Une ambition durable pour l'énergie verte

Société inscrite sur le marché libre, Green Energy a de gros besoins de capitaux pour financer son développement, notamment en Belgique. Après une levée en Bourse, elle a réussi à récupérer des fonds auprès de ses banquiers et envisage deux nouvelles opérations, dont une émission obligataire.
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Patrick Maniquet, le bouillonnant patron de Green Energy 4 Seasons, ne manque pas de projets. Depuis la création en octobre 2007 de l?entreprise spécialisée dans la distribution et l?installation de panneaux photovoltaïques en Belgique, la société (filiale du groupe Mani-quet) a vu son chiffre d?affaires exploser. De 3 millions d?euros à l?origine, il devrait atteindre 40 millions à la fin de cet exercice. Pour l?année dernière, il a affiché un chiffre d?affaires de 28 millions d?euros, avec un carnet de commandes de plus de 30 millions d?euros et une équipe de plus de 100 collaborateurs.

Des prêts de 75% du prix des panneaux solaires

Entre-temps, le patron de la société a multiplié les levées de fonds pour se donner les moyens d?une telle expansion. Le groupe, il est vrai, a eu besoin d?importants capitaux puisqu?il proposait aux clients de leur prêter 75% du prix des panneaux. La Belgique a instauré des certificats verts qui donnent accès à des remboursements pour ces investissements dans la production d?électricité verte. Dans le cadre de ce système d?aides très incitatif, c?est la société Green Energy qui récupère les certificats et se rembourse en direct des financements accordés aux clients.
Lors de son inscription sur le marché libre du Nyse Euronext Paris en 2009, l?entreprise a déjà collecté 2,5 millions d?euros. Elle a ensuite négocié un accord de financement de 7 millions d?euros avec ses banques. À présent, Green Energy s?apprête à récolter 2,5 millions d?euros dans le cadre de la loi Tepa et envisage à court terme de procéder à une émission obligataire.
Compte tenu de son important carnet de commandes, l?entreprise est effectivement obligée de se mettre en situation de satisfaire la demande de la clientèle, même si les conditions de subvention de la région wallonne, avec ces fameux certificats verts, sont en train de devenir plus restrictives.
Par exemple, à partir de l?année fiscale 2013 (autrement dit pour les intérêts payés en 2012), le pourcentage de la réduction d'impôt pour les intérêts d'un prêt vert payés à partir de 2012 sera ramené à 30% (au lieu de 40% pour les intérêts payés en 2011). « Pour l?heure, la région joue pleinement le jeu et nous avons une belle visibilité sur ce marché très porteur. Nous avons bien conscience toutefois qu?un jour il n?en sera peut-être plus de même et nous préparons donc d?ores et déjà une solution révolutionnaire pour pouvoir prospérer même sans l?aide de subventions publiques », assure Patrick Maniquet.
Cette solution « révolutionnaire » sera officiellement dévoilée au printemps prochain. Le patron de l?entreprise ne cache pas qu?il aura besoin, à cette occasion, de 15 millions d?euros supplémentaires? Pour l?heure, Green Energy a réussi assez facilement à lever des fonds, même depuis la baisse de forme du secteur photovoltaïque. La nouvelle perception de cette énergie renouvelable l?a toutefois empêché de se transférer sur le marché Alternext, comme il le souhaitait l?an passé. L?entrepreneur n?en demeure pas moins positif sur l?évolution de son marché, compte tenu de l?irréversible essor de l?énergie verte en Belgique, où l?électricité classique coûte actuellement 60% plus cher qu?en France.

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