Redresser la compétitivité : impératif !

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Après le choc fiscal,  le choc de compétitivité. Louis Gallois va proposer dans son rapport très attendu un transfert  massif de charges sociales vers l'impôt. Le cœur d'un vaste plan de redressement de l'industrie. / Reuters
Après le choc fiscal, le choc de compétitivité. Louis Gallois va proposer dans son rapport très attendu un transfert massif de charges sociales vers l'impôt. Le cœur d'un vaste plan de redressement de l'industrie. / Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
<b>Le contexte -</b> A quelques jours de la remise du rapport Gallois sur la compétitivité, le constat est douloureux : la France enregistre un déficit commercial en progression constante, une chute du taux de marge de ses entreprises et une envolée du nombre de chômeurs.<br /> <b>Les enjeux -</b> Il est urgent que son tissu productif redevienne compétitif grâce à un environnement économique, fiscal et social qui lui permette d'affronter la concurrence étrangère à armes égales.

Depuis les travaux de la commission Attali en 2010, jamais un rapport commandé par le gouvernement n'aura été autant attendu. Prévue pour le milieu du mois d'octobre, la publication des conclusions de Louis Gallois sur le coût du travail et la compétitivité sera en effet l'un des faits marquants de cette première partie de quinquennat de François Hollande. Le gouvernement reprendra-t-il finalement à son compte les principales projections de ce texte rédigé par un fin connaisseur du monde des entreprises, en particulier de l'industrie?Le commissaire général à l'investissement a en effet déjà eu une longue vie de grand patron, autrefois aux manettes de la Snecma, d'Aérospatiale, de la SNCF et d'EADS... Jusqu'à présent, que ce soit dans le collectif budgétaire de l'été ou dans le projet de loi de Finances 2013, l'exécutif s'est abstenu de prendre des mesures en matière de compétitivité, dans l'attente de ce fameux rapport. Ses recommandations devraient, à n'en pas douter, avoir l'effet d'un électrochoc.
Car une chose est sûre : il y a urgence et ce rapport tombe à pic. Certes, la France n'échappe pas aux difficultés structurelles et conjoncturelles qui frappent la zone euro. Mais il y a plus grave. En matière de compétitivité, le pays décroche. Le 5 septembre, le World Economic Forum de Davos a décidé de sortir la France du top 20 des pays les plus compétitifs. Tout un symbole. Nous nous désormais au 21e rang, sur 144. Elle recule de trois places par rapport à 2?011 et de six par rapport à 2010! Notre voisin helvétique reste à la première place. L'Allemagne, notre principal partenaire et concurrent à l'export, se maintient à la sixième place. Plusieurs facteurs expliquent cette « dégradation » qui, on l'espère, n'en appellera pas d'autres... Outre une confiance plus limitée qu'auparavant dans les institutions publiques, les 15?000 décideurs interrogés ont une nouvelle fois pointé les rigidités du marché du travail, rigidités qui empêchent les entrées et les sorties et qui se traduisent par une envolée du chômage. Actuellement de 9,7%, le taux de chômage de la population active atteindrait 11?% en 2013, selon l'Observatoire français des conjonctures...

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