VTC : nouveau rassemblement de chauffeurs pour peser sur les discussions avec les plateformes

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Après plusieurs actions de chauffeurs en décembre, notamment aux abords des aéroports parisiens, le gouvernement a nommé un médiateur, Jacques Rapoport, qui multiplie les rencontres avec les acteurs de la profession. Ses conclusions sont attendues fin janvier.
Après plusieurs actions de chauffeurs en décembre, notamment aux abords des aéroports parisiens, le gouvernement a nommé un médiateur, Jacques Rapoport, qui multiplie les rencontres avec les acteurs de la profession. Ses conclusions sont attendues fin janvier. (Crédits : REUTERS/Charles Platiau)
Quelques dizaines de voitures de transport avec chauffeur (VTC) étaient rassemblés place de la Bastille à Paris dans le calme et sans bloquer la circulation, pour peser sur les discussions en cours.

Nouvelle mobilisation de voitures de transport avec chauffeur (VTC) à Paris. Quelques dizaines de chauffeurs de VTC ont commencé à investir lundi matin la place de la Bastille à Paris, afin de peser sur les tractations en cours entre le médiateur du gouvernement et les plateformes de réservation, a constaté un journaliste de l'AFP. A 7 heures 30, une cinquantaine de berlines noires étaient garées devant l'Opéra Bastille, dans le calme et sans bloquer la circulation.

Des conclusions fin janvier

Après plusieurs actions de chauffeurs en décembre, notamment aux abords des aéroports parisiens, le gouvernement a nommé un médiateur, Jacques Rapoport, qui multiplie les rencontres avec les acteurs de la profession. Ses conclusions sont attendues fin janvier.

En décembre, "le but de la mobilisation c'était d'interpeller sur la paupérisation des chauffeurs, tout le monde a compris", explique à l'AFP Sayah Baaroun, secrétaire général de l'Unsa SCP-VTC. Désormais, il s'agit "d'interpeller les candidats à la présidentielle" sur "l'uberisation" du monde du travail, avec une question: "Qu'allez-vous faire de cette économie?" qui crée des travailleurs pauvres, selon lui, faute de réglementation sur la protection sociale ou la rémunération.

Notons toutefois que la loi Travail instaure pourtant des obligations en matière de protection sociale. Du moins le projet de décret relatif à la responsabilité sociale des plateformes de mise en relation par voie électronique a-t-il été notifié à Bruxelles le 20 décembre. Le texte à l'étude fixe entre autres le plafond de prise en charge par la plateforme de la cotisation d'assurance d'accidents du travail souscrite par le travailleur indépendant ainsi que le seuil de chiffre d'affaires réalisé via la plateforme (13% du plafond annuel de la sécurité sociale, soit 5.020,80 euros en 2016) à partir duquel ces obligations sont applicables.

Un mouvement contre Uber

En attendant, les organisations de chauffeurs Unsa-VTC, Actif-VTC, Capa-VTC et CFDT-VTC, l'origine du rassemblement, appellent par ailleurs les chauffeurs à se déconnecter "massivement" de l'application Uber, lundi, pour peser sur son chiffre d'affaires. "Soit Uber respecte la profession, soit ce sera Uberxit", proclamait un tract de l'Unsa-VTC.

Les manifestants reprochent au géant américain du secteur de les "humilier" par une pratique tarifaire trop faible et décidée sans concertation. En octobre 2015, Uber avait baissé de 20% le tarif des courses à Paris. En décembre 2016, il a légèrement augmenté ses tarifs en France, mais a relevé dans le même temps de 20 à 25% la commission prélevée à ses chauffeurs partenaires pour le service UberX.

"La balle est dans le camp des plateformes, c'est à eux de désamorcer la crise", a estimé auprès de l'AFP Yazid Sekhri, de la CFDT. De leur côté, les chauffeurs sont là pour montrer qu'ils sont "toujours mobilisés" et "unis", dit-il.

(Avec AFP)

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