensable mais servait d'idiot utile au déploiement des véhicules individuels} qui ont conduit à la déresponsabilisation inepte de tous les édiles qui poursuivent leur aveuglement coupable : On le voit malheureusement avec le projet mégalomaniaque du grand pari, soit en Île de France, le "métrautomatique" à grande profondeur en banlieue !
Réponse de le 01/04/2016 à 13:06 :
A Charlie et Aldébaran.
Oui la priorité doit être donnée à la modernisation du réseau existant préalablement à tout projet de lignes nouvelles. Quant à Toulouse et sa périphérie, sa croissance est la plus forte de France et cela sans la LGV - grâce à qui majoritairement - l'industrie Aéronautique - c'est tout de même un paradoxe qui risque d"être éphémère l'avenir n'étant pas au transport aérien. Le problème actuel de Toulouse n'est pas son transport très grande vitesse mais ses problèmes d'urbanisme et de transport. Le Grand Toulouse a poussé à l'horizontale de façon anarchique et très étendue sans réseau de transport public convenable. L'accroissement de la métropolisation (phénomène avéré pour les grandes métropoles) liées aux Liaisons très grande vitesse (cf. déménagement de territoire) risque d'augmenter ce problème de transport intra - métropole. Pour moi la Priorité des Priorités est la modernisation et l'extension du réseau de transport de proximité intra et extra métropole TERs et TETs et TGVs sur lignes traditionnelle (qui ont vocation mixte - grande ligne et proximité avec cabotage).
Réponse de le 01/04/2016 à 15:09 :
@Aldebaran
Je comprends bien votre raisonnement, mais l’expérience prouve que ce genre d’investissement ne sera jamais rentable. On peut accepter cette situation lorsque le service public reste accessible. ; Or sur les lignes LGV, nous ne sommes plus, dans les conditions d’un service public accessible au plus grand nombre.
Sur le long terme le cout d’entretien LGV sera toujours plus conséquent, et les tarifs pratiqués, déjà trop élevés suivront la même courbe. Il serait temps de changer de paradigme sociétal, as t’on besoin d’aller toujours plus vite ? Hormis dans le domaine du secours a la personne, rien n’impose cette course folle a la vitesse.

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