Uber : des chauffeurs échaudés par la baisse des prix

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Uber a toutefois relativisé l'événement en assurant que la majorité de ses chauffeurs partenaires étaient satisfaits de la nouvelle politique tarifaire.
Uber a toutefois relativisé l'événement en assurant que la majorité de ses chauffeurs partenaires étaient satisfaits de la nouvelle politique tarifaire. (Crédits : © Shannon Stapleton / Reuters)
L'entreprise a annoncé jeudi une baisse de tarifs des courses. Ce qui ne plaît pas à tous ses chauffeurs partenaires. Pourtant Uber garantit le maintien de leur chiffre d'affaires pendant six semaines, après quoi, la hausse du volume des courses, devrait, comme à Londres et New York, compenser la baisse des prix.

Au lendemain de l'annonce de la baisse de ses tarifs, Uber a reçu quelques chauffeurs mécontents à son siège, dans le 19e arrondissement de Paris. Et pour cause, la plateforme de mise en relation entre passagers et véhicules de transport avec chauffeur (VTC) a annoncé une baisse de 20% du prix des courses - sur lesquelles Uber prélève une commission de 20% - pour UberX et de 25% pour UberPool. Ce qui correspond forcément à une baisse de chiffre d'affaires pour ces professionnels. Uber a cependant annoncé maintenir leur chiffre d'affaires pendant six semaines, laps de temps que l'entreprise juge suffisant afin que la baisse des prix soit compensée par le volume des courses, comme elle l'explique sur un post de blog:

"L'effet positif d'une baisse des prix sur le revenus des chauffeurs a été démontré dans toutes les grandes villes du monde où l'application est disponible, notamment à New York, Chicago, San Francisco, Londres"

Intervention des forces de l'ordre

Mais visiblement, un tel argument n'aurait pas convaincu tous les chauffeurs partenaires d'Uber. Du moins certains ont-ils manifesté leur mécontentement ce vendredi matin. L'information a d'abord été relayée sur le réseau social Twitter, par Jean-Baptiste Roger, le patron de l'agence publique numérique La Fonderie, qui a même évoqué l'intervention de CRS afin d'apaiser la situation.

Accueil mitigé chez les chauffeurs

Un peu plus tard, un porte-parole d'Uber a reconnu que "quelques chauffeurs se sont rendus ce matin en groupe, et à l'improviste, à l'accueil partenaires d'Uber à Paris" (...) "souhaitant exprimer leur mécontentement par rapport à cette baisse de prix".

Uber a toutefois relativisé l'événement en assurant que la majorité de ses chauffeurs partenaires étaient satisfaits de la nouvelle politique tarifaire:

"La très grande majorité des 10.000 partenaires chauffeurs VTC actifs sur la plateforme Uber à Paris a accueilli les baisses tarifaires sur uberX et uberPOOL favorablement, puisqu'elle leur permet de s'adresser à des clientèles auxquelles le marché offre peu de solutions (qu'il s'agisse des jeunes, des trajets de nuit, des trajets vers la banlieue ou de banlieue à banlieue, etc.)"

Tout en précisant:

"Cet accueil reçoit individuellement plus de 1.500 personnes par semaine, aussi bien des partenaires chauffeurs déjà inscrits sur la plateforme Uber que ceux qui viennent se renseigner car ils souhaitent la rejoindre". Aussi Uber "continuera de recevoir tous les chauffeurs partenaires, dans une démarche de pédagogie et d'échange".

Rassemblement de berlines noires Porte Maillot

Après quoi le mouvement se serait poursuivi vendredi après-midi, selon l'AFP. L'agence évoque un rassemblement "dans le calme" de plusieurs dizaines de chauffeurs Uber en milieu d'après-midi au niveau de la porte Maillot à Paris. "Des dizaines de berlines noires étaient garées devant le palais des congrès devant plusieurs cars remplis de gendarmes mobiles, sans bloquer la circulation", a constaté l'AFP. Les organisateurs revendiquaient quant à eux 300 manifestants et envisageaient peu avant 17 heures de mener une opération escargot sur le périphérique.

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Commentaires
a écrit le 11/10/2015 à 9:47 :
Esclave choisit ton Maitre !

Un peu du ce Maitre -25% si on pense. Que les frais fixe reste idem ça fait du -40% à travail constant
Il devrait être bien gras ces employés

Mdr
a écrit le 10/10/2015 à 8:36 :
Bonjour,
J'étais sur place et je peux vous dire que il y avais entre 400 et 500 voitures!!! De plus il y avais 200 personnes chez uber et 200 à l'extérieur!
Donc merci de revoir votre article!!
a écrit le 10/10/2015 à 8:17 :
Dans un futur proche les chauffeurs Uber auront le droit de dormir dans leur voiture car ils n'auront ni l'argent ni le temps de se loger
a écrit le 10/10/2015 à 8:16 :
Comment ca? on m'aurait menti? bienvenue dans le liberalisme extreme ou une boite privée impose des choses à ses esclaves.
mais pour autant ces esclaves n'ont qu'a se libéré de l'emprise de ce milliardaire américain.
a écrit le 09/10/2015 à 17:54 :
Où sont les syndicats virtuels ?
a écrit le 09/10/2015 à 15:38 :
Encore un petit effort Uber et vous aurez le droit d'employer des esclaves.
a écrit le 09/10/2015 à 14:29 :
C'est bien de baisser les tarifs.
Maintenant il faut une loi pour réguler les commissions des plateformes internet, véritable monopole de la relation client.
=> Il y a bien une reglementation qui plafonne les commissions sur les cartes bleus

5% maximum pour une plateforme internet.
=> Soit la plateforme internalise les prestations (embauche de chauffeurs) pour augmenter ses marges, soit elle baisse sa remunération.

+ declaration obligatoire des revenues versées a chacun des chauffeurs


==> C'est la meme chose pour booking.com, priceminister, et autre marketplace (fnac, amazon...)
=> Soit on il internalise et fixe leur remunération, soit 5% de commission max

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