Le double visage de Chypre

 |   |  1246  mots
ide
ide
À l'heure où l'île a pris la présidence de l'Union européenne, le 1er juillet, retour sur ses principaux défis, entre division et crise économique.

Division entre Occident et Orient

À la lisière de l'Orient et aux portes de l'Europe, chypre a toujours payé sa position stratégique. Sa colonisation par les Ottomans, les Britanniques et le mur qui la divise aujourd'hui démontrent son attrait. Cette petite île de 9 000 km2 est déchirée depuis trente-huit ans entre la RTCN (République Turque de Chypre du Nord) et la république de chypre, au sud.
À son indépendance, en 1960, le territoire compte 18 % de turcs et 80 % de grecs. Un accord préserve une présence britannique (10 % des terres) et les intérêts des deux communautés. Mais les tensions restent tenaces. Lorsqu'en 1974 les colonels grecs tentent un coup d'état pour accomplir l'Enosis (rattachement à la Grèce), Ankara riposte violemment. La partition entre turcs chypriotes au nord et chypriotes grecs au sud devient effective. La construction d'un mur, la « ligne verte », achève de dessiner cette carte. La RTCN, reconnue uniquement par Ankara, compte 265 000 résidents sur les 800 000 habitants de l'île.
La division s'est banalisée. À Nicosie, les vestiges du conflit - maisons éventrées, postes frontière barbelés et présence de militaires turcs - ne choquent plus. Depuis...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :